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Full text of "Revue des revues; bibliographie analytique, des articles de périodiques relatifs à l'antiquité classique"

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REVUE DES REVUES 



ET 



PUBLICATIONS D'ACADÉMIES 



RELATIVES 



A L'ANTIQUITÉ CLASSIQUE 



Trente-troisième Année 
FASCICULES PUBLIÉS EN 1908 •" O <^ 



Rédacteur en chef : Adrien Krebs 



R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908. XXXllI. — I. 



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REVUE DES REVUES 

ET 

PUBLICATIONS D'ACADÉMIES 



RELATIVES 



k L'ANTIQUITÉ CLASSIQUE 



FASCICULES PUBLIES EN 1908 



ALLEMAGNE 

Rédacteur général : Ukn m Lebègub. 

Abhandlungen der k Preussichen Akademie der Wissenschaften. 
1907. Philos, histor. Classe. Drei aramâische Papyrusurkunden aus 
Elephantine [E. Sachau]. Texte, traduction avec commentaire et fac- 
similé de trois papyrus araméens. Requêtes adressées par la colonie 
juive d'Eléphantine au gouverneur de Judée, Bagôhi, à propos de la * 
reconstruction du temple d'Eléphantine, et notice relatant la réponse fa- 
vorable donnée oralement à cette demande. ^ Bericht liber den Stand des 
interakademischen Corpus medicorum antiquorum [H. Diels]. Après avoir 
donné le plan complet du Corpus medicorum graecorum, D. publie un 
premier supplément aux catalogues des mss. médicaux ancienspubliés par lui lo 
en 1905 et 1906 < Abhandl. 1905 et 1906. Cf. R. d. R. 31, 3, 11; 32, 3, 2 >, 
complétant les indications qu'il a données. ^ Nachtrâge zur aegyptischen 
Chronologie [Ed. Meyer]. Les noms des mois et les rapports entre l'année 
civile, l'année de Sirius et l'année solaire. 2, Une nouvelle date définitive 
pour la Xlle dynastie : 3, Col. 4 et 5 du papyrus de Turin. La XI« dynastie i6 
4, Les dynasties XIII^ à XYII"; 5, Dates de l'époque de Menephtah : la 
fête de Sed; 6, Le Dieu Entil de Nippur.^ Beitrâge zur Zuckungsliteratur des 
Okzidentsund Orients.!, Diegriech.Zuckungsbucher(Melampus tt. 7raX|xàivi 
[H. Diels]. La palmomantique ou l'art de deviner l'avenir par les palpitations 
involontaires ou mouvements convulsifs divers du corps humain. Nonnos 20 
distinguait cinq sortes de otov/offTtxv), dont l'une était la palmomantique 
(to -rtxXfAtxôv); la médecine abandonna à la mantique ces mouvements invo- 
lontaires et la mantique des 7raX[jL(ov constitua une science occulte; 2, 
Transmission des œuvres de Melampus : trois versions différentes, la 
version A dérive d'un ms. aujourd'hui perdu qui a servi de base à l'éd. m 
princeps parue à Rome en 1545, puis a été reproduite par le Parisinus gr. 
2118 B. s. XVL et enfin a été reproduite par le ms. N et la traduction la- 
tine d'Aug. Niphus (N) — la version P. représentée par le Parisinus 



4 1908. — ALLEMAGNE. 

2157 saec XIV — et la version H. 3, Analyse des sources de Melampus. — ■ 
Texte de chacune des versions du tt. 7raX[xojv. 

^^ 1908. Gedâchtnisrede auf Ad.Kirchkoff [v. Wilamowitz-Moellendorfî.] 
]f Gedâchtnisrede auf Ed. Zeller [H. Diels]. ^ Die Bildnisse des Sokrates 

I [R. Kekule v. Stradonitz]. Dans ce mémoire de 48 p. (41 tig.), l'auteur 
passe en revue et étudie toutes les représentations antiques de la figure de 
Socrate qui nous sont parvenues (bustes, reliefs, pierres gravées, etc., 
avec ou sans inscr.), qui sont réparties dans les différents musées de l'Eu- 
rope : il en rapproche les renseignements httéraires que nous avons sur la 

IQ figure de Socrate. Tf Sechster vorlaûfiger Bericht tiber die von den k. Museen 
in Milet und Didyma unternommen Ausgrabungen [Th. Wiegand]. Rapport 
sur les résultats des fouilles de 1906 et 1907 à Milet et à Didyme : 1, La 
ville archaïque; 2, Le gymnase hellénistique, les bains romains et la halle 
ionienne au Lôwenbucht; 3, Les thermes de Faustine; 4, Les sanctuaires; 

j5 5, La Basilique chrétienne ancienne dans l'Asklepieion; 6, Didyme. Nom- 
breuses inscr., 15 fig. dont un plan de Didyme et 5 pl.^ Beitrâge zur Zuck- 
ungsliteratur des Okzidents und Orients [H. Diels]. Dans ce complément à 
l'art, précédent < cf. supra 1907 > D. étudie : 1, Le Cod. Petropol. de 
Melampus tt. TcaXpov gr. 577 s. XVIII, p. 93-106 : il s'accorde presque 

2Q complètement avec le Cod. R. Indication des variantes de ce ms. ; 2, Lne 

*" version anonyme du Phillipsianus Berol. n 1577, s. XV. Cette version est 
comme P, H., un court extrait d'une recension de Melampus antérieure à 
l'archétype A. Variantes qu'elle contient. 3, Le Papyrus de Vitelli, du 
3^ s , acheté à Medinet el Fajûm et pubhé dans Atene e Roma VII, n°61. 

25 Description, importance, texte; il se rapporte également à la palmoman- 

tique. — 4, Additions à Melampus. Indications d'art, parus récemment. 

Exemplaire anonyme de Melampus (Athos 4341, 181 s. XVI) attribué à 

tort à Adamantins. Leçons nouvelles. A. S. 

Abhandiungen der philol.-historischen Classe der k. Sâchsischen 

30 Gesellschaft der Wissenschaften. Vol. 24 (1906). Die Sieben und 
Neunzahl im . Kultus und Mythus der Griechen. [W.H. Roscher]. 
Retrace dans ce mémoire de 126 p.. qui fait suite à un précédent intitulé : 
«Die enneadischen und hebdomadischen Fristen und Wochen», l'histoire des 
deux nombres « sept » et « neuf » dans là rehgion des Grecs et montre comment 

85 ils sont devenus des nombres sacrés, typiques et d'une très haute importance 
religieuse, en rapport direct avec les divinités grecques. 1, Le nombre sept 
dans ses relations intimes avec le culte et le mythe d'Apollon; 2, avec le 
culte et le mythe des autres dieux et des héros. Groupes de sept divinités 
et héros. 3, Le nombre neuf dans le culte et les mythes des Grecs. — Additions 

40 et rectifications à la monographie précédente. Origine et signification 
du pouç l'êôojxoi;; réponse à Stengel, Archiv fiir Religionswissensch. VII, 
437 < cf. R. d. R. 29, 9, 13 > C'est un gâteau en forme de bœuf que les 
pauvres offraient avec six autres gâteaux ronds ((jsXfjVat) ou avec six 
victimes vivantes pour compléter le nombre de sept victimes.]} Die Frequenz 

45 der deutschen Lniversitâten von ihrer Grûndung bis zur Gegenwart. 
[E.~Eulenburg], 1 carte et 8 graphiques. Mémoire de 324 p. sur l'histoire 
des universités allemandes et sur le nombre des étudiants immatriculés, 
de leur origine à nos jours, le recrutement des auditeurs, la nature et la 
durée des études, les diverses facultés, etc., etc. ^f Dorer und Achàer 

so [R. Meister]. 1, Les tribus grecques ne sont pas des collectivités inventées 
plus tard pour les besoins de la cause : elles répondent bien à une réalité 
historique; elles étaient vraiment des divisions ethniques très anciennes, 
et c'est seulement par l'étude des dialectes qu'on arrivera à retracer une 



ABHANDL. D. GESELLSCH. D. WISSENSCHAFTEN. Z. GOTTINGEN. 5 

histoire véridique de l'émigration de ces tribus en Grèce et de leur éta- 
blissement; M. montre dans ce premier art. le contre-coup de l'invasion 
dorienne dans les dialectes de Lacédémone, de l'Argolide et de la Crète, qu'il 
étudie d'après les textes et les inscr. surtout. Dans ces trois pays, la diffé- 
rence des dialectes correspond à une différence d'origine pour les tribus qui ' 
les habitent. ^ Die Hebdomadenlehren der griech. Philosophen und Aertze 
[W. H. Roscher]. Dans cette contribution de 240 p., R. cherche à quels cal- 
culs et à quels systèmes le nombre sept a donné naissance dans la philo- 
sophie et dans la science médicale des anciens Grecs : il les étudie chez les 
Pythagoriciens, dans le tt. £f5So(xâoo)v du Ps. Hippocrate (qui est antérieur i» 
à Pythagore, alors que jusqu'ici on le rapportait au v^ s.), chez Heraclite, 
Hippocrate, Platon et Aristote, les Stoïciens, les Néo-Pythagoriciens, les 
Astrologues, et termine par un paragraphe sur divers usages populaires, 
géographiques ou littéraires du nombre sept. Addenda, et index. 

Tl^ Vol. 25 (1907). Die Babylonische Chronik[F. Dielitzch]. Transcription « 
en caractères ordinaires (accompagnée de remarques, d'une traduction et 
d'un commentaire) de ce texte en caractères cunéiformes connu sous le nom 
de Babyl. Chron. du Br. Mus. 84,2- II 356. ^ Olympische Forschungen 
[G. Treu] I. T. examine l'essai de restitution tentée par le peintre danois 
Skovgaard pour le fronton ouest du Temple de Zeus à Olympie (3 pi.); il *o 
en rejette les conclusions comme fausses, montrant que la disposition que 
S. propose est en contradiction complète avec les fragments qui nous restent, 
avec certaines conditions techniques et avec l'espace que présente le fron- 
ton. Le travail de S. est une paraphrase poétique de ce fronton conforme 
au goût moderne, mais n'en est pas une vraie restauration. ^ Kalamis ** 
[F. Studniczka]. Dans cette contribution à l'histoire de l'art antique (100 p., 
13 pi., 18 fig.),'S. étudie ce que nous pouvons savoir du sculpteur Kalamis, 
complétant un art. de Em. Reisch (Jahres. d. oester. Arch. Inst 1906) < cf, 
R. d. R. 31, 98, 45 sqq. >. 1. Témoignages en faveur de l'existence d'un 
Kalamis le jeune; 2, La Sosandra d'après Lucien et les essais d'identifica- *» 
tion tentés jusqu'ici; 3, Le type de Sosandra dans l'art ancien; 4, La famille 
de Kalamis, son origine et ses membres; 5, Les groupes votifs de Hiéron, 
Pindare et les Agi'igentins; 6, Nikè, Hermione, Alcmène; 7, L'Aphrodite; 
8, Un quadrige; 9, L'Apollon d'Athènes et d'Apollonie; 10, Hermès 
et Dionysos; 11, Kalamis l'ancien et les jugements artistiques anciens; •' 
12, Coup d'œil sur les œuvres de Kalamis l'ancien qui nous sont 
parvenues. ^ Die distributiven und die kollektiven Numeralia der indo- 
german. Sprachen [K. Brugmann]. Après avoir étudié les véritables adj. 
numéraux distributifs, B. leur oppo.se comme collectiva les formes comme 
le latin bini, l'aisl, tuennr et celles comme le lit, dveji, etc., puis il passe à *^ 
la manière dont elles se forment et à leur emploi. Il étudie ensuite le got 
twaddje; h. a. zwei; gr. ootot et * duei-,* trei- comme premier membre de 
composés. Addenda. Altn. twenn(i)r. prenn(i)r, fernir[Ed. Sierus.] X. 

Abhandlungen der kôn Gesellschaft der Wissenschaften zu 
Gôttingen Phil.-hist. Classe Vol. X. Livr. I. Griechische Poliorketiker. ** 
[Rud. Schneider]. Texte, avec traduction et figures telles qu'elles sont 
données dans les mss, de la Poliorcétique d'Appollodoros de Damas. Indi- 
cation et classification des mss. Mémoire de 51 p., suivi d'un index des 
mots et des expressions importantes, ^^f Livr. 3. Zur Geschichte der hasta 
donatica [W. Helbig]. A propos de la belle dissertation de Steiner. Die dona ^ 
miUtaria < Bonner Jahrb. 114.115; cf. R. d. R. 31,29,2sqq> H. s'occupe 
de la hasta donatica : cette expression dont s'est déjà servi M. Porcins Cato 
Censorius dans un discours adressé aux équités à Numance (Fest. p." 201, 




6 1908. — ALLEMAGNE. 

lig. 26, sqq, éd. Millier) désigne un « donum militare ». A qui décernait-on 
cette récompense, de quand date-t-elle (du milieu du 5^ s. d'après la loi 
des XII tables) et qu'elle en est la nature à l'origine et dans la suite des 
siècles. Tl^ Fasc. 4. Die attischen Archonten von 293| 2à 31 vChr. [W.Kolbe] 

5 Dans ce mémoire de 153 p., suivi d'une liste alphabétique des archontes athé- 
niens de 293|2 à 31|0 av. J.-C, K. après avoir montré pourquoi il n'accepte 
pas toutes les conclusions de Ferguson, The priests of Asklepios dans 
le rapprochement qu'il a fait de la liste des prêtres d'Asclepios à Athènes 
avec la succession des archontes athéniens, examine à nouveau cette liste 

10 (I. G. II, 836) sa disposition et sa manière de dater, puis établit la suite 
des archontes athéniens, année par année, de 293 à 31 av. J.-C.^f]} Livr. 5. 
Der Monolog in Drama [Fr. Léo]. Contribution à la poétique grecque et 
romaine. Étude historique sur le monologue, considéré successivement 
dans l'épopée, chez Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane; dans la 

15 comédie moyenne et nouvelle; la comédie romaine; chez Ménandre; chez 
Sénèque. Discours de personnes qui s'entretiennent avec elles-mêmes. 
C'est la cpùatç et non la ts/vy) qui a amené les poètes à composer des mono- 
logues, ils ont une importance Httéraire et historique assez grande, surtout 
dans la comédie et c'est directement de la comédie romaine et indirecte- 

ao nent de la comédie attique qu'ils ont passé dans la littérature dramatique 
moderne. 1[[^ Vol XI, Livr.l''^. Griechische Poliorketiker [R. Schneider]. Dans 
ce 2« mémoire de 65 p. <cf. supra>, S. étudie les ■nxpxyyilij.ixTx TToXtopxTjTtxà, 
ce traité byzantin dont l'auteur et le titre véritable sont inconnus. Indi- 
cation, description et classification des mss., dont le seul important est le 

2i cod. B= cod. Bononiensis Sancti Salvatoris 587; les autres sont sans 
valeur. Texte et trad., figures telles qu'elles sont données dans le cod. B. 
Index.^l^f Fasc. 2. Die Arundel Sammlung mittellatein. Lieder [W. Meyer]. 
Ce ms. d'Arundel du Br. Mus. 384 in-4o est de la 2^ moitié du 14^ s. Les 
teuillets 232-237'' contiennent 28 poèmes en latin du moyen âge, dont 9 ont 

so été pubUés par Wright, mais sans aucune critique. M. les publie tous à 
nouveau, en les accompagnant d'observations critiques et de variantes. 
Le recueil contient : 1° des poésies amoureuses; 2° en l'honneur de Marie et 
du Christ; S** sujets divers, surtout satiriques. Ces poésies correspondent 
pour la forme et l'inspiration au meilleur temps de la poésie latine du 

35 moyen âge de 1150-1250. • H. S. 

Archiv fur Geschichte der Philosophie, Vol. XXI /1908). 
l'« livr. Gedankengang und Anordnung der Aristotelischen Metaphysik 
[A. Goedeckemeyer] suite <cf. Arch. 1907, R. d. R. 32, 6, 2 > Conclusions : 
il faut retrancher de la Métaphysique le livre A et dans le livre K les ch. 8 

40 1065 a 27-12, 1069 a 14. Il faut distinguer dans les autres livres deux rema- 
niements : 1° A 7, 988 b 20 à la fin; Kl— 8, 1065 a 26; A — 2° A 1-7, 988 b 
19; a; B; F; E-I; M; N. Il manque donc au second remaniement la fin et 
au premier le commencement. ^ Der Phaidon iiber Wesen und Bestimmung 
des Menschen [E. Prùm]. Le Phédon contient des réflexions sur la vie et 

46 sur la mort. Le philosophe d'après Platon meurt sans cesse; il vit malheu- 
reux, comme en pays étranger, aussi longtemps que les sens le retiennent 
sous leur domination; plus il meurt à ses sens, plus il est délivré et con- 
naît son propre moi.^ Platonische Untersuchungen : 2 Menon, [A. Ritter 
de Kleemann]. Le Menon est un des dialogues non contestés de Platon; il 

50 défend les idées sur la vertu émises dans le. Symposium : il a donc été com- 
posé après 384, année du Symposium; il est dirigé contre les critiques 
d'Antisthènes, mais le ton de la polémique est encore plein de mesure 
parce que Platon n'était pas encore séparé d'Antisthènes par un fossé 



I 
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I 



ARCHIV FUR LATEINISCHE LEXICOGRAPHIE. 

infranchissable. ^ Plato : Philebus 15 A, B [R. G. Bury]. Maintient contre 
Billia l'explication qu'il a donnée de âvTauOoï comme s'expliquant par 
Twv yiyv&ixévojv t£ xa; à7roXXu|ji.£vcov et défend la lecture [Ss^atÔTaxa 
^^ 2e livr. nuOaydpaç [W. Schultz]. Raison? pou?" lesquelles les disciples 
de Pythagore, citant une parole de leur maître, disaient toujours aÛTÔ; l^a 6 
et jamais ILjOayôpa; 'écpa ou n-jOatyopa; aùrôç £(fa. Il y avait dans ces 
mots un sens caché autre que dans le mot de Pytfiagore. Aùtôç loa répond 
au nombre de 100, le carré de 10 et marque l'absolue perfection. — Explica- 
tion du symbole mathématique et cosmologique contenu dans le mot 
ôXxàç = 55. Autres mots symboliques employés par les Pythagoriciens lo 
qui craignaient de prononcer le nom de leur maître comme on le voit dans 
le serment qu'ils prêtaient. — Symbole compris dans le nom même de 
Pythagore et valeur de ce nom. ^^ Livr. 3. Liber secundus yconomicorum 
Aristotelis [R. Bloch]. Nous ne connaissons le livr. 2 de l'Econonique du 
ps. Aristote que par une trad. latine du moyen âge. Après avoir indiqué is 
comment il nous est parvenu, ainsi que la bibliographie de ce traité, 
B. l'étudié en détail. Il traitait des devoirs de l'épouse et de l'époux. Dans 
un 2^ art. (livr. 4) il conclut ainsi: Ce second livre se divise en deux parties 
une originale et une seconde ajoutée plus tard. La pr3mière est l'œuvre 
d'un Péripatéticien qui a vécu entre le m'ilieu du 3^ s. et le l*"" s. av. J.-C. 20 
Il a été composé comme suite du livr. I de l'Economique, en tous cas, il a 
été de bonne heure inséré dans les œuvres d'Aristote, c'est ce que montre 
la seconde partie, attribuée faussement à A. et qui est l'œuvre d'un stoïcien 
de l'époque impériale vivant au 2^ s. ap. J.-C, ou aux siècles suivants. — 
Fragment orphique qui s'est glissé dans ce 2® livre et conçu en ces termes 25 
Alocoç t'pYi xal nXouTÔç y' EùO'jao<7iJVY,ç Tia?;.^ Platons Ideenlehre [G. Falter]. 
Montre que Gomperz s'est complètement trompé dans sa critique du livre 
de Natorp, Platos Ideenlehre (Arch. 18). ^ H. Diels, Die Fragmente der 
Vorsohratiker Griech u deutsch I [O Gilbert]. Longue analyse : remar- 
ques de détail; grands éloges. ^^ Livr.4.Platonisches Gebestleben [E.Bickel.] 30 
Etude sur la prière que Platon fait prononcer à Socrate à la fin du Phèdre 
(p. 279 B) o) cptXe llàv t£ xat àXXc. orsoi t/,o£ 0cot x. t. X.; comment 
il faut la comprendre et quelles conclusions il en faut tirer sur la pensée 
religieuse de Platon. A. S. 

Archiv fur lateinische Lexicographie, XV, n*» 4. Observations 35 
sur l'histoire des mots [O. Hey]. 1. L'expression « ut ita dicam ». On trouve 
aussi le parfait dixerim. La caractère de parenthèse que présente cette 
proposition finale la rend très voisine d'une proposition comparative, 
dont le verbe est indépendant; cf. « ut uerius dixerim » (PI., N. IL, 25, 16). 
Par suite, la substitution du parfait au présent, qui apparaît dès le temps 40 
de Plante pour les verbes signifiant « dire » et « penser » dans les propo- 
sitions indépendantes, est possible pour cette proposition quasi indépen- 
dante La place normale de u. i. d. est avant l'expression qui est atténuée 
ou excusée. Cette formule est, de toutes celles du même genre, la plus forte 
et la plus subjective. Par suite, la statistique permet quelques conclusions. 45 
Elle est surtout employée par Cicéron, Sénèque le philosophe et Quin- 
tilien. Les écrivains non rigoureux (PI. l'anc, Varron) ne la connaissent 
pas, non plus que les stylistes rigoureux et les écrivains d'un réalisme 
objectif (manque dans Sal,. C. N., Vel. Pat., Q. C, Suét., Justin; deux ex. 
faciles à expliquer dans T. L., 9, 18, 2 et 34, 6, 5). Des historiens qui subis- 50 
sent l'influence de la rhétorique, Val. Max., Tac, Florus, la connaissent. 
La fonction est indiquée par Cic, De or., 3, 165, et Quint., 8, 3, 37. Ce 
genre d'atténuations et d'excuses est préconisé par l'école dont la doctrine 



8 1908. — ALLEMAGNE. 

remonte en dernière analyse à Théophraste et Aristote (Ps. Longin, Subi., 
32, 3; cf. Cic, Epist., 16, 17, 1). — 2. De l'usage de « ut ita dicam » dans 
Cic. Série d'exemples où la formule excuse un néologisme, un changement 
de sens, une expression basse. ^ L'assimilation de et [O. Hey]. C. I. L. V., 

^ 4504 et 4505 « coatores » : c'est un vulgarisme. T| Redire, reuerti, reducem 
esse [N. Vulic]. Le principal argument pour placer le lieu de naissance 
d'Hadrien à Italica est fragile et repose sur le sens de redit, qui n'implique 
pas, non plus que reducem esse et reuerti (Virg., En., III, 94 suiv.), le fait 
d'avoir été d'abord dans le lieu où l'on revient. ^ Un cas de tmèse rare 

10 [Th. Bôgel]. Dans Verecundus (-J- 552), In cant., 2, 5 : pseudo quoque chris- 
tianos. Exemples analogues. ^ Sur l'usage de perinde et proinde chez les 
jurisconsultes classiques [St. Brasslofî]. Proinde est le plus souvent une 
particule de conclusion; plus rare est l'emploi adverbial (avec ac, atque, 
ac si, etc.), et une seule fois sans corrélatif. Perinde ne se trouve employé 

"5 comme particule conolusive que dans un passage d'Ulpien. Dans le sens 
adverbial, est très fréquent avec corrélatif; sans corrélatif dans un passage 
corrompu de Pomponius. Examen de passages où l'un des deux mots n'a 
aucun de ces sens : ils se dénoncent par là comme des insertions postérieures. 
^ Manere = esse [P. Rasi]. Dans le de resurr. mort., 45 (Cyprien, III, 510 

*o Hartel), manens (à défaut du part. prés, de esse). ^ Incessare [A. Klotz]. 
Dans Stace, Theb., XI, 361, d'après Eutychès (gram. du vi'' s.) et une 
partie des mss. La leçon « incessentem » est garantie non seulement par 
P, mais par les principes classiques de Stace. Au vi^ s., il est hors de doute 
qu'on a reformé ce type de verbes sur la l'"^ conj.^ Les scolies de Stace [A. 

2* Klotz]. L'édition de Jahnke ne diffère de celle de Lindenbrog que par le 
plus grand nombre de mss. C'est une compilation médiévale dont la partie 
ancienne est à dégager. Cependant, on peut se faire une certaine idée du 
scoliaste ancien. Rapport de ces scolies avec la tradition w du texte. Cepen- 
dant, elles sont indépendantes de l'archétype de nos mss. et remontent 

30 à un temps où l'on avait d'autres sources du texte. A l'origine, elles ont 
existé séparément du texte. L'auteur a un caractère individuel; il prend 
parti, il se désigne tantôt au' sg. tantôt au plur. Le nom a été ajouté à 
6, 364, parce qu'il était utile quand on a transcrit les scolies sur le texte. 
A ce moment, on ne pouvait plus distinguer Lactantius Placidus de l'écçi- 

36 vain ecclésiastique, d'où le nom complexe dû à une science inexacte : 
Caelius Firmianus Lactantius Placidus. Les scolies primitives sont écrites 
en prose métrique. Elles sont parfois doublées d'une rédaction postérieure 
en prose ordinaire. Leur but est l'interprétation du fonds. Comme l'auteur 
cite Sedulius et Boèce, il »e peut être antérieur au commencement du 

40 vie s. Il écrivait après la mort d'Attila (453). L'emploi de la prose métrique 
interdit de descendre après le vi" s. Placidus est un Romain cultivé dont 
les sentiments s'opposent aux barbares. Il a vécu en Gaule. Il est curieux 
d'oeuvres d'art. Mais il s'intéresse surtout à la philosophie. Son système 
est un néoplatonisme pénétré d'éléments orientaux. Il n'est pas chrétien, 

45 mais il connaît la Bible. Il cite et a lu Lucrèce, Virgile, Horace, Ovide 
les discours de Cicéron, Plante, Térence, etc. Deux fragments d'Ennius 
ne sont connus que par lui. Il a de même lu et extrait lui-même Homère, 
l'Oreste d'Euripide, Œdipe à Colone. Il sait le grec, au moins superficiel- 
lement. Saint Jérôme ne mentionne pas encore un commentaire de Stace. 

.«io Servius paraît avoir le premier attiré l'attention des scoliastes sur ce poète 
(Virg., En., XII, 365). A ce moment, probablement, furent composées des 
notes utilisées au vi^ s. par Lactantius Placidus. A l'époque carolingienne, 
le commentaire de Lactantius fut rapproché du texte. Plus tard, on l'en 



ARCHrV FOR PAPYRUSFORSCHUNG. 



sépara de nouveau, d'où les trois mss. qui le possèdent distinct. Ce Placidus 
n'est pas le même que le glossateur. ^ Armatus, « armement » [L. Havet]. 
Dans Cic, Caec, 61; omis par le Thésaurus. ^ Vomi, parfait de vomere. 
[P. Rasi]. A côté de vomui, dans Fronton, p. 233; p. 141 Naber; et le Carmen 
de Pascha 52 Hartel, d'après trois sources du texte. C'est une forme du •* 
v®-vi^ s. ^ Les Romains percevaient-ils le bleu? [K. E. Goetz] Etude sui; 
l'emploi des mots : Caerulans, caerulosus, subcaeruleus, aerinus, aerius, 
liuidus, subliuidus, caesius, uenetus, glaucus, cyaneus, hyacinthinus. La 
réponse est : Oui. ^ Obrio et obro [W Heraeus]. Formes postérieures de 
obruo dans les glossaires, Chiron, Cassius Félix, l'itinéraire de Théodose, *" 
les inscriptions. ^ Glando [W. Heraeus]. A côté de glans, dans A. G., IV, 
1, 8; les glossaires; le testam. porcelli, p. 244, 1 Biicheler. ^ Sur la « Pere- 
grinatio Siluiae ». [W. Heraeus]. Son vocabulaire est très limité. On arrive 
par la discussion de certains passages à le restreindre encore. Manquent 
ainsi : quoque, que, atque, neque, at. La collation de Washburn, dans ** 
l'éd. Bechtel, inspire des doutes. L'accusatif est quelquefois employé pour 
le nominatif : l'éditeur a corrigé à tort. Tours et expressions de la langue de 
la conversation. Pléonasmes et répétitions. Rapport avec Térence. Note 
critiques sur divers passages ^ Crep(a)tura [W. Heraeus]. Scoî. Juv. 3. 
196; C. gl. 1., in, 313, 15; Anton, de Plaisance, Itin., p. 172, 5 Geyer. ^ 
IJVter, utris [W. Heraeus].Exemple de la brève Juvencus, 2, 373 aut ùtribus 
^ L'accusatif après memor, nescius, et expressions de même sens [W. He- 
raeus]. Recueil des passages. ^ Lacernobirrus [W. Heraeus]. Doit être lu 
dans les actes de saint Cyprien (Hartel, III, p. CXIII).*| Sur les sentences 
latines en vers [Ed. Wôlfilin]. Publilius Syrus a subi, plus qu'on ne l'a cru, " 
l'influence des poètes grecs, notamment Euripide et Ménandre, auxquels 
il doit plusieurs de ses maximes. Etude de quelques autres recueils, le 
Pseudo-Sénèque, De moribus (rapports avec les sept sages, Caton), Caecilius 
De nugis philosophorum, et les interpolatours de Publilius. ^ Fragment 
épique dans Sénèque [Cari Weyman]? De tranquil. an., 4, 5 « Stat tamen 'O 
et clamore iuuat »; passages analogues, Stace, Théb., X, 935; Val. FI., VI, 
750-1 ; peut-être Rabirius, avec qui on met en relations le Carmen actiacum 
^Tf Mélanges. Congustus [W. Heraeus]. Ne doit pas être corrigé dans la 
« Descriptio orbis terrae «; car se trouve dans Commodien, Instr.,1, 37, 16, 
une pièce du Salmasianus (Anth. 178, 3; Bâhrens, P. L. M., IV, n. 358); 
Fortunat, I, 11, 21. On a en outre congustiae, Jordanès, Get., 33; congusto 
(verbe) Dig. XLIII, 12, 1, 15. ][ Latin d'époque tardive [M. Pokrowskij). 
Comparaison du Thésaurus glossarum avec la loi salique. ^ Eualere [C.Wey- 
man]. Vinc. de Lérins, Comm., 5 (p. 6, 25 Jûlicher; 16, 13 Rauschen). 
^ Cumque = quandocumque [C. Weymann]. Hor., Od., 1, 32, 15, est con- 
firmé par une inscr. du vii^ s., De Rossi, I. U. R., II, 1, p. 145; Duchesne, 
Liber pont., 1, 325. ^^ Bibliographie. Ouvrages généraux et revues; sur 
Apulée, Augustin, Aulu Gelle, Babrius, Cic, Dosithée, Ennius, Firmicus 
Mat., Fortunat, Plante, PI. le j., Sénèque, Suét., Tac.,Var.T|^ Nécrologie. 
Bucheler. ^^ Communication de la rédaction [E. Wôlfilin]. L'Archiv a « 
accompli sa tâche et cesse de paraître. P. Lejay. 

Archiv fur Papyrusforschung IV fasc 3-4 Fragment d'un traité 
de Chirurgie [J. Nicole] avec Commentaire [J. Ilberg]. Ce papyrus appartient 
à Ad. Cattaui, il mesure 18 cm de haut sur 14 cm 1/2 de large, le texte 
remplit deux csXioeç séparées par un entrecolonnement de 2 cm. Description. 50 
Texte. C'est un fragment d'un merveilleux chap. de l'oculistique grecque. 
il doit être détaché du hvre I des Xeipoiipyo^H^sva de Héliodore, qui nous 
ont été conservés par Oribase. On y lit la description d'une opération chi- 



35 



40 



10 1908. ALLEMAGNE. 

rurgicale employée comme dérivatif dans les maladies d'yeux, le -rtspidxu- 
QiGixo; xarx CT'Jorcxpxcoatv qui est un véritable scalpement. Restitutions au 
texte de Nicole. ^ Sur deux dates d'Evergète et de Philopator [J. Lesquier] 
Examine à son tour après Grenfell-Hunt et Smyly un groupe de dates ma- 
5 cédoniennes et égyptiennes de l'Appendice I de Pap. Hib. 1, arrive à des 
conclusions nouvelles et indique la méthode à suivre. Ordre des mois 
dans le cal. égyptien en l'an 25 d'Evergète. Il est problable qu'il n'y a pas 
eu d'intercalation pour cette année-là dans le cal. macédonien; s'il y en 
a eu, elle n'a été que de 1 jour. En l'an 4 de Philopator il y a eu une intér- 
im calation de 20 jours. Quand tombaient le premier de l'an 25 d'Evergète et le 
premier de l'an 4 de Philopator. Dans l'année de règne, qui n'est pas l'annus 
vagus, le l*^"" Thoth n'est pas nécessairement le premier jour de l'année. 
A quel moment doit-on chercher l'origine des années d'Evergète et de 
Philopator, si l'année de règne est une année de 365 jours. Si cette année a 
15 pour origine un quantième macédonien, ce quantième a'est pas nécessai- 
rement le l*'' Dios. ^ Pour servir à l'histoire du commerce de l'Est et du 
Sud de l'Egypte ptolemaïco-romaino [M. Rostowzew]. AFocca-sion du livre 
récent de M. Chwostow, Geschichte des Osthandels in griech. rôm. Aegypten 
dont il fait l'éloge, R. étudie les points suivants : l'organisation de la chasse 
20 aux éléphants; politique commerciale des derniers Ptolémées; rapports 
commerciaux entre l'Empire romain et la côte de l'Arabie; le vectigal 
maris Rubri; les divers monopoles que les Empereurs romains héritèrent 
des Ptolémées et l'àiwaaTixYi, ou monopole de vente par l'Etat, mentionné 
par les pap. de Tebtunis et le pap. Fay. 33 et constaté par le cachet qu'on 
26 apposait sur les marchandises àpcofjLaTixVi (se. (ov/j). 1[ Lettres à Wilcken 
[G. Lumbroso]. Suite (cf. Arch. IV p. 60. R. d. R. 32, 10, 21). 31, Inscr. et 
peintures murales d'Alexandrie mentionnées par Polybe XV,27 et Pline 
XXXV, J^9. — 32, Le v£(.)xôpoç et rÛTrYipéTY,? dans les communautés juives : 

— 33, Un passage de Philon (IL 539) xar'ov xaipbv èx£/£tpùTÔvT,To x^; 
30 A'.yÛTTTou xal x?,? ôaôpou AtBur,; ÈTrixpoTToç, explique le titre d'/jY^!^^'^ aacpo- 

xépojv donné au Préfet d'Egypte dans Pap. Oxyrh. I, 39. — 34, On trouve 
dans une inscr. funéraire rom. trouvée à Cologne (Bon. Jahrb 1906. p. 271) la 
mention d'un choraules alexandrin — 35, Dans l'expression oéxx v.nï [/.Tiveç, 
o£X!x est un nombre indéterminé — 36, Lucien, Pharsale X, III sqq est 
36 illustré par un passage de O. Schneider, Veber Anschwemmung von antiken 
Arbeiumatenal an der Alexandrlner Kûste p. 52 — 37. Récit de voyage mu- 
sulman de 1183 relatif à Alexandrie — 38, Patrol. Orient IV, I Homilia 53 
et 54 de Jacques d'Edesse sur les châtiments infligés par Dieu à Alexandrie 

— 39, Comment les auteurs anciens parlent de la beauté de Cléopâtre — 
40 42. Passage de Vol. Paterc. 11, 38 et 39 sur les revenus de l'Egypte : -- 43, 

Correction et déplacement proposé pour Amm. Marc. XXII, 16, 6 — 44, 
D'après Julien. Epist. ad Themistium I, p. 343 Auguste offrit la préfecture 
d'Egypte à un Grec "Ap£ioç — 45 Amulettes mentionnées dans Amm. Marc. 
XIX, 12, 14 et Spartanius, vita Caracallae 5, à rapprocher de Pap. Teb. t. lï 

45 n» 275, et de celle d'Herakleopohs (Arch. I, 420 suiv.). 1[ « Communie « pro 
diviso » et « pro indivise » dans les Papyrus [Eg. Weiss]. Etude sur cette 
question de droit romain d'après les documents officiels. 1[Le « conventus » 
Egyptien [U. Wilcken]. î, Termes techniques; 2, Les villes du conventus 
privilégiées; l'Egypte était divisée en trois circonscriptions judiciaires 

50 (conventus juridici) ; a, le delta oriental avec Pelouse comme ville d'audience ; 
b, le delta occidental avec Alexandrie; c, le Thébaïde et l'Heptanome avec 
Memphis; enfin des audiences étaient quelquefois tenues dans la ville 
principale du Fayoum, .\rsinoë. 3, Les juges; 4, Epoques des audiences; 



ARCHIV FUR RELIGIONSWIS3ENSCHAFT. 11 

5, Influence des innovations de Dioclétien. ^ Sur les papyrus de Florence 
et do Loip7ic [U. Wilckenl. Résultats d'une collation nouvelle des originaux 
Art. de 64 p. ^ E. AIavser. Grammntik der griech. Papyri aus de rin 
Ptolem 'crzeit mit Einschluss der gleichzntigen Ostraka und der Aegyp- 
ten verjasHen Tn^chrijien [Thumb]. Répond à un véritable besoin; rend ^ 
un très grand service à tous ceux qui s'occupent de la langue hellé- 
nistique. Nombreuses remarques de détail, ^f L. Wenger. Die Stellver 
tretung im Rerhte der Papyri [J. Partsch] Malgré quelques réserves à faire, 
réalise un grand progrès dans la connaissance des sources juridiques et 
sera un guide précieux pour l'étude méthodique du droit hellénistique. ^ lo 
Papyrus littéraires, à l'exception des papyrus chrétiens [A. KolteJMénandre 
G. Lefebvrk, Fragments d'un ms. de Mrnandre. Longue analyse de ce vol- 
important. If Chronique des pap. grecs [U. Wilcken]. Etude détaillée, de 
P, Lond III et B. G. U, IV, 4. corrections, lectures nouvelles, commentaire. 
T[ Tebt. Pap. 6, 23 [M. Rostowzew]. Ajouter à la ligne 2.') après •lY,ç.tT- i5 
aara [TsXo'jy.Éviov ûrco to)v , . . co]v xaî. . j[ Noms sémitiques dans les inscr. 
d'Egypte [Û. Wilcken]. Courte rectification à un art. précédent < Arch. IV. 
170. R. des R. 32, 10, 43>. 1! Explications à un art. du vol. III, 471 [A. 
Thumb]. P. S. 

Archiv fur Religionswissenschaft, Vol. XI. l'"^ livc Schelten und 20 
Flïichen [L Radennacher] Montre d'après Euripide Or, 1225 sqq et 
surtout 1228, et en s'appuyant sur Eschyle Eum. 135 et Odyssée {l, 135 
que les anciens Grecs croyaient pouvoir forcer les morts par des invectives, 
à exaucer une prière.^ Etymologische Beitrftge zur Mythologie und Reli- 
gionsgeschichte [H. OstholT]. Dans ce 3 art. < cf. R. d. R. 29, 9, 4 et 30, 26 
11, 167 > O. étudie la signification et la dérivation du nom de la messagère 
des dieux ^Ictç : comment du sens primitif de « bande » ce mot a signifié 
« celle qui se hâte, celle qui chemine »; et comment la messagère des dieux 
a été identifiée avec l'arc-en-ciel par les poètes postérieurs à Homère. 
^ Der Selbstmord [R. Hirzel]. Art. qui se continue dans les 2 livr. suiv. 80 
(131 p.). H. étudie la question du suicide dans l'antiquité grecque et cherche 
dans les auteurs et dans l'histoire ce que les Grecs pensaient du droit de 
se donner volontairement la mort; il arrive à la conclusion que, pas plus 
dans l'antiquité que dans les temps modernes, on ne retrouve la trace d'un 
sentiment général et enraciné privant l'homme du droit de disposer de sa 35 
vie à son gré. ^ Die Geiszelung des Hellespontos. [N. Terzaghi]. Étudiante 
nouveau le passage où Hérodote (VII, 35) raconte que Xerxès fit donner à 
l'Hellespont trois cents coups de fouet et fit jeter une paire d'entraves 
dans les flots, montre que c'était là un rite magique destiné à effrayer et 
à écarter les mauvais esprits et les puissances hostiles.^l^ 2<^ et 3^ Uvr. Die 40 
Entstehung der Tragodie [ Alb. Dieterich]. Montre comment les opojixsva 
des mystères d'Eleusis ont eu une grande influence sur l'origine et le 
dévelopement de la tragédie à Athènes. D. s'attache à ces développements 
depuis le commencement même de la tragédie et les suit jusqu'à leur com- 
plet épanouissement. Il montre les analogies que présente le drame au 45 
moyen âge, naissant aussi de Spcôfxsva liturgiques et de l'histoire de la 
Passion. If Die politische Bedeutung der Religion von Emesa [A. v. Domas- 
zewski]. L'importance de la rehgion d'Emesa fut considérable. Cette ville 
au ne s. était le siège du culte du soleil dans la Syrie orientale et était gou- 
vernée par un corps de prêtres tout puissants. Domna Severa, la femme de 5o 
Septime Sévère descendait de ces prêtres, ainsi s'explique son ascendant 
sur son mari. HeUogabale fit de cette religion la religion officielle de l'em- 
pire : son influence sous les emprereurs suivants; c'est sous ses auspices 



I 



12 1908. — ALLEMAGNE. 

que les troupes de Licinius livrèrent bataille à Constantin et elle fut la reli- 
gion de l'empire d'Orient sous Dioclétien. — Uranius a écrit ses livres sur 
l'Arabie sous le règne d'Are tas III Philhellène, ils sont un fruit de l'in- 
fluence hellénique sur les Nabatéens. ^ Dionysos im Schifî [M. F. Nilsson]. 

' A propos d'une coupe du musée de Berlin ou l'on voit Dionysos sur un 
navire, N. montre que sans être un dieu de la mer, Dionysos devint par 
suite d3 l'époque de sa fête au printemps, le dieu de l'ouverture de la navi- 
gation. 1[ Deloptes [G Kazarow]. Ce dieu dont le nom a été trouvé pour 
la première fois dans une inscr. du Pirée (B. C. H. 1899 p. 370 sqq.) est un 

10 dieu thrace comme Bendis avec lequel il est représenté sur un relief de 
Copenhague. T[ Tombeau prémycenien trouvé près d'Elatée à une heure de 
Drachmani [v. Duhn]. Tf Die « jungfrauliche » Erde [Eb. Nestlé]. Explication 
de l'expression yî] TrapOevtxï) et yata TrapôeviY, qui signifie la terre qu'on 
n'a pas encore troublée ou agitée, ^j 4^ livr. Das Ei im Totenkult der Alten 

1' [M. P. Nilsson] Montre comment on avait l'habitude chez les anciens de 
disposer dans les tombes des œufs ou des représentations d'œufs. 1. Trou- 
vailles d'œufs véritables; 2. Œufs en pierre ou en argile; 3. ReprésentatioHS 
figurées; ce que signifiait cet usage; on croyait qu'il y avait dans l'œuf une 
force vitale secrète. T[ Ein heidnisches Pendant zum Neutcstament. Gleichnis 

20 vom Saemann. [Ad Bonhôffer]. Montre dans le Nigrinus de Lucien un pen- 
dant à la parabole du semeur dans l'Évangile. T| Zum Asklepioskult bei 
den alten Thrakern. [G. Kazarow]. Description d'un sanctuaire d'Asclepios 
trouvé en 1903 près Glave Panega, non loin de Sofia. A. S. 

Beitraege zur alten Geschichte {Klio) Volume 8 (1908). 1'^ livr. 

2^ Pasargadae [E, Herzfeld]. Etudes sur l'archéologie persane (3 cartes). 
Dans cette étude de 68 p. H. montre d'après ses recherches personnelles 
faites sur place en 1905 et d'après les sources littéraires examinées de très 
près l'identité des ruines de Mesched i Murghab avec Pasargades. 1. Ques- 
tions de topographie. 2. Questions historiques. Comment Alexandre alla 

w de Caramanie d'abord à Parargades puis à Persépolis. Bataille entre 
Cyrus et Astyage dans la plaine de Pasargades et fondation de Pasargades 
par Cyrus. 3. Archéologie, Pasargades, description détaillée de toutes 
les ruines en allant de l'O. à l'E. ; terrasse, tombeaux entre autres celui 
de Cyrus, autels, palais; le grand relief représentant un personnage de 

>B profil au repos, Cyrus l'ancien et l'inscr. cunéiforme persane. ^ Damnatio 
memoriae auf dem « Stein von Palermo » [A. Bauer]. L'inscr. gravée au 
revers de ce monument en diorite noir, d'une importance très grande pour 
l'histoire la plus reculée de l'Egypte et qui comprend 5 lignes est à peu près 
indéchiffrable pour les lignes 3-.5. Cela provient de ce que à partir de la 

♦0 ligne 3, on a martelé le texte sans l'effacer complètement : la partie martelée 
comprend les règnes de Sahure et Kakai en laissant subsister le nom d'User- 
kraf. Cette inscr. datait probaplement de l'époque du roi Newose-re et 
donnait les noms et le règne de trois usurpateurs de la Y^ dynastie. Pour 
des raisons inconnues on effaça sous l'un des successeurs de ce roi le nom 

*6 des deux plus jeunes usurpateurs. 1[ Studien zu den Weihgeschenken und 
der Topographie von Delphi. 2. [H. Pomtow]. Dans ce 2^ art.<cf. R. d. R. 
82, 78, 10 sqq> P. poursuivant son étude sur le côté sud de la voie sacrée 
vers l'est jusqu'à la porte d'entrée du Témenos étudie premièrement le 
monument votif des Athéniens après Marathon, sa situation et sagrandeur, 

50 les soi-disant murs du piédestal; les restes : les rapports de niveau entre 
le socle du monument de Marathon et l'angle sud-est du Temenos. Essai 
de restauration : les statues du groupe de Marathon et la manière dont elles 
étaient disposées. Epoque où ce monument fut construit; la dédicace : 



BEITRAEGE ZUR ALTEN GESCHICHTE. 13 

l'artiste à qui est dû le groupe est Hegias et non Phidias, comme l'a dit 
à tort Pausanias. — Ordre dans lequel se suivaient les statues des Epo- 
nj^mes et leurs noms. — P. passe ensuite au second monument qu'il ren- 
contre à cet endroit de la voie sacrée, le « cheval de bois des » Argiens : il 
en détermine l'emplacement et examine les renseignements donnés par ' 
Pausanias (X. 9, 12); montre après Brun que ce monument en bronze d'An- 
tiphanès commémorait la victoire des Argiens en 414 (Thuc. VI, 95) et que 
les motifs donnés par Pausanias n'ont aucune valeur historique : il décrit 
ce qui en reste. Essai de restauration par H. Bulle. IJ Die vorjâhrigen 
deutschen Ausgrabungen in Aegypten [L. Borchardt]. Courts renseigne- !• 
ments sur les fouilles d'Eléphantine, d'Abusir el-meleq, de Tell el-Amarna, 
d'Abuzir et de Qerm Abu,m. ^ L. V. Moes. [N. Vuli<^] Cette inscr. qui se lit 
sur deux briques trouvées près de la ville rom. d'Oescus, sur le Danube, 
doit être lue Leg. V. M(acedonica) Oes(ci).T[ Aus Boghaz-koï [C. F. L-H]. 
Brefs renseignements sur la campagne de fouilles. %^ 2^ livr. Die Kavalle- *• 
riekampf in der Schlacht am Hydaspes [G. Veith]. Le récit qu'Arrien a 
donné d'un combat de cavalerie dans la bataille sur l'Hydaspe a soulevé 
bien des objections que V. réfute en montrant qu'on peut ajouter foi à ce 
que raconte ici cet historien, tant au point de vue historique qu'au point 
de vue militaire. Examen et comparaison des sources, Arrien, Quinte 20 
Cu,rce et Plutarque. 1[ Encore l'inscr. d'Am-el-Djemala. [J. Carcopino]. 
Défend et développe ses conclusions contre Mispoulet <cf. R. d. R. 31, 14, 
26 et 32, 198, 17 > et Schulten. <cf. KlioVII, 188 sqq, R. d. R. 32, 7643>. 
1. Lecture du texte; 2, Ses dimensions; 3, La date; 4. L'ordre des faces; 
5. La hiérarchie des procurateurs; 6. Les pétitionnaires; 7. La région des 2» 
saltus et la zone d'application de la lex Manciana; 8. Le sens de rationi; 
9. Catégories de terres visées par le sermo; 10. Le sermo procuratorum 
et la lex Hadriana; ^ Studien zu den Weihgeschenken und der Topographie 
von Delphi. 3 [H. Pomtow]. Suite <cf. supra>. Le monument désigné 
par Pausanias sous le nom des « Sept contre Thèbes ». Œuvre d'Hypa- M 
todoros et d'Aristogiton, il fut élevé entre 455 et 445 après la victoire d'Oinoe 
remportée par les Argiens et les Athéniens avant le milieu du v^ s., pro- 
bablement en 456. Les statues des Sept. Le char d'Amphiaraos. Les trois 
degrés du piédestal et l'inscription votive du monument des Sept. Re- 
construction du piédestal [H. Bulle]. — Sur la famille d'Hypatodoros. T[ Kri- sj 
tisches. liber die Verfassungsentwiirfe der athenischen Oligarchen vom 
Jahre 411 [F. Kuberka]. Comme suite à une étude précédente sur la révo- 
lution oligarchique de 411 à Athènes <Klio 7, 341 sqq. cf. R. d. R. 
77, 15> K. montre que l'Assemblée des 5000 a été seule chargée du gou- 
vernement et qu'elle n'a pas existé à côté du Sénat des 400, mais seulement 40 
après la chute des 400, qui n'ont été qu'une institution de transition. ^ Die 
Sothis-Periode und der Kalender des Papyrus Ebers [G. F. Lehmann- 
Haupt]. Examine les conclusions d'Ed. Meyer, Aegypt. Chronologie, sur 
la chronologie égyptienne et cherche à déterminer quand le calendrier 
égyptien a été arrêté sous la forme qui nous est parvenue. Il est difficile 45 
d'admettre avec Meyer que le commencement de la première période de 
Sothis doive être placé le 10 juil. 4241, cette période n'était pas au com- 
mencement un cycle, historico-chronologique.^f Berossos Chronologie und 
die Keilinschriftlichen Neufunde [id]. Recherches sur la chronologie adoptée 
par Bérose pour les anciennes dynasties babyloniennes et assyriennes; 50 
corrections proposées d'après les nouv. inscr. découvertes : celle qu'on 
désigne par la lettre A doit avoir régné près de 304 ans, de 2080-1777; 
la dynastie B environ 80 ans de 1776 à 1697 et la dynastie C, 576 ans de 



I 



14 1908. ALLEMAGNE. 

1697 à 1121. ^ Ueber den gegenwartigen Stand des etruskischen Frage [A. 
Kannengiesser]. Résume les diverses opinions émises par les anthropolo- 
gistes, les linguistes, et les archéologues sur les origines du peuple étrusque 
et sa parenté avec les grandes familles de peuples. Le problème est loin 

5 d'être résolu, cependant il est vraisemblable que les Etrusques apparte- 
naient à une famille de l'ouest de l'Asie mineure qui n'était pas indo-euro- 
péenne, mais nous n'en avons pas de preuves convaincantes. If Vulgaritas 
Pelusii [O. Th. Schultz]. Cette expression qui se lit dans la Vita Marci 
23, 8; « sacra Serapidis a vulgaritate Pslusii summovit » doit être expliquée 

10 comme suit, « il écarta la culte de Serapis du bas peuple de Pelouse». ^ Zum 
Historiker aus Oxyrhynchus [C. F. L. H.]. Annonce d'une étude qui pa- 
raîtra dans une prochaine livr. sur l'auteur de ce fragment historique 
trouvé récemment à Oxyrhinchos et qui a été attribué d'abord à Théopompe 
(Oxyr. Pap. V); en tous cas il n'est pas, comme l'a cru de Sanctis d'Andro- 

16 tion, mais cependant il s'est servi comme source d'une Atthis. ^*[f 3® et 
4^ livr. Etudes d'histoire hellénistique [M. Holleaux]. La chronologie de 
la cinquième Guerre de Syrie par lequelle Antiochus III Megas enleva à 
Ptolémée V Epiphanes la Koilé-Syrie et les contrées avoisinantes. N'ad- 
mettant pas la chronologie de Nissen, H. montre que la guerre a commencé 

20 au printemps de 202 par une invasion de la Koilé-Syrie, puis de la Palestine, 
vint la prise de Gaza en 201, la bataille de Panion en 200 (printemps ou été) 
le siège et la pi'ise de Sidon (été de 200 à été de 199), elle se termine en 198. — 
Appendice, Antiochus III ne peut pas avoir envahi les états d'Attale I dans 
l'hiver de 199-198, comme le rapporte T. Liv. d'après un annaliste (32, 

!» 8, 9-11) mais en été et peut être en 197. ^1 Ricerche demografiche intorno 
ai colombari [V. Macchioro]. Les columbaria sont une preuve de l'excès 
de population à Rome; description et répartition des 61 qui ont été 
trouvés jusqu'en 1907 entre les différentes régions de Rome : densité 
de la population, prix des terrains suivant les régions. 11 Studien zu den 

38 Weihgeschenken und der Topographie von Delphi 4 [H. Pomtow] 4^ art. 
<cf. supra> suivi de contributions de [H. Bulle]. Ruines du monument 
demi circulaire des Epigones; essai de restitution; époque et cause de sa 
construction (369, à la suite de la victoire des Argiens sur la Spartiates) : 
statues des Epigones : liste des Sept et des Epigones — Anathema des 

36 Tarentins, qui doit dater d'avant Marathon et être de la fin du v^ s. ^ 
Researches in Athenian and Delian Documents [W. S. Ferguson]. 2^ art. 
<cf. Klio VII, R. d. R. 32, 77, 3>. Les Ptolemaia furent instituées à 
Athènes en même temps que la tribu Ptomelais en 224/3 av. .1. C, elles 
furent célébrées avec éclat jusqu'en 150, disparurent de 150-103 pour 

40 reparaître avec le gouvernement oligarchique de 103/2 et disparaître 
de nouveau définitivement en 88 à la suite de la seconde guerre de Mi- 
thridate. On peut expliquer cette disparition de 150-103 et cette réappa- 
rition de 103-88 comme étant la conséquence des diverses attitudes des 
Ptolémées à l'égard des Grecs : la politique anti-hellénique et l'impopularité 

45 d'Evergète I qui en résulta fut la cause du déclin de cette fête qui réapparut 
par suite de la sympathie de Soter 2 pour la Grèce. — Les agonothètes 
des Panathénées, Sundwall a prétendu à tort que de 309/8 à 229 av. J. C. 
il n'y eut à Athènes qu'un seul agonothète annuel qui s'occupait des Pana- 
thénées, des Dionysies, des Theseia, des Délia et d'autres fêtes; il y eut 

50 souvent même pour les Panathénées des agonothètes spéciaux pendant 
cettp période — Détermination de la date de sept inscr. ralatives aux 
Panathénées; elles vont de 190 (ou 194) à 158 av. J.-C. % Cratippus 
or Theopompus [E. M. Walker]. Le fragment historique des Oxyrrh. 



BEITRAEGE ZUR ALTEN GESCHICHTE. 15 

Pap. V. n'est pas de Théopompe, mais de Cratippe. ^ Die Schlacht am 
Granikos [W. Judeich]. Récit de la bataille d'après une étude du ter- 
rain. ^ Ein Erlass Hadrians zu Gunsten aegyptischer Kolbnen von J. 117 
[E. Kornemann]. Texte et commentaire de quatre fragments du 
Pàpyri Giessenses qui se rapportent au séjour d'Hadrien en Egypte et qui ^ 
demandent à bénéficier d'un décret par lequel l'empereur accordait une 
réduction du 1/4 environ des droits de fermage aux fermiers des domaines 
de l'Etat ou des domaines impériaux. ^ Aktenstticke zum griechisch-rôm. 
Vereinswesen [L. Viereck]. Texte, restitution et commentaire de deux 
papyrus de Berlin (B G U IV 1073 et 1074) et comparaison avec un papyrus lo 
du Br. Mus. 1178 : ils se rapportent à une association d'artistes d'Oxyrrhin- 
chos qui, sous le règne de l'empereur Aurélien, demandent au sénat de 
cette ville de leur accorder certains privilèges. ^ Aus der Geschichte eines 
Kultvereins des Apollon im griechisch-rôm. Aegypten [P. M. Meyer]. Texte 
et comm. du Pap.Gies, 136 verso, relatif à une association cultuelle d'Apollon i"» 
dans l'Egypte gréco-rom., à Hermupolis Magna : il est daté de la deuxième 
année de Ptolémée 13 Aulétès, c-à-d. de 80/79 av. J.-C. Il noi^s montre 
qu'à cette époque il y avait un sanctuaire d'Apollon dans cette ville, élevé 
par une association cultuelle militaire de Kibyrates (soldats originaires 
de Phrygie). ^ Lupa capitoUna I [L. Petersen]. On croit généralement que 20 
la louve en airain du Palais des Conservateurs à Rome est celle que les 
frères Cn. et Q. Ogulni placèrent au Lupercal en 296 av. J.-C. Après une 
étude très détaillée des textes anciens et des diverses opinions des critiques 
et un examen du monument lui-même, sur lequel on voit encore sur les 
' pattes de derrière les traces de la foudre, P. montre que c'est celle qui, 20 
d'après le témoignage de Cicéron, fut frappée de la foudre sur 
le Capitole en 65 av. J.-C. (à suivre). ^ Afrikanische Munizipal-und afrika- 
nische Militarinschrift [H. Dessau]. Texte et comm. de deux insci., l'une 
municipale, l'autre militaire provenant d'Afrique (C. I. L. VIII, 1206 et 
inscr. de Lambèse de Cagnat, Mem. Acad. Inscr. 38, l.)^Die Organisation 30 
der drei Gallien durch Augustus [O. Hirschfeld]. Cette organisation qui 
date du séjour d'Auguste en Gaule (16-13 av. J.-C.) et qui eut pour cause 
la défaite de M. Lollius, avait pour but de parer aux dangers futurs, en 
isolant les Celtes entre eux et en leur rendant tout contact avec les Romains 
impossible. ^ Die Schlacht bei Salamis [K. J. Beloch]. Psyttalie n'est pas 35 
Lepssokutali, mais Hagios Georgios. La démarche de Thémistocle auprès 
de Xerxès n'est qu'une légende. But de la manœuvre nocturne des Perses, 
qui réussit au point de vue stratégique, mais aboutit à une défaite qu'on 
ne pouvait prévoir. If Attisches Psephisma aus der Mitte des 3 Jahrh. v. 
Chr. [J. Kirchner]. Décret inédit rendu sous l'archontat de Lysianas 40 
(235/4 av. J.-C.) en l'honneur de prytanes sortis de charge. Il a été trouvé 
sur l'Aréopage en 1906. ^ Hektor auf Munzen von Stektorion [K. Regling]. 
Etude de deux monnaies de Stektorion (Mentesch-Baba en Phrygie) qui 
se rapportent au cycle légendaire troyen et montrent combien la croyance à 
la parenté légendaire des Troyens et des Phrygiens était générale. ^ Darius «5 
und der Achaemeniden-Stammbaum [C. F. Lehmann-Haupt]. Comment 
il faut comprendre le commencement de l'inscr. de Behistun où Darius 
parle de ses huit prédécesseurs sur le trône. Arbre généalogique das Aché- 
ménides. ^ Eine griech. Inschrift aus der Spâtezeit Tigranokertas [C. F. 
Lehmann-Haupt]. Texte et comm. de cette inscr. de basse époque trouvée »o 
encastrée dans le mur de Farkin (Tigranocerta). Contributions à l'éta- 
blissement du texte de [Wilamowitz et de Hiller von Gaertringen]. Elle 
se rapporte au roi arménien Pep et à l'histoire arménienne de 371-373 ap. 



16 1908. ALLEMAGNE. 

J.-C. ^ Inscr. graeca? [F. Hiller von Gaertringen]. Rapport sur les travaux 
du Corpus. 1[ Zu Kirchofïs Karte der griech. Alphabete [F. Wiedemann]. 
Corrections et additions. ^ Die praefecti augustales der J. 384-392 [R.Fruin]. 
Liste de ces huit préfets. 

* Beiheft. N*> 3 (1905). Romische Bleitesserae. [M. Rostowzew]. Contri- 
bution à l'histoire sociale et économique de l'empire romain. Etude des 
tessores de plomb. Après une courte introd. sur la signification du mot 
tessera, sur la fabrication de ces tablettes, les collections qu'on en a faites 
et les études dont elles ont été l'objet, R. étudie et décrit, dans rme suite 

10 de chap., 1: Les tesserae frumentariae et nummariae, donnant droit aux 
distributions de blé ou d'argent; 2, Celles qui servaient de billets d'entrée 
aux spectacles ou autres lieux; 3, Les te.ssères de la juventus urbaine et 
municipale (corps de cavalerie composé de jeunes gens , organisé par Auguste 
avec des éléments anciens et qui continua sous ses successeurs); 4, Les 

15 tessères des collèges et des entreprises privées; 5, Les tessères dans les re- 
lations d'affaires des particuliers; 6, Les tessères en tant que documents 
pour l'histoire de l'art romain. — Appendice. Collections de tessères de 
plomb et publications qui s'y rapportent. 2 pi. ^j^ N° 4 (1906) Epigra- 
phische Beitraege zur sozial-politischen Geschichte Athens im Zeitalter 

20 des Demosthenes [J. Sundwall]. Dans cette étude de 91 p. (2 index), S. 
montre par les inscr. quel était le niveau social de tous ceux qui exerçaient 
une fonction ou qui prenaient part à la vie politique à Athènes, à l'époque 
de Démosthène; ils appartenaient tous à la classe riche ou tout au moins 
aisée, les pauvres n'avaient pas le moyen de prétendre aux emplois publics, 

23 c'est ce qui ressort de ce travail partagé en 8 chap.: 1, le sénat des 500; 
2, les stratèges; 3, les diétètes; 4, les fonctionnaires de la marine; 5, ceux 
des finances; 6, les préposés aux temples et au culte; 7, les dèmes; 8, les 
ambassadeurs et les orateurs; — Un chap. 9 est consacré aux prêtres d'As- 
klepios et un 10^ aux dèmes et aux tribus d'après les listes des prytanes; 

30 dans ces deux chap., S. étudie l'organisation des tribus et leur importance 
dans l'Attique à cette époque; il essaie de reconstruire la liste des prytanas 
pour les tribus Erechthéide, Acamantide, Cécropide, Ippothontide et 
Aiantide, montre comment furent formées les tribus Antigonis et Démé- 
trias, et quelle était au 4^ s. l'importance des tribus de Clisthènes. ^^ N° 5 

35 (1906). Der romische Gutsbetrieb als wirtschaftlicher Organismus nach 
den Werken des Cato, Varro und Columella [H. Gummerus]. Dans ce travail 
de 100 p., G. montre que la théorie généralement admise que dans l'ancienne 
Rome, àl'époqueoùresclavageflorissait, il n'y avait ni industrie, ni commerce 
indépendant et que tous les objets dont on avait besoin se fabriquaient à 

*o la maison par la main des esclaves, n'est pas exacte : il analyse avec soin, 
pour arriver à ses conclusions, les écrits de Caton, de Varron, de Columelle 
sur l'agriculture, en consultant aussi Pline et le Digeste. Dans les trois 
siècles qui s'écoulent de Caton à Columelle, au plus beau temps de l'activité 
des esclaves à Rome, on achetait les outils, les instruments aratoires, les 

♦5 machines, les vêtements, même les denrées alimentaires en grande partie et 
même presque exclusivement dans les villes ou dans des centres industriels; 
on les faisait même venir de loin, sans craindre les frais de transport. ^1| 
No 6 (1906). Die Legionen der Provinz Moesia von Augustus bis auf Dio- 
kletian [B. Filow]. 1, La province de Mesie; 2, et 3, Les légions de Mesie 

bo jusqu'à la bataille de Crémone et depuis cette bataille jusqu'au partage de 
la province; 4, La guerre de Domitien sur le Danube; 5, L'époque de 
Trajan; participation des légions de Mesie à la guerre contre les Thraces; 
la Dacie; la Mesie supérieure et la M. inférieure; 6, Les légions de Mésie 



BERICHT Û. DIE FORTSCHRITTE D. RÔMISCH-GERM. FORSGHUNG. 17 

d'Hadrien à Dioclétien; les grandes guerres vers la fin du 2^ s. La situation 
des légions sur le bas Danube après la perte de la Dacie; la province de 
la Scythie. Tableau chronologique. ^^ N» 7 (1908). Fande aus Naukratis 
[H. Prinz]. 1, Fondation de Naucratis d'après les auteurs; 2, Situation et 
aspect extérieur de la ville d'après les fouilles; 3, Les trouvailles de produits s 
céramiques à Naucratis, datant des 7® et 6^ s. av. J.-C. : vases milésiens, 
samiens, de Clazomènes, de Lesbos, d'Ionie et d'Eolide, cyrénaïques, 
de Mélos, protocorinthiens et corinthiens, attiqies ; belles poteries ornées 
seulement de bandes vernissées; poteries grossières ; poteries locales : 
objets en faïence; 4, Importance de Naucratis comme point de transit :o 
pour le commerce gréco-égyptien aux 7^ et 6"^ s. av. J.-C. — ■ Résumé. Ces 
trouvailles sont d'une très grande importance pour l'histoire du dévalop- 
pement de la céramique grecqie, pour l'histoire de Naucratis et du com- 
merce grec. Catalogue des vases milésiens trouvés ailleurs qi'à Naucratis 
et répartis dans les musées de l'E irope. Bases économiqies aix7^ et e^s. is 
T[1I NO 8 (1908). Das Attentat der KonsJare auf Hadrian im Jahre 118 n. 
Chr. [A. V. PremersteinJ. Étudie à nouveau la prétendue tentative d'assas- 
sinat contre l'empereur Hadrien dont f.irent accusés, en 118, les deux per- 
sonnages consulaires C. Avidius Nigrinus et Lusius Quietus, qui f arent exé- 
cutés et, avec eux deux autres consulaires, Palma et Celsus. Cet événement, 20 
qui eut une grande importance sur les rapports subséquents de l'empereur 
avec le sénat, est étudié ici d'après une nouvelle source, le sophiste Polémon, 
de Smyrne : 1, Combats sur le bas-Danube en 117 /8 sous le commandement 
de Nigrinus, qui sont comme la préface de l'histoire de l'attentat; 2, Ana- 
lyse et critique des deux sources connues jusqu'ici, la Vita Hadriani et 25 
Dion Cassius, qui se contredisent; récit in-extenso d'un témoin oculaire, 
le sophiste Polémon, dont on ne s'est pais encore servi et qui permet de 
contrôler les autres sources; 3, Récit du soi-disant attentat, ses préli- 
minaires et ses conséquences. A. S. 

Bericht ûber die Fortschritte der Rômisch-Germanischen For- 30 
schung in den Jahren 1906-1907. Publié par la Rom. German. Kom- 
mission der K. Archâol. Instituts. — Rapport sur les travaux de la R.-G. 
Komm. en 1906 [H. Dragendorf]. Coup d'œil général rapide. 1, L'âge de 
pierre ancien et considérations sur les trouvailles dans l'Allemagne sud 
[O. Schoetensack] ; — 2, Recherche du réseau des routes romaines et pré- 35 
romaines dans l'Ouest' de l'Allemagne [K. Schumacher]; — 3, Recherches 
sur les enceintes préhistoriques [E. Anthes]. Additions aux rapports 
antérieurs. Considérations générales. Nouvelles fouilles et recherches, etc. 
— 4, Nouvelles inscr. [Dragendorf]. Inscr. nouvellement trouvées et formant 
un addenda au Corpus. 268 n^^ répartis entre la Belgique, la Germanie sup. 40 
et inf. — 5, Fouilles et découvertes : a, En Hollande [J. H. Holwerda jr]. 
Fondations; tombeaux, villas; — b, En Autriche [E. Nowotny]. Trouvailles 
préhistoriques. LocaUtés rom. Noricum. Vindobona. Styrie; Carinthie. Car- 
niole. Istrie. Bosnie et Herzégovine. Numismatique, épigraphie, céramique. 
Epoque post-romaine; — cEn Suisse [H. Dragendorff]. Camp deVindonissa. 45 
Fortifications rom. sur la frontière du Rhin, etc. Avenches. — 6, Recherches 
nouvelles sur l'occupation romaine de la Germanie : a, Les premiers temps 
[H. Dragendorf]. Coup d'œil s.ir cette époq te, sur les trouvailles récentes 
et sur les ouvrages q à en parlent: b. Le Limes de la Haute Germanie et de 
la Rhétie [W. Barthel]. G. Lachenmaier, Die Okkupation des Limes gebietes. 50 
Pénétrant et intéressant. Analyse. E. Kornemann, Die neunste Limes- 
iorschung[1i)<0- i)U6) im Lichte der rom. kaiserlichen GrenzpoUùk. Analyse 
favorable. E. Fabricius, Mainz und der Limes. Captivant. Id, Das Rô- 
R. DB PHILOL- — Revue des Revues de 1908 . XXXIIL 2 



18 1908. — ALLEMAGNE. 

mische Heer in Obergermanien und Raetien. Appréc, favorable. A. v. Domas- 
ZEWSKi, Die Anlage der Limeskastelle. Ne réalise pas un progrès dans ces 
recherches — Mention de H. E. Pelham, A Chapter in Roman Frontier 
History. E. Schulze, Die rôm. Grenzanlagen in Deutschland und Das Limes- 

^ kastell Saalburg. J. B. Kenne, Die rôm. Militàrgrenze am Rhein und an 
der oberen Donau. F. Kauffmann, Zur Frage nach der Altersabstimmun g 
der Dialektgrenzen unter bezugnahme auj den Obergerman.-ràtischen Limes 
d. Romerreiches. — Après ces c. r. rapides, B. parle en détail des fouilles 
et trouvailles de ces dernières années dans 23 endroits différents, fouilles 

^* qui ont amené la découverte de nombreux castels rom. ou appris à les 

mieux connaître, ainsi qu'à élucider bien des questions se rapportant au 

limes rom. dans ces régions. Tf Rapport sur les travaux de la Rôm.-German. 

Komm. en 1907. ^ 17 indices très complets. Z. 

Berichte ûber die Verhandlungen der kôn. sâchs. Gesellschaft 

l( der Wissenschaften zu Leipzig, Philolog.- historische Klasse. 
LX. Contributions à l'épigraphie et à la dialectologie grecque, VI, Inscrip- 
tion cypriote sur un fragment de céramique conservé au musée d'ethnogra- 
phie de Leipzig [R. Meister]. Sur un côté, on lit ff'jv£Y£vo(v;To, Aao;(vàcpopiw 
(att. AacpvY,<poptou), et quatre terminaisons : -xÀéF/); et -t'.ij-oç de noms 

M d'hommes au nomin., et -xôç, -Fwv, nom. ou gén. de noms d'hommes. Sur 
l'autre côté, yâvoç (peut-être yàvoç... û-ko oï KuTrptwv TuapaÔetffoç [sémit. 
gan], peut-être le mot grec ycxvoç, « éclat », ciyXcov, qui prouve que ce 
genre de monnaies était usité en Cypre. L'inscr. peut être relative aux 
frais d'une fête d'Apollon, dont nous avons ici le surnom : cf. une inscr. 

96 d'Acréphia, IG., VII, 4149. ^^ N° 2. Formations pronominales des langues 
indo-européennes [K. Brugmann]. 1. Génitif vieil-islandais vâr « nostri » et 
possessif vârr « noster ». 2. Vieux-slave ecclés. mbnë mônoja. 3. Sansk. àvâm, 
â\am. 4. Homer. vajï vauv, d^wt acpwïv. Homère a a-jnôz pour atpoj H 280 
et K 552, d'après Demetrius Ixion; cf. vojs pour vtô dans Corinne. Ces 

«0 formes s'expliquent par l'addition de la désinence ordinaire du duel à vc6 
et (Tcpw. En outre, Hom. a vjj 2 f. (ace.) et n^M 4 f. (nom. et ace), mais vàJï 
51 f. (nom. et ace.) et acpàiï 11 f. (nom. et ace.) ou 9 f. si on accepte ctpàJe, 
De plus, il a v(oïT£poç (O 59, ix 185), d^aifTspoç (A 216), qui excluent tout 
appel à l't déictique. L'origine de ces formes est * vcoFt, * (7,pcoFt. Fi signifie 

8» « deux ». Le point de départ est analogue à l'origine de l'allemand « wir », 
d'abord duel. Le deuxième élément se retrouve dans les langues germaniques 
et slaves, en sk., dans Fi-xart, ui-ginti (deux décades). Fi Stc-ç (« de côté, pro- 
pre »), * ui-tero (lat. uitricus) ; cf. i. e. * u dans u-ter. Dès lors dans vàitv ctpcoïv, 
on a un cas de Ft et il est inutile de recourir pour l'explication à àtxjxtv, etc. 

M 5. Le nominatif sing. nominal hvo dans l'Aveta, sk. svâh. 6. Sk. svayâm. 
on a un doublet luno :Si>pes (Seispitei CIL. I, 1110), luno Sospita. On 
peut hésiter entre le doublet so-sei- et -spes-spita (spatium, pro-sper), ou 
Seis-pes, !?ïs étant semblable aux anc. gén. mis tis (élargissements de * mi 
* ti; gr. [xot TO'. (ffo'.) oi) et -pes, sk. pati, d'où un sens primitif « sui 

45 Oompos ». 7. Le paradigme des racines démonstratives *i- et * e- dans 
les langues indo-européennes. Tableau de ces formes pour le sk., le latin, 
l'osco-ombrien, le gothique, le v. h. a., le lithuanien, le paléoslave. En 
grec, il faut relever le fém. lesb. thess. hom. ïa «una», hom. gén. r^ç, dat. 
l?!*, homér. masc. [à> (Z 422). 1» D'où viennent les formes sk. primitives 

60 * imà-, * ima-? D'un accus, sg. masc. * imam qui réunit deux formes 
d'accus., i-m (a. lat. im, cypr.ïv), et * e-m (a. lat em); cf. a. lat. emom, 
imeum rbv aùrôv C. gl. lat. II, 77, 23, id em (-em n'est pas une particule à 
l'origine, mais une forme neutre avec désinence nominale, tandis que id est 



BERICHTE Û. D. VERHANDLUNGEN D. K. SÂCHS. GESELLSCHAFT. 19 

une forme neutre avec désinence pronominale). 2^ Les formes osco-ombr. 
gén. plur. *ei ôm(osq. eisun-k; ombr. erom, ero) ont pour désinence seu- 
lement -ôm. 3° Certaines formes (en balto-slave) ont un j-. On ne doit ici 
recourir au relatif * ios (gr 6;, phr -.oç), qui est apparenté au démonstr. 

* i-, probablement par dérivation, mais qui ne lui est pas identique. II a » 
cependant exercé son influence. Mais le j- provient avant tout de la flexion 
féminine, d'où il a été généralisé. Cf. les formes gr. "a, etc., avec i^dx 
TtoTvta, etc L'i déictique a la même origine. Les formes oùxon-i ouroa-tv 
sont des féminins fixés; à l'origine -t était un nomin., -tvun accus. Il avait 
une valeur abstraite ou collective, comme le féminin f (* ^■î), qui d'après lo 
les anciens grammairiens, pouvait aussi servir au masc. et au neutre. Par 
suite, cet i pouvait se joindre aussi à des masc. et à des neutres, même à 
des duels et à des pluriels. La différence casuolle de -t et -iv s'étant effacée, 
on les employa sans en tenir compte, et même après des adverbes (vùv-f, 
vûv-tv). Ces féminins avaient deux formes suivant les phonèmes précé- w 
dents; d'où, par ex., deux accus., *-(\)iAm et *-im. Au deuxième correspond 
en gr. non seulement -iv, mais -lav, car --.av suppose * -iim : l'a est un pro- 
duit de l'm voyelle En lat , l'adv. iam est aussi un accus, fém. ancien du 
même type. Il est comparable à tam, quam, etc. (* iam uicem, cf. alias 
[uices]); la forme double iamiam correspond à emem. Il a encore la valeur 20 
d'un accus, fém. dans Varron, L. L., V, 166; VIII, 44. Généralement, la 
déclinaison de ce type pour les substant. a disparu en italique et laisse 
peu de traces sous des refontes (-ix de genetrix, -ina de regina, suauis 
reposant sur un ace. fém. suauim, pauperies de l'accus.-iëm représentant 
-(i)im, quelques noms en -ia dont les nominat. ont pu être refaits sur des 25 
anc. accus, en -iam représentant -ici : auia de auos, fratria de frater, simia 
de simus) Le fém. primitif "' î a encore fourni à l'osco-ombrien l'additionnel 

-i du pronom relatif et indifini (ombr. po-ei, po-i, po-e) et le premier élé- 
ment des adv. ombr. ie-pru, ie-pi (iam-pro, cf. pro-inde; iam-que, cf. quando- 
que, utro-que). 4° Les formes du latin, de l'osque et de l'ombrien con- so 
duisent à supposer un primitif italique ■" eo-, *('â. D'où vient-il? Dans le 
paradigme indo-européen originel deux formes commençaient avec l'hété- 
rosyllabique * ei , l'instr. sg. fem. * eià (sk. ayâ) et le gén. duel * ej[Ous 
(sk. ayoh). Si la dernière forme n'a pas vécu en ital., la première suffit à 
expliquer eo- ea-. L'instr. * eià appartient à un système fém. * a-, qui pouvait 35 
avoir dans l'anc. ital. des formes comme l'ac. sg. "■ âm, le loc. sg. * ai (gr. al), 
le nom. plur. * à?, le gén. * âsGm (sk.-às^ôm), le dat.-abl. * âbhos. De * eia, 
ces formes ont pu tirer une initiale ej- (ou e- si l'yod était tombé). D'autre 
part, on avait un préfixe déictique e- dans osq. e-co-, e-tanto, ombr. e-tantu 
La forme fémin. * iam (lat. iam) préexistante (voy. le Z°), a pu recevoir 40 
cet e- : e làm. L'italique arrivait donc par deux voies différentes à ces 
formes. De là, on a étendu le nouveau thème du fém. au masc. et au neutre, 
Les formes du plur. masc. avec e- (ei, écrit souvent eei, eis et eeis) doivent 
cet e- à eorum, eos. Le préhistorique * ei est devenu régulièrement ïl Enfin, 
ï est le continuateur de * eoi (cf. * eai > eae). Les formes quoiius, eiius. 45 
istius, etc.,sont, à l'origine, des adjectifs (cf. quoius, quoia), formé à l'aide 
du locatif neutre adverbial (par suite indifférent au genre et au nombre) 

* quoi, * ei, * is-tei, et d'un suffixe -ao, -lo-; cf. osk. Maraiiei-, kersnaiia, 
àysÀaTûç (èv àyéXy) wv). La valeur possessive de l'adj. a conduit à en 
faire un gén. par suite de la finale -os, qui était aussi une finale de gén. Ce- 60 
pendant, il est possible que -lo-s cache le relatif * los et les formes seraient 
comparables aux formes déterminées du slave. Les datifs eii quoii, sont 
analogiques du gén. : * e-ei (* ëî) primitif, d'ailleurs créé sous l'influence 



20 1908. ALLEMAGNE. 

de eum, a été refait en eiiei sous l'influence de eiius. Rapport des différentes 
formes aux prototypes indo-européens. Contaminations, par ex. dans slo, 
£[xeïo (7£to représentant (jFe-ato ou (tFs-cio. 8. Sk. asîù, amùm, adâh. 
Observations sur l'article de Skutsch dans Glotta.^lf N° 3. Sur le papyrus 
6 de Ménandre [A. Kôrte]. Série d'observations en vue d'une édition. ^^j N^ 4. 
Deux nouveaux feuillets de la Perikeiromene [A. Ko te]. D'un autre ms. 
Actuellement à Leipzig. Planches. ^][ N° 6. Éloge d'Eberhard Schrader 
[H. Zimmern]. Assyriologue, mort le 3 juillet 1908.^^ N<* 7. Le chœur dans 
Ménandre [E. Bethe]. C'est le groupe des gens avinés qui célèbrent le dieu; 

10 il est indéterminé et n'a aucun rapport avec l'action. Les acteurs dispa- 
raissent, quand il arrive, pour lui céder la place. Ils l'annoncent. Mais ce 
dernier lien avec l'action disparaît aussi lui-même. Paul Lejay. 

Berliner philologische Wochenschrift, 28*^ année (1908) 4 janvier. 
G. PiERLEONi, Xenophontis Respublica Lacedaemoniorum rec [Schenkl]. 

16 Appréc, favorable, longue analyse de détail. Tf P. Reis, Studia Tulliana ad 
Oratorem pertinentia [Kroll]. Soigné et méthodique. T[ Cl. Lamarre, Histoire 
de la littérature latine au temps d' Auguste, 4 vol. [Hosius]. N'apprendra pas 
beaucoup aux spécialistes, mais sera utile et plaira.^ H. Usener, Vortrdge 
und Aufmtze [Ziehen]. A droit à notre reconnaissance. ^ G. Kropatschek, 

20 De amuletorum npud antiquos usu cap. duo [Wunsch]. Collection précieuse 
de matériaux.^ Studia Pontica II, F. et E. Cumont, Voyage d' exploration 
archéologique dans le Pont et la Petite Arménie [Partsch]. Important. 
^ K. Brugmann, Die distributiven und die kollektiven Numeralia der indo- 
germanischen Sprachen [Pedersen]. Analyse. Quelques réserves. ^Surl'impé- 

25 ratif latin [J. H. Schmalz]. St cité par Cicéron de Or. II, 257 (st, tacete 
d'après Cecilius) et employé par lui comme interjection, se trouvç aussi 
ad fam XVI 24, 2; de republ. VI, 12, etc., c'est un impératif équivalent à 
tacete, et il peut avoir une phrase dépendant de lui, comme c'est, le cas 
pour de republ. VI, 12. « St, ne me ex somno excitetis «.^j^ 11 jr U. v. Wila- ' 

30 mowitz-Moellendorf, Griech. Tragodien uebers. VIII-XI [Mekler]. Ces 
quatre vol. contiennent le Cyclope, Alceste, Médée, les Troyennes. Malgré des 
réserves à faire, sera une source de jouissances. ^ P. Hildebrandt, Scholia 
in Ciceronis orationes Bobiensia éd. [Stangel]. Manque d'esprit scientifique. 
^Rud. HiRZEL, Themis, Dike und Verwandtes [Thalheim]. Cette contribution 

86 à l'histoire de l'idée du droit chez les Grecs est très instructive. ^ R Reit- 
ZENSTEIN, Werden und Wesen der Humanitàt im Altertum [Bruchmann]. 
Suggestif. ^ Urkunden des Aegypt. Altertums IV. K. Sethe, Urkunden der 
i H Dynastie [v. Bissing]. Analyse élogieuse. ^ E. Oberhummer, Bericht ûber 
Lànder-und Vôlkerkunde der antiken Welt [Lenschau]. Soigné et complet. 

io \ Gg. Grvpp , Die Kultur der alten Kelten und Germanen [Schmidt]. Grandes 
réserves. ^ Fouilles de Schulten à Numance et dans les environs [H. Nothe]. 
Détails sur ces îouiWes. ^^ IS ']T A.IiAni,FS, Septuaginta-Studien; 2,DerText 
des Septuaginta-Psalters [E. Nestlé]. Admirable. ^ W. Nawijn, De praepo- 
sitionis Trapà significatione et usu apud Cassium Dionem [Kallenberg]. Très 

46 soigné, bien disposé. ^ D. Heeringa, Quaestiones ad Ciceronis de divina- 
tione libros duo pertinentes [Pohlenz]. Résultats peu importants ^ Boethi 
in Isagogen Porphyrii commenta, copjis a G. Schepps compara tis suisque 
usus rec. S. Brandt [C. Weymann]. Forme le vol. 48 du Corp. Script, 
ecclésiast. Latinorum. ^ O. Gruppe. Griech. Mythologie und Rdigionswissen- 

50 schaft [Wide]. Cette fin de cet important ouvrage offre les mêmes qualités 
et les mêmes défauts que le volume précédent. ]| H. Wolf, Die Religion der 
alten Rômer [Stengel]. Clair, destiné aux élèves. ]| W. Larfeld, Hdb. der 
griech. Epigraphik; 1, Einleitungs-und Hilfsdisziplin. Die nicht- Attischen 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT. 21 

Inschriften [Ziebarth]. A de la valeur et sera utile, mais n'est pas encore le 
manuel d'épigraphie grecque dont le besioin se fait sentir. ^J O. Scherling, 
De vocis (7/wY|VY| quantum ad theatrum Graecum pertinet significatione et iisu 
[A. Mûller]. Éloges, quelques réserves. 1| Pour l'enseignement des langues 
anciennes [P. Meyer] (suite cf. Berl. Woch. 1907, 12 oct. et 9 nov. R d. R., & 
32, 25, 16 et 32, 26, 38) G. Historiens. If Remarques critiques sur les 
fragments de Ménandre publiés par Lefebvre [H. V. Herwerden]. Série 
de corrections proposées au texte tel qu'il a été publié par L. ^^ 25 jr 
H. Wegehaupt, Plutarchstudien in italienischen Bibllotheken et V. Hahn, 
De Plutarchi Moralium cod. quaest. sel. Importants : analyse. ^ J. Muller, lo 
P. Corn. Taciti opéra quae supersunt : 2. Historiae et opéra minora Ed. maj. 
[Wolfî]. Le texte de cette 2e éd. a été revu avec soin surtout pour le Dia- 
logue; remarques de détail. ^ H. Schmidt, Veteres philosophi quomodo 
indicaverint de precibus [Stengel]. Grands éloges.^ G. Misch, Geschichte der 
Autobiographie. 1, Das Altertum [Peter]. Sujet traité à fond; riche en i^ 
résultats. Tf T. G. Tucker, Life in ancient Athens. The social and public life 
of a classical Athenianfrom day to rfa2/[Blumner]. S'adresse au grand public, 
atteint son but. ^ D. Philios, 'EXcutÎç. Mu<TTY,pta, IbetTita xat [jlou<j£Ïov aÙTY,? 
[Weil]. La première éd. de cet opuscule a paru en français. Remarques de 
topographie. ^ P. Wendland, Die hellenistisch-rôm. Kultur in ihren Bezie- 20 
hungen zu Judentum und Christentum [Corssen]. Instructif : nombreuses 
remarques de détail et objections.^ H. Menge. Latein.-deutsèhes Schul- 
wôrierb. mit besonderer BerUcksichtigung der Etymologie [Schmidt]. Bon, 
mérite d'être recommandé. ^^ 1 Févr. N. Terzaghi, Appunte sui paragoni 
nei tragici grcci [Wecklein]. Pénétrant et approfondi. ^ J. Burnet, Pla- 25 
tonis opéra rec. V [Apelt]. Méritoire. ^ R. Reppe, De L Annaeo Cornuto 
[Polhens]. En somme rendra de bons services. ^ Fr. Preisigke, Griech. 
Papyrus der k. Universitàts-u. Landesbibliotek zu Strassburg im E. I, 1 
Urkunden 1-23 [Viereck]. A droit à toute notre reconnaissance. ^ Taciti 
Dialogus de oratoribus et Germania, Suetonii de viris illustribus fragmen- 30 
tum. Cod. Leidensis Perizonianus phototypice éd. praef G. Wissowa 
[Wiinsch]. Excellent. ^ F. G. Burkitt, Urchristentum im Orient. Trad. ail. 
de E. Preuschen [B. Nestlé]. Grands éloges. ^ F. Poulsen, Die Dipylon- 
gràber und die Dipylonvasen [Herrmann]. Tient encore plus que ne le promet 
son titre. Manuel pratique non seulement pour les vases du Dipylon, mais 35 
aussi pour le style géométrique.^ J. M. Stahl, Kritisch-historische Syntax 
des griech. Verbum^ der klassischen Zeit [Nitsche]. Livre très remarquable, 
fruit de longues années de travail. Art. élogieux et très détaillé qui se con- 
tinue dans les 3 livr. suivantes. If Sur Ménandre [O. H.]. Corrections au 
texte de Lefebvre, 'ETtiTpÉ-rcovTsç v. 53. ^f Sur les nouveaux historiens grecs. 40 
[K. Fuhr]. Rectifications ou corrections proposées pour le n° 842 du vol. V 
des Oxyrhynchus Papyri de Grenfell et Hunt. ^ Graffîtes de la Domus Au- 
gustana [F. Brunswick]. Détails sur ces graffltes nouvellement mis au jour. 
^1f 8 févr. The Oxyrhynchus Papyri. Part. V. éd. by B. P. Grenfell and 
A. S. HuNT [Schrôder] Contient plusieurs fragments de Pindare qui sont 4& 
longuement étudiés dans cet article. If G. W. Elderkin, Aspects of the 
Speech in the Later Greek Epie [Weinberger]. Travail de statistique. ^f M. Ihm, 
C. Suetoni Tranquilli opéra : 1, De vita Caesarum libri 8 [Peter]. Edition 
critique qui comble enfm une lacune. If F. Succo, Bythmischer Choral, 
Altarweisen u. griech. Rhythmen in ihren Wesen dargestellt durch eine Rhyth- to 
mik des einstimmigen Gesanges auf Grunde des Accente [Graff]. Pénétrant 
et soigné ^ Ménandre [H. van Herwerden]. Corrections pour Bpitrepontes, 
. 10 et 365; Perikeiromene, 93 et 185; Samia, 68 et 320. % Sur les historiens 



22 1908. ALLEMAGNE, 

Grecs nouvellement découverts [U. Ph. Boissevain]. Corrections au texte 
de Grenfell et Hunt Oxyrh. Pap. V. 842. Tf Sur Galien [G. Helmreich]. De 
usu partium libri 17, vol. 1 p. 474, 23, corriger irap' kit.-KÔcevix'x en -rrapsix- 
7rôp£UfAa. U Catalepton I. [L. Pschor]. Nasari, Riv. di Filol. 1907, p. 489, 

5 <cf. R. d. R. 32, 272, 20 > corrige le v. 5. « Si occulitur longe, est tangere, 
quod nequeas ». Est = s^eaTi — Mihi des v. 3 et 5 sont pour lui des datifs 
éthiques. ^^ 15 févr. J. E. Lodge, Aeschylus. A gamem non. The chora] odes 
and lyric scènes set to music [Abert]. Essai qui mérite d'être pris en con- 
sidération, mais qui montre combien la musique grecque sous sa forme 

10 primitive répond peu à notre goût moderne en musique. ^ The Oxyrh. Pap. 
P. V. éd. by. Grenfell and Hunt [K. Fuhr]. Cet art. montre entre autres 
que le fragment 842, 21 n'est pas de Théopompe. Passe en revue les difîé- 
rents fragments des historiens. ^ Vil. Lundstrom. L. Juni Moderati Colu- 
mellae op. quae exstant : VII, Rei rusticae liber XI [Bêcher]. Cette éd. marche 

15 bien lentement. ^ K. Cybulla, De Rufini Antiochensis commentariis [Wess- 
ner]. Éloges avec qques réserves. ^ Festschrift A. von Bamberg... gewid- 
met u. s. w. [Ziehen]. Contient il travaux dont 6 concernent la philologie 
grecque et romaine. R. Ehwald, De aenigmatibus Aldhelmi et acrostichis . 
Contribution de valeur; O. Lautensach, Asigmatisches Aoriste mit a statt 

20 und t bei den Tragihern und Komikern; P. Sauerbrei, Kônig Jazde- 
gtrd, Vormund des byzant. Kaisers Theodosius des Kleinen. Pénétrant, mais 
ne résoud f)as cette question difficile; M. Schneider. Sophokles. Ajax v. 44A 
und die mit -[xav/jÇ gebildeten Adjehtiva. Appréc. favorable; W. Liebenam, 
Reichsgewalt und Reichseinteilungen in 4. Ihd. n. Chr. Éloges; P. Fiebig, 

25 Die Spriiche der Vàter (ein Mischnatraktak) und das Neue Testament. 
Intéressant. ^ F. Knoke. Neue Beitrage zu einer Geschichte der Rômerkriege 
in Deutschland [Haug]. A peut-être raison : mais le ton de cette disser- 
tation, toute de polémique, est désagréable. ^ Zeitschrift fiXr Geschichte der 
Architektur I, 1 [v. Behr]. Tentative digne d'intérêt. ^Martial IX, 54, 1 sqq 

30 et 14, 218 [J Mesk]. « Crescens... harundo » ne signifie pas « sarbacane », 
mais bien « gluau » < cf. R. d. R. 32, 23, 57 > ^^ 22 févr.B. Steiner, 
Sappho [Schône]. Des réserves. ^ W. Felsch, Quibus artificiis adhibitis 
poetae tragici Graeci unitates illas et temporis et loci observaverint [Wecklein]. 
Soigné et pénétrant < cf. R. d. R. 32, 31, 52 > ^ Fr. Helmreich, Der 

35 Chor bei Sophokles und Euripides nach seinem y,6oi; betrachtet [Ziehen]. 

Bon travail de débutant ^ Ad. d'Alès, La théologie de saint Hippolyte 

[Weymann]. Sera utile. *[[ M. Schneidewin, Fine antike Instruktion an 

einen Verivaltungschef. Mit einer Einleitung iiber rôm. Provinzialverwaltung 

[Sternkopf]. Intéressant, mais ne satisfait pas complètement le critique. 

40 ^ Marg. Bieber, Das Dresdner Schauspielerrelief [Engelmann]. Éloges de 

cette contribution à l'histoire du costume tragique et de l'art chez les Grecs. 

^ Sur les Epitrepontes de Ménandre [O. H.]. Corrections au texte de Lefebvre, 

V. 156 sqq; 208 sqq. ^ Une « suscriptio > énigmatique du cod. Etonensis 150* 

[E. K. Rond] conçue en ces termes : Baxle. ; Dama.; lacn. ; U.shansa sur- 

45 monté d'un E, elle doit être lue comme suit : Jezabel. Adam. Cain. Suzanna. 

^*[f 29fevrW. Eckert, Dialektischer Scherz in den frUheren Gespràchen Pla- 

tons [Apelt]. Éloges ^ P. Viereck, Appiani Historia romana ex rec L.Men- 

DELSsoHNii II Ed. altéra [K. Jacoby]. Appréc. favorable. ![ M. Rabenhorst, 

Der aeltere Plinius als Epitomator des Verrius Flaccus. Eine Quellenanalyse 

50 des siebent n Bûches der Natur geschichte [Detlefsen]. Réserves à faire sur 

les conclusions. ^ Mrs A. Strong, Roman sculpture from Augustus toCons- 

tantine [Altmann]. Contribuera à éveiller l'intérêt pour l'ai t des Romains. 

T[ J.-A. Scott, Studies in the Greek vocative [Wecklein]. Modèle de recherches 



BERLINER PHILOLOGISGHE WOCHENSCHRIFT. 23 

statistiques. ^ 'EOvtxov nav£iTtaTY)u.tov 1902-03; 1905-66 [K. Dieterich]. 
Résumé du riche contenu de cette revue. ^ 1, A. Skias, 'O klr^<ir^ç /apascTYjp 
T. Xeyoasvoi» yXfO'Kïtx&'j Î^YjTY^naTo;. 2, B. Apostolidès, rXwffatxat u-eXérati 
[id]. I. Dirigé contre Krumbacher; 2, contre Hatzidakig. ^ N. G. Politès^j 
n. T. âOvtxoO eTTou; t. vscorépwv 'EXXtjvcdv [id]. Instructif. ^ P. CAUEli, 6 
Palaestra vilae. Dos Altertum als Quelle praktischer Geistesbildung. 2*® Aufl. 
[Schmidt]. Inutile. T[ Pour servir à l'enseignement des langues anciennes 
[P. Meyer]. Suite. Grec. Orateurs et philosophes. Ouvrages nouveaux avec 
une courte appréciation. Se continue dans le n° suivant. T[ Alesia [A. Schulten] 
Résultats des fouilles ^^7 mars. G. Hoffmann, Beitraege zur Kritik uni lo 
Erklà''ung der Ps. Xenophontischen Schrift 'AOr|Va;'wv TroX'.Tsfa [Nitzche]. 
Pénétrant et fait faire un pas à la science T[ Papyrus Grecs publiés sous 
la direction de P Jouguet, avec la collaboration de P. Collart, J. Les- 
QuiF.R. M. XouAL. I. 1 fViererk]. A droit à toute notre reconnaissance. 
^ R. Helm, Apulei... Metamorphoseon libri XI rec. [BlOmner]. Appréc. ^^ 
favorable. ^ G. Rauschen, Die wichtigeren neuen Funde aus den Gebiet 
der aelteren Kirchengeschichte [Preuschen]. Très recommandé. Trad. des 
écrits patristiques trouvés récemment. % J. H. Lipsius, Dos attische Recht 
und Rechtsverjahren II, 1 [Thalheim]. Mérite les mêmes éloges que le vol. 
précédent. Remarques de détail du critique ^ A. Solari, Ricerche Spartane go 
[Lenschau]. Concernent l'ephorat (bon) et la navarchie (moins bon traitée 
que l'ephorat). ^ G. Colasanti, Fregellae, Storia e topografia [Gerland]. 
Important. *[[ Ilpa/.Ttxk t. Iv 'AOT,vatç aoyonol. ÉTatpetaç (1905) [Engel- 
mann]. Résumé du riche contenu ^ G. Michaelis, Meisterwerke der griech 
Literatur in deutscher Uebersetzung u. s. w [Ziehen]. Atteint son but. T[Sur as 
les Epitrepontes de Ménandre [0. H.]. Corrections pour les v. 303 sq. 279. 
^^14 mars. M. G. Lefebvre, Fragments d' un nis. de Ménandre [^\iA\\diVi%\. 
Analvse de ces fragments. ^ F. C. Wick, Vindiciae carminum Pompeia- 
norum [Hosius]. Utile à bien des égards. ^ G. Schôn, Die Diffcrenzen zwi- 
schen der kapitolinischen Magistrats-und Triumphliste [Liebenam], Beau- to 
coup trop détaillé, mais fait soigneusement. ^ G. Boissier, La Conjuration 
de Catilina [F. Cauer]. Excellent. % H. van de Weerp, Etude historique sur 
trois légions romaines du Bas-Danube (F" Macedoniea, XP Claudia, 
P Italica) [Haug]. Éloges:^ M. Cl. Gertz, Ft Graesk Oldtidsmindesmaerke 
[Engelmann]. Description d'un autel votif à Zeus de Labranda. 1| Nouvelles 35 
reconstructions d'armes à jet [R. Schneider]. Descriptions des reconstruc- 
tions proposées par Schramm d'après Philon. ^^ 21 mars. K. Ziegler, 
Die l' eberliejerungs geschichte der vergleichenden Lebensbeschreibungen Plu- 
tarchs [Lindskog]. Approfondie et énergique, réalise un grand progrès. 
^ J. I.EipoLDT, Didymus der Blinde von Alexandria [Preuschen]. Éloges. 40 
^ I. van Wageningen. \. Album Terentianum.. praef. est. : 2, Scaenica 
Romana [Wessner]. I. Eloges; 2. Appréc. favorable avec quelques réserves. 
Il F. GusTAvsoN, Senecas bref I [Raeder]. Programme suédois donnant la 
trad. des 12 premières lettres de Sénèque avec introd. Éloges. ]f Mélanges 
Nicole [Kroll]. Résumé des mémoires. ^ E. Graff, Der Kampf und die 40 
Musik im griech. Altertum [Abert] Éloges. ^ F. Cumont, Le gourver- 
nement de Cappadoce sous les Flaviens [Liebenam]. Grande valeur. ^ Sur la 
Samia de Ménandre [S. Eitrem]. Corrections proposées. ^ Vers d'un graffite 
[Engelmann]. Lectures diverses proposées pour un graffite trouvé récem- 
ment à Pompéi (Not. di Scavi 1906, p. 374 no4).^^ 28 mars. K. Abicht, sq 
Herodotos erkl. III B 5 u. 6 [Broschmam]. Cette 4^ éd. de cette éd. scolaire 
a subi de nombreuses améliorations. ^ J. Gabrielsson, Ueber Favorinus 
und seine navrooscTT-J) 'Içxocta. Id. Ueber die Quellen des Clemens Alezan- 



24 1908. — ALLEMAGNE. 

drinus [Stâhlin]. Bien qu'il faille faire des réserves sur les conclusions, il 
faut reconnaître que G. a fait avancer la question des sources de Cl. et 
que tous ceux qui s'en occuperont devront tenir compte de ces deux ouvra- 
ges dont le premier n'est que l'introduction du second. ^ Kleine Texte fur 
* theol. Vorlesungen und Uebungen. H. Lietzmann, Die Didache. 2*® Aufl. 
R. WiiNSCH, Antike Fluchtafeln ausgewahlt und erkl [E. Nestlé]. Éloges. 
^ A. SiEGMUND,i)ie Texteskritik der Tragédie Octavia [Hosius]. Des réservés. 
^1, F. BuECHELER, PetronU Saturae et liber Priapeorum. Adjectae sunt 
Varronis et Senecae saturae similesque reliquiae; 2,L. Friedlander, Petronii 

^^ cena Trimalchionis [Tolkiehn"]. 1 Éloges; 2, Impression favorable de 
cette éd. accompagnée d'une trad. en allemand. ^A. Chudzinski. Tod und 
Totenkultus bei der alten Griechen [Stengell. Destiné aux élèves dos gymnases, 
leur permettra de s'orienter facilement, mais devra être remanié. T[F. Bohn, 
Die Ficoronische Cista [Pfuhl]. Contribution très méritoire pour la connais- 

^^ sance de la peinture dePolygnote et de son école. ^ Sur le nouveau Ménandre. 
O. H.]. Remarques de critique de texte. ^Sur les Epitrepontes de Ménandre 
[Eitrem]. Corrections. ^% 4 avril. F. Blass. Die Eumeniden des Aischylos 
Erklàrende Ausg. [Wecklein]. Cet opus postumum est remarquable à tous 
égards, aussi bien pour l'interprétation que pour la critique du texte. ^ Curt. 

20 WoYTE. De Isocratis quae feruntur epistulis quaest. sel. [Mûnscher]. Prouve 
d'une manière irréfutable que les lettres 3, 4, 9, 6 ne sont pas authentiques, 
mais n'y arrive pas pour les autres. ^ Eb. Nestlé. Septuagintastudien V 
[Kôhler]. Grands éloges. ^Ed. Sonnenschein, T. Macci Plauti Mostellaria 
[Niemeyer]. Cette 2^ éd. a encore plus de valeur. ^ G. Thiele, Der illus- 

^^ trierte latein. Aesop in der Hds des Adhemar. Cod. Voss. lat. oct. 15 (Fol. 
195-205) fSwarzenski]. Belle publication; quelques réserves. If R. Cagnat 
et M. Besnier. L'année épigraphiqut, etc. [Regling]. Résumé de cette revue 
des publications épigraphiques relatives à l'antiquité romaine. Sera utile 
^ H. Schneider Entwicklungsgeschichte der Menscheit. I, Kultur und, 

^^ Denken der alten Aegypter [Bissing]. Excellent. ^ R. C. Kukule, B. Mar- 
TINAK, H. ScHENKL, Der Kanon der altsprachlichen LektUre am Oesterreich. 
Gymnasium. K. Huemer, Der Geist der altclass. Studien und die Schrift- 
stellerwahl bei der SchullektUre [Ziehen]. Excellents. ^ Le traité romain- 
carthaginois au temps de Pyrrhus (Polybe III, 25, 1-5) [Alf. Klotz]. Expli- 

^^ cation de ce traijé. ^1[11 avril. A. Hauvette, Archiloque... sa vie et ses 
poésies [Crusius]. Très sérieux; beaucoup de bonnes remarques; très au cou- 
rant. T[ H. Richards, Notes on Xenophon and others [Schenkl]. Appréc, en 
somme favorable, malgré des réserves. ^ J. Nicole, Fragment d'un traité 
de chirurgie. Kommentar von Joh. Hilperg [Pajel]. Petit, mais contribu- 

*° tion de valeur à l'histoire de l'ophthalmiatrie chez les anciens Grecs.. 
^ F. Hache, Quaest. archaicae, I, De A. Gellio veteris sermonis imitatore; 

2, De Ennii Euhemero [Hosius]. Sérieux et utile. ^ Val. Rose, Egidii Corbo- 
liensis Viaticus de signis et symptomatibus aegritudinum [C. W.]. Ed. soignée 
de ce traité de Gilles de Corbeil, médecin sous Philippe 2 de France (1180- 

♦' 1223).^ J. Toutain, Le cadastre de V Afrique romaine. Étude sur plusieurs 
inscr. recueillies par Donau dans la Tunisie méridionale [Regling]. Quel- 
ques réserves d'interprétation. ^ Papers of the British School at Rome. Vol. 

3, 4. [Partsch]. Éloges : analyse. T| Julie Schlemm, Wôrterbuch zur Vor- 
geschic.hte. Ein Hilfsmittel beim Studium vorgeschichtlicher Altertiimer 

*o von der palaeolithischen Zeit bis zum Anfang der provinzialtrôm. Kultur 
[Anthes]. Comble heureusement une lacune : quelques desiderata. ^ Polé- 
mique entre Hildebrandt et Stangl à propos de l'éd. des Scholies de Bobbio 
de Cicéron procurée par H. %^ 18 avril. E. W. Hope. The lanugage of 



BERLINER PHILOLOGISCHE V^OCHENSCHRIFT. 25 

parody. A study in the diction of Aristophanes [Holzinger]. Liste de mots 
disposés par ordre alphabétique qui sera utile. ^ Rud. Heivzel. Vindiciae 
Platoniciae [Imtnisch]. Bien fait. ^ M. Wellmann, Pedanii Dioscuridis 
Anazarhei De materia medica libri quinque éd. I. [Oder]. Excellent. ^ E. LoF- 
STEDT, Beitràge zur Kenntnia der spâteren Lativitàt [Schmalz]. Grands éloges. ' 
^W. Helbig. Sur les attributs des Saliens [Liebenaml. Pénétrant, grande 
valeur.^ P. Monceaux. Enquête sur Vépigraphie chrétienne de V Afrique : 

IV, Martyrs et reliques [Reg/ingJ. Analyse favoraLle. ^ Der rôm. Limes in 
Osterreich H. VII [Anthes]. Fait avec soin. ^ A. Philippson. Das Mittel- 
meergebiet. Seine geographische u. kulturelle Eigenart [Gerland]. On ne peut ^" 
que souhaiter le succès de cette 2^ éd.^ J. Ulrich. Proben. der latein. Novel- 
listik des Mittelalters [Ziehen]. Atteint son but, rendra des services aussi 
aux philologues classiques, mais cet ouvrage posthume a été fait un peu 
trop vite. ^ Inscriptions et remarques sur Plutarque parall. min [F. Bii- 
cheler]. 1, Le Quadra mentionné sur une pierre tombale de la via Flaminia ^^ 
(Not. d. scavi 1907, p. 462) doit être Hostius Quadra qui fut assassiné 
par ses esclaves (Sen. Nat. Q. I, 16), mag. scr. =- magister scripturae ou 
scriptuarius. 2. Plut, parall. min 14 lire Aavoùtov au lieu de Aafxoûfftov. 

3. Sur la table à jouer pubhée par Ihm (Bonner St. p. 235, 34), Frôhner a lu : 
« efe ter'^clamas « et explique : trois fois tu cries : triomphe «. Efe = sùat ^ 
d'Aristophane. Pour B, epheter est ëcpsBpoç latinisé. ^T[ 25 avril. E. Hoh- 
MANN, De indole atque auctoritate epimythiorum Babrianorum [Hausrath]. 
Bon. Quelques réserves pour ce qui regarde les questions métriques. T[ G. Sey- 
DEL, Symbolae ad doctrinae Graecorum harmonicae historiam [Abert]. 
Éloges. Tf J. W. Beck. Horazstudien [Rohl]. Dirigé contre Vollmer. Ne "^ 
fait pas faire un pas à l'intelligence d'Horace. ^ F. Steffens, Proben aus 
Handschriften latein. Schriftsteller fHosius]. Très grands éloges. Tf Mary 
Hamilton. Incubation or the Cure of Disease in Pagan Temples and Chris- 
tian Churches [Gruppe]. Rien de nouveau.^ E. Levy, Sponsio, fidepromissin, 
fideiussio, Einige Grundfragen zum rôm. Bûrgschaftsrechte [Kiibler]. Appréc. ^^ 
favorable.T[M. P. Nilsson. Die Kausalsàtze im Griech. bis Aristoteles; l,Die 
Poésie [Broschmann]. Intéressant. 1[ A. Gudemann, Grundriss der Ge- 
schichte der klass. Philologie [Kroll]. Utile, mérite d'être répandu. ^ Inferni = 
inferi, chez Properce [F.Widder]. Lire dans Properce, IV, 4, 14. «Nudus ad 
infernos, stulte, vehere rate «.^f Une nouvelle revue russe traitant de philo- ^^ 
logie cla.ssique [H. Semenow]. Annonce et programme de cette nouvelle 
revue qui paraît sous le titre de Hermès, Bote der antiken Welt.^^ 2 mai. 
P. Me ver. Die Gôtterwelt Homers [Miilder]. Propre à intéresser. Un peu 
trop de rhétorique. ][ W. Capelle, Epiktet, Handbûchlein der Moral. Mit 
Anhang (Ausgew. Fragmente verlorener Diatriben) [Schenkl]. Recommandé. *" 
^ L.Weigl, Joh. Kamateros. EtaaywYYi 'A (jrpovo ij-t'aç I [Kroll]. Ed. soi- 
gnée de la première partie de ce poème didactique du xii^ s. sur l'astrologie, 

V. 1-2001.^ Th. Ladewig-C. Schaper, Vergils Gedichte I, Bukolika und 
Georgika. 8 Aufl. bearb. v. P. Deuticke [Jahn]. Art. qui se continue dans 

le n° 59. Excellent. Tf Th. Steinwender, Die Marschordnung des rôm. ^^ 
Heeres zur Zeit der Manipularstellun g [Frôhlich]. Résumé. Quelques idées 
nouvelles.^ K. Regling, Die griech. Miinzen der Sammlung Warren [Fritze]. 
Nombreuses remarques de détail. ^ The Annual of the British School at 
Athens XII [Engelmann]. Résumé <cf. R. d. R. 31, 180 sqq >.^ H. Schu- 
CHARDT. Die iberische Deklination [Pedersen]. Prouve contre Philipon la 50 
doctrine généralement admise avec raison de la parenté des langues ibé- 
riques avec le basque moderne. ^^9 mai. Eng. Drerup, Isocratis opéra 
omnia rec. scholiis testimoniis, apparatu crit. instr. [Fuhr]. Ed. faite avec 



26 1908. — ALLEMAGNE. 

tout le soin désirable, mais peu pratique pour l'usage journalier. Nombreuses 
remarques de détail. ^ H. F. Hitzio, Altgriech. Staatsvertrdge ûber Rechts- 
hllfe fThalheim]. Éloges. ^ F. Siâhelin, Israël in Aegypten nach neuge- 
fundenen Urkunden [Rothstein]. Excellent pour orienter rapidement. 
» Tf K. Patsch, Zur Geschichte und Topographie von Narona [Haug]. Grands 
éloges. ^H. VON Fritze-H. Gaebler, Nomisma. Untersuchungen auf dem 
Gebiete der antiken Miinzkunde hersg. [R. Weil). Résumé. ^ Les armes de 
SolonfSemenov]. Ce que racontent Plut. Sol. 30, Arist. 'AO. ttùX. 14 provient 
de ce qu'on n'a pas compris 0£(70at zx oTrXa àcp £T£pwv= prendre le parti de 

10 quelqu'un. Elien V. H. VIII, 16 a mal compris de son côté ce qu'on rappor- 
tait. ^Tf 16 mai. F. H. M. Blaydes, Analecta tragica Graeca [Wecklein]. 
Beaucoup de bon, mais des choses inutiles. ^ Th. Beck, Hippokrates, Er- 
kenntnisse. Im griech. Text ausgew., ubersetzt und auf die Moderne Heil- 
kunde bezogen [Ilberg]. Utile et recommandable. ^ A. Zingerle, T. Livi 

1» a. u. c libri, VII, 5, lib. 45. Ed. maj. Id. Zum 45 B des Livius [Fugner]. 
Appréc. favorable de ce vol. qui termine cette éd. critique commencée 
il y a 23 ans. ^ P. Karl, De Placidi glossis [Heraeus]. Approfondi et sage- 
ment pensé. \ W. v. Marées, Karten von Leukas. Beitrâge zur Frage Leukas- 
Ithake [Henni ngs]. Cartes très remarquables; mais ne prouve pas l'hy- 

20 pothèse de Dôrpfeld que Ithaque serait 8*^ Maure. ^ A. Trendelenburg, 
Die Anfangsstrecke der heil. Strasse in Delphi [Bulle]. Programme destiné 
à populariser et à corriger les vues de Pomtow. Des réserves. ^G. Kôrting, 
Latein.- Roman. Wôrterbuch. Etymol. W' rterb. der rornanisch"n Haupisprachen 
[Meyer-Lubke]. Doit être employé avec la plus grande circonspection; 

>6 il ne faut pas juger les sérieuses recherches des romanistes d'après cet 
ouvrage qui en est la caricature. ^ Eudoxus Comicus [E. Capps]. Prouve, 
d'après une correction au C. I. G. II, 9756. col. II, qu'une des vTxac àdrixat 
d'Eudoxus fut remportée en 181 vers la fin de sa carrière et qu'il florissait 
à l'époque d'Apollodore, par conséquent plus tard qu'on ne l'admet. 

30 ^^23 mai. H. FuGGER, Medea. Ein Trauerspiel von Euripides [Wecklein]. 
Trad. recommandée. Tf J. WESXENBERGER.GaZeni qui fertur de qualitatibus 
incorporeis libellus [Ritzenfeld]. Éloges. If D. Steyns, Etude sur les méta- 
phores et les comparaisons dans les Œuvres en prose de Sénèque le philosophe. 
[Blùmner]. Soigné et utile, mais pas très pratique à cause d'une certaine 

s6 indécision et du manque de tables. ]fR. Pôhlmann, Sokratische Studien 
[Lortzing]. Contribution très importante au problème de Socrate, mais 
on ne peut pas souscrire à toutes les opinions de l'auteur. ^ S. May, Die 
Oligarchie der 400 in Athen im Jahre 4ii [Lenschau]. Le crit. combat les 
conclusions de l'auteur. ^ Chr. Volquardsen, Rom im Uebergange von der 

40 Republik zur Monarchie und Cicero als politischer Charakter [Peter]. Appréc. 
favorable. ^ Glotta. ZeitschriftfUr Griech. undlatein. -5'/?/'acAe I,I[Niederrnann]. 
Éloges de cette nouv. revue. Analyse < cf. R. d. R. 31, 50 à 52 >. ^f Sur 
les Nat. Quaest. de Sénèque [W. Capelle]. Montre contre Rossbach combien 
Sénèque est redevable dans cet ouvrage à Carneade, Aenesidème et avant 

46 tout Posidonius, dont il ne fait que reproduire les idées. Pline et Diodore 
(XXXII, 12) s'inspirent aussi de Posidonius. ^ Archéologie [ ], Courtes 
mentions de tombeaux mycéniens trouvés près de Pyrgos. Les corps des 
adultes seuls auraient été incinérés à Rhodes, et pas ceux des enfants, 
d'après Kinch. — Inscr. corinthiennes d'avant 146. — Groupe votif à 

M Delphes du tétrarque Daschos II de Pharsale. — D'après Clapp, l'épithète 
Pindarique d'Athènes Xtuapo; — environné de lumière. ^1[ 30 mai. A. Lud- 
wicH, Homeri carmina I, Ilias II [Hefermehl] Art. qui se continue dans 
le n" suiv. Tout en faisant l'éloge de cette éd., H n'est pas satisfait de l'éta- 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT. 27 

blissement du texte, qu'il trouve trop conservateur. ^ C. Hosius, De imita- 
tione scriptorum Romanorum, imprimis Lucani [Zingerle]. Appréc. favo- 
rable. ^ F. Sylla, Qua ratione poetae veteres romani in hexametro sensus 
interstitium collocaverint [id]. Eloges. ^ E. Lôfstedt, Die neue Dictyshand- 
schrift [Meister]. Appréc. favorable. T[ J. Wurtheim, De Aiacis origine, » 
cultu, patria. Accedunt commentationes très de Amazonibus, de Carneis, de 
Telegonia [Gruppe]. Mérite d'être pris en considération. ^ A. Martin, 
Notes sur V ostracisme dans Athènes [Thalheim] Bien fait; solidement établi, 
mais pas de résultats nouveaux. 1J L. Wenger, Die Stellvertretung im 
Rechtt der Papyri [Manigk]. Excellent. % R. Jebb, Essays und addresses lo 
[Weil]. Éloges. ^ Th. Menden, Ueber die Aufgabe des Gymnasiums ge- 
genûber den sozialen Irrungen der heutigen Zeit f Ziehen]. Des remarques utiles, 
mais ne fait pas faire un pas à la question difficile qu'il traite. ^ Significa- 
tion de TréXTY, [Fr. Reuss]. Soutient contre Nitsche que ttsXtyi désignait à 
l'origine une lance et que ce n'est qu'après la réforme d'Iphicrate qu'il i* 
a pris le sens de bouclier. ^^6 jn. E. H. Renkema. Observationes criticae et 
exegeticae ad C. Valerii Flacci Argonautica [R. Helm]. Bien des objections 
à faire, mais aussi bien des choses à admettre avec R. ^f Th. Birt, Die 
Buchrolle in der Kunst. Archàol. antiquar. Untersuchungen zum antiken 
Buchwesen : 2, W. Schubart, Das Buch bei den Griechen und Rômern. Eine 20 
Studie aus der Berliner Papyrussamlung [Engelmann]. 1, Quelques objec- 
tions : 2, Appréc. favorable. ^ C. Mommert, Topographie des alten Jéru- 
salem IV [Rothstein]. L'auteur peut être fier d'avoir terminé ce grand 
ouvrage, monument d'une inlassable activité et d'un dévouement bien 
rare à la science. ^ A. S. Georgiades, Les ports de la Grèce qui subsistent 25 
encore auiourd'hui [Ziebarth]. Contribution de valeur. ^[ M. Lambertz.Dic 
griech. Sklavennamen [Schmidt]. Excellent. ^ Car. Jebb, Lije and letters of 
Sir R. C. Jebb [Weil]. Analyse. T[ Archéologie. Tombeaux prémycéniens à 
Chalcis, en Eubée. ^^13 jn. J. van Leeuwen, Menandri quattuor jabularum 
Herois, Disceptantium, Circumtonsae, Samiae fragmenta nuper reperta éd. ^o 
— W. Headlam, Restorations of Menander. — L. Bodin et P. Mazon, 
Extraits de Ménandre [Henze] 1, Beaucoup de bon; — 2, Ne tient pas assez 
compte de ses devanciers; — 3, A droit à notre reconnaissance. — Remar- 
ques de texte et corrections proposées par H. Tf H. Jungblut, Die Arbeits- 
'weise Ciceros im ersten Bûche ueber die Pflichten fSchmekel]. Soigné et s& 
détaillé. ^ A. Ruegg, Beitrâge zur Erforschung der Quellenverhàltnisse in 
der Alexandergeschichte des Curtius [Lenschau]. Va quelquefois trop loin, 
et alors ses conclusions n'ont qu'une valeur subjective. Des choses intéres- 
santes. TJ C. Giarratano, Comment. Dracontianae. In. B. Aem. Dracontii 
Orestes [Tolkiehn]. G. ne connaît malheureusement pas l'éd. récente de *o 
Vollmer. Du bon, mais un peu superficiel. If W. Weber, Untersuchungen 
zur Geschichte des Kaisers Hadrianus [Peter]. Grands éloges. T| F. Mouret, 
Sulpice Sévère à Premuliac [Anthes]. Analyse. ^ O. Weber, Die Literatur 
der Babylonier und Assyrer [Meissner]. Quelques petites réserves. Utile 
^ Cadmeae victoriae [Stahelin]. La glose « catmea victorie non bone » 45 
(Corp. Gloss. lat. IV, 215) doit être corrigée avec Goetz en » cadmeae victo- 
riae non bonae. ^1[20 jn. J. Weiss. Die Schriften des N eues Testamnts hrsg. 
10e Lief. [Eb. Nestlé]. Fin de cette importante trad. à laquelle on ne peut 
que souhaiter bonne chance : remarques de détail. ^B. P. Grenfell and 
A. S. HuNT, The Tebtunis Papyri Part. 2 éd. with assistance of E. J. 50 
G00DSPEED [Viereck]. Admirable.^ F. Richter-A. Eberhard, Ciceros 
Rede fur T. Annius Milo erkl., 5*^ Aufl. von H. Nokl. [Ammon]. Indication 
des modifications de cette 5« éd. de classe, encore quelques desiderata. 



28 • 1908. — ALLEMAGNE. 

^ H. Hkssels, a late eighthcentury Latin- Anglo- Saxon glossary presev\e,d 
in the library of the Leiden Univ. (Ms. Voss. Q° Lat. 69) éd.[Heraeus]. 
A eu trop tard connaissance de l'éd. procurée par Glogger. ^ O. Grill- 
berger, Griech. Studien [Swoboda]. Ouvrage posthume publié par P. 

6 Just. WôHRER. Ces recherches sur l'histoire et la littérarure de la Grèce, 
surtout auiv^s. av. J.-C, méritent d'attirer l'attention. T[ D. Th. Schulz, 
Das Kaiserhaus der Antonine und der letzle Historiker Roms. Nebst einer 
Beigabe : Das Geschichtswerk des Anonymus. Quellenanalysen und ge- 
schichtliche Untersuchungen [Peter]. Des réserves.^ M. Niedermann und 

10 E. Hermann, Historische Lautlehre des Lateinischen [Stolz]. De grands 
mérites. TITf 27 jn. T. Zanghieri, Studi zu Bachilide [Schroeder]. Peu impor- 
tant.^ Hiller von Gaertringen, Inschrijten von Picene [Nachmanson]. 
Grands éloges; remarques de détail.^ V. Lindstrôm, Commentarii Plau- 
tini; in fabulas Ingendas et explicandas studia [Niemeyer]. L'auteur est 

la en bonne voie de devenir un sérieux connaisseur en critique Plautinienne 
mais il s'attaque à trop de diiTicultés qu'il ne résout pas.^ Th. Winter, 
De ellipsi verbi esse apud Catullum, Vergilium, Ovidiuin, Slatium, luvenalem 
obvia [Hosius]. Rendra des services. ^ H. KleingUnther, Textkritischc 
und exegetische Beitraege zum astrologischen Lehrgedicht des sogenannten 

20 Manilius [Moeller]. Appréc. favorable. ^ C. E. Ruelle, Biblioth. latina. 
Bibliographie annuelle des études latines, II [Helm]. N'est pas à la hauteur de 
la Bibl. philol. classica. ^Der obergerman.-ràtische Limes des Rômerreiches 
von O. v. Sarwey und H. Fabricius; Lief. 28. Kastell Cannstadt [Wolfî]. 
Annonce. ^1[4 juil. H. Reuther, De £'pinomidePiafonica[Raeder], Prouve 

26 que l'auteur n'est ni Philippos l'Opontien ni un faussaire apocryphe, mais 
Platon lui-même. Fait faire un grand pas à l'étude de ce traité si longtemps 
méconnu. TfE. Getzlaff, Quaest. Babrianae et Ps. Dositheanae[îia\isTaih]. 
Bien pensé. ^B. J. Goodspeed, Index patristicus sive clavis patrumapos- 
tolicorum operum [E. Nestlé]. Éloges. ^ L. Laurand, De M. T. Ciceronis 

30 studiis rhetoricis. Id. Etude sur le style des discours de Cicéron\ Ammon]. 
Éloges avec qqs réserves. % Festschrift zur 4n Versammlung deutscher 
Philologen und Schvlmdnner in Basel im J. 1901 [Nitsche]. Analyse rapide 
de dix travaux contenus dans ce vol. et concernant la philol. class. ^ K. J. 
Freeman. Schools of Hellas. An Essay on the practice and theory of ancient 

36 Greek éducation from 600 to 300 B. C. [Bliimner]. Ouvrage posthume d'un 
débutant; ce n'est pas une compilation, mais une étude originale, très 
bien faite, bien documentée, qui repose sur l'étude personnelle et patiente 
des sources. ^P. Dôrwald, Beitràge zur Kunst des Uebersetzens und zum 
grammatischen Unterricht[ Mùlder]. Appréc. très sévère. 1 Fête des Frères 

40 Arvales [Engelmann]. Cette fête a dû venir d'Eleusis à Rome, par suite de 
la ressemblance entre Déméter et Dea Dia — Le temple rond situé près 
du bois des Arvales était le temple de Dea Dia, tandis que le tetrastylum était 
le Cesareum. ^ Fouilles à Olympie. Construction préhistorique entre 
l'Heraion, le Pelopion, le IVIetroon et l'autel de Zeus. Autres découvertes. 

*^ HUll juil. K. F. Ameis u. C. Hentze, Ilias erkl. [Mulder]. Cette nouv. éd. 
a été revue avec soin, mais il serait à désirer qu'elle fût l'objet d'un rema- 
niement complet. ^ J. Vahlen, Opuscula Academica, Vol. II [Fuhr]. Beau 
livre. T[C. R. Gregory, Das Freer-Logion [E. Nestlé]. Le crit. analyse ces 
4 mss. de la Bible provenant d'Egypte et achetés par Freer. Très important. 

-*° Il F. Nenceni, L'Elegia di Catullo ad Allio [Magnus]. Appréc. favorable. 
^ J. Ferrara. Poematis latini rell. ex vol. H erculanensi evulgatas rec et éd. 
[Ihm]. Très soigné. ^ W. S. Ferguson, The priests of Asklepios, A new 
method of dating Athenian archons [Kirchner]. Analyse. < cf. R. d. R. 32, 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT. 29 

185, 41 >. Qqs réserves. ^ G. de Sanctis, Storia dei Romani. La 
conquista del primato in Itnlia [Peter]. Grands éloges, tient le milieu entre 
la foi aveugle à la tradition et le scepticisme des dilettantes qui rejettent 
tout comme légende. ^ R. Holmes, Ancient Britain and the invasions of 
Julius Caesar [Anthes]. Analyse. 1[ Plautus, Festus [W. M. Lindsay]. Les s 
meilleurs mss. d'Isidore, Orig., X. 231 donnent : « Petro autem et rupes 
(i. e. rupex) a duritia saxorum nominatur ». Les éditeurs de Plante, Captifs, 
devraient citer ce passage à côté de Festus 206 M. 23 (Petrones... runices) 
pour expliquer : « qui petronem nomen indunt verveci sectario ». — Détails 
sur le ms. de Charisius de Naples : p. 201, k. les ms donnent non « qui annis » lo 
comme l'a lu Keil, mais « quia annos ». Le fragment des Bacchides serait 
donc « quia annos viginti » et non « qui annis viginti ». — Déchiffrement 
prochain des lettres des bords brûlés du cod. Farnesianus de Festus. 
^^18 juill. M. Bréal, Pour mieux connaître Homère [Prellwitz]. Ne répond 
pas tout à fait à ce qu'on attendait du titre et de l'introduction. ^ A. Drews, i5 
Plotin und der Untergang der antiken Weltanschauung [Millier]. A droit 
malgré tout à notre reconnaissance; Puisse ce livre réveiller l'intérêt pour 
les études sur Plotin.^ E. Preuschen, Die philologische Arbeitan den aelteren 
Kirchenlehrer und ihre Bedeutung fur die Théologie [E. Nestlé]. Rendra de 
grands services. 1[W. Isleib, De Senecae dialogo undecimo qui est ad Poly- 20 
bium de consolatione [Bickel]. Quelques réserves, mais malgré cela méri- 
toire. ^P. O. ScHJOTT, Studien zur alten Geschichte : 2, Die Athen. Aristo- 
kratie [Lenschau]. Des réservés. 1J R. i on \-n m es, De studio venandi apud 
Graecos et Romanos [Pschor]. Bien écrit: travail "d'un archéologue doublé 
d'un philologue, mais a tort de prétendre que le Kuv/jysrtxbç n'est pas de 25 
Xénophon et ne date pas de 400. If Th. Schmidt, Kahrié-Djami I, Histoire 
du monastère Khora. Architecture de la mosquée. Mosaïques des narthex 
[Gerland]. Puisse le 2^ vol. être aussi important en recherches et en résul- 
tats. ^ KÔTCTsiv [P. Steng'd]. Ce mot, qui se trouve dans une inscr. de My- 
conos relative aux sacrifices (Dittenberger. Syll 615), a le sens de « dépe- "O 
cer ». 1[ Archéologie. [ ]. Trouvé à Kumpothrékra (près Olympie) des restes 
d'anciens bâtiments, sanctuaires, etc. ^ 25 juill. et l^r août. W. Schulz, 
Studien zur antiken Kultur. H. 2 u. 3, Altjonische Mystik 1 [Lortzing]. 
N'arrive pas à donner une idée impartiale et juste de la véritable signifi- 
cation de la philosophie grecque, ^f M. Barone, SulV uso delV aoristo net s» 
TU. TYjç àvTtSôo-swç di Isocrate con una introd. intorno al significato fonda- 
mentale deir aoristo greco [Meltzer]. Grands éloges. ^A. Kiessling,Q. Hora- 
tius Briefe erkl. 3^ Aufl. v. R. Heinze [Rôhl]. Indispensable à tous ceux 
qui s'occupent des Épitres d'H. 1| G. Binz, Die Handschriften der ôffen- 
tlichen Bibliothek der U niversitàts Basel. l.Die deutschen i/c^scAr [Weinberger]. 40 
Méritoire. ^ Xenia Romana. Scritti di filologia class. offerte al secondo 
convegno promosso dalla soc. ital. per la diffusione et l'incoraggiamento 
degh studi class. [Ammon]. Analyse de ce beau livre. T[ F. Stahelin, Ge- 
schichte der Kleinasiatischen Galater [Laqueur]. Très instructif. ^ L. Schmidt, 
Geschichte der deutschen Stàmme bis zum Ausgange der V ôlkerwanderung 4» 
[Wolfî]. Analyse. TJTh. A. Ippéî<, Skutari und die nordalbanische Kiistenehene 
[Gerland]. Éloges: manque un index alphabétique. ^ Sur Aristote 'AÔTiva^wv 
•KoliTsix [Thalheim]. Ch. 8, 2 supprime èvvéoc: 21,1 lire àva[jL£t;ai te ^ouXo- 
(jLsvoç xat oTTojç : 35,4 sV/^ov au 1. de 'écyov; 41,1 lire ètcI riuOoocopou [xàv 
apy_ovTOi; (xaTaXuôÉvTîÇ;, Oox&ûvxcç oï otxauoç tots àvaXaêsïv tt,v TroXtTstav. 50 
41, 2 au 1. de TrpocsTctXajxSàvouc-a lire TrpoaeTrauçàvoOcra. ^ Contendere ^ 
synonyme de pervenire [R. Bitschofskyl. Dans César. B. G. II 12, 1. ^^8 et 
15 août. G. R. T. Rose, Aristotle de sensu and de memoria. Text and transi. 



30 1908. — ALLEMAGNE. 

with introd. and comm. [Zraga]. Éloges : qqs réserves sur la théorie 
de la lumière et des couleurs. ^ I. L. Heiberg, Claudii Ptdlemaei opéra 
quae supersunt omnia. 2, Op. astronomica min. [Tittel]. Excellent, a droit à 
la reconnaissance du monde savant. TJ L. Jalabert, Inscr. grecques et 

t latines de Syrie. Deuxième série [Hiller v. Gaertringen]. 'ÈAogQS.'^ Publication 
of the Princeton University. Archaeol. Expédition to Syria in iSOi 1905; 3, 
Greek and latin inscr. A. Southern Syria : 1, Ammonitis, by E. Littmann. 
B, Northern Syriail, The ' A là and Kasar ibu Wardàn, by W. K. Prentice. 
[Id]. Appréc. très favorable. ^ E. Kroymann, Q. Sept. Florentis Tertulliani 

10 op. 3. Id. Tertulliani adv. Praxean hrsg [Weymann]. Réalisent un grand 
progrès. ^ J. G. Fra.zer, Adonis Attis Osiris. Studies in the History of 
Oriental Religion [Gruppe]. Grandes réserves sur la méthode. •[[ G. Ferrero, 
Grosse und Niedergang Roms; I. u. 2 [Peter]. Trad. ail. de M. Pannwitz de 
cet ouvrage qui mérite d'attirer l'attention. ^ J. M. Redmonds, An introd. 

16 of comparative Philology for classical Students [Prellwitz]. Utile. ^ H. Gelzer, 
Ausgew. kleine Schriften [Dieterich]. Grands éloges. ^ Les fouilles près de 
l'arc de triomphe de Titus. [F. Brunswick]. L'hypothèse du déplacement de 
cet arc de triomphe, qui aurait occupé antérieurement un autre endroit, 
est rendue inadmissible par les fouilles de Boni. ^T[ 22 août; I, V. Inama, 

20 Omero nelV età micenea; 2, A. Czyczkiewicz, Agamemnons Bestrafung 
[Mûlder]. 1, Point de vue inadmissible; 2, Compliqué. ^ A. liUowicH, 
Callimachea [Rannow]. Des réserves. ^ S. Maccari, De Ovidii Metamor- 
phoseon distichis fTolkiehn]. Paradoxal. ^ D. Detlefsen, Die Géographie 
Afrikas bei Plinius und Mêla und ihre Quellen. Die formula provinciarum 

26 eine Hauptquelle des Plinius [Klotz]. La première partie, les recherches sur 
l'Afrique, a une grande valeur; la seconde est manquée. ^ E. Schwartz, 
Christliche und jUdische Ostertafeln [Preuschen]. Grande valeur. ^A. Wie- 
DEMANN, Altaegyptische Sagen und Màrchen [Pieper]. Appréc. favorable. 
^Sur Alcée. [J. Sit/ler]. Restitution du texte d'Alcée donné dans Berl. 

50 Klassikertexte, livr. V, 2.^T[29 août. W. Freytag, Die Entwicklung der 
griech. Erkenntnistheorie bis Aristoteles in ihren Grundzûgcn dargestellt 
[Wellmann]. A de la valeur et intéressera, mais soulèvera bien des objec- 
tions. T[ 1, Fr. Leo, Analecta Plautina de figuris sermonis lll ; 2, E. Kraw- 
CZY N SKI, De hiatu Plautino; 3, S. Hammer, Contumeliae, quae in Ciceronis 

36 invectivis et epistulis occurrunt, quatenus Plautinum redoleant sermonem 
[Wessner]: 1, Étude intéressante sur le « trimembre dictionis genus», dont 
il veut montrer l'origine, la forme et le but; 2, Appréc. favorable; 3, Ré- 
sumé. 1[G. Colin. Rome et la Grèce,de200 à U6 av. J.-C. [Lenschau]. Appréc. 
favorable. ^[1, H. B. Walters, Catalogue of the Terracottas in the Depart- 

40 ment of Greek and Roman Antiquities ; 2, G. M. Chase, The Loeb Collection 
of Arretine Pottery [Schrôder] 1, Sera le bienvenu, mais les figures sont 
trop peu nombreuses; 2, Rendra de grandsservices.^0. Schrader, iSprac/i- 
vergleichung und Urgeschichte. Linguist.-histor. Beitràge zur Erforschung 
des indogerm. Altertums [Krestchmer]. Utile et méritoire, malgré des ré- 

46 serves à faire sur la méthode. ^ G. Ammon, Latein. Grammatikanthologie 
[Niedermann]. Excellent. ][ Inscr. latine d'Afrique [R. Engelmann]. Cette 
inscr. « bide vive e bide possas plurima bide » trouvée à Ouled l'Agha 
(Berl. Ph. W. 1907, p. 478) et comparée avec une autre d'El Haouria paraît 
être la forme primitive du proverbe : « Invide, vive et vide, ut plura possis 

60 videre n.^^Ssept. P. Frisch, De compositione libri Ptutarchei qui inscribitur 
7r£ût "Iffiooç xal 'Oat'piooç [Corssen]. Sérieux et pénétrant, mais ne satisfait 
pas complètement le critique. % E. Klostermann, Eusebius Werke IV. 
E. gegen Marcell, iiber die kirchl. Théologie, die Fragmente Marcells hrsg. 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT. . 31 

[Preuschen]. Grands éloges. ^ E. Rolland, De l'influence de Sénèque le père 
et des rhéteurs sur Sénèque [E. Bickel]. Des réserves. ^ E. M. Rankin, The 
rôle of the [xiYstpùç in the life of the ancientGreeks [Bûschenschutz]. N'offre 
en somme que peu d'intérêt. ^ F. Fischer, -SenaiMS romanus, qui fuerit 
Augusti temporibus [Gardthausen]. Qqs réserves n'empêchent pas ce ^ 
livre, employé avec circonspection, d'être utile pour les recherches proso- 
graphiques à l'époque d'Auguste. ^ H. Bulle, Orchomenos : I, Die aelteren 
Ansiedelungsschichten [Goesler]. Appréc. favorable. ^ P. Regnaud, Dic- 
tionnaire étymologique du latin et du grec dans ses rapports avec le latin 
d'après la méthode évolutionniste [Niedermann]. Appréc. très sévère. ^ Sur lo 
Apulée. [J. H. Schmalz]. Montre combien l'éd. de Helm des Métamor- 
phoses d'Apulée (Leipsig, 1907) est utile pour la fixation de la langue 
contre les assertions et les corrections dés précédents critiques. De même 
Leki, De Syntaxi Apuleiana, rendra, de grands services à cet égard. ^^[12 sept. 
V. Jernstedt, Opuscula [Deubner]. Art. qui se continue dans le n» suiv. is 
Analyse avec éloges de ces opuscules posthumes, dont la plupart sont écrits 
en russe et concernent la littérature grecque. Esprit pénétrant et distingué, 
auprès duquel on apprend beaucoup, même quand il se trompe. C'est un 
vrai savant qui a disparu. ^Cl. Peters, De rationibus inter artem rhetoricani 
quarti et primi saeculi intercedentibus [Nitzche]. Éloges. ^W. Staerk, Die 20 
jUdisch-aramàischen Papyri von Assuan sprachlich und sachlich erkl. [Eb. 
Nestlé]. Fait avec soin. ^ H. Elss, Untersuchungen ûber den Stil und die 
Sprache des Venantius Fortunalus [Weyman]. Analyse. ^ H. C. Tolman, 
The Behistan Inscription of King Darius [Weissbach]. Appréc. favorable 
des restitutions. Tf A. Blanchet, Les enceintes rom. de la Gaw/e [Anthes]. 26 
De grandes réserves. l[Ad. Ipfeekofer, Bildende Kunst in Bayerns Gym- 
nasiens. Erwàgungen-, Erfahrungen und Vorschlage [Ziehen]. Sérieux et 
utile. ^Em. Boisacq, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, étudiée 
dans ses rapports avec les autres langues indo-européennes, V^ livr. [Nie- 
dermann]. Appréc. favorable : quelques remarques de détail. ^ Citations de la »<> 
Grammaire de Charisius. [J. Tolkiehn]. Elles se divisent en deux groupes, 
celles qui se rapportent à la partie de la Grammaire aujourd'hui perdue et 
qui se trouvent dans Rufinus d'Antioche VI, p. 555, 16-21 et 572, 18-23 K 
et celles bien plus nombreuses extraites des livres qui nous sont parvenus. 
T. les étudie les unes et les autres. ^^9 sept. H. Weil, Euripide. Iphigénie 35 
en Tauride [Gleditsch]. Indication des changements apportés à cette 3® éd. 
revue. •[[ Chr. Gramann, Quaest Diodoreae [Kallenberg]. Suggestif, mais 
soulèvera aussi des objections. ]f H. Funaioli, Grammaticae Romanae 
fragmenta coll. rec. I [Tolkiehn]. La peine que s'est donnée F. n'est pas en 
rapport du tout avec les résultats qu'il obtient. ][ F. von der Mûhll, De 40 
L. Appufij tribuno plebis [LenschauJ. Appréc. favorable. ^ A. Harnack, 
Die Mission und Ausbreitung des dvi'juntuins in der ersten drei Jahrh. 
[PreuschenJ. Cette 2^ éd. est une aouv. éd. complètement remaniée, qui 
aura gagné en utihté. ][ F. v. Wolff, Geschichtsbilder aus altchristl. Zeit 
Roms [Engelmann]. Bien informé, mais pourrait être plus net et plus précis. 45 
^C. F. W. MfjLLER, Histor. Syntax der latein. Sprache. Supplément. Syntax 
des Nominativs und Akkusativs [Stangl]. Très grands éloges. Tj Notes 
sur les Epitrepontes de Ménandre [E. Capps]. Restitutions pioposées. 
*[f]f 26 sept. F. Blass, Aeschinis orationes post Frankium cur. [Thalheim]. 
Appréc. favorable de cette 2^ éd. posthume. ][ K. Reik, Der Optativ bei m 
Polybius und Philo von Alexandreia [Kallenberger]. Contribution de va- 
leur à l'histoire de la langue grecque. ^ N. Lundquist, Studia Lucanea 
[Hosius]. Appréc. favorable. ^ C. H. Beeson, Hegemonius, Acta Archelaei 



32 1908. — ' ALLEMAGNE. 

hrsg. [Ficker]. C'est la première édition| complète que'^nous ayons des 
Acta Archelaei, et c'est une excellente éd. ^j The Babylonian Expédition of 
the University of Pennsylvania, éd. by H. V. Hilprecht, VI, 1; VIII, 1; 
XX, 1; IV [Weissbach]. Eloges. ^ L. Hahn, Rom und Romanismus im 
' Griech.-Rôm. Osten. Mit besonderer Beriicksichtigung der Sprache. Bis auf 
die Zeit Hadrians. Eine Studie [Viereck]. Très intéressant. ^ J. Kurth, 
Aus Pompeji, Skizzen und Studien [Engelmann]. Ceux qui connaissent 
Pompéi liront ce livre avec plaisir, et non sans profit. ^ K. E. Georges, 
Deutsch-Lat. und Lat.-Deutsches Schulwôrterh. [Schmidt]. Cette nouv. éd. 

10 est à recommander. ^ Notes sur Ménandre [E. Capps]. Epitrepontes. 
Héros. Corrections et restitutions. ^^ 3 oct. Ad. Lasson, Aristotelis Meta- 
physik ins Deutsche ûbertragen [Nitsche]. Bonne trad. qui se lit facilement. 
^H. F. Allen, The Infinitive in Polybius compared with the Infinitive in 
Biblical Greek [Kallenberg]. Analyse favorable. ]f M. L. de Gubernatis. 

1^ Virgilio e Pollione [Jahn]. Questions bien souvent traitées, sans résultat 
définitif, puisque les éléments manquent pour les résoudre. Sérieusement 
fait. ^ E. RiGGENBACH, Histor. Studien zum Hebràerbrief : I, Die àltesten 
latein. Kommentar zum Hebràerbrief. [Weymann]. Éloges. ^ L. Adam, 
Ueber die Unsicherheit literarischen Eigentums bei Griechen und Rômern 

ta [Miilder]. Fait avec soin et en connaissance du sujet, mais ne fait pas 
faire un grand pas à la solution du problème. Tj A. Merlin, Les revers 
monétaires de l'empereur Nerva ( sept. 96 à il janv. U8) [Weil]. Utile. ^ 
H. Degering, DieOrgel, ihre Erfindung und ihre Geschichte bis zur Karolin- 
gerzeit [Schmidt]. Appréc. favorable; qqs réserves. Tf P. Warhmann, Prole- 

W gomena zu einer Geschichte der griech. Dialekte im Zeitalter des Hellenismus 
[Helbing]. Très intéressant et méritoire. ^ H. Hartleben, Champol- 
lion, sein Leben unh sein We''k [Pieper]. Si seulement H. pouvait donner 
une édition abrégée de ce 'ivre de valeur pour la jeunesse. ^ Sur César. 
B. G. VI, 9, 2 et VII, 53, 4 [Oehler]. Insérer Transrhenani et non pas Ger- 

so mani devant Treveris. Lire contendit au lieu de venit ou pervenit qui ont 
été proposés. ^ Les noms de l'empereur Claude [V. Gardthausen]. Il s'ap- 
pelait d'abord Tiberius Claudius Drusus; mais après que son frère aîné 
eût été adopté par la, gens Julia, il porta les noms de Tiberius Claudius 
Nero Germanicus, comme l'appellent les inscr. du temps de Caligula et 

35 Dio Cassius. 60, 2. II portait le nom de Néro déjà en 7-8 av. J.-C, comme 
le prouve l'inscr. de l'arc de triomphe de Pavie. ^^f 10 oct. J. E. Harry, 
The Prometheus of Aeschylus [Mekler]. Ed. de valeur durable. If J. E. Harry, 
Problems in the Prometheus [Wecklein]. Complément de l'éd., contient des 
remarques trèsi ntéressantes. ^ M. Consbruch, Hephaestionis Enchiridion 

40 cum comm. veteribus. Accedunt variae metricorum graecorum reliquiae 
[Schenkl]. Grands éloges. ^ E. Diehl, Procli Diadochi in Platonis Timaeum 
comm. III [Kroll]. Grands éloges. ^ Catalogus cod. astrologorum graecorum. 
V, 2. Cod. Roman, partem secundam descr. G. Kroll [Boll]. Analyse favo- 
rable. Tf G. Peterson, m. t. Ciceronis orationes. Divinatio inQ. CaeciUum. 

45 In C. Verrem rec. [Nohl]. On est complètement désappointé quand on 
parcourt cette éd. longtemps attendue. ^ P. Friedlander, Herakles. 
Sagengeschichtliche Untcrsuchungen [Gruppe]. Des réserves à faire sur 
cet ouvrage, qui est cependant suggestif <cf. R. d. R. 32, 97, 3-13 >. 
^ C. Buchel, Ueber Sternnamen [Boll]. Pas de valeur. ^ D. Baud-Bovy et 

50 F. Boissonas, En Grèce par monts et par vaux, avec notices archéol. de 
G. Nicole et préface de Th. Homolle [Hiller von Gaertimgen]. Admi- 
rable ouvrage en cours de publication. Tf^ 17 oct. J. Hôpken, Ueber die 
Entstehung der Phaenomena des Eudoxos- Aratos [Boll]. Appréc. défavorable. 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT. 33 

^R. Schneider, Hérons Cheiroballistra; Id., Geschiitze auf handschriftlichen 
Bildern [Schmidt]. Ces recherches sont en bonnes mains et le résultat promet 
d'être satisfaisant. T| Aug. Heisenberg, Nikolaos Mesarites, Die Palastre- 
volution des Johannes Kommenos [Gerland]. Le ' nom de Mesarites ne se 
trouve pas dans Krumbacher, Byzantin. Literaturgeschichte ; il nous a été ;'> 
révélé par H., qui publie une de ses œuvres; très intéressant et important. 
^ H. Knoellinger, m. T. Ciceronis de virtutibus libri fragmenta coll. 
[Gustafsson]. Important. ^ H. Kleinguenther, Quaest. ad astronomicon 
libres qui sub Manili nomine jeruntur pertinentes [BoU]. A droit à notre 
reconnaissance. ^ F. Frey, Fiihrer durch die Ruinen von Augusta Raurica '0 
[Froehlich]. Appréc. favorable. ^ A. Ruesch, Guida illustrata del Museo 
Nazionale di Napoli [Hormann]. Compilation due à plusieurs spécialistes, 
répond à un besoin [ C. Hille, Di£ deutschc. Komôdie unter der Einwirkung 
des Aristophanes [Suss]. A droit à notre reconnaissance. ^ Oublié ou omis 
[H. Mutschmann]. Le cod. 687 des Suppl. grecs de la Bibl. Nat. contient 15 
des restes de la Métaphysique d'Aristote. — Le cod. Ambros. C. 47, une partie 
de Théo Smyrnaeus et un fragment de Diog. Laerte III, 80-109. — Recueils 
pareils aux Ps. Plat. "Opot. ^^f 24 oct. M. Croiset, Aristophane et les partis 
à Athènes [Kôrte]. On ne voit pas trop à quel public s'adresse cet ouvrage 
agréablement écrit, mais qui est bien peu scientifique. ^ L. Castiglioni, 2) 
Studi Alessandrini. I, Arianna e Teseo [Gruppe]. Bien des choses intéres- 
santes.^ A. Elter, Donarem paieras... Horat. carm. IV, 8 [Heinze]. Appréc. 
défavorable de cette interprétation de l'ode d'Horace, IV, 8. Tf Festgabe 
zum hundertiàhrigen Jubilâum des Schottengymnasiums [Weinberger]. 
Rapide analyse. T[ Tell el Mutesellim.... E. Schumacher, Fundbericht Text 25 
und Tafcln [Watzinger]. Méritoires. Tf S. Frankfurter, Mitteilungen des 
Vereins der Freunde des humanistischen Gyinnasiums H. 5-7 [MuUer]. Grands 
éloges. Tf Sur la signification de Tzili-f] [W. Nitsche]. Soutient contre Reuss 
que, dès l'origine TréXT-ri a signifié bouclier et n'a pas eu le sens de lance. 
^^31 oct. Th. D. Seymour, Life in the Homeric Age [Miilder]. Des réserves. 30 
^ F. Stein, De Procli chrestomathia grammatica quaest. sel. [Kaiser]. En 
somme, méritoire.^f M. Ihm, C. Suetoni Tranquilli operarec. l.Devita Caesa- 
rum libri 8 [Peter]. Ed. min. Remplacera avantageusement l'éd. de Roth. 
Tf C. Thulin, Die Gôtter des Martianus Capella und die Bronzeleber von 
Piacenza [Boll]. Appréc. en somme favorable. î[ N. A. Bees, KariÀoyoi; t. vet- 35 ' 
poypàcpwv xwStxcov t. àpyatoX. àraipEcaç 'Aôr,vù)v I. Codd. l-80[Gardthausen]. 
A droit à notre reconnaissance. ï J. S. Tvîiisoîi, Dramatic traditions of the 
dark âges [Gerland]. Approfondi et sérieux, mais soulève des objections 
malgré lesquelles il rendra de grands services. T[ M. Pencker, Rôm. Funde 
in der Sammlung des historischen Vereins zu Gûnsburg [Barthel]. Bon; des iO 
lacunes. ^ Un nouveau fragment d'Eschyle [Siegf. Mekler]. Restitution de 
ce fragment pubUé par Rabe (Rh. Mus. LXIII, 419), qui se trouve dans 
une scolie du Rhesos.^jSur les nouvelles scolies d'Aristophane (Pap. Fior. 
112) [C.]. Restitutions de Wilamowitz. — Constatation que dans les papyrus 
nouvellement découverts, datant d'après Dioclétien, les fragments des 45 
comédies d'Aristophane sont beaucoup plus fréquents que dans les papyrus 
d'époque plus ancienne, où les fragments de la Comédie Nouvelle et Moyenne 
sont plus largement représentés. Avec les progrès du classicisme, Aristophane 
l'emporte sur la comédie nouvelle.T|T[ 7 nov. R. W. Macan, Herodotus. The 
seventh, eighth and ninth Books [Broschmann]. Grands éloges. ^ E. Jacoby, 50 
De Antiphontis sophistae iz. ôaovoia; libro [Thalheim]. Bien pensé. ^ K. Nip- 
PERDEY-G. Andresen, P. Corn. Tacitus : 2, Annalen XI-XVI [Stangl]. 
Éloges. ]f Novae symbolae Joachimicae [WendlandJ. Analyses et éloge des 

R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908, XXXIll. - 3 



34 ; 1908. — ALLEMAGNE. 

travaux contenus dans ce recueil dû aux prof, du Gymnase de Joachims- 
thal. ^W. Helbig, Zur Geschichte des rôm. equitatus; A, Die équités als 
berittene Hopliten [Bauer]_. Instructif. ^ H. Gummerus, Die Fronden der 
Kolonen [Bêcher]. Traité de la transformation des colons en paysans soumis 
6 aux corvées. ^ K. Witte, Singular und Plural. Forschungen ûber Form und 
Geschichte der griech. Poésie [MaaS]. Des réserves, beaucoup de soin; mais 
ne peut pas être mis dans les mains des commençants.^^ 14 nov. A. Harnack, 
Beitrâge zur Einleitung in dasNeue Testament [Preuschen]. Éloges, mais 
bien des objections à faire. ^ G. Némethy, De epodo Horatii cataleptis 
10 Vergilii inserto [Hosius]. Le commentaire a une réelle valeur, mais les 
hypothèses de N. sont loin d'être démontrées. ^J. W. Beck, Ekkehardts 
Waltharius. Ein Kommentar [Ziehen]. Beaucoup de bon; qqs réserves. 
^ H. Omont, Notice sur le ms lat. 8S6 de la Bibl. Nat. [Schmidt]. Contient 
plusieurs fragments qui vont de la fin du xi^ s. à celle du xii^ s. ]f F. H. 
16 Marshall, The second Athenian confederacy [Lenschau]. Grands éloges 
^ J. V. Koschembahr-Lyskowski, Die condictio als Bereicherungsklage 
im klass. rôm. Recht II [Kiibler]. Les principales conclusions de cet ouvrage, 
qui n'est pourtant pas sans valeur, ne peuvent être acceptées. ^ Katharina 
v. Garnier, Die Praeposition als sinnverstàrkendes Pràfix im Rigveda, in 
20 den homerischen Gedichten und in den Lustspielen des Plautus und Terenz 
[Schwyzer]. Appréc. favorable. ^ Le Faenum Graecum [R. Schneider]. 
Cette plante, qui fait partie des légumineuses, était très employée dans 
l'antiquité; en temps de guerre, elle servait d'aliment (Josèphe. B. lud. III, 
7, 29). Tf^ 21 nov. N. Wecklein, Ausgeiv. Tragôdien des Euripides; VI, 
26 Elektra; VII, Orestes-Htlena [Mekler]. Ed. de classe. Appréc. favorable. 
^P. Melcher, De sermone Epictetes, quibus rébus ab Attica régula discedat 
[Schenkl]. Appréc. en somme favorable < cf. pour l'analyse R. d. R. 
31, 38, 47, sq>. ^ K Funk, Untersuchungen iiber die Lucianische Vita 
Demonactis [Schenkl]. Prouve d'une manière irréfutable l'authenticité 
80 de ce traité de Lucien. ^U. Mannucci, Irenaei Lugdunensis episcopi adv. 
haereses libri quinque I [Weymann]. Indication. ^A. Elter, Itinerarstudien 
[Klotz]. On ne peut que souhaiter la continuation de ces recherches. ^ 
J. Kaestner, De imperio Constantini III [Gerland]. Éloges < cf. pour 
l'analyse R. d. R., 32, 42, 2-17 >. ]f G. Nicole, Meidias et le style fleuri 
36 dans la céramique attique [Hauser]. Bonne et utile monographie sur un des 
maîtres de la céramique grecque. 1[W. Meyer, Gesammelte Abhandlungen 
zur Mittellatein. Rhythmik II [Kroll]. Important. ^ Kuifxoç dans la loi d'Eve- 
goros [L. Pschorr]. Montre contre Wilhelm et Foucart que ce mot désigne 
les « chœurs d'hommes » des Dionysies. \ Ultra als Positivverstârkung ver- 
40 kannt in Apuleius Met. IV, 23 [Th. Stangl]. Explique et défend la leçon 
ultra anxii; ultra renforce l'idée. ^]| 28 nov. J. StARK.-Der latente Sprach- 
schatz Homers. Eine Ergdnzung zu den Homer-Wôrterb. und ein Beitrag zur 
griech. Lexikographie [Solmsen]. Ne fait pas faire un pas à la science. 
^ G. Helmreich, Galeni de usu partium libri XVII rec. I. hb. 1-8 [Roch]. 
45 Appréc. favorable. ^ E. Stampini, La metrica di Orazio comparata con la 
greca e illustrata su liriche scelle del poeta; con una appendice di carmi di 
Catullo studiati nei loro diversi metri [Rôhll. Bon manuel pour les étudiants. 
T[ A. Klotz, Quaest. Plinianae gtographicae [Frick]. Recherches approfondies 
et conduites d'après une bonne méthode. ^O. Gilbert, Die metereologischen 
^ Theorien der griech. Altertums{^chxmàï\. Grands éloges. ][ A. Grenier, Habi- 
tations gauloises et villes latines dans la cité des Mediomatrices [Anthes]. Bon. 
^ K. Brugmann u. a. Leskien. Zur Kritik der kiinstlichen Weltsprachen 
[Bruchmann]. Joli petit livre. Tf Schol. ad Rhes. v. 921 sqq[C.]. Établissement 



BERLINER PHILOLOGISCHE WOCHENSCHRIFT 35 

du texte. ^ Juvenal XV, 7 [W. M. Lindsay]. Cité dans un ms de Bâle pro- 
venant de Fulda du 8-9 s. qui contient le De Vitiis attribué à Isidorus 
junior. ^^ 5 déc. A. v. Kleemann, Dos Problem des platon. Symposion 
[Raeder]. Éloges. ^ A. Deissmann, Licht vom Osten. Dos neue Testament und 
die neuentdeckten Texte der hellenistich-rôm. Welt [Eb. Nestlé]. Excellent. ^ 
^G. Pasquali, Prolegomena ad Procli Comme ntarium in Cratylum [Bickel]. 
Résumé. ^ F. Teichmuller. Das nichthorazische im Horaztext : I, In der 
Epoden [Rôhl]. T. aurait mieux fait de ne pas publier ce vol. ^ J. Kral 
Griech. und rôm. Rythmik undMetrik.il, \,Griech.undrôm.Metrik {en tchèque) 
[Zycha]. Éloges. ^ H. Delehaye, Die hagiographisclien Legenden, trad. ail. ^^ 
de E. A. Stûckelberg [Lietzmann]. Éloges. ^ H. Nôthe, Die Drususfeste 
Aliso nach den rôm. Quellen und den Lokalforschungen [Goesler]. Défend la 
thèse de Prein : Aliso = Oberaden. ^ Forrer, Reallexikon der praehisto- 
rischen, klassischen und frûhchristlichen Altertiimer [Sauer]. Du bon, mais 
des lacunes, devra être remanié. ^ Sur le Bellum Africanum [A. Langham- i^ 
mer]. L'auteur est un débutant, mais il n'est pas sans avoir les qualités 
requises pour la tâche qu'il assume. A côté d'expressions vulgaires ou 
familières, il rappelle beaucoup César, soit dans ses périodes, soit dans ses 
expressions. Étude sur son style; il rappelle aussi Salluste, et peut-être 
n'est autre que Salluste lui-même. ^^12 déc. H. Weil, Aeschyli tragoediae. 20 
iterum éd. revisas [Wecklein]. Éloges : quelques réserves. ^ G. Thieme, Die 
Jnschriften von Magnesia am Mâander und das Neue Testament [Raderma- 
cher]. Appréc. en somme favorable. ^ O. Plasberg, M. T. Ciceronis Para- 
doxa Stoicorum, Academicorum reliquiae cum Lucullo, Timaeus, De nat. 
deorum, De divinatione, De fato 1 fStangl]. Éloges. T[ F. Baumgarten, 25 
J. PoLAND, R. Wagner, Die hellenische Kultur [Zielinski]. Éloges de cette 
2*^ éd. tenue au courant et améliorée. ^ K. Joël, Der Ursprung der Natur- 
philosophie aus dem Geiste der Mystik. Mit Anhang. Archaische Mystik 
[Schmekel]. Simple mention. ^ Ed. Galli, Per la Sibaritide. Studio topo- 
grafico e storico [Mayer]. Sera le bienvenu; la partie historique est moins 30 
satisfaisante que celle qui concerne la topographie. ^ Chr. Tsountas, 
At Ttpoï<7TOûi)CQc; àxpoTTÔXetç AtLi.Y,vioi) xai SéffxXo'j [Anthes]. Grands élo- 
ges. ^ H. Plenkers, Untersuchungen zur Ueberliejerungsgeschichte der 
aeltesten latein. Mônchsregeln [Ehwald]. Appréciation très favorable. ^ L'art 
des Abruzes [Engelmann]. Traite du relief de la petite cippe d'Aquila 35 
dans les Abruzzes. ^^ 19 déc. C. Piat, Aristoteles. Trad. ail. de E. Prinz zu 
Oettingen-Spielberg [Schmeckel]. Éloges de cet ouvrage écrit au point 
de vue catholique et dont l'auteur connaît à fond Aristote et expose bien 
l'ensemble de sa doctrine, mais fait abstraction de tous les problèmes 
difficiles. ^ Ad. Kiessling-R. Heinze. Q. Horatius Flaccus Oden undEpoden 40 
erkl. Cette 5^ éd. a été remaniée et encore améliorée. ^B. Powell, Ê'rtcA- 
thonius and the three daughters af Cecrops [Gruppe]. Thèse posthume < pour 
l'analyse, cf. R. d. R., 31, 127, 5-10. > Dépassé par des travaux plus 
récents. Des confusions et des erreurs. ^ J. W. Rothstein, luden und 
Samaritaner [Eb. Nestlé]. Ce livre est une étude critique du livre du pro- 45 
phète Aggée; les conclusions ne s'imposent pas. ^P. Werner, De incendiis 
urbis Romae œtate imperatorum [Ziehen]. Appréc. favorable. ^ Supplemen- 
tary Papers of the American School of Class. Studies II [Ihm]. Contient 
quatre mémoires utiles et intéressants : analyse. ^ Ch. Waldtsein and 
L. Schoobridge, Herculaneum past, présent and future [Engelmann]. 50 
Mérite d'attirer l'attention. ^ Chr. Harder, Ein Vorschlag zur Erweiterun g 
der latein. SchullektUre [Nitzche]. Plan d'une chrestomathie latine, ^^f 26 déc. 
Fr. Preisigke, Griech. Papyrus der K. U niversitàts-und Landbibliothek 



36 1908. ALLEMAGNE. 

zu^Strassburg I, 2 [Viereck]. Précieux pour tous ceux qui^s'occupent de 
l'étude des papyrus. *| W. A. Merrill, T. Lucreti Cari de rerum natura 
libri 6 éd. [Brieger]. Appréc. favorable. ^ R. Viia. A dass.-philol. Encyclo- 
paediàja (hongrois) [Lang]. Eloges. ^ Transactions and Proceedings oj the 
6 Americ. Philol. Assoc. Vol. 37 [Tolkiehm]. Résumé des neuf dissertations 
qui concernent l'antiquité classique < pour l'analyse, cf. R. d. R., 32, 
186-188. > ^" G. GuNDEL, De stellarum appellatione et religione Romana 
[Zingerle]. Très soigné et approfondi. ^ R. de la Grasserie, De La catégorie 
du genre [SchwyzerJ. La seconde partie (théorie) est beaucoup moins satis- 

10 faisante que la première. ^^ Cette revue contient en outre les titres des 
programmes et dissertations académiques parus en 1907 et 1908. (N°» des 
11 et 18 juil., 1 et 15 août) sur les difTérentes branches de la philologie : 
le c. r. des séances de l'Archâol. Gesellsch., de la Preuss. Akademie der 
Wissensch. zu Berhn, de la Kgl. Sâchs. Gesseilsch. zu Leipsic, de la Kgl. 

15 Akademie der Wissensch. zu Munich. X. 

Blâtter fur das Bayer. Gyxnaasial-Schulvtresen , Vol. 24, 1908 
Tanv.-fév. La vie universitaire d'autrefois. Un examen philologique à 
Spire en 1761_ [R. Reissinger]. Etude historique d'un vif intérêt. ^ So- 
phocle, Electre 219 [ F. Ohlenschlagerj. Interprétation, avec conmientaire 

20 développé, de xk ôè rot; ouvaroîç oûx èpiaxà TiXaOsiv. ^ Critique de 
la théorie politique de Polybe [ R. BiiumelJ. Discute, dans le 
livre VI, la théorie des six formes de gouvernement, les préfet ences de 
Polybe, ses inconséquences et ses fluctuations. ^ A. Gudeman, Grundriss 
der klass. Philologie [Stemplingerj.Très utile ; n'est pas une simple traduction 

25 de l'éd. anglaise, mais une refonte complète.^ H. Heubach, Die Odyssée 
als Kuntswerk [Seibel]. Eloge; qqs corrections ou additions signalées en vue 
d'une 2^ éd. ^ Ch. Muff, Euripides' Phônissen [Wecklein]. Bon. ^ Otto 
Stàhlin, Clemens Alexandrinus, Il Stromata I-VI [Preger]. Mêmes qualités 
que celles signalées par Fritz dans le vol. I ; éd, magistrale, aussi précieuse 

30 pour les philologues que pour les théologiens. ]| U. v. Wilamowitz-Moel- 
LENDORFF, K. Krumbacher, J. Wackernagel, Fr. Léo, E. Nohden, 
F. Skutsch, Die griech. u. lat. Literatur und Sprache [Id.]. 2^ éd. qui ren- 
ferme d'excellentes parties. *I| Cam. Jullian, Verkingetorix libers, v. H. Sie- 
GLERSCHMiDT [Stàhhu]. Boune traduction, à part qqs taches; éloge de l'ou- 

36 vrage, réserves de détail. ^ Th. Mommsen, Historische Schriften, I [J. 
Meiber]. Hirschfeld a rassemblé dans ce l^"" recueil 32 mémoires qui n'ont 
pas perdu leur valeur. ^ E. Schwabe, Athen [ Markhauser]. Carte ancienne 
et moderne; fort utile. If H. Luckenbach. Kunst und Geschichte, I [Wun- 
derer]. 5^ éd. de cet excellent recueil d'images concernant l'antiquité. *^^ 

40 Mars-avril. Quelques remarques d'Aristarque « de cultu et victu heroum » 
fPh. Hofmann]. Examen critique de cinq observations d'Aristarque relatives 
à divers passages de l'Iliade et de l'Odyssée. If Un passage controversé de 
Quintilien, Inst. Or. IV, 1, 2 sqq. [G. Ammon]. Discussion des leçons prosit, 
cujus rei, illa, paro umqam.^ L. Hahn, Zum Sprachen-Kampf im rômischen 

46 Reich. Bis auf die Zeit Justinians [Ullrich]. Bon complément dj son ouvrage 
« Rom und Romanismus im griech. -rôm. Osten », qui s'arrêtait à Ha- 
drien. ^ L. Radermacher, m. Fabi Quintiliani instUutionis oratoriae 
libri XII, I (1-lV) [Ammon]. Eloge de cette nouvelle éd. critique, où R. 
a utilisé les travaux de Becker, et dont le texte s'appuie surtout sur le 

50 Parisinus 7723; elle vient à point pour remplacer les éd. de Halm et de 
Meister. j[Fr. Buecheler-Aicx. Riese, Anthulogia Latma, I, 2 [Weyman]. 
R. nous donne ici la 2^ éd. du fasc. 2 (reliquorum hbrorum carmina) : obser- 
vations détaillées sur plusieurs numéros de ce précieux recueil. Tf Max Rôder, 



BLA.TTER FfJR BAS BAYER GYMNASIAL-SCHULWESEN. 37 

Die Akropolis von Athen und das Forum Romanum [Ipfelkofer]. Deux pho- 
totypies très bien faites. 1[^ Mai-juin. Sophocle, Electre V, 566-569 [F. Oh- 
lenschlager]. Interprétation développée, if Sophocle, Electre V. 1508-1510 
[Id.]. Commentaire détaillé du v. 1509 oi 'IXeuOsoi'aç aôXtç l^riX^e; (Cf. Plat. 
Protag. 323 a : 8tà cp-.Xfaç otàotxatO(7uvY|i; levât, et d'autres ex. d'Euripide, Thu- g 
cydide, Xénophon,etc.).1f A. Patin, Der lucidus ordo des Horatius\Weck\Q\n]. 
Intéressant; mais la loi de symétrie prêtée à Horace est souvent contestable. 
^F. Baumgarten, F. Poland, R. Wagner, Die hellenische Kultur[3. Mel- 
ber]. 2^ éd. fortement augmentée, et tout à fait digne de la première; plan 
et remarques. ^ Max Sauerlandt, Griech. B ildwerke [Wurnlerer]. Très lo 
recommandable, texte et planches : qqs réserves. ^^ Juillet -août. Un mot 
en faveur d'Aristarque [A. Roemer]. Polémique contre Hofmann (article 
de mars-avril sur Aristarque). ^ H. Grimm, Homers Ilias [M. Seibel]. 1^ éd. 
sous les auspices do R. Steig, de ce beau livre sur Homère et la poésie homé- 
rique. Tf W. NiTSCHE, Demosthenes und Anaximenes . [G. Ammon]. D'un i5 
vif intérêt. T[ H. Breitenbach, F. Buddenhagen, A. Debrunner,F. v. d. 
MuEHL, Diogenis Laertii Vita Platonis. [Baumann]. Edition critique très esti- 
mable : texte établi d'après le Borbonicus B, le ParisinixsPet le Caesenen- 
sis b qui lui est apparenté; le groupe V F (Vaticanus et Florentinus) est 
aussi utilisé, car on trouve souvent d'accord PbV ou PbF. Examen de 20 
quelques leçons. % Alfred Gercke, L. Annaei Senecse opéra, II, Natural, 
quaest. libri VIII [Stadler]. Ed. très commode et bien au courant; apparat 
sobre et fait avec soin. ^^ Sept.-oct. Sur l'Ajax de Sophocle [Fr. Ohlenschla- 
ger]. Essai sur la conception générale et la moralité du drame de Sopho- 
cle. T[ César, Bell. Gall. I, 48, 4 ["H. Weber]. Commentaire développé sur le 25 
mode de combat signalé dans ce passage; les pedites velocissimi qui accom- 
pagnaient les cavaliers ne diffèrent guère des Ttapa^xTat dePlutarque(Aem. 
Paul. XI), ou des afjL.Tnro'. de Xénophon (Graeca VII, 5); Cf. aussi Liv. 
44, 26; Curtius VII, 7; Tac. Germ. VI. ^ Cicerninus [Probst]. Ce mot, qu'on 
lit dans les Pseudacronis Scholia in Horatium (ad Ep. 1, 15, 3), doit être 30 
une méprise;il faut lirecisterninae aquae.^MaxNiEOERMANN-Ed. Hermann. 
Historische Lautlehre des Lateinischen . [Dutoit]. Très bon opuscule, fort 
utile aux maîtres et aux jeunes philologues. TIR.Oehler, C. J. Csesaris B.G. 
libri XII. Bilderatlas zu C. de B. G. [Stâhlin]. 2^ éd. mise au cburant; utile 
aux maîtres, sinon aux élèves. Des parties faibles et des inexactitudes. Tf P. 35 
Brandt, p. OvidiNasonisFasii, Tristia,Epistulae ex Ponto [Hahn]. Excellente 
éd. classique. ^ M. Schneidewin, Eine antike Instruktion an einen Ver- 
waltungschej [Ammon]. Étude d'un vif intérêt, avec texte (de Mùller) 
et commentaire, sur la longue lettre de Cicéron à son frère Quintus (I, 1). 
j[ E. Krause, Horaz und die griech. Lyriker. [Id.] Tout à fait recomman- 4o 
dable; peut servir de commentaire historique et littéraire aux odes d'Ho- 
race. ^ A. Marx, Senecas Apokolokyntosis [Id.]. Utile; remarques. Tf S. 
Gùnther, Geschichte der Mathematik, I. Von den âltesten Zeiten bis Cartt- 
sius. [Wieleitner]. Intéressant, d'une lecture facile ;T[ P>anz Prix, Athen. 
Franz Perschinka, Das alte Rom. [K. Hoffmann]. Publications de valeur, 45 
pour le texte et poui les planches; complètent utilement les ouvrages anté- 
rieurs; quelques réserves. ^Tf Nov.-déc. Rome, l'Hellénisme et l'Orient [L. 
Hahn]. Pour compléter ses travaux antérieurs, pose quelques (16) problè- 
mes dont il développe la donnée et donne la bibliographie, et dont la solu- 
tion éclaiierait l'histoire du tiiomphe de l'Orient chrétien sur l'hellénisme 50 
et sur Rome (Libanius, Apollonius de Tyane, Helvidius, etc). 1| Développe- 
ment] des" mathématiques grecques jusqu'à Archimède ; ^sa méthode [J. 
Klug]. Metl^en'^pleine lumière, après un rapide exposé du développement 



38 1908. ALLEMAGNE. 

des mathématiques en Grèce, la haute valeur scientifique d'Archimède. 
H César, B. G. VII, 35 [W. Schott]. Captis est fautif; carptis est admissible, 
comme l'a pensé Holmes; mais diremptis vaut mieux. A. G.-D. 

Bonner Jahrbûcher on Jahrb des Vereins von Altertutnsf reunden 
6 im Rheinlande. Heft 117, 1908. Die Rangordnung des rômisches Heeres 
[Alfred v. Domaszewski], p. 1-278. Etude détaillée de l'organisation de 
l'armée romaine sous l'empire depuis les plus bas grades jusqu'aux 
hauts commandements, ainsi que de ses principales transformations 
depuis Auguste jusqu'à Dioclétien. I, Principales, leurs titres, leur 
10 rang dans chaque corps de troupe, cohortes de la capitale, légions, etc., 
leur emploi en dehors de leur corps, leurs décorations (dona) et leur solde. 
II, Centuriones, leurs patries d'origine, leur hiérarchie, leur emploi et leur 
rang dans les divers corps, leurs décorations et leur solde. III, Primipili, 
leur rang, les primipilares, décorations et solde des primipiles, le praefectus 
16 castrorum et le praefectus legionis. IV, Militia eqi.estris, patrie d'origine 
des officiers des milices équestres, leurs décorations et leur solde. V, Pro- 
curât ores, divisés en trois classes d'après le traitement, ducenarii, centarii 
et sexegenarii, leurs titres honorifiques, lien étroit entre les milices équestres 
et les procuratèles : liste de celles-ci pour chacune des trois classes. VI, Offi- 
20 ciers de rang sénatorial : tribunus laticlavius, legatus Augusti legionis, 
legatus Augusti propraetore consulaire, prétorien; décorations de ces 
officiers. VII, Inscription de Traiana Augusta, commentaire de cette inscrip- 
tion qui contient la carrière d'un soldat de la seconde moitié du iii^ siècle 
et qui fournit des renseignements tout nouveaux sur les protectores et sur 
26 l'armée de cette époque. VIII, Résumé de l'histoire de l'armée romaine sous 
l'Empire, suivi d'un appendice de 69 p. contenant le texte des prin- 
cipales inscriptions citées. Tables. ^ Die Standarte der ala Longiana [H. 
Lehner], p. 179-286. L'enseigne représentée sur la pierre de Bonn est un 
vexillum et non un signum ; c'est le vexillum de l'ala tout entière où ap- 
80 paraît le taureau gaulois à trois cornes, car cette ala est une troupe gau- 
loise (1 pl.).Tf Bulletin des travaux entrepris par les Musées provinciaux 
(Avr. 1906-avr. 1907) : 1. Bonn. Fouilles à Remagen; fondations rom. à 
Bonn, peut-être le castel de Drusus : fouilles à Votera près Xanten; trouvé 
un second puis un troisième camp plus moderne : fortications rom. près 
35 Dusseldorf. Acquisitions : objets de provenance romaine : monnaies ; 
2. Trêves : fouilles, objets de provenance rom., sépultures, villas, etc. 
Buletins des travaux des Altert. u. Geschichtsvereine de la Province du 
Rhin. Trouvailles diverses. ^ C. r. des rapports lus aux séances du 
Verein von Altertumsfreunden 1906-1908, sur Tongre à l'époque rom. 
40 [Willers]. Sur le développement des fortifications rom. dans le Rheinland 
[Lehner]. Sur les trouvailles de poteries à Haltern [S. Loeschke]. 1 pi. Sur 
Pergame et la conservation de ses monuments [A. Conze]. Sur des quinarii 
rom. de l'époque impériale et sur les nouvelles acquisitions de sa collection 
de monnaies [v. Vleuten]. Sur les monuments funéraires de Neumagen 
45 [Kriiger]. Mispoulet et A. K. 

Byzantinische Zeitschrift. T. XVII. 1908, fasl. 1-2, 1« Section : 
Articles originaux. [W. Weyh], L'acrostiche dans la versification des canons 
byzantins. — I. Étude sur l'origine du Canon, sur les plus anciens auteurs 
de canons : André de Crète, Jean Damascène, etc., ainsi que sur la diffusion 
60 du genre. — II. Histoire de l'acrostiche, de son introduction dans le canon 
et de ses formes diverses : acrostiche alphabétique, acrostiche prosaïque, 
acrostiche métrique (hexamétrique, iambique, dodécasyllabique, avec ou 
sans épilogue, acrostiche double, acrostiche simple avec nom d'auteur. — 



BYZANTINISCHE ZEITSCHRIFT. 39 

III. Le contenu de l'acrostiche : nom du saint ou de la fête, indication de 
l'air, nom d'auteur, numéro d'ordre de la pièce. — IV. Les irrégularités de 
l'acrostiche : antistoichie, redoublement de lettres, chute de strophes. — 
V. Histoire des Theotokia. TJ [Th. Nissen]. Le texte (du ms.) de Jérusalem 
pour la Vie d'Abercius. — La rédaction récemment éditée par E. Batareikh, 5 
d'après le seul ms. de Jérusalem se trouve également dans le ms. Paris, 1540, 
et Mosq. 379. Batareikh a commis plus de 200 fautes de lecture qui rendent 
le texte méconnaissable; d'ailleurs le ms. de Paris est le ms. principal. 1[[R. 
Vari]. (Contribution à l'étude) de l'Anthologie historique de Constantin 
Porphyrogenète. (Cf. Byz. Zeitsch. A. xv pp. 88-120). Le irepi STjfjLTjYoptoiv lO 
(discours officiels prononcés par des hommes d'État, et non 87i[X7iYop'.xi 
TrpoTpeTiTixat) est conservé en partie dans le ms. Ambros. B. 119. sup = 
139. Les extraits proviennent de Dion Cassius, Hérodien, Josèphe, Ménan- 
dre, Nicolas Damascène, Polybe, Théophylacte Simocatte, Xénophon 
et un anonyme. Ils se terminent dans le ms. par un discours de Constantin i& 
aux généraux de l'armée d'Orient, dont R. V. publie le texte avec un index 
graecitatis. ^ [N. A. BÉr,;.]. 'Iwa?]© o xaXoôsT/j; xaî àvaypaipT) 'épyojv 
aÙToQ, Ce Kalothète, dont la famille était originaire de Chios, est le même 
que Joseph Philagre. Il vécut au xiv« s., comme le prouvent les noms do 
ses correspondants et des personnages qu'il évoqne. Un ms. du xviii^ s. 20 
(N" 28 du couvent des Calabrytes à Leucasion) contient 17 ouvrages diffé 
rents de cet auteur. — [N. A. Bét,?.]. Mvetat toO "Aorpouç xacxi toÙ; 
[jL£(TOuç auova; xal xx Trap 'auro xâdxpa. Tb Toitwvuijuxôv 'Aptà. La 
version aragonaise de la chronique Morée mentionne la fondation par 
Villehardouin, en l'an 1256 de 'AsTpoç = Estella (éd. Morel.Fatio p. 48). 25 
Un chrysobulle d'Andronicus II Paléologue de l'an 1320 cite Astros. (éd. 
G. Millet. Bull, de Corr. Hellénique t. XXIII. ), de même la souscription 
du ms. Ambros. 801 (a. 1374). — L'identification d'Astros avec Astritzi 
conjecturée par Hopf et Lambros est fausse; Astritzi = Kastraki à 40 mi- 
nutes d'Astros; de même Estella n'est pas l'Astros du littoral mais l'Astros 30 
de la montagne où se trouve le xxaxpov ttjç 'Ûpta;; l'Astros du littoral exis- 
tait encore en 1467, mais est abandonné avant le xvii^ s. et passe sous la 
domination grecque. Astros est mentionné dans un pprtolan de 1421 (Sa- 
thas. Doc. inédits relatifs à l'histoire de la Grèce, t. II.) ainsi que dans les 
portolansduxvi^s., où Astros est désigné comme une île. Laforme "A<ttooç-ou 35 
est devenue "Aarpo; - ouç. - — Le nom de la localité "Apta, àpix, àpté; 
très fréquent en Grèce, provient de àpta opûç = Quercus ilex. ^ [M. Vasmer] 
(Notes) étymologiques et grammaticales : 1, la coexistence de ovo; = âne 
avec ovoç — fardeau et avec ovoç — poisson provoque des extensions d'em- 
ploi analogues. Le n-gr. yuaàpi = fardeau, âne, passe en serbe et en bul- 40 
gare; n-gr. caixàpi = fardeau, âne; de même le si. tovâr a les deux sens; du 
fait qu'en grec oyoç avait le sens de poisson, le serbe sàmâr et le serbe tôvar 
ont le triple sens de âne — fardeau — poisson. 2, Kuptxôç, à l'époque hellé- 
nistique cette forme supplante xuptaxôç; du grec moyen xyptxô = maison du 
Seigneur (n-gr.xspexô) vient l'allemand : Kirche = néerlandais : kerk = «a 
anglais : church. — 3, pà8a=ruisseau provient du latin vadum. 4, le grec 
médiéval xaêâxa ne vient pas de l'ancien grec xxûyi^ ou xiêa;, mais de l'hel- 
lénistique xaêàxtov, où la terminaison àxtov a été faussement assimilée à 
un suffixe. 5, cpavxayfjLa, forme qu'il faut supposer eri lat. vulgaire pour 
expliquer les dérivés romans, fantôme, etc, est attesté en grec, où d'après 60 
l'aor. lcp3cvTa;a de cpavràÇw.on a créé cpàvray^-a, sur le type IxT^pu^a. xr^puy^x. 
— 6, TrXaSévt àTrXaoévt vient directement du roman (dialecte du Frioul : 
platine), tandis que la forme TtXaSâvt vient du roman par l'intermédiaire 



40 1908 — ALLEMAGNE. 

du slave; cf. serbo-croate pladanj. ^ [Th. Schmit]. Les peintures du cou- 
vent bulgare Poganovo. L'art bulgare n'est pas une province de l'art by- 
zantin; il y a simple influence et non dérivation. Description, avec plan, 
de cette église dont les peintures sont de l'an 1500; quelques représen- 

5 tations sont apparentées à la tradition iconographique de Byzance. 
Tlfn. N. riaTrayscopYio'j], Bo^avxtaxôç vabç tt]; MTiôptaç y.xi ETrtypacpat aùroO. 
Église de l'Ascension du Sauveur à Mporia près Koritsa. Une inscription 
votive de l'évêque Nymphon (sic) et une autre datée (an. 1390) relative 
à la restauration de l'église par le même. ^ [N 'I. rtawÔTrouXoç], 

10 MoXuêBôêouXXa Trpospyôjxeva êx xoO NoTtou METauovixoîi 'A)i|xup&0 
(actuel Tseggeli) (planche). 6 bulles dont 4 appartenant au musée de la 
Société "06puoç, 2 à l'auteur. 'AX[xupô; s'est appelé aussi àXixupi (bulle 
du x« s.); bulle de Nicolaos (BX^TT-rj?) évêque ttîç Aïiij.7)Tptâooi; (1230- 
1240); bulle de Michel Croatiaedux; bulle de Manuel patrice, stratège (capi- 

1^ taine d'Halmyron); dcppay.ç Mtyar^X 70O yévouç TravayuoTou. ^ [L. 
Weigl.] Le ms. Vindob. philol. gr. 108. Additions et rectifications au tome 
VI du Catalogus codd. Astrologorum graecorum.^ [P. N. Papageorgiu]. Les 
chrysobulles du Couvent du Prodrome près Serrés. Corrections à l'édition du 
Proskynetarion de ce couvent, par l'hegoumène Christophora, Leipzig (?) 

20 1904. T[ [P. N. P(apageorgiu)], Constantin Manassès,Viz. Vremenn., t. XII 
(1905.) p. 17. V. 211, lire : xaî<xa>Tà toù Tpa/-/,Xotj. %^ 2^ Section : U. v. 

WlLAMOWITZ-MoELLENDORF, K. KRUMBACHER, J. WaCKERNAGEL, Fr. LeO, 

E. NoRDEN. F. Skutsch, Die griech. und latein. Literatur und Sprache. 
[von Dobschiitz] Wilamowitz renouvelle l'étude de la littérature d'époque 

26 hellénistique. Krumbacher présente une synthèse impressionnante et re- 
dresse quelques erreurs courantes de classification historique. Léo étudie 
délibérément la littérature latine comme une littérature de traduction. 
E. Norden (latin jusqu'à Charlemagne), Wackernagel (langue grecque), 
Skutsch (style latin) complètent heureusement. ^ Procopii Caesariensis 

80 opéra, recognovit J. Haury, t. III, fasc. 1 (Historia arcana). [E. L. de Ste- 
fani]. Dans la classification des mss. mieux vaudrait admettre que le ms 
Ambros. A, 182, sup. et le ms. Laurent. 69.8 dérivent d'un même arché- 
type. Le texte constitue un progrès réel. Nombreuses conjectures de Stefani. 
^ Ant. Bellomo, Agaptto diacono e la sua scheda regia. [K. Praechter]. 

86 Classification insuffisante des mss. ; il est vain de vouloir retrouver un plan 
logique dans la série des chapitres; étude insuffisante du vocabulaire et 
éloge exagéré du style; identification précaire de l'auteur. Le livre, quoi- 
que intéressant, manque de tact. ^ Armin Pavic, L'Empereur Constantin 
porphyrogenète (De administrando imperio capp. 29-36), (croate). [C. Jirec'ek] 

40 Méthode extravagante, qui interpole et modernise les textes.^ Mt/arjXToû 
rXuxa, £tç àiropiaç xàç tyiç ôst'aç ypacpTji; xecpàXata, éd. S. EùcTpaTiâoy,?. 
[E. Kurtz.] L'édition n'est pas fondée sur tous les mss, mais elle est cor- 
recte. L'hypothèse d'une double pubhcation par Glycas lui-même est inad- 
missible; par contre, il fallait admettre une classification systématique — 

45 peut-être chronologique — des lettres. L'éditeur a prouvé, sans toutefois 
fournir les meilleures raisons, l'identité Michel Glycas = Michel Sikidites. 
Il eût fallu introduire dans le texte beaucoup de corrections nouvelles ou an- 
ciennes. ^iV. Mesarites, Die Palastrevolutiondes Jahannes Comnenosed. A. Hei- 
senberg [Kurtz.]. Texte important dont la tradition est lamentable. Beau- 

50 coup de fautes ont été admises dans le texte; beaucoup de corrections sont 
contestables; mais le commentaire est excellent. ^ P. Martroye, Genséric, 
[H. Leclercq]. Élogieux. ^ Léo Fink, Dos Verhàltnis der Aniobriicken zur 
mulvischen Briicke in Prokops^ Gotenkrieg. [J. Haury]. Le résultat, pour cer- 



BYZANTINISCHE ZEITSCHRlFT. 41 

tain qu'il soit, n'est pas neuf. Quelques erreurs de détail. ^ K. Roth, Gc' 
schichte der christlichen Balkanstaaten [C. Jirececk]. Nombreuses erreurs 
et lacunes, ^j Ganco (^enov, La patrie primitive et la langue primitive des 
Bulgares (bulgare) [C. J.]. Vues étroites et étymologies fantaisistes. ^ N. Ra- 
DOJCiG, Les deux derniers Comnène sur le trône de C. P. (serbo-croate) [C. ^■ 
Jifececk]. Bon travail, soigné et au courant. Tf G. Schlumberger, Campa- 
gnes du roi Amaury I de Jérusalem en Egypte au XII^ s. [E. Gerland]. Peu 
de faits nouveaux. Exposé brillant. Tendance à l'apologie d'Amaury et 
discussion insuffisante des griefs qu'on lui oppose. Propre à vulgariser 
les études byzantines. ^ J. Troickli, Essai sur les sources de Vhistoire pri- ^^ 
mitive du Monarchisme égyptien (russe) [N. Bonwetsch]. Ne renouvelle pas 
la question mais l'expose de façon vivante, complète et méthodique. ^ J. 
Braun, s. j., Die liturgische Gewandung im Okzident und Orient [L. Eisen- 
hofer] (analyse détaillée). Apport considérable. Un beau monument d'éru- 
dition allemande. ^ ToO ôat'&u ©eooojpoi» xoG StouSitou (xeyâXir) i^ 
xarr^y/îffiç t. II éd. A. naTraodTrouX&ç-Kspaasûç. [fl. N II aTrayawpYt'ou]. Repé- 
rage insuffisant des citations bibliques. Ponctuation et orthographe défec- 
tueuses. Beaucoup de passages devraient être émendés. (Corrections). Étude 
du vocabulaire trop sommaire; lexique des termes rares. ou nouveaux trop 
parcimonieux. ^ L. Hahn, Rom und Romanismus im griech.-rôm. Osten. 20 
[W. Schmid.] La classification chronologique n'est pas favorable à l'exposé. 
Il eût fallu faire leur part à la langue et à la culture hellénistiques, qui ne sont 
pas à proprement parler romaines. Étude intéressante qui devrait être 
poursuivie. ]f E. Mayser, Grammatik der griech. Papyri aus der Ptolemàer- 
zeit [K. Dieterich]. Répertoire complet et étude approfondie. La classifica- 25 
tion de Meisterhans adoptée par l'auteur ne s'appliquait pas exactement à 
l'étude de la langue ptolémaïque. Il fallait distinguer plus parfaitement, la 
langue parlée et la langue écrite, la langue grecque et le copte en formation, 
les phénomènes linguistiques et les phénomènes graphiques. Œuvre toute- 
fois excellente. ^ K. M. 'PaXXr, ç llspl T(ov txu(7TT,pt'(ov TT,; ULETavota; y.X'. 
Toù sùy^slaiou \B.. M. Gietl]. Fait connaître aux orthodoxes le point de 
vue occidental. ^ K. M. 'PaXXr|Ç. no'.v.xov Bt'xatov tTjÇ àp6o8ô;&ii 
àvaToXtxTÎç IxxXridi'aç [K. Bôckenhoff]. Travail rapide. Suit trop ser- 
vilement Hinséhius et évalue mal l'importance des matériaux nouveaux. 
Toutefois utile. T| Aboba Pliska Matériaux paur V étude des antiquités bul- 35 
gares (russe). Publication de l'Institut archéologique russe à CP. t. X. [E. Ger- 
land]. Très important au point de vue historique. — 1[^ 3® Section. Notices 
bibliographiques et Communications diverses. A. Rzach, Analekta zur 
Kritik und Exégèse der SibyllinischenOrakel [P. M(aa)s]. Important à cause 
d'un grand nombre de restitutions encore inédites do A. von Gutschmid et 40 
à cause du grand nombre des conjectures nouvelles de l'éditeur. Quelques- 
unes toutefois sont contraires à la métrique spéciale du texte. T[ J. B. Bury, 
The Cérémonial book of Constantine Porphyrogennetos [P. M(ar)c]. Précis 
et méthodique, mais un nouvel examen du ms. unique s'impose. ^ J. Darkô, 
Contributions à l'étude des caractères originaux de Laonicus Chalcondyle 45 
comme historien, (hongrois) [R. V(ari)]. Étude approfondie et précieuse 
à certains égards; tendance à surfaire Chalcondyle. T[ F. Settegast, Antike 
Elcmente im altfranzôsischen Merowingerzyklus [A. H(eisenberg)]. Aven- 
tureux et peu probant. ^ Fr. Pradel, Griech. und Sûditalien. Gebete 
[P. Ms.]. Le ms. original (Marc. gr. app. IL 163) a un contenu très varié; 50 
de ce contenu l'auteur ne connaît que les extraits recueillis par G. Kroll. 
Le commentaire dû à la collaboration de nombreux savants est'"précieux, 
mais il y a des Jacunes regrettables dans la bibliographie et dans l'étude 



30 



42 - 1908. — ALLEMAGNE. 

des sources. ^ Th. Birt, Die Buchrolle in der Kunst [K. K(rumbach)]. 
Captivant et plein de données instructives. ^ W. Schubart. Das Buch bei 
den Griechen und Rômern K. K.]. Contient beaucoup de choses personnelles 
et neuves. Exposé direct et vivant. T[ L. Traube, Nomina Sacra [K. K.]. 

6 L'hypothèse de l'origine juive est vraisemblable; précieux relevé des abré- 
viations des plus anciens mss. ^ K. Brandi, Der byzantinische Kaiserbrief 
aus S'-Denis and die Schrift der jriihmittelaltbrlichen Kanzleien. [P. Me] 
Excellente étude de diplomatique byzantine; montre bien l'influence by- 
zantine sur la diplomatique occidentale. ^ J. Wackernagel, Hellenistica 

10 [K. K.]. Conclusions justes, mais il faudrait tenir compte de la reviviscence 
du double tt dans certains mots savants. ^ Paula Wahrmann-Lambertz, 
Prolegomena zu einer Geschichte der griech. Dialekte im Zcitalter des Helle- 
nismus [K. K.] Instructif, parfois nouveau; terminologie hésitante. ^ 
K. Reik, Der Optativ bei Polybius and Philo [P. Me.]. Contraste remarquable. 

16 1|G. N. Chatzidakio, 'Eiteïyov eOvtxôv xaO^xov [K. K.]. Projet pré- 
maturé; mieux vaudrait un bon dictionnaire de la langue actuelle.^ H. 
ScHÔNE, Repertorium griech. W ôrterverzeichnisse [K. K.]. La 2«^ édition devra 
présenter la bibliographie sous une forme raisonnée et la compléter au 
moyen des lexiques des auteurs médiévaux et modernes, ^j A. Hepites, 

^ Ae^txbv éXXTjVOY<xXXixôv tîjç XaXou[X£vTj; IXXt,v'.xt,ç yAitiaar^i; [K. K.]. 
S'annonce bien. ^. J. Kral, Ein einheitliches prosodisches Prinzip des Non- 
nos [P. Ms.]. Qques résultats nouveaux; réserves. ^ W. Meyer, Die ryth- 
mischen Jamben des Auspicius [P. Ms.]. Important. Le rythme étudié n'est 
pas autre chose qu'un rythme alternatif dont les exemples grecs, qui abon- 

26 dent, ont été négligés par l'auteur. L'influence orientale est surfaite; p. ex. 
en ce qui touche la substitution de l'accent à la quantité, elle est plutôt le 
produit d'une évolution » interne «delà langue. TJS. Haidacher. Z)es hl. Jo- 
hannes Chrysostomos Biichlein iiber Hoffart und Kindererziehung [C. W.]. 
Intéressant au point de vue pédagogique. If Chrysostome Baur. Jean 

30 Chrysostome et ses œuvres dans l'histoire littéraire [C. W.] Étude biblio- 
graphique très méritoire ; qqs lacunes. Tf S. Ephraemi, Hymni de 
Virginitate. éd. Ignatius Ephraem II Rahmani [P. Ms.]. Très supérieur à 
l'édition des mêmes poèmes par Lamy; mais c'est l'édition complète des 
œuvres d'Ephrem, qu'il faudrait organiser. ^ Alb. Ehrhard, Die Griech. 

35 Martyren [K. K.]. Bibliographie importante et programme des publica- 
tions de l'Acad. de Berlin. IJA. J. Papadopoulos Kerameus et V. V. Laty- 
SEV. Vies des SS. Palestiniens et Syriens [K. K.]. Importance historique.^ 
H. Delehaye, Saints de Chypre [C. W.] (résumé) [K. K.] (corrections au 
texte). ^ D. C. Hesseling. Essai sur la civilisation byzantine [P. Ms.]. Ex- 

*o cellent; l'histoire littéraire est trop privilégiée. T[ K. S. Pitzipios. 'EXXt,- 
vtxô; aùxoxpaToptxoç axôXbç [K. K.], La source principale est un faux; le 
travail de l'auteur est négligeable. ^ Rich. Salomon, Zu Ignatij von Smo- 
lensk. [K. K.]. Important pour le cérémonial du couronnement byzantin. 
^ D. Serruys, De quelques ères usitées chez les chroniqueurs byzantins. 

45 [A. H.]. Très approfondi. T| J. Wilpert, Beitràge zur christlichen Archaeo- 
logie. [J. S(trzygowski) W. de Gruneisen, et lettre de O. M. Dalton]. Argu- 
mentation désespérée en faveur d'une thèse indéfendable; les reproductions 
sont truquées; par contre, l'authenticité de la Coupe de Constantin est cer- 
taine. *ff [Gertrude L. Bell]. Lettre à J. S. sur sa mission (à la suite de W. 

eo Ramsay) dans la vallée du Méandre et aux ruines byzantines de Kara-Dagh, 
Dagh-Euren, Uleuren, etc. Tf W. de Gruneisen, i>nzwoZi e tessuti egiziani. 
[J. S.]. Confirme la théorie exposée par J. S. (Catalogue du Musée du Caire, 
p. 193.). Tj J. FtiHRER ET V. ScHULTZE, Die altchristUchen Grabstàtten Sici- 



BYZANTINISCHE ZEITSCHRIFT. 43 

liens. [J. S.]. Important et précis; prouve que la Sicile et Malte sont la terre 
classique pour l'architecture des tombes primitives. ^ N. Mark, Ausgra- 
bungen und Arbeiten in Ani im Sommer 4906. [J. S.]. Contradictions graves 
dans le système de restitution; reproductions insuffisantes; il fallait com- 
parer avec d'autres monuments caucasiens. ^ S. Guger, Die christlichen ^ 
Denkmàler des ersten Jahrtausends in der Schweiz [J. S.]. Tendance louable, 
beaucoup de matériaux inutilisés-. ^ K. Holl, Der Anteil der Styliten am 
Aufkommen der Bilderverehrung. [J. S.]. Le rapprochement des stylites avec 
les ^aÀÀoêâxa'. pose la question des origines orientales.^ Von der Gabe- 
LENTZ, Die kirchliche Kunst im italianischen Mittelalter [J. S.]. Le livre est lo 
un anachronisme; ignorance des travaux essentiels. ^ Otto Schônewolf. 
Die symbolische Darstellung der Auferstehung in der friihchristlichen Kunst. 
[J. S.]. Richesse énorme de matériaux et exécution remarquable. T| G. T. Ri- 
voiRA, Le origini délia architectura lombarda [T. S.]. Thèse insoutenable 
défendue avec ardeur et brio; sympathique. ^ Th. Wiegand, Hannibals ib 
Grab [J. S.]. ,11 ne s'agit probablement pas d'une église à coupoles en croix. 
^ Ph. Lauer, Le trésor du « Sancta-Sanctorum » [J. S.]. Très supérieur à l'é- 
tude de Grisar. ^ G. Humann, Die Beziehungem der H andschrijtornamentik 
zur romanischen Baukunst [J. S.]. Les miniatures ont eu une influence réelle, 
mais elles ne sont pas la forme primitive de l'infiltration orientale. ^ O. 20 
WuLFF, Die'iumgekehrte Perspektive und die Niedersicht [J. S.]. Œuvre d'un 
« byzantiniste » convaincu; il y a mieux à faire. ^ E. Kalinka, Antike Denk- 
màler in Bulgarien. [K. K.]. Bonne réédition d'inscriptions déjà connues. 
^ [P. Viereck]. Bulletin papyrologique. ^ [P. Me.]. Analyse de Nebç 'EXXt]- 
vo[jLVYj[X(ov t. IV, fasc. 2-3. T[ [P. Me.]. Analyse de Nia Siwv t. III et IV.^ [P. 25 
Me]. Analyse "de Bessarione Série III, année XI, t. II, fasc. 94-96. ^[K. K.] 
Le Congrès des orientalistes à Alger en 1905; note dans les Actes du Congrès 
les articles relatifs au byzantinisme. ^ [P. Ms.]. Une hymne liturgique 
sur papyrus d'époque byzantine ancienne [planche]. Restitue le papyrus 
Kenyon, Greck Papyri, t. III, 28i = Pap. 1029, avec commentaire métrique; 30 
en appendice renvoie à l'wpoXoytov xô fjLéya (Venise 1895) où le texte, encore 
en usage dans l'Église grecque, est édité. ^ [P. Me.]. Le Corpus des Docu- 
ments grecs; appendice au Plan eines Corpus des griech. Urkunden.^ [D. N; 
Anastasijewiéj. Communique une lettre de Hatzidakis, qui corrige quelques 
passages des « Alphabets » (Cf. B. Z. XVI (1907), pp. 479, ss.). f [K. Diète- 85 
rieh]. La succession de John Shmitt. Catalogue des manuscrits et travaux en 
préparation. Tf [K. K.]. Note sur le Séminaire de grec médiéval et grec moderne 
à l'université de Munich. ^^ Fasc. 3-4. l'e section. Articles originaux [II. 
N. naTrayecopytou]. MvTifxeta ttjç èv ©sffaaXovtxï) Xarpetaçroii jxeyaXo aàpTupoç 
àytou ATjfXTjTpio'j. (17 figures dans le texte, 23 planches hors-texte). Étude très 40 
étendue sur les découvertes faites au cours de la réfection de l'ancienne église 
de S* Démétrius. Description des mosaïques, fresques,' marbres, ornements 
divers et inscriptions. Étude sur la construction primitive (v^ siècle) et 
discussion de la date à laquelle l'église partiellement incendiée fut recons- 
truite (Léon l'Isaurien). ^ [E. Patzig]. Le fragment grec de Dictys. La « 
découverte du fragment grec publié par Grenfell et Hunt (Pap. Tebtùnis II) 
vérifie les théories émises précédemment par l'auteur. Toutefois, s'il est 
manifeste que Maïalas suit Sisyphe de Cos, et non Dictys, il n'y a pas lieu de 
distinguer, comme le faisait l'auteur, entre les additions de Sisyphe et 
les omissions de l'ephemeris latine, toutes las divergences entre Malalas 50 
et l'éphémeris devant être attribuées également à Sisyphe. Le texte 
latin se trouve amélioré grâce à la découverte du ms. de Jesi. (Cf. C. 
Annibaldi, L'Agricola e la Germania di Cornelio Tacito).]} [G. S. Mercati], 



44 ' 1908. ALLEMAGNE. 

Un chant anacréontiqn.e de Grégoire de Nazianze inauthentique et mutilé. 
La poésie et; IlaOXûv (S. Grez. Naz. Carm. ]. II sect. hist. II, epitaph. n° 129) 
qui depi js BilHus apparaît dans les éditions d'après le ms. Monac. 416, pro. 
vient en réalité d'une ode alphabétique d'Ignace ascyiTTwp twv ypaauLaT'.xàJv, 
6 mal publiée par Mattanga (Anecdota pp. 664-667) d'après le ms. Vat-Barb. 
gr. 310. (x^ s.). Le même Ignace est l'auteur de l'épigramme Anthol. Palat. 
I. 109. — Réédition synoptique du texte d'Ignace et du remaniement attri- 
bué à Grégoire de Nazianze. T[ [B. Knos]. Un poème grec de basse époque 
relatif aux travaux d'Hercule; tiré du ms. Upsal gr. 15. Description détail- 

10 lée du ms, La sou.rce dii texte est Apollodore, auquel remonte également 
l'écrit sur le même sujet de Pediasimos. La métrique, qui rappelle le tri- 
mètre iambique de Pisidès et le genra qui rappelle Marianos font pré- 
sumer la date du vu'' s. Édition du texte; en regard, les expressions 
similaires de Pediasimos; en notes, choix de scolies et de gloses. Commen- 

15 taire détaillé. ^ [G. N. Sola]. Encore Eugène de Palerme. Collation nou- 
velle du ms. Laurent V. 10. ^ [F. Gôrres]. Justinien II et la papauté. 1° Ca- 
ractère et règne de Justinien II, abstraction faite de ses rapports avec la 
papauté. 2° L'écrit de Justinien II adressé au pape J'^an V, le 15 féwier 687. 
30 Le concile in Trullo de 692 (importent). 4» Le Trullanum de 692 et l'Église 

20 romaine. ^ [E. W. Brooks]. L'expédition de Constantin IV en Sicile. Le 
silence du Liber Pontificalis au sujet de cette expédition et l'impossibilité 
de trouver une époque où la placer, la rendent également invraisemblable. 
(Un addendum discute le témoignage de Michel le Syrien, trad. Chabot. 
455.) ^ [E. W. Brooks]. Qui était Constantin Pogonat? Le surnom de Pogo- 

26 nat manque chez les historiens contemporains; le texte del^Nicéphore (p. 9, 
6; 21, 21) où la femme de Pogonat est appelée Fausta, prouve qu'il s'agit 
de Constant II, dont l'efiîgie sur les monnaies est particulièrement barbue. 
^ [W. Miller]. Deux lettres de Jean IV, duc de l'Archipel. Édition de deux 
lettres (10 août et 10 décembre 1563) adressées au pape Pie IV, où le duc 

30 proteste contre le choix fait par le pape pour l'évêché de Naxos. ^ [B. K 
iTecpavtoY,ç], St!/oi MavauTJX toO [xsyâXou 'pYjXopoç. Vers en triple acrostiche, 
MavourjX | ©sotôxs ] ujjiveïffe. ^ [A. Mentz]. (Contribution) à la chrono- 
logie byzantine. 1° Une réforme pascale au temps de Justinien (texte 
arménien publié par Dulaurier, où l'auteur retrouve la théorie dès Trevrot- 

35 ttXouvts; xai l^aTiXoûvTeç. 2° Le calcul des heures chez les byzantins; diver- 
gences locales qu'il faut avoir soin de noter dans les mss. 3° Manière de ré- 
duire les dates byzantines; à propos de l'inscription C I G. IV p. 297 du 
Sinaï. La date provient d'une méprise qui altère le système de Panodore 
^[Eb. Nestlé], (ty)' ojç' — NB. Interpréter (7y)[ji,av£ ou criixavov, wpaTov comme 

40 des notes de lecteur pour retrouver les passages remarqués. If [Eb. Nestlé]. 
(Rectifications) aux « Nomina Sacra » de L. Traube. 1° A propos de l'abré- 
viation iT|' =18= tT,(7oDç; 2° les formes xâ,^? remontent à l'usage juif. 3" 
à propos des mains différentes de B, ms. de la Bible= Vatic, 1209. \\ [J. Gott- 
wald]. Cachets byzantins sur les briques. Les plus anciennes viennent du 

46 mur de Théodose. ][ [N. A. Béviç] Etç Fecopy-ov KoTrptov (B. Z. t. XVI. 
(1907) p. 596, 1. 23-25.) conserver la leçon eu ô'où. 1I[Id.] Etç xb TpaTreÇoirv- 
Ttaxbv /povixbv Mixa-^jX flavapsTov (Nso; 'EXXT,voav7i|j.a)v t. IV. p. 272) 
lire S;(;oXapt&tç xal Mei^ouataiç = noms de familles. ^ [Id.] MeXitioç 
Suptoùv" = MeXÉTto; Suptyo; Corrige une erreur de lecture du Ca- 

50 talogue des mss. du gymnase grec de Salonique par D. Serruys. Tf^ 2e,Sec- 
tion. N. E. Griffin, Dares and Dictys [E. Patzig]. Le livre est antérieur 
à la découverte du fragment grec de Dictys et, quoique publié;.en^l907, il no 
dépasse guère l'année 1899 pour le dépouillement bibliographique. La classi- 



BYZANTINISCHE ZEITSCHRIFT. 45 

fication des textes dérivés est insoutenable. ^ Excerpta historica iussu imper. 
Constantini Porphyrogeniti confecta, éd. U. Ph. Boissevain, C. de Boor, 
Th. IÇuttnerWobst, t. II fasc. I, t. III et IV. [L. Radermacher], Édition 
excellente, apparat pratiquement disposé; restitution méthodique, sinon du 
texte original des auteurs, du moins de la traduction connue à l'époque de 5 
Constantin. TJ R. Graffin et F. Nau, Patrologia orientalis, t. IV. fasc. 5 
[Max. Bonnet]. Le palimpseste de Chartres n'est pas antérieur à la bifurca- 
tion r-A. Pour la vie de S* Pacôme, le dépouillement des mss. est insuffi- 
sant; le texte est criblé de fautes d'accentuation. Toutefois les textes nou- 
veaux sont précieux. ^ P. V. Giduljanov, Les patriarches orientaux à Vépo- lo 
qm des quatre premiers conciles (russe) [N. Bonwetsch]. Synthèse excellente; 
exposé trop étendu; quelques opinions contestables, spécialement en ce 
qui touche le rôle de Constantin le Grand. ^ S. Smirnov. Les pères spiri- 
tuels (directeurs de conscience) dans VEglise orientale primitive (russe) [N. 
Bonwetsch]. Étude, sinon définitive, du moins très importante. ^ A. i5 
Spasskij, Histoire des mouvements dogmatiques à l'époque des conciles géné- 
raux (russe) [L. K. Gœtz]. Début d'une étude dont l'étendue apparaît 
imprécise. Tj R. Basset, Les apocryphes éthiopiens et F. Kampers, Die 
Sibylle von Tibur und Vergil [F. Kampers]. Prouvent les rapports de la 
Sibylle avec l'histoire d'Alexandre. ^ Dom H. Quentin, Les martyrologes 2a 
historiques du Moyen-âge [A. Ehrhard]. Important; quelques résultats en- 
tièrement neufs, particulièrement en ce qui touche le Martyrologium ro- 
manum parvum, — qui est un faux fabriqué par Ado, — les rapports du ms. 
St Gall 451 (source de Béda) avec les martyrologes grecs. Travail de béné- 
dictin qui réjouira Mabillon au céleste c quartier latin » (sic), ^f Alice Gard- 26 
NER, Théodore of Studium [E. Marin]. Trop subjectif. If Recueil des Histo- 
riens des Croisades, publié par les soins de /'Académie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, Documents arméniens, II. [H. Hagenmeyer]. Fait hon- 
neur à Ch. Kohler. Toutefois le dépouillement des mss. est parfois trop 
sommaire, spécialement en ce qui concerne le ms. de Turin — aujourd'hui 30 
disparu — du texte d'Hayton. Pour d'autres textes, il eût été préférable 
d'employer un certain nombre de mss. très accessibles, dont on s'est désin- 
téressé. Le commentaire fst presque toujours excellent, il est regrettable 
que l'Académie ait décidé de terminer avec ce second volume une tâche 
qu'elle laisse inachevée. ^ Corpus scriptorum christianorum orientalium; scrip' 55 
tores syri. XXV. Vitae virorum apud Monophysitas celeberrimorum éd, 
E. W. Broqks [M. A. Kugener]. Éditions soignées qui, grâce à l'apport 
nouveau du ms. de Berlin, renouvellent l'aspect des iextes.^Acta Aragonen- ■ 
sia éd. H. Fink, et H. Fink. Papsttum und Untergang der Tempelordens 
[G. Pfeilschifter]. Mines inépuisables, souvent fécondes en matériaux pré- 40 
cieux pour l'histoire byzantine, exploitées par un savant de grand mérite qui 
sait distinguer les choses essentielles et les mettre en valeur. T[ Patrologia 
orientalis. \° T. IV, fasc. 1, Homélies LU à LU de Sévère d'Antioche pu- 
bhées et traduites par R. Duval. [G. Krûger]. Pourquoi reprendre ces homé- 
lies connues, quand il y a tant d'inédit? 2° III, fasc. 7. Réfutation d'Eutychius 45 
par Sévère, éd. P. Chébli [éd.] références trop sommaires. 3° III, fasc. 1. 
Histoires d'Aboudemmeh et de Marouta, par F. Nau. Edition qui correspond 
à tous les desiderata. ^ A. Gastoué. Catalogue des mss. de musique byzan- 
tine de la Bibl. nat. de Paris [H. Riemann].Le catalogue est très insuffisant. 
(Remarques sur le rôle de l'accent dans le choix des intervalles mélodiques.) 50 
^ H. RiEMANN, Die Metrophonie der Papadiken [A. Gastoné]. Usage abusif "' 
du texte de Philoxenos sur le mot (xâxpocpwvia. Idées a priori en opposition 
avec toute la tradition byzantine. ^ Catalogus cod. graecorum Bibl. Ambro-\ 



46 1908. — ALLEMAGNE. 

sianae, digesserunt A. Martini et D. Bassi [F. Boll]. Constitue à beaucoup 
d'égards un modèle. Travail gigantesque et pourtant au point. Ce catalogue 
montre combien la bibl. Ambros. contient de matériaux encore inutilisés 
pour la philologie et l'histoire byzantines. Il ne manque plus désormais qu'un 

& album paléographique. (Nombreux détails nouveaux sur un grand nombre 
de mss.) ^ L. Siciliano-Vilianueva, Diritto bizantino. [Fr. Brandileone]. 
Bibhographie suffisante mais obscure. Les principes du droit byzantin sont 
bien résumés, mais ce droit n'est pas aussi traditionnel que le suppose l'au- 
teur; souvent, au contraire, il a innové. L'ecloga privata aucta et l'ecloga 

10 ad prochiron mutata .«font d'origine sicilienne. Les conclusions sur la par- 
ticipation des parents dans le contrat d'aliénation des biens sont erro- 
nées. Typographie peu soignée. T[ Dem. A. Petrakakos, Ot (xova/t)tot 
ôeaaot Iv t>, opOoSô^co àvaTOAtxîi £xxXT,(7!a. vol. l.[G. Ferrari.] Bibliographie 
CQpieuse; peut intéresser à la fois historiens et juristes. Tj^ 3^ Section : 

16 G. MiscH, Geschichte der Autobiographie [C. W.]. Étude approfondie qui 
intéresse autant les philosophes que les historiens de la littérature. ^ M. 
GuiDi, Un ^loç di Costantino [C. W.]. Disposition étrange de l'apparat qui 
confond deux rédactions distinctes. ^ O. HaGer, De Theodori Prodomi in 
fabula erotica 'PoSoIvôy, xat AoortxXfj; fontibus [K. K.]. Il n'y a pas tou- 

20 jours dérivation directe; le lecteur doit y prendre garde. ^ H. Diels, Bei- 
tràge zur Zuckungsliteratur des Okzidents und Orients, I Die griechische Zuc- 
kungsbiicher [K. K.]. Important pour le folk-lore : l'orthographe du texte 
n'est pas assez épurée. ^ A. Ausfeld, Der griech. Alexanderroman [A. H.]. 
Publication utile, mais la date du ii® s. est inadmissible et les considéra- 

25 tions sur la composition du texte sont précaires. ^ Ch. Diehl, Figures By- 
zantines, 2« série, [K. K.]. Vulgarisation excellente, propre à faire aimer les 
études byzantines. ^ A. Mentz, Geschichte und Système der griech. Tachy- 
graphie. [K. K.] fixe la date relativement récente (ni^ s.) de la tachygraphie 
grecque.^ H. S. Williams, The history ofthewriting [K. K.]. L'autotypie 

30 des fac-similés est un procédé peu exact. ^ Fedor Schneider, Mittel- 
griech. Urkunden fiir S. Filippo di Gerace [P. Me.]. Introd. excellente; qqs 
erreurs de lecture dans l'édition. ^ E. Jacobs, Francesco Patricia und seine 
Sammlung griechischer Handschriften des Escurial. [A. H.]. Complète heu- 
reusement le travail de Ch. Graux. ^ E. Mayser, Grammatik der griech. 

36 Papyri. [K. K.]. Il faut distinguer la xotvV] littéraire et laxotvVj parlée. 
En fait, il existe à la mort d'Alexandre deux langues courantes, l'une dérivée 
de l'attique, l'autre de l'ionien, qui s'influencent mutuellement.de plus en 
plus, mais qui coexistent toutefois longtemps encore sans se confondre. Ja- 
mais, d'ailleurs, la xotvTj ne fut une langue unitaire.^ Quoique le fond grec 

40 ancien soit l'élément essentiel de la phonétique et du vocabulaire, la xotviQ 
incorpora des mots empruntés à d'autres dialectes ou à d'autres langues. 
^ K. HoLL, Dos Fortleben der Volkssprachen in Kleinasien in nachchristlicher 
Zeit [K.K.]. Preuve convaincante de la persistance des parlers locaux.]} 
J. Psichari, Essai sur le grec de la Septante [K. K.]. Excellente bibliogra- 

46 phie: thèse un peu exagérée. ^[M. A.TptavTacpuXXt'Byiç. S£V7|Xa<rca r, IfforâXeia; 
[A. H.]. Pose le problème au point de vue du pur'sme néo-grec. ]f G. N. 
Hatzidakis, La question de la langue écrite néo-grecque. [K. K.] Réponse 
de K. K. aux insinuations de l'auteur. ^ W. Meyer, Latein. Bythmik und 
byzantinische Strophik [P. Ms.]. Article de polémique en réponse à Maas, 

60 BZ. 1908, p. 239-245. (cf. supra). Réponse nouvelle de P. Ms, : le rythme 
d'Auspicius est bien alternatif. Si W. Meyer méconnaît le fait, c'est qu'il 
ignore les particularités toniques du latin médiéval. ^ Th. M. Wehofer, 
Untersuchungen zum Lied der Bomanos auf die Wiederkunft des Herrn. 



BYZANTINISCHE ZEITSCHRIFT. 47 

[P. Ms]. Travail interrompu par la mort de l'auteur, mais qui contient quel- 
ques faits essentiels; ce qui manque, c'est la comparaison de l'hymne édi- 
tée avec les autres ouvrages similaires du même mélode. Tf Prophetarum 
vitae fabulosae, éd. Th. Schermann [C. W.]. Étude complète de la tradition 
si compliquée de ces textes trop souvent négligés. ^ L. Deubner, Kosmas 6 
und Damian [P. Ms.]. L'édition des textes est la meilleure partie de l'ou- 
vrage, mais on ne pouvait se borner à l'édition du texte grec. — L'étude 
sur l'incubation est intéressante. Mais l'histoire du culte est on ne peut plus 
incomplète et l'hypothèse de sa propagation est indéfendable. (Nombreuses 
additions et rectifications de P. Ms.). ^ H. Usener. Dtr heilige Tychon lo 
[P. Ms.]. Quelques conclusions exagérées, mais l'étude rythmique est capi- 
tale (remarques détaillées de P. Ms.). ^ W. Meyer, Uebungsbeispiele ueber 
die Satzschlusse der latein. und griech. Prosa. [K. K.]. La ponctuation syn- 
taxique devrait être maintenue à côté de la ponctuation métrique ; le texte 
n'est pas assez correct. ^ J. Seitz, Die Verehrung der hl. Joseph in ihrer 16 
geschichtlichen Entwicklung [C. W.].^ Très scientifique. ^ Câsnki Dezsô 
Arpad^et les Arpades (hongrois) [R. V.]. Le chapitre sur les sources est bien 
venu et les reproductions photographiques sont précieuses. ^ L. Hahn. 
Zum Sprachenkampf in Rômischen Reich bis auf die Zeit Justinians [P. 
Me.]. Excessif|!à certains égards, mais plein d'idées et de faits. Tj V. N. Bene- 20 
sevic. La prière des Pères de Nicée (russe) [von Dobschiitz]. Bon complément 
à Gelzer : Patrum Nicaenorum nomina; par une erreur de copie quelques 
noms ont été intervertis. *\ D. P. de Meester, Voyage de deux Bénédictins 
aux monastères du Mont Athos [P. Me.]. Intérêt liturgique et musical. ^ D. 
Serruys, Les transformations de Vaera alexandrina minor [A. H.]. Redresse 26 
heureusement les erreurs du système de Unger. ^ C. Friedrich, Halonnesos. 
[K. K.]. Modèle de clarté et de documentation. ^ Fr. Westberg, Zur Ana- 
lyse orientalischer Quellen ueber Osteuropa [E. K.]. Connaissance complète de 
la littérature et critique solide, jf A. Baumstark, Hoffnungen der Christ- 
lichen Archaeologie im Gébiete der Bagdadbahn [J. S.]. Affirme que la Mésopo- 80 
tamie est le, fond de toutes les dérivations orientales, lesquelles ne passèrent 
pas par Byzance. ^ A. Munoz, Origini ei svolgimento delVarte cristiana net 
primi secoli [J. S.]. Instructif, la position est celle de Diehl, via Millet. 
Tf W M. Ramsay, a Christian city in the byzantine âge. [F-S-]. Expédition 
à Binbirkilisse, rapport par l'homme le plus compétent en matière d'archéo- 36 
logie chrétienne d'Asie. TJ Th. Wiegand, Sechster vorlailj. Bericht ueber die 
von den Kgl. Museen in Milet und Didyme unternommenen Ausgrabungen. 
[J. S.]. La construction Sud n'est pas un martyrion, mais un réfectoire. ^ R- 
Heberdey, VerlaUfiger Bericht ueber die Grabungen in Ephesus [J. S.]. Ana- 
lyse. La collaboration de J. S. a été déclinée par l'Institut archéologique. 40 
^ H. RoTT, Bauspàne von einer anatolischen Reise [J. S.]. Ignore « Kleina- 
sien » de J. S. ! ]f C. M. Kauffmann, Dritter Bericht ueber die Ausgrabung 
der Menas- Heiligtumer in der Mareotiswûste. [J. S.] Les quatre espèces d'égli- 
ses font rêver! ^ 'E. M. 'AvTwvtàSTiç. 'Excppaatç Tf,ç âytaç Socpiaç, I [J. S.] 
Bons relevés; quelques-unes des recherches historiques sont nouvelles, par 45 
ex. la réunion des textes relatifs aux tremblements de terre à CP. % G. Ge- 
rola, Monumenti veheti nelV isola di Creta. [J. S.]. Bonne classification de 
monuments d'origine très diverse; les considérations sur les origines de la 
peinture sont très intéressantes. ^ W. de Grïjneisen, Influssi hellenistici 
nella formazione del tipo cristiano delV angelo annunziante. [J. S.] Il faut 60 
désormais distinguer deux types d'anges hellénistiques, ^fV- Chapot, La 
colonne torse et le décor en hélice dans Vart antique. [J. S.]. Excellent; la colonne 
torse de l'art byzantin ne remonte pas directement au type antique. 



48 1908. — ALLEMAGNE. 

% J. Zemp, Die Kirche von Romainmôtier [J. S.]. Résultat surprenant. ^ 
[J. S.] Réflexions sur la mission Tourneau à Salonique : désapprouvé. 
^ Th. Uspenskij, Le manuscrit de Voctateuque au Sérail de CP. (russe) = 
' (Izvjestija de l'Institut russe de CF., t. XII). [Th. Schmit] Bonne publica- 
5 tion, mais le nombre des reproductions de miniatures est trop restreint; il 
est déplorable que la concurrence avec A. Munoz ait amené une publica- 
tion hâtive. ^ M. Rosenberg, Geschichte der Goldschmiedekunst. [J. S.] 
Précieux recueil de matériaux; qques provenances contestables; l'anneau 
de Brescia n'est pas un spécimen d'art italien. ^ H. Grisar, Die rômische 

10 Kapelle Sancta Sanctorum und ihr Schatz. [J S ]. Excellente étude histo- 
rique dont les historiens de l'art feront leur profit; mais la préparation 
archéologique de l'auteur est vraiment insuffisante. ^ J. Hampel, Nouvelles 
recherches sur les monuments de Inoccupation hongroise (hongrois). Analyse 
détaillée par [Géza Supka]. ^ S. Papadimïtriu, Un anneau de fiançailles 

16 serbo-byzantin (russe). [K. K.] Le travail qui reprend qqs points de celui de 
K. K. sur la même question, est surtout négatif. Il contient toutefois qqs 
faits nouveaux; lire xkv /épffiv ; le système d'abréviation signalé (5o[i.£ç 
pour ooaeaxt'xou) est à noter. ^ K. Holl, Dos Fortleben der Volkssprachen 
in Kleinasien. [T. S.]. Les conclusions doivent être appliquées à l'histoire 

20 de l'art; noter les textes relatifs aux Isauriens employés comme construc- 
teurs à CP. ^ L. Bréhier, Orient vu Byzance? [J. S.] Revendique avec rai- 
son la part de la civilisation hellénistique dans l'art dit byzantin. T[ G. Mil- 
let, Byzance et non l'Orient. [J. S.] L'article est en contradiction avec la cor- 
respondance adressée par l'auteur à J. S. Les raisons alléguées ne sont pas re- 

25 cevables. ^ [P. Viereck]. Bulletin papyrologique. ^ [K. K.] Communica- 
tions diverses de A. von Wilamowitz-Moellendorf, Th. Nôldeke, Léo Rei- 
nisch, V. Jagic, M. Maas, et K. K. relatives aux « Nomina sacra » de L. 
Traube. ^ [K. K.] Communications de N. P. Licha'cev et B. Granic à pro- 
pos des bulles de plomb provenant d'Halmyros, publiées par N. J. Gianno- 

30 PouLos, B. Z., 1908 (cf. supra). ^ [Eb. Nestlé]. Majuscules. Il faut employer 
les majuscules à propos, et ne pas écrire b 'Oçupuy/o; yapaxxv^p pour une 
écriture qui n'a rien à vofr avec Oxyrynchus. Exemples. ^ [K. K.]. Les Étu- 
des de grec médiéval et grec moderne au Congrès international d'Histoire à 
Berlin. ^ [K. Krumbachor]. La Philologie byzantine et néo-grecque au Cou- 
se grès international des Orientalistes à Copenhague. ^ [J. Krâl]. Éclaircisse- 
ment. Répond à P. Maas. (cf. Supra). *[f [P. M(aas)]. Réfutation. Réponse à 
Krâl. D. Serruys. 

H Deutsche Literaturzeitung, 29^ année. 4 jr. K. Brugmann, Die distri- 
butiven und die kollektiven Numeralia der idg. Sprachen [E. Zupitza]. 

40 Epuise en quelque sorte le sujet. \ Platonis opéra recog. John Burnet. 
T. 5 : Tetralogiam ix Definitiones et Spuria continens [H. Diels]. Excel- 
lente édition qui constitue un progrès important. ^ Juvenes dum sumus 
Aufsâtze... der 49 Vers, deutscher Philologen Basel dargebr. [ ]. Analyse. 
^^ 11 jr. Caroline Jebb, Life and Letters of Sir Richard C. Jebb [L. Fried- 

46 lânder]. Biographie acoompagnée d'un chapitre de A. W. Verrall où sont 
appréciés les mérites de J. comme savant. ^ Ernst Siecke, Drachenkàmpfe 
[P. Jensen]. Des essais d'interprétation souvent ingénieux, mais trop su- 
vent forcés à la Winckler.^ G. Colin, Le culte d'Apollon Pythien à Athènes 
[E. Maas]. Excellent. '^Die Sermonen des Q. Horatius Flaccus Deutsch. v. C. 

60 Bardt, 3*2 éd. [Stemphnger]. Est, réserve faite des modernismes, une des tra- 
ductions les plus coulantes et les plus agréables. ][ Anton Springer, //andèucft 
der Kunst geschichte; I, Das Altertum. 8^ éd. p.p. Adolf Michaelis (pi.) [F. 
Koepp]. Grands éloges; toutefois plus d'une illustration pourrait être 



DEUTSCHE LITERATURZEITUNG. 49 

remplacée. ^Tf 18 jr. J. Geffcken, Zwei griech. Apologeten [Lietzmann]. 
Beau livre sur Aristote et Athenagoras qui devra être étudié à fond par 
les philologues et les théologiens. ^ M. Fabi Quintiliani instltutionis ora- 
torlae libri XII. Ed. Ludvi^. Radermacher, P. 1, livr. 1-6 (Teubneriana) 
[G. Ammon]. Tient le milieu entre l'éd. de Halm et celle de Meister. ^ 5 
Arthur J. Evans, The Prehistoric Tombs Knossos (T. à p. d'Archseologia. 
T. LIX) [Winnefeld]. Extrêmement soigné. T[^ 25 jr. Heinrich Gelzer, 
Ausgewàhlte Kleine Schrijteri [Gerli. Ficker]. Sera le bienvenu. ^ W.-H. Ros- 
CHER, Enneadische Studien (Abhandl. Sachs Gesellsh d. Wiss.) [Burckhardt]. 
Analyse. ^ D. Steyns, Etude sur les métaphores et les comparaisons dans lO 
les œuvres en prose de Sénèque le philosophe [Gust. Landgraf]. Des obser- 
vations intéressantes pour l'histoire de la civilisation. %^ 1 févr. Louis 
Delaruelle,!) Guillaume Budé (Bibl. Ec. Hautes Etudes). — 2) Le même, 
Répertoire analytique et chronologique de la correspondance de G. Budé [M. 
Lehnerdt]. Fait preuve d'une louable application et d'un jugement fin, qui is 
sait faire ressortir l'essentiel. TfiS'c/io/m in Lacianum éd. Hugo Rabe (Teub- 
neriana) [Wilh. Crônert]. Ed. utile et commode. ^ Miinchner Jahrbuch der 
bildenden Kunst hrsg. v. Ludwig Burkel [Fr. Burger]. < A mentionner 
à cause de l'art. d'Adolf Furtwaengler consacré aune tête de l'empereur 
Maximien découverte par lui >. T|^ 8 fév. Tertullian adversus Praxean. 20 
Hrsg. V. E. Kroymann [J. Baer]. Montre avec quelle conscience K. suit la 
tradition, bien qu'on ne puisse accepter toutes les athétèses et corrections 
qu'il propose. îf 1) Paul Wendland, Anaximenes v. Lampsakos (Fests. 
48 Philologenvers. Hamburg). 2) Wilhelm Nitsche, Demosthenes und 
Anaximenes (Zeits. Gymn. W,) [ G. Thiele]. 1 (W. montre en dép't d'hy- 25 
pothèses contestables qu'il est maître de ce sujet difficile. 2) Les com- 
binaisons de N. concernant l'attribution des dixième et treizième discours 
à Anaximène sont très séduisantes, mais aussi très risquées. I^f 15 févr. 
0. ScHRADER, Sprachvergleichung u. Urgeschichte, 3^ éd. P. IL 1 Die Me- 
talle. 2 Die Urzeit [Meringer]. Une foule de matériaux qui serviront de base 30 
aux recherches futures. ^Lesèonaciis Sophistae quae supersunt ed.Fr. Kiehr 
(pi.) [Radermacher]. Modèle d'édition. ^ J.-W. Beck, Horazstudien [O. 
Keller]. Mérite tout éloge en dépit de qqs légères réserves et fait honneur 
à l'école hollandaise. ^Tl 22 fév. Max Wundt, Der Intellektualismus in der 
griech. Ethik [Schmekel]. Sujet traité d'une façon neuve. Exposition claire, 35 
juste, mais un peu prolixe. ^ Franz Bertram, Die Timonlegende... [Wilh. 
Stiss]. Ecrit avec chaleur. ^ T. Lucreti Cari de rerum natura libri sex edited 
by W. A. Merrill [G. Hosius]. Ne fait guère avancer la critique; par contre, 
le commentaire exégétique contient beaucoup de bon. ^^ 29 févr. Hans 
Jacobsthal, Der Gebrauch der Tempora u. modi in den Kretischen Dialekt- 40 
inschriften (Beiheft z. 21. Bd. der Idg. Forschungen) [Hans Meltzer]. Tra- 
vail soigné qui doit être accueilli avec reconnaissance. ^ Anton Siegmund, 
Zur Texteskritik der Tragédie Octavia [Ladek]. Ni l'attribution à Sénèque 
ni les conjectures de S. ne s'imposent. ^ J.-F. Hewitt, Primitive Tradi- 
tional History. 2 vol. [W. v. Bissing]. Abonde en fantaisies astronomiques 45 
ou astrologiques et en étymologies périlleuses.^ Fr. Zurbonson, Quellenbuch 
zur Geschichte. 1 Altertum [ ]. Le choix paraît assez judicieux. Pour 
certains morceaux on souhaiterait une autre traduction. ^ Domenico 
Ghettti, Storia politico-nazionale d'Italia... Vol. 1. P. 1. Età dei Barbari 
[Ludo M. Hartmann]. Arriéré de plus de 50 ans. ^^ 7 mars. Briefwechsel 50 
zwischen August Boeckh und Ludolf Dissen, Pindar und Anderes betrefîend 
hrsg. V. Max Hoffmann [v. Wilamowitz-Moellendorff]. Méritoire en 
l'absence d'une biographie de Boeckh. ^ Caecilii Calactini fragmenta coll. 

R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 4908. XXXIII. — 4 



"50 1908. — ALLEMAGNE. 

Ernst Ofenloch [Sinko]. Bon travail d'élève qui témoigne d'une applica- 
tion extrême et qui fournit une base solide pour les études sur Cecilius. ^ 
Georg Treu, Olympische Forschungen (pi.) [Winnefeld]. Critique purement 
négative de la restitution de Skovgaard. ^^j 14 mars. E. Kammer, Ein 

' àsthetischer Kommentar zu Homers Ilias, 3^ éd. (pi.) [P. Gauer]. Sous cette 
forme, sensiblement la même que dans la V^ éd., le livre qui fait preuve 
d'une forte subjectivité ne manquera pas ni de partisans ni d'adversaires. ^ 
Pietro Rasi, Le satire e le epistole di Q. Orazio Flacco. Commentato ad uso délie 
scuole. p. 2 : Le epistole [G. Hosius]. Répond très bien à son but. ^^ 21 mars. 

10 W. Havers, Dos Pronomen der Jener-Deixis im Griechischen (T. à p. des 
Idg. Forschungen. T. 19) [A. Dittmar]. Ne répond pas, en dépit du soin et 
de l'application de H., aux exigences actuelles d'une monographie syntac- 
tique. ^ P. Rasi, De cod. quodam Ticinensi quo incerti scriptoris carmen De 
Pascha continetur (Riv. fdol.) [Manitius]. Travail méritoire qui fournit 

** une base supérieure à celle de Hartel et qui tait souhaiter une nouvelle 
édition.^ Franz Studniczka, Kalamis (Abhandl. sâchs. Ges.)(pl.) [H. Bulle]. 
De bonnes observations de détail bien que S. n'ait pas réussi à démontrer 
l'existence d'un Galamis le Jeune. Tj^ 28 mars. Aristotelis De animalibus 
historia recog. Leonh. Dittmever, (Teubneriana) [O. Keller]. Est vérita- 

20 tablement la première éd. critique et dépasse en valeur les textes existants. 
^ C. Juin Caesaris commentarii de bello Gallico. F. d. Schulg. hgb. v. Igna/ 
Prammer, 10« éd. p. p. Alfred Kappelmacher (pi.) [ ]. Le principe de la 
constitution du texte est à approuver ainsi que les modifications 
introduites par K. ^ Wilhelm Weber, Untersuchungen zur Geschichte des 

26 Kaisers Hadrianus [Groag]. Fait preuve d'un soin louable et d'une compé- 
tence où l'on reconnaît la bonne école de Domaszewski. ^ J. L. Heiberg 
u. H. G. Zeuthen, Eine neue Schrift des Archimedes (T. à p. de Bibliotheca 
mathematica 3. F. VIIII). Appartient aux découvertes les plus impor- 
tantes qui aient été faites dans le domaine des mathématiques, ^f Egidii 

'0 Corboliensis Viaticus de signis et symptomatibus aegritudinum nunc pri- 
mum éd. Val. Rose (Teubneriana) [J. Ilberg]. Une découverte de deux mss. 
a permis de donner cette éd. pleine d'intérêt. ^^ 4 avr. Menandri quatuor 
fabularum Herois, Disceptantium, Circumtonsae, Samiae fragmenta nuper 
reperta éd. J. van Leeuwen [v. Wilamowitz-Môllendorff]. A fait preuve 

85 d'une sagacité vraiment heureuse. ][ Anton Elter, Donarem pateras... 
Horat. carm. 4. S. (Donner Vorlesungsprogr.) [Eduard Stemplinger]. Ré- 
sultats qui rencontreront de nombreux partisans. Des digressions et obser- 
vations intéressantes rehaussent encore la valeur du volume. Tj Gustav 
ScHÔNAiCH, Die Christenverfolgung des Kaisers Decius [ ]. S. étend à tout 

♦0 l'empire romain sous Décius les mesures de rigueur en usage avant cet 
empereur. ^^ Il avr. H. Jordan, Topographie der Stadt Rom im Alterthum 
1. Bd. 3. Abt., bearb. v. Gh. Hïjlsen [O. Richter]. H. était tout désigné pour 
terminer cet ouvrage indispensable pour la topographie de Rome. Il y a 
beaucoup de bon et de neuf dans le détail, toutefois une série de recherches 

*6 purement topograpjiiques est moins réussie, et il manque un plan d'en- 
semble.^ K. Schottenloher, Bamberger Privatbibliotheken aus alter u. neuer 
Zeit [Em. Reicke]. Du soin, f W. Freytag, Die Entwicklung der griech. 
Erkenntnistheorie bei Aristoteles [A. Schmekel]. Excellent travail qui était 
très nécessaire. ^ 1 ) Aeschyli cantica dig. Otto Schroeder. 2) Id. Sophoclis 

60 cantica dig. [S. Mekler]. Les objections que l'on peut faire n'enlèvent rien à la 
valeur de l'ouvrage. *[| Hugo Berger, Geschichte der wissenschaftlichen Erd- 
kunde der Griechen, 2^ éd. (pi.) [K. J. Neumann]. Ouvrage de valeur durable. 
^^ 18 avr. Epistulae privatae graecae quae in papyris aetatis Lagidarum 



DEUTSCHE LITERATURZEITUNG. Ol 

servantur edid. St. Wttkowski (Teubneriana) (pi.) [O. Schulthess]. Utile 
petit livre, clair et pratique. ][ Leonh. Kienzle, Die Kopulativpartikeln et, 
que, atque bei Tacitus, Plinius, Seneca [Herm. Lattmann]. A déterminé 
avec bonheur l'emploi das particules de liaison, mais cet emploi ne peut 
servir à attribuer le Dialogue des Orateurs à Pline. ^ Otto Th. Schulz, 5 
Das Kaiserserhaus der Antonine und der letze Historiker Roms [Honn]. Mé- 
thode insuffisante de reconstruction, quoique le problème soit bien posé. 
De bonnes indications, ^^j 25 avr. Sieckmann, De comœdiae Atticac pri- 
mordiis [Pschor]. Des vues dignes d'attention. ^^ 2 mai. Homers Ilias 
Deutsch V. Hans Georg Meyer [C. Bardt]. Sans être la trad. idéale, est la lo 
trad. la plus lisible qu'on ait en allemand. ^ Victor Chapot, La Frontière 
de VEuphrate, de Pompée à la conquête arabe. \àQ Goeje]. Cause une désillu- 
sion; n'est pas sans valeur néanmoins. ]f Claudii Ptolemaei Opéra. Vol. 2. 
Opéra astronomica minora éd. J.-L. Heiberg [Manitus]. Répond à toutes 
les exigences de la critique. Le vol. 2 termine l'ouvrage. ^^ 9 mai. Pro- is 
copii Caesariensis opéra omnia recog. J. Haury. Vol. 3. Historia quae 
dicitur Arcana [Th. Préger]. Fournit à la critique la meilleure base diplo- 
matique qui existe, et a amélioré le texte grâce à l'utilisation d'un ms. 
important et grâce à de nombreuses conjectures. ^ L. Laurand, \)De M. 
Tulli Ciceronis studiis rhetoricis. — 2) Etudes sur le style des discours de ao 
Cicéron [Stangl]. Les deux ouvrages se complètent, le second aurait suffi 
à faire connaître avantageusement le nom de l'auteur et à assurer une place 
d'honneur à l'ouvrage. HH 16 mai. Scriptores Originum Constantinopolitana- 
rum rec. T. Preger. Fasc. 2. Ps.-Codini Origines [Wahler]. Repose sur une 
connaissance approfondie de l'histoire du texte et l'emporte de beaucoup 25 
sur les edd. antéreures. ^j P. Ovidi Nasonis Fasti, Tristia, Epistulae ex Ponto. 
F. d. Schulgebr. ausgew. v. Paul Brandt [ ]. Annonce. ]f P.-O. Schjott, 
Studien zur alten Geschichte; H Die athenischc Aristokratie [Swoboda]. Fait 
preuve d'une fantaisie téméraire. ^ Fritz Hommel, Geschichte des alten 
Morgenlandes, 3® éd. [ ]. Analyse. ^^ 23 mai. Paul Lehmann, Franciscus 30 
Modius als Handschriftenforscher (Traube, Quellen u. Unters. III, i) 
[Lehnerdt]. Substantiel, qui démontre que F. M. a utilisé des mss. de haute 
valeur, aujourd'hui perdus. % Rafaël Karsten, Studies in primitive Greek 
Religion [Ludw. Ziehn]. Bien qu'il soulève des objections de principe, se 
recommande par un exposé clair et coulant, y^ Ausgewàhlte Schriften des 35 
Lucian erkl. v. J. Sommerbrodt, 3^ éd. p. p. Rudolf Helm. T. 2. Nigrinus 
Der Hahn. Icaromenippus[M. Wundt]. A subi des transformations pro- 
fondes. ^ Grandgent, An introduction to vulgar Latin [ ]. An- 
nonce, jf^ 30 mai. Adolf Ausfeld, Der griech. Alexanderroman hrsg. 
V. Wilh. Kroll [Herm. Reich]. Pas de grandes découvertes, ni de vues «o 
nouvelles, pourtant donne une note personnelle. ^ Wilhelm Weyh, Die 
Akrostichis in der byzantinischen Kanonesdichtung (T. à p. Byz. Zeits.) 
[Paul Maas]. Méritoire, moins pour la façon dont il a traité le sujet, que 
pour les études préparatoires et les recherches accessoires. ^ Joseph 
Déchelette, Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. 45 
1. Archéologie préhistorique (âge de la pierre ^(pl.) [M. Hoernes]. Grands 
éloges. ^^ éjn. Michel Bréal, Pour mieux connaître H omère\0.^ç,\\voQàQv\. 
Donne l'impression d'un joli thème à roman. La dénomination de Lexilogus 
n'éveille pas des souvenirs bien favorables pour faire avancer l'intelligence 
d'Homère. ^ Cari Hosius, De imitatione scriptorum Romanorum imprimis 50 
Lucani [E. Lommatzsch]. Des indications qui méritent d'être prises 
en considération. ^ Eugen Petersen, Die Burgtempel der Athenaia (pi.). 
[H. Winnefeld]. Beaucoup de soin et de sagacité, mais n'arrive qu'à une 



52 1908. — ALLEMAGNE. 

vraisemblance plus ou moins grande suivant le degré que chacun veut 
bien lui attribuer. ][][ 13 jn. Paul Heinisch, Der Einfluss Philos auf die 
atteste christliche Exégèse (Barnabas, Justin u. Clemens von Alexandria) 
[J. Geffcken]. Très utile. If Die Eumeniden des Aischylos erkl. Ausgabe v. 

6 Friedrich Blass [Cari Conradt]. Cette éd. très méritoire sera accueillie avec 
reconnaisance. Le conservatisme est un peu exagéré. Toutefois, elle est 
instructive même lorsqu'on est d'un avis différent. ^ Georg Pitacco, De 
mulierum Romanarum cultu atque eruditionc. Prog. Gymn. Gôrtz [ ]. Annonce. 
^Tj 20 jn. Lewis Richard Farnell, The Cuits of the Greek States. Vol. 3 et 

10 4 (pi.) [Ernst Maassj. Livre savant et utile, digne d'approbation. ][A. von 
Di Pauli, Die Irrisio des Hermias [R. Knopf]. Fait preuve d'une sage 
circonspection; toutefois, la thèse que la Cohortatio ad gentiles dépend de 
rirrisio est rien que moins que démontrée, ^f Theodor Gomperz, Griechische 
Denker, 14^ hvr. (T. 3, 2^ livr.) [ ]. Consacré entièrement à Aristote. Deux 

if' chapitres sont consacrés à la théologie d'Aristote. ^ Lucianus. Ed. Nils 
NiLÉN, Vol. 1. Fasc. 1. Libelli i-xiv u. Prolegomena (Teubneriana) [Heinr. 
Schmidt]. Ed. extrêmement méritoire, et jusqu'à un certain point défini- 
tive. ^ Grammaticae Romanae fragmenta coll. Hygin. Funaioli. Vol. 1 
(ibid.) [Alfred Klotz]. Éloges. ^\ 27 jn. Alfred Gudemann, Grundriss der 

20 Geschichte der klassischen Philologie. — 2) Wilhelm Kroll, Geschichte der 
klassischen Philologie [Reiter]. 1) Se recommande favorablement en dépit 
d'omissions et d'erreurs. 2) S'adresse au grand public. Les philologues en 
tireront aussi grand profit à condition de savoir lire entre les lignes et même 
entre les mots dans les indications rédigées souvent en style télégraphique. 

25 ^ JohannesGABRiELSSON, Ueber Favorinus und seineUa.vT(j^ixT:ri "l(7Topta[Ho- 
sius]. Dispose de connaisances variées, mais ne procède pas avec la prudence 
nécessaire dans un pareil sujet. ^ Theodor Klette, Die Chistenkatastrophe 
unter Nero... untersucht [Vischer]. Examen approfondi des sources qui 
explique certaines obscurités du récit de Tacite, mais qui ne lève pas tous 

•0 les doutes. ^Umberto Mago, Antioco IV Epifane re di Siria [ ]. Annonce. 
^^ 4 jlt. Szenen aus Menanders Komôdien Deutsch v. Cari Robert 
[Alf. Kôrte]. Appréc. défavorable, ff Q. Horati Flacci Carmina rec. 
Friedr. Vollmer. Ed. maior [P. Hoppe]. Cette éd., bien qu'elle suscite la 
contradiction sur une série de points importants, donnera une forte impul- 

M sion aux études sur le texte d'Horace. ^ Johannes Ilberg, A. Cornélius 
Celsus u. die Medizin in Rom (T. à p. Neue Jahrb. T. 19) [Gossen]. Clair, 
instructif et intéressant comme les autres écrits d'I.][^ 11 jlt. A. Meillet, 
Les dialectes indo-européens [E. Zupitza]. Résultats accueillis avec scepti- 
cisme. ^ Vettii Valentis Anthologiarum libri. Primum éd. Wilhelm Kroll 

*o [Heiberg]. Fournit une riche matière et une base suffisante pour des re- 
cherches concernant le fonds et la langue. ]f Fritz Baumgarten, Franz Ro- 
land, Richard Wagner, Die hellenische Kultur, 2^ éd. (pi.) [Jul. Ziehen]. 
Eloges pour cet ouvrage, dont le texte a été soigneusement revu et qui a 
tenu compte des dernières découvertes. ^^18 jlt. Herbert Richards, iVoîes 

45 on Xenophon and others [Wilh. Nitsche]. Si les conjectures ne sont pas 
toutes également convaincantes, presque toutes méritent considération. 
Livre de valeur, ^^f 25 jlt. Erwin Preuschen, Vollstdndiges Griechisch- 
Deutsches Handwôrterbuch zu den Schriften des Neuen Testaments u. der 
ûbrigen urchristlichen Lileratur, l^r vol. [Ad. Deissmann]. Cause une 

60 grande désillusion. T| Gerhard Beseler, Dos Edictum de eo quod certo loco 
[Max Conrat]. Recherches appprofondies qui méritent toute estime. TlTf 
1 août. Rômisches Privatrecht bis auf die Zeit Diokletians. T. 1 [Leop. 
Wenger]. Analyse détaillée <dont la suite est au n" suivant> de ce volume 



DEUTSCHE LITERATURZEITUNG. 53 

OÙ s'allie la clarté du juriste à l'acribie du philologue et qui sera le 
point de départ de toute monographie nouvelle sur le sujet. ^ Andocidis 
orationes éd. Fr. Blass, 3^ éd. (Teubneriana) [Thalheim]. Ne rend pas 
superflue l'éd. de Lipsius. ^ Pedanii Dioscuridis Anazarbei De materia medica 
libri quinque. Edid. Max Wellmann. Vol. 1 que continentur libri 1 et 2 6 
[Helmreich]. W. est à la hauteur de sa tâche et fait preuve des mêmes qua- 
Utés que dans le T. 2. Tj^ 8 août. Homer bearb. v. Georg Finsler [Adolf . 
Stamm]. Traite à peu près toutes les questions relatives à Homère ; ne saurait 
être assez recommandé auprès des professeurs de gymnases et des étu- 
diants en philologie. ^ Viktor Jernstedt, Opuscula [A. Kraemer]. lo 
L'éloge domine. ^ Vincent A. Smith, The early History of Italia from 600 
b. C... (pi.) [Pischel]. Utile et méritoire. 1|*ff 15 août. Krumbachek, Ein 
serbisch-byzantinischer Verlobungsring [Crônert]. Exemple d'une recherche 
méthodique où s'allie la connaissance du sujet à celle de la langue. Tf 
M. Manilius, Astronomica hrsg. v. T. Breiter. T. 2. Kommentar (pi.) is 
[Kleingunther]. Par sa haute valeur scientifique cette éd. est digne de figurer 
à côté des travaux de Scaliger, de Bentley et de Fingré.TJ Kurt Regling, Der 
Dortmunder Fund rôm. Goldmunzen (pi.) [R. Weil]. Description faite avec 
beaucoup de soin et de clarté. ^^ 22 août. R. Methner, Die Grundbedeu- 
tungen u. Gebrauchstypen der Modi im Griechischen (Progr. Gymn. Brom- to 
berg) [Herm. Lattmann]. Malgré de légères divergences le critique souscrit 
aux résultats de L. ^ Horaz' lamhen- u. Sermonendichtung verdeutscht v. 
Karl Staedler [Stemplinger]. Est, malgré qqs imperfections de forme, 
une de ces rares traductions qui cherchent, en partant d'un point de vue 
déterminé, à se rapprocher le plus possible de l'original. ^ WilhelmSTAHL, 25 
De bello Sartoriano [P. Groebe]. S. aurait dû mieux étudier les sources et 
approfondir son sujet. Latin étrange. ^T[ 29 août. ErnstHoHMANN,Dei>irfok 
atque auctoritate epimythiorum Babrianorum [Wilh. Sùss]. Fait preuve de 
jugement sain et de critique; résultats convaincants en grande partie. 
Tf Eric Getzlaff, Questiones Babrianae et Pseudo-Dositheanae [Id.]. Dé- 80 
montre la fausseté de l'opinion commune qui revendique pour Babrius 
pour l'essentiel, la masse des fables du Pseudo-Dosithée. ^^ 5 sept. Karl 
KoppiN, Zur unterrichtlichen Behandlung der griech. Modi auf wissenschaft- 
lichen Grundlage, namenthch in den Bedingungssâtzen. P. 1 et 2 (Progr. 
Gymn Stettin) [Hans Meltzer]. Justifie la réputation d'être depuis longtemps 35 
un connaisseur des plus sagaces et des plus érudits de la syntaxe grecque. 
Tî Poematis latini rell. ex vol. Herculanensi evulgatas denuo recog. Joh. 
Ferrara [Cari Hosius]. Méritoire. ^ Mitteilungen iiber rôm. Funde in Hed- 
dernheim. IV. (pi.) [F. Haug]. Grands éloges pour cette publication dont les 
instructifs rapports de Georg Wolff constituent le centre et la partie *o 
principale. TITJ 12 sept. Kurt Witte, Singular und Plural [Friedr. Reisch]. 
Constitue un progrès important sur les travaux similaires de ses devan- 
ciers; toutefois les chapitres 1 et 3 appellent de sérieuses réserves. T[ C. 
Suetoni Tranquilli opéra rec. Maximilian Ihm, vol. 1. De vita Cœsarum 
libri 8 (Teubneriana) [O. Hey]. Est une recension définitive. ^[^ 19 sept. 45 
Van den Bergh van Eysinga, Onderzoek naar de Echtheid van Clemens' 
eersten Brief aan de Corinthiërs [Steck]. Va contre l'opinion commune, 
mais il est assez fort pour lutter contre le courant. ^ Lesebuch aus Platon. 
F. d. Schulg. hrsg v. Gustav Schneider [Rud. Adam]. Eloges. ^ Alfred 
Przygode, u. Emil Engelmann, Griech. Anfangsunterricht in Anschluss an &o 
Xenophons Anabasis, 2^ éd. [Wilh. Nitsche]. De soigneuses améhorations 
de détail; toutefois, pour le texte, on aurait dû rétablir en quelques endroits 
la meilleure tradition. ^ Menandri quatuor fabularum : Herois, Disceptan- 



54 1908. ALLEMAGNE. 

tium, Circumtonsse, Samise fragmenta... iterum éd. J. van Leeuwen 
[Alf. Kôrte]. Constitue sur la 1''^ éd. un progrès marqué <v. pi. h. 4 avr.>. 
^ Scholia in Ciceronis orationes Bohiensia ed Paulus Hildebrandt (pi.) 
(Teubneriana) [Stangl]. N'est pas scientifique. ^ Leopbld Wengeh, Die 

5 Stelloertretung im Rechte der Papyri[0. Schulthess]. Travail de haute valeur 
pour des philologues à cause de l'interprétation pénétrante de nombreux 

. documents, pour les juristes et historiens du droit, ^j^ 26 sept. Gilbert Mur- 
RAY, The Rise of the Greek [G. Finsler]. Donne une pleine jouissance artis- 
tique à cause de la beauté et la chaleur de l'exposé et la finesse des obser- 

10 vations; toutefois,, le résultat principal provoque la contradiction. ^ P. O. 
ScHjeTT, Kônig Alexander und die Makedonier [Walter Otto]. Mauvais. 
^^ 3 oct. Hermann Schône, Repertorium griech. W orterverzeichnisse und 
Speciallexika [1. Sera le bienvenu et aura bientôt de nouvelles éditions. 
^ Adolf MiJLLER, Das griech. Drama u. seine Wirkungen bis zur Gegenwart 

16 [J. Gcffcken]. Très suggestif et instructif bien qu'il suscite souvent la con- 
tradiction, ^f Lôfstedt, Spàtlateinisehe Studien [ G. Landgraf]. Plein de 
valeur; abonde en fines observations relatives à la langue et à la critique 
des écrivains de basse époque. ^^ 10 oct. Otto Schroeder, Vorarbeiten zur 
griech. Versgcschichte [Gleditsch]. Contribution de valeur en dépit des 

20 protestations que soulèveront les théories de S. ^ M. T. Ciceronis in L. 
Catilinam orationes quatuor p. p. Maurice Levaillant [ ]. Annonce. 
^^ 17 oct. Joh. Westenberger, Galeni qui fertur de qualitatibus incorporeis 
libellus [Gossen]. Diss. soignée, bon travail préliminaire au Corpus Medi- 
corum. Toutefois, W. n'a pu démontrer l'inauthenticité du traité qu'il a 

26 édité d'ailleurs d'une façon magistrale. ^ Q. Horatius Flaccus erkl. v. Adolf 
KiESSLiNG, P. 1. Oden u. Epoden. 5. Aufl. bes. v. Richard Heinze [ ]. De nom- 
breuses améliorations et additions de détail. ^^ 24 oct. Rob. Bloch, De 
Pseudo-Luciani Amoribus <Cf. plus loin : Diss. phil. Argent. 12> [Ad. 
Bonhoffer]. Fait avancer le problème d'une façon méritoire. ^ Cari Robert, 

80 Der neue Menander [Alf. Kôrte]. L'essai de reconstruction est complètement 
manqué. L'éd. constitue un pas en arrière sur la 2^ de van Leeuwen. ^ P. Cor- 
nélius Tacitus erkl. v. Karl Nipperdey, T. 2. Ab excessu divi Augusti 
XI-XVI mit der Rede des Claudius, 6^ éd. pp. GeorgANORESEN [ ]. Tendance 
très conservatrice dans la critique et l'orthographe. Le commentaire a 

35 subi de nombreuses améliorations. ^ Victor Gardthausen, Der Altar 
des Kaiserfriedens, Ara Pacis Augustas (pi.) [Petersen]. S'est totalement 
trompé. Tf Léo Bloch, Sozialc Kàmpfe im alten Rom, 2^ éd. [ ]. Quelques 
modifications de rédaction et de légères rectifications <v. R. d. R. 25, 
26>. ^^ 31 oct. Mschyli tragoedise iterum ed. revisas Henri Weil (Teub- 

40 neriana) [S. Mekler]. Grands éloges pour la circonspection et la mesure 
dont W. a fait preuve dans la critique et l'exégèse, ainsi que pour sa merveil- 
leuse activité. Toutefois, les personnes chargées de la publication n'ont 
pas été à la hauteur de leur tâche. 1[ 1). Eugen Sicker, Novse quaestiones 
Plautinas (Suppl. Philol.). — 2) Henry W. Prescott, Some phases cf the re- 

45 lation of thought to verse in Plautus. — 3) C. J. Mendelsohn, Studies in 
the Word-play of Plautus P. 1 et 2 [Lindsay]. 1) Liste des fautes, relevée 
avec soin mais qui ne permet pas d'aboutir à la conclusion pessimiste de 
Léo. — 2) Quelques observations intéressantes et fines bien que la question 
n'ait pas été résolue définitivement. — 3) Rendra des services, bien qu'il 

50 ait cédé à la tentation de grossir indûment son catalogue. ^ Hatra. P. 1. 
Allgemeine Beschreibung der Ruinen v. Walter Andrae (pi.) [Sarre]. Publi- 
cation de valeur. ^^ 7 nov. Georg Schalkhausser, Zu den Schriften des 
Makarios von Magnesia [Gerh. Loeschcke]. De beaux résultats. ^ Johannes 



DEUTSCHE LITERATURZEITUNG. 55 

Kamateros, EtaaYwy^ 'A'TTpovoijt.taç bearb. v. L. Weigl [Heiberg]. Publica- 
tion pleinement justifiée. Tf Gubernatis, Virgilio e Pollione [ ]. Diss. appli- 
quée mais sans résultats nouveaux. ^ Walter Dittberner, Issos [B. Niese]. 
Défend habilement la topographie de Delbrûck mais sans apporter de nou- 
veautés importantes. ^ Ettore Pais, Richerche storiche e geografiche sulV ^ 
Italia antica (pi.) [ ]. Annonce. ^ 1) Eliseo Grossi, Aquinum (pi.). — 2) 
Giovanni Napoletani, Ferma nel Piceno (pi.) [F. von Duhn]. 1) Fait preuve 
de méthode. 2) Des choses utiles dans la description matérielle mais 91 
pages d'introduction sur l'ethnologie et la préhistoire pour laquelle il a une 
préparation insuffisante. ^ Fritz Litten, Rômisches Recht u. Pandekten-Recht lo 
in Forschung u. Unterricht [Frese]. Mérite l'attention des gens du métier. 
^5[ 14 nov. H. UsENER, Vortràge u. Aufsdtze [W. Kroll]. Ecrits d'une mer- 
veilleuse clarté qui peuvent compter sur de nombreux lecteurs. ^ Maximilian 
Leky, De syntaxi Apuleiana [O. Hey]. Diss. soignée et méritoire. La connais- 
sance de la langue d' A. lui a fait prendre la défense du texte contre des conjec- i5 
tures mVii\\QS. '^ Jahresberichte der Geschichtswissenschafthvsg. \. G. ScHUS- 
TER, 29*' année 1906. 2. P. [O. Kende]. Il manque le rapport sur la Grèce * 
à partir de 359 av. J. C. ^ Rudolf Hirzel, Dike und Verwandtes [E. Rabel]. 
Ouvrage d'une admirable maîtrise, digne pendant de 1' « Eid » du même 
auteur, ^f Siegm. Gunther, Geschichte der Mathematik P. 1. (Von den 20 
àltesten Zeiten bis Cartesius) [Enestrôm]. Très inégal, tantôt instructif, 
tantôt superficiel et mal informé. ^^ 21 nov. Platon, Der Staat. Deutsch 
v. A. Horneffer [Wilh. Nestlé]. Possède une égale maîtrise des deux 
langues. Cette trad. est incomparablement plus lisible que celle de Teuffel 
et W. Wiegand. ]I Ciceros Rrutus. Erkl. v. Otto Jahn 5. Aufl. bearb. v. 25 
Wilhelm Kroll [O. Plasberg]. Eloges accompagnés d'une réserve au sujet 
de l'emploi des clausules. ^ Johannes Steenstrup, T idsregnin g [Groieîend]. 
Remplit bien son but qui est de servir d'introduction à la chronologie des 
principaux peuples civilisés. ^ August Vezin, Eumenes von Kardia [ ] 
Annonce. \ Alfred Lehmann, Aberglaube u. Zauberei v. den alstesten ^ 
Zeiten an bis in die Gegenwart. Deutsche Uebers. v. Petersen 2^ éd. 
(pi.) [Strunz]. Très intéressant en dépit des faiblesses qui tiennent soit aux 
difficultés du sujet, soit aux inexactitudes ou à des points de vue arriérés. 
^1[ 28 nov. W. Brandt, Griech. Temporalpartikeln, vornehmlich im jonischen 
u. dorischen Dialekte [Lattmann]. Il y a mainte bonne remarque, bien qu'il 86 
ne faille pas s'attendre à des résultats extraordinaires. Tf Q.Horatius Flaccus. 
Erkl. V. A. KiESSLiNG. T. 3. Briefe; 3. Aufl. bes. v. R. Heinze [Bickel]. 
Éloges; toutefois, il est à désirer que la langue et la métrique d'Horace soient 
étudiées avec la même profondeur que le contenu des épîtres. T[ P. de 
NoLHAC, Pétrarque et l'humanisme, 2^ éd. [C. Appel]. Presque chaque page *o 
dans le texte et les notes montre les progrès de la science depuis la l'"®éd. 
Tjlf 5 déc. Cari Otfried Muller, Lebensbild in Briefen an seine Eltern mit 
dem Tagebuch seiner italienisch-griechischen Reise hrsg. v. Otto u. Else 
Kern [v. Wilamowitz-Môllendorff]. Méritoire; toutefois, les scrupules des 
éditeurs pour le respect du texte ont été parfois excessifs. ^ John Bur- *6 
NET, Early greek philosophy 2^ éd. [H. Diels]. Grands éloges. La nou- 
veauté la plus importante de cette éd. concerne les Pythagoréens. ^ Richard 
Heinze, Virgils epische Technik 2^ éd. [F. Léo]. Pas de changements 
essentiels. ^ Pfattisch, Die Rede Konstantins des Grossen an die Ver- 
sammlung der Heiligen auf ihre Echtheit untersucht [E. Schwartz]. sa 
Résultat juste, mais dont P. atténue lui-même la portée. HÎf 12 déc. Karl 
Krumbacher, Populàre Aufsàtze [ ]. Analyse. ^ Cari Ulbricht, De ani- 
malium nominibus Aesopeis capit^ tria [O. Keller]. Appliqué, quelques 



56 1908. — ALLEMAGNE. 

dénominations prêtent toutefois à la critique. ^ Anonymi de rébus bellicis 
liber. Text u. Erlâuterungen von Rudolf Schneider [O. Seeck]. Rien à 
apprendre de ce petit livre sous aucun rapport. ^ Camille Jullian, His- 
toire de la Gaule (I. Les invasions gauloises. 2. La Gaule indépendante) 
6 [B. Niese]. Ouvrage fait avec soin et bien disposé, la critique laisse toute- 
fois à désirer et J. serait arrivé à des vues plus justes s'il s'était mieux servi 
des sources anciennes. ^1[ 19 déc. Adam Abt, Die Apologie des Apuleius von 
Madaura u. die antike Zaubcrei [Sinko]. Diss. substantielle qui prouve l'u- 
tilité de la connaissance du Folklore pour les philologues classiques. If Hein- 

10 rich WiLLERS, Neue Untersuchungen uber die rôm. Bronzeindustrie von 
Capua und von Niedcrgermanien (pi.) [K. Schumacher]. Statistique très 
méritoire de fouilles jointe à une description très approfondie des objets. 
^ Eduard Meyer, Aegypten zur Zeit der Pyramidenerbauer (pi.) [H. 0. 
Lange]. Opuscule sohde qui trace un tableau intéressant de l'ancienne 

15 civilisation égyptienne. T[ H. Pfluger, Nexum u. Mancipium [Conrat 

(Cohn)]. La thèse de P. sur le Nexum aura de la peine à renverser la théorie 

, d'Huschke. Henri Lebègue. 

Dissertationes philologicae Argentoratenses. Vol. XI (1706). Fasc. 1. 

De Helia Monacho, Isaaco Monacho, Pseudo-Dracone scriptoribus metricis 

20 Byzantinis [Lud. Voltz]. Le liv. V des Schoha HephaestioneaB, commen- 
taire sur l'éyji'etptSiov Ttepl [xérpwv d'Hephaestion d'Alexandrie, intitulé 
Ars metrica Byzantinica, a été mis à contribution par plusieurs métriciens 
byzantins, V. consacre cette étude à trois d'entre eux, pour retrouver chez 
eux la forme primitive de ce V« 1. composé au vu*' s.^ap. J.-C. — 1, Helias 

26 Monachus t:. otacpôpcov [jlÉtûcov, ses œuvres, il vivait au commencement du 
ix^ s.; 2, Isaacus Monacus tt. [xerpcov ttoiYjTixcov, analyse de son livre, com- 
posé à la fin du xiv^ s., ses sources; 3, Ps. DracoTr. [xéxpojv TTot-r,T[X(5v.Cod. 
Par. 2675 s. XVL — Théorie de la césure du mètre héroïque dans les traités 
des métriciens byzantins. ^^ Fasc. 2. De scholiis Homericis ad rem metri- 

80 cam pertinentibus [G. Rauscher]. Recherche les restes de métrique épars 
dans les scoHes d'Homère, à quels grammairiens il faut les attribuer, et 
jusqu'à quel point ils concordent avec les théories contenues dans les 
traités des métriciens grecs anciens. %^ Fasc. 3, De Theophilinae quae 
fertur Justiniani Institutionum Graecae paraphraseos compositione 

36 [H. Brokate]. Cherche à déterminer les rapports qu'il y a entre la Paraphrase 
grecque de Théophile des Institutiones de Justinien et les Instit. de 
Gains et montre dans quelle mesure Justinien et Gains ont servi à la com- 
position de la Paraphrase. Il fait ses citations pour les liv. 1, 2 et pour la 
première partie du liv. 3, d'après l'éd. de la Paraphrase de Ferrini (1885) 

*o et pour la deuxième partie du liv. 3 et le liv. 4, d'après celle de Reitz (1751) 
revue par Rhalle (1836). Ce sont les Institut, de Justinien qui sont la base 
de la Paraphrase, mais tout ce qui a rapport à l'histoire du droit est em- 
prunté à Gains, jflf Fasc. 4. De Plauti memoria apud Nonium servata 
[H. Caesar]. Réunit et groupe tous les passages de Plante cités par Nonius 

46 Marcellus dans son De compendiosa doctrina per litteras ad filium. ^^ Fasc. 5. 
De scholiis Theocriteis vetustioribus quaest. sel. [C.Buck]. 1, De scholiorum 
in Theocritum vetustiorum indole uni versa; 2, De scholiis paraphrasticis, 
leur forme primitive, comment elles sont devenues telles que nous les lisons ; 
exemples tirés des Idylles 10 et 8; signification et emploi des mots qui 

50 les introduisent : corrections proposées pour quelques-unes de ces scolies 
et quelques passages de Théocrite : 3, De scholiis mythologicis; 4, De 
scholiis ex Etymologico quodam depromptis. Index des noms d'auteurs 
cités dans le Cod. Ambros. des Scolies de Théocrite. 



DISSERTATIONES PHILOLOGICAE ARGENTORATENSES. 57 

^% Vol XII (1907). Fasc. 1. De Gregorii Nazianzeni orationibus funebribus 
[X. Hûrth]. 1, De Graecorum orationum funebrium compositione. 2, De Gre- 
gorii Nazianzeni orat. funebr. compositione : Or. in Caesarium fratrem ; Or. in 
Gorgoniam sororem ; Or. in Gregorium patrem ; Or. in Basilium. 2, De Greg. 
N. dictione : de formarum usu ; de verborum usu ; de particulis, de hiatu. Index. » 
^^ Fasc. 2, Studia Tulliana ad « Oratorem » pertinentia [P. Reis]. De codi- 
cibus : de cod. Abrincensi 238 (A) : — De céleris cod. mutilis; — de cod. 
Laudensi (L.); — de ceteris cod. integris. Origine, caractères généraux 
et valeur de ces divers mss. de l'Orator : F seul provient directement de L; 
O et P, d'une copie probablement de Côme de Crémone. 2, De locis quibus- lo 
dam emendandis, corrections proposées entre autres pour 35 passages 
de l'Or. Ni A, ni L ne nous donne un texte absolument pur; il est donc 
nécessaire de les corriger l'un par l'autre et d'introduire des leçons nouvelles. 
^^ Fasc. 3. De Pseudo-Luciani Amoribus [R. Bloch]. Ce dialogue, qui nous 
a été transmis par les mss. comme étant de Lucien, n'est pas de lui; il a ^^ 
dû être composé au commencement du iv" s. et lui a été à dessein attribué; 
il ne contient pas un débat entre philosophes, mais une discussion entre 
un défenseur de 1' « amoris matrimonii » et un partisan de 1' « amoris pue- 
rilis » : l'auteur a puisé un peu partout ses arguments contraires, chez les 
philosophes, les poètes, les orateurs. En écrivant le prooemium, il a suivi la ao 
xaivri [dTopt'a de Ptolemaeus Chennus, qui paraît lui-même s'être servi 
du Tc. KvîSou de Posidippus éTtiYpaixfxaToypâcpoç et des ouvrages d'Aristide, 
auteur des MiX-rjctaxà. — Appendix. 1 Exegeticae quaest. sel.; a) de Cnidiae 
marmore (Am. 13, p. 411) : cette statue de Praxitèle était en marbre du 
Pentélique : b) De praediorum curatoribus aetatis imperatoriae (10, p. 407), 2* 
les xY|Oe[xôveç jcwpt'wv ne doivent pas différer des iTr'.fxeXrjTal y'wptwv. 2, 
Chronologicae quaest. sel. a) quando versatus sit in Aegypto Aristides 
rhetor. Vers 142. b) De Avidio Heliodoro praefecto Aegypti, pendant plu- 
sieurs mois de l'année 155. et cela pour la seconde fois. ^^Plutarch von 
Chaeronea und die Rhetorik [R. Jenekens]. Dans la première partie de so 
cette étude de 195 p., J. cherche, d'après les expressions de Plutarque, ce 
qu'il pensait de la rhétorique, quelle idée il se faisait du py^Two, du otxôXoyo;, 
du TToXiTixôç àvTjp, du (T0Œ,i<7vr,ç, Ce qu'il pensait des sophistes et quelle 
position il prenait à l'égard de l'atticisme. Dans une seconde partie, il 
étudie la terminologie de Plutarque dans ce qui concerne la rhétorique 86 
et le système de rhétorique auquel il se rattachait, si tant est qu'il se rat- 
tachât à un système. J. se sert dans ce travail surtout des Moralia. 

Tf^ Vol. XIII (1908). Fasc. 1. Quaest. criticaeinAristophanis fabulas [V. Cou- 
Ion]. Dans lal^^ partie de cette étude de 277 p., suivie de trois index, C. cherche 
les rapports qu'il y a entre les 3273 passages d'Aristophane cités par Suidas 40 
et les mss. que nous avons. Dans la seconde, il compare les leçons des scolies 
avec les mss qui passent pour les meilleurs. (R et V) ou leurs copies pour 
les Ach. Eccl. et Lys. qui manquent dans V. Il termine en comparant 
Suidas avec les scolies. Conclusion : Les scolies des cod. nous donnent le 
texte le plus ancien d'A. Leur source est un commentaire composé vers i» 
100 ap. J.-C. par Symmaque, qui a été amplifié par les interprétations 
des grammairiens, et le texte en a été altéré par des conjectures et des 
corrections. Bien que les cod. et les passages conservés par Suidas parais- 
sent provenir d'un seul archétype, ils diffèrent cependant assez entre eux 
pour qu'on distingue trois familles de mss. R., V. et S-MA. Cette dernière 60 
dérive d'un archétype plus pur que les mss. d'où dérivent R et V, et, par 
conséquent, le texte de cette famille est plus voisin de l'archétype que 
çelui_des autres; cet^archétype peut être attribué au ix® s., tandis que les 



58 1908. ALLEMAGNE. 

cod. d'où dérivent R et V sont de peu antérieurs à leurs copies. ^T[ Fasc. 2. 
Die TTapaxXTjT'.xoi in der griech. und rôm. Literatur [J. Albertus]. Étudie 
les harangues par lesquelles les généraux exhortent leurs troupes à faire 
tout leur devoir, dans la littérature grecque et latine. 1. Les sources des ti.; 

5 le nom de 7tacaxXr|Ttxô; Xôyoç chez les rhéteurs et les historiens; le 
peu d'exemples de ce genre de discours dans li littérature historico-biogra- 
phique; distinction entre les discours des généraux en général et le para- 
clétique : premiers modèles; liste de ces discours cités dans les historiens 
anciens; 2, Technique du paraclétique étudiée dans ses détails, les lois 

10 communes, le ton général, l'exorde et la conclusion, l'emploi du discours 
direct ou indirect, etc. ^^ Livr. 3, Griech. Bauinschriften [H. Lattermann]. 
4 pi., 2 fig. Texte et commentaire technique de six inscr. grecques concernant 
des constructions. Inscr. d'Eleusis I. G. IP. 1054 b/c. — Inscr. inédite 
d'Eleusis (Musée Inv. 105 a.) — Inscr. d'Athènes, trouvée en 1887 près 

16 de rOlympieion et concernant la construction d'un bâtiment à Délos, I. G. 

II'. 1054 g. — Inscr. de Lebadée B. C. H. XX, 318. — Inscr. de Lesbos, 

concernant le temple de Pyrrha-Messa, I. G. XIP. II.— Décret de Mytilène, 

I. G. XIP 14. A. S. 

Dissertationes philologicae Halenses. Vol. 18 (1908). Pars I. 

20 De foederis Thessalorum praetoribus [G. Kroog]. Après avoir indiqué la 
méthode qu'il suivra dans cette étude consacrée aux fastes éponymiques 
de la ligue thessahenne, K. traite : 1, De praetoribus Èusebii indicis, de 
196 av. J.-C, année où la Thessalie s'affranchit de la domination Macédo- 
nienne, à 178; 2, De praetortbus usque ad Caesaris aetatem; 3, De aetatis 

2B Caesaris et Augusti eponymis; 4, De Tiberii vel recentioris aetatis epony- 
mis; 5, Fasti praetorum. ^^ Pars 2. De manumissionum titulis apud Thes- 
salos [G. Rensch]. 1. De instrumentorum fprmis atque formulis; 2, De 
magistratibus ; 3, De loco manumissionis; le temple d'Apollon, plus 
tard l'assemblée du peuple; 4, De vectigali publico. Cet impôt, payé 

30 au trésor public indépendamment du prix de rachat dû au propriétaire 
de l'esclave, était fixé par la loi; ce fut d'abord 15 statères, puis en monnaie 
rom. à partir d'Auguste 22 1/2 denarii; 5, De pretio manumissionis (Xûxpov 
ou XÛTpa) bien inférieur à l'impôt payé au trésor public; 6, De manumis- 
soribus, qui étaient ceux qui avaient qualité pour cela chez les Thessaliens; 

85 7, De condicione manendi, quae 7rapa.iji.ov7^ appellatur; durée de cette 
obligation de rester à la disposition de l'ancien maître : elle peut prendre 
fin soit par la mort du maître, soit après que l'affranchi s'est acquitté de 
tousses devoirs; 8, De manumissionibus xaxà. otaOv^xriv et xarà oiavôrjaiv 
factis; ce qu'il faut entendre par ces termes, exemples : 9, De çsv.xïi Xicret 

io ou XuTpwcTô'. : par elle, l'affranchi est mis sur le pied des étrangers domiciliés. 

— Appendice. De Thessalorum fastis : noms des mois chez les Thessaliens. 

— Description de deux petits monuments en bronze: l'un du l'^^'s. ap. J.-C, 
offrant les nombres suivants 305. 1. 6, 24, disposés sur deux lignes, et au- 
dessousles lettres tS, désignant des deniers; l'autre est un poids. T[^Pars3. 

45 De Heroidarum Ovidianarum Epistulis quae vocantur Commentationes. 
Agitur in primis de Didone, Phaedra, Penelopa [F. Eggerding]. Il est géné- 
ralement admis qu'Ovide, dans sa septième Héroide, s'est inspiré de Virgile 
(liv. IV et I), E. montre comment il a conçu et composé les Héroïdes, 
comment dans la septième, imitateur élégiaque et rhétoricien d'un poète 

50 épique, Virgile, il s'est servi de son sujet, de ses personnages, de sa diction 
et de ses pensées; E. fait cette étude dans le but de rechercher plus sûre- 
ment les sources d'Ovide, et surtout d'élucider la question de l'authenticité 
incertaine de quelques-unes des Héroïdes. Il étudie ensuite dans le même 



GLOTTA. ZEITSCHRIFT FUR GRIECH. UND LAT. SPRAGHE. 59 

esprit les Héroïdes 4 (Phèdre) et 1 (Pénélope). Z 

Glotta. Zeitschrift fur griech. und lat Sprache, tome I, n° 2-3 
<sei!l paru en 1908>. Grammaire et étymologies [G. N. Hatzidakis]. 1, Les 
noms en --.oeûî et en -ooOç. Tout est parti des norns en -ç -ooç, avec lesquels 
on a formé des subst. et des adj. de sens varié marquant un rapport : * 
xvY,uiç de xv/,pi.Y,, /eioî'ç de /stp, etc., d'où Aavac; de Aavaoç. On n'avait ainsi 
que des fémin. On a créé le masc. en -Sa -ôaç. d'après les masc. en -a -a; 
{{■KTzôxd^. C'est ce qui explique que le masc. Ilp>.au.''oY,ç est plus long que 
Iloiaai;. 2. Oi aXsç, gr. post. xb àXaç xô àXâxtov, néo-gr. xô àXâxt et xb iXâxai 
(crétois). C'est l'accusât, qui s'est substitué au nomin. : il était très usité, <^' 
surtout quand Xaaêâvstv, IdOtEtv ont été construits avec l'accus. 3. L'accen- 
tuation des diminutifs en -i'txoç est analogique des autres diminutifs en -ûXo;, 
-iXoç, (yoç, -tvoç, etc. 4. Elymologies néo grecques. /Tt'p'o, bâtiment en 
construction ou en ruines, vient de eùxxT^piov (--ç), originairement « temple, 
église ». cpapoùç, « large », vient de sùcppicriç Zeçêoç, « gauche », avec son ^^ 
ancienne forme C^pêbç, remonte à Çaêpoç : J^aêpôc est identique à néogr. Çaêô;, 
«maladroit », et a reçu le p de mots de sens voisin (àp-.dxepbç, [xtopo;, etc.). 
0po[jLÙX[, instrument pour le tissage, remonte à opOojxûXt, opOopLÛX'.ov. BXaa- 
xT,fj(.(«, pour riXa(7ûr,y.àJ, est un ex. de dissimilation, comme xpÔTroXiç pour 
TrpoTroXtç. ^ Notes de dialectologie grecque [C. D. Buck]. 1. elç vswxa, «pour ao 
l'année prochaine », dans une inscr. de Delphes, SGDI. 2561, 12-13, con- 
tient '''v£Ô-Faxa> véojxa. Fax- contient un a anormal représentant de o : mais 
cf. Fàcxuet ÈTrtaxéç dans xàirtaxé? de IG. IX, 334,35 (Locride), «pour l'année, 
dans l'année ». 2. Delph. ttoicSvxi, ttoiôvtcov (inscr. des LabyadesSGDL 2561 
A 25, D 26). La première forme est une contraction de sw : cf. TiapÉoJVTt 26 
non contracté (D 14); la deuxième a subi l'hyphérèse de l'e (probablement 
à l'origine seulement après voyelle). Les formes d'Héraclée ttokovx'., ttouov, 
iro'.ôvxaff'ît, l;£7:o(ov doivent s'accentuer et s'expliquer de même. 3. Thessa- 
lien TrpoHevvioOv, etc., avec contraction prétendue dé âoj en co (o-j). Ce sont 
des formes hybrides. ^ Sur la langue homérique [K. Witte]. 1. Le pluriel so 
poétique des Grecs. Il faut tenir compte de deux facteurs : la facilité 
métrique et l'analogie. Ainsi le plur. poét. de axrjOoç se trouve 119 fois, 
dont 113 fois au datif (contre un seul ex. du dat. sg.). Une partie des ex. 
s'explique par un sujet plur.; une autre partie présente le mot avec le sens 
moral. Le mot qui a exercé l'analogie est cppÉcn. En regard de 33 ex. de7tf|(xa 86 
au sg. (8 nom., 1 gén., 24 ac), on a le plur. poétique u-z^y-axa (ac.) 10 f., 
■7n^{i.ax' (ac.) 4 f. L'analogie qii s'est exercée ici est celle de iXyea, comme 
le prouvent les formules parallèles Trr^aaxa irâff/ siv), àXysa Tràd/jsiv), etc. 
2. L'origine des formules homériques. Etude de la combinaison de plusieurs 
formules : [ji.£X7]ùBa xat cpaxo aOxov, combiné de (j.£XT,ûoa et de cpàxo {xuxov; 40 
[X£X££tTr£ xat à[ji£!^exo [xûéw : de [xex. et de à. jx. ; etc. ^ Prosodie grecque 
[F. Sommer]. 1. La position dans Homère. Quand la syllabe est longue par 
suite de la position, cela a lieu : l^au temps fort; 2«au temps faible quand 
les deux mots sont dans u,n rapport syntaxique étroit. Font exception les 
deux premiers temps faibles qui présentent d'ailleurs plus de liberté dans les 45 
combinaisons de mots. Ces constatations ne sont pas sans importance pour 
l'étude de l'effet produit par F initial et par les groupes de consonnes 
initiales (muette plus liquide, etc.). 2. La constitution du temps faible du 
quatrième pied dans le vers héroïque. 3. vjfxtv et uatv. Dans l'épopée, là 
où la quantité peut être déterminée avec sûreté, l't est bref, et, jusqu'à 50 
l'époque attique, il n'y a en faveur de l't long qu'un vers du prétendu Simo- 
nide de Céos (85 H. Cr.). La longue a été introduite analogiquement sous 
l'influence de fjixetç, 7]|xc5v,Y)[ji,a;, et de la place identique de l'accent. L't est 



60 1908. — ALLEMAGNE. 

encore bref dans la majorité des cas (Soph. surtout) et les formes à voyelle 
longue ne triomphent définitivement qu'après la grande époque. ^ Italique 
[R. Thurneysen]. 1. L'accentuation de l'osque. Les voyelles longues sont 
notées par des lettres doubles seulement à la première syllabe : cela semble 

6 indiquer une accentuation de cette syllabe. 2. Ombrien poni-, ce mot 
désigne un gâteau sacré comparable à la mola salsa; pune frehtu correspond 
exactement à pollinem frictum : cf. far tostum 3t molitum. Dans poni- pour 
ponni-, lu> nn. ^ Dum, dummodo et modo [R. Methner]. 1. Dumetdum- 
modo. Le subj. est un subj. de volonté. Dum ne signifie rien autre chose 

10 qae «pendant un certain temps ». Ainsi il faut entendre : délibéra hoc dum : 
ego redeo. On explique de la même manière : iratis sunt subtrahendi ii 
inquos etc.... dum : se ipsi colligant (Cic.,Tusc.,IV, 78). Avec dum modo, on 
aura : occidat dum : modo imperet. 2. Modo simple. Il ne peut être employé 
que si la proposition subordonnée exprime une condition ou un désir. ^ï 

1^ Nouvelles contributions à la critique et à l'explication- des gloses latines 
[M. Niedermann]. 1. CGL. 3, 597, 2, ipiclo est la latinisation de étti'ttXoov. 2. 
5,493,35 lire cacatrum : stercus; pour la confusion qui a introduit l'r, 
cf. frustfum, ballistra, v. italien incostro, ginestra. 3. 3,484,29 et 440,73, 
canaplura cache le nom de la Chandeleur (canelarum, *caneluram). 4. 

20 5,593,52 cloes : pluuia uel nauigium. Biicheler a découvert hyas dans cloes; 
nauigium vient de ce qu'un glossateur a cru reconnaître tcXoïov (-TrXoïa) dans 
pluuia. 5. 5,13,28 connum : proximum; le lemme cache cognatum, con- 
natum : abréviation enfantine, comme * cosinum de consobrinum. 6. 5,600, 
1 feriferus : redoublement dont il existe des exemples on sk., germanique, 

25 etc.; cf. àytâyie, tablettes de Rome, Audollent, 155 a, 22; 156, 35-36. 7. 5, 
465,39 : metallum : locus ubi aurum uel argenti pondus nascit (sic) ; de même: 
5,4,15; 5,43,17; liber glossarum, f° 177'- (Goetz, Abh. de Saxe, XIII, 259); 
Bède, Itiner. (p. 314, 10 Geyer). A comparer avec la formule étudiée par 
Cumont, Rev. de phil.', 26,6.-8. 2,451, 3 fait connaître le simple rancus 

30 de rancidus. 9. rennuo résulte d'une confusion avec annuo; cf. Alcuin, 
G. lat., VII, 295 K., sur emminus et cominus. 10, 4, 390, 30 serem cache 
Cererem. 11. ualus = uarus repose sur *uâfolos, *uàllus, nâlus (cf. stêla, 
fr. étoile). 12. 5,415,29 naruassi : cf. 3,630,39 uernasco id est uernamo; 
3,596,28; 630,37. 13. 2,596,39, lire : uerticulum. 14. 2,595,49, panna 

35 se retrouve sur un graffite gallo-romain. ^ Sur la dérivation grecque [Ernst 
Fraenkel]. 1. Les noms d'agents en -tt,ç. Etude de détail sur un certain nom- 
bre de noms, leur formation, leur sens et leur emploi chez les auteurs. 2. Une 
glose d'Hésychius. Dans l'inscr. Coll. 4453,8 Traio'.dxtojpdç est une forme ita- 
cisante de *7ra'.o[<7)C£[ojpôç. Le mot est à conserver à côté de celui que donne 

*o Hésychias, 7ra'.o[x(x £0>p. ^Remus et Romulus [P. Kretschmer]. La légende 
des fondateurs de Rome est une construction artificielle dont les parties 
sont d'époque différente. A l'origine, les Grecs ont tiré du nom de ville 
'PcofXTi le nom du fondateur 'Pi7><j.oç. C'est ce qu'ils font d'ordinaire en pareil 
cas, sans se préoccuper du caractère enfantin du procédé et sans s'inquiéter 

*^ des difficultés; cf. 'AvTst'açet 'Aposîotç, fondateurs d'Antium et d'Ardée, chez 
l'Alexandrin Xénocrate, qui nomme en même temps 'Pàjfxoç (Den. Halic, 
I, 72). Cette invention a fini par être connue des Romains. Mais Romus 
n'est pas un nom latin. Plus scrupuleux en matière, ils lui substituèrent 
Remus, nom connu et apparenté à des noms étrusques (Schulze, 219). 

^ Mais Remus ne s'accordait pas avec la voyelle de Roma. Dans le iv^ siècle 
avant l'ère chrétienne, on créa Romulus. Pour le mettre d'accord avec 
Remus préexistant, on imagina la légende des jumeaux. Tout d'abord 
Remus et Romulus étaient sur le même pied (Cassius Hemina dans Diomède, 



GLOTTA. ZEITSCHRIFT FfiR GRIECH. UND LAT. SPRACHE. 61 

G. L., II, 384, 5). La langue poétiq.ie emploie indifféremment Remus ou 
Romulus pour désigner les Romains et Rome (Cat., 58, 5; Mart., X, 76, 4; 
Juv., 10, 73; Diodore de Sardes, Anth. pal., IX, 219; Prop., II, 1, 23; V, 
6, 80). L'ancien ordre des noms est Remus et Romulus (titre de Naevius, 
Donat, Ter., Ad., IV, 1, 21; Cassius Hemina, ib.; Cic, leg. I, 8; Fastes de * 
Pféneste, 23 déc. ; Varron dans Festus, p. 368 Th.; Tac. An., 13, 58; Justin, 
43, 2, 7); l'autre ordre apparaît dans Varron et dans Cic. De plus Paul d., 
p. 5, Th., explique «altellus» par Romulus; or altellus est un simple diminutif 
de alter : le « sacond » des deux. Pour se débarrasser de Remus, on a ensuite 
inventé l'histoire de sa mort. Les anciens croyaient déjà à un rit étrusque ^® 
(Festus, p. 396 Th.) consacrant la sainteté des murs, dont la mort de Remus 
symboliserait l'inviolabilité (Ennius, fr. 99 V.). Mais cette mort est peut-être 
un sacrifice de fondation; chaque bâtisse exigeait sa victime humaine : en 
ce second sens peuvent être expliqués firma de Prop. 3, 9, 50 ; firmauerat, 
de Tib., 2, 5, 23; cf. Ps. Apollod., Bibl. 1, 8, 1. Ce acrifice serait d'origine " 
grecque (cf. T. L. 22, 57, 6). If Flexion pronominale latine [F. Skutst;h]. 
Elle s'explique par le mélange des thèmes en -o et en -i. En conséquence, 
on a : A. Nom. ollus, Gén. illi, Dat. illo, Ac. illum; B. Nom. ille (pour *illis), 
Gén. illeis (encore dans Plaute), Dat. illei,Ac.illim. PourlasérieB,cf. l'osque: 
N. Saii'inaz (-tis), G. Sai inat i-, D. Saininatei, Ac. Saiiinatitn. Le normal 20 
ëjei a exercé son influence sur le relatif; d'où quôiei. Les gén. eius quoius 
sont formés d'après ces datifs sur le type Venerus; ainsi -sjei, quojei : ejus 
quojus : : Venerei : Venerus. ^Lexicographie grecque et latine [Kretschmer]. 

1. àXÀaç, « l'ail », suppose àXÀâet; (*àXXâ-F£vT-), donc un mot qui, en attique, 
vient d'un autre dialecte ayant l'a. La forme originaire est *àXXâ-. Comme 26 
l'indique une glose d'Hésychius, le mot et la chose viennent d'Italie; il faut 

y reconnaître alium (li> 11), avec une incertitude sur le genre comme pour 
menda mendum, alimonia alimonium, epulaepulum, etc. 2. nubo n'a rien 
à voir avec le voile et indique le mariage ou les fiançailles. Il est apparenté 
à vùfjicpT,, qui signifie : « amie, fille nubile », à l'origine. 3. Dies féminin. Cf. w 
Neue, 1^, 1011. Il a surtout alors le sens de « terme, délai, espace de temps ». 
Au contraire, pour indiquer la date exacte' avec un chiffre, le masc. est 
de règle. Le féminin est dû à l'influence de tempestas, qui a eu le sens de 
« temps, espace ds temps », anciennement (Var., L. L. 7, 52 douze tables); 
PU., Cas., 18; Truc, 380). ^ Si tamen [J. H. Schmalz]. Est mis en circu- « 
lation par les poètes au lieu des locutions classiques si, si modo, si quidem. 
Les rhéteurs ont ensuite imité les poètes, spécialement Ovide. Le sens de si 
tamen s'explique par l'origine de tamen, apparenté à tam, qui veut dire sou- 
vent : « de même, de la même manière, autant » : Plt., Mil., 304. Si tamen = 
« si aussi bien ». Lucrèce renforce le sens conce.ssif, qui commence à se *o 
développer dans tamen, par interea. Si tamen = ita tamen si, dans Phèdre, 

2, 4, 5; PI., Ep., 3, 1, 4; Apul., Met., 8, 23. Mais tamen a un sens très faible 
souvent; Cic, Ver., 2, 160; Phil., 2, 8 « du moins », ys. Dès lors si tamen 
pouvait prendre la place de si quidem, si modo. Par suite, si tamen a pu 
remplacer si quidem causal; Ov., M., 4, 536 (cf. Archiv. 14, 45). Dans Grég. *& 
de Tours, tamen est aussi faible qu'autem : d'où si tamen = si quo pacto : 
Orose, 2, 17, 16; 17. Si tamen exprime la résignation, Cyprien, p. 574, 26 H. 
La question reste à étudier dans le détail. Tj Le projet d'un Thésaurus de 
la langue grecque [P. Kretschmer]. Historique de ce projet, formulé dans 
la réunion de l'Association des Académies et dont les Anglais sont surtout 00 
les, promoteurs. % Armentum [F. Skutsch]. D'après Var., 5, 96, désigne 
spécialement le gros bétail, les bœufs surtout. Le rapport avec atà-re est 
probable, en dépit de i'â, qui est primitif (arâtrum). Il faut admettre que 



62 1908. — ALLEMAGNE. 

* ârâmentum a subi un abrègement du groupe ïambique (arâment.im), et 
ensuite syncope de la biève : cf. caiëtacio, calëiacio, calfacio. Voilà une 
preuve étymologique de la loi d'abrègement et une preuve que cette loi n'est 
pas p^^rement métrique. Paul Lejay. 

' Gôttingische gelehrte Anzeigen T. 170. Mars. Die antiken Mûnzen 
Nordgriechenlands. Bd. 3. Die makedonischen Landesmûnzen bearb. 
V. Hugo Gaebler (pi.) [Max L. Strak]. Grands éloges au point de vue 
scientifique; mais en tant que partie du Corpus, l'ouvrage demandera pour 
servir de modèle deux à trois cents collaborateurs, et des ressources pécu- 

^* niaires inépuisables. Mieux vaut suivre, malgré ses imperfections, le pro- 
cédé de Svoronos (No;v.t(7[xaTa tou xpirouç tcSv nToX£u.ato)v) ou de Babelon 
et Reinach (Recueil général des monnaies grecques d'Asie-Mineure). ^ No- 
misma hrsg. v. Hans von Fritze u. Hugo Gaebler, 1. (pl.)[Id.]. Disserta- 
tions de valeur sans doute, mais qui ne justifient pas l'existence d'un 

^^ nouvel organe de numismatique. T[ Jules Nicole, U Apologie d'Antiphon 
ou Adyoç Ttspi [XETacTâffsco; (1 fasc.) [Pohlenz). Qqs divergences de 
lecture dans les colonnes assez bien conservées du papyrus. ^ University 
California Publications Graeco-Roman archaeology. Vol. 2. The Tebtunis 
Papyri. Part. 2, éd. by Grenfell and Hunt with the assistance of E. J. 

^" GooDSPED (pi.) [W. Schubart]. Analyse < cf. infra > et éloges. If Studies 
in the History and Art of the Eastern Provinces of the Roman Empire. Edit. 
by W. M. Ram SA Y [Laqueur]. Festschrift de travaux homogènes dus à 
sept savants, parmi lesquels Ramsay et Callander ont atteint les résultats 
les plus importants pour la topographie. Excellent art. aussi de J. Ander- 

^^ SEN : Paganism and Christianity in Nord Phrygia. ^ Pedanii Dioscuridis 
Anazarbei de materia medica libri quinque. Ed. Max Wellmann. Vol. 1, 
quo continentur libri 1 et 2 [H. Stadler]. Le soin scrupuleux, la critique 
circonspecte de W. font augurer avantageusement du Corpus medicorum 
dont ce volume est le précurseur. ^ Davidis Prolegomena et in Porphyrii 

'° Isagogen commentarium, éd. Adolf Busse (Comm. in Aristot. Graeca. 
Vol. 18, p. 2) [K. Praechter]. L'éditeur a fait preuve de conscience et de 
circonspection et s'est abstenu de conjectures arbitraires. Toutefois, B. au- 
rait pu tirer meilleur parti du ms. V (Vatic. 1470), qui, relativement, offre 
la meilleure garantie d'authenticité pour le texte. Article détaillé et critique 

'^ (30 p.). ^^ Avril. Vancza, Geschichte Nieder- und. Oberôsterreichs. 1 Ris 
I^SÔ [Uhlirz]. Les chapitres relatifs à la civilisation antérieure aux Ro- 
mains reposent sur une recherche faite avec soin et prudence. ^ Rudolf 
Wackernagel, Geschichte des Stadt Rasel, T. 1 [Wartmann] < Ouvrage 
mentionné ici à cause de l'introduction, qui traite depuis la mention de 

*" Bâle pour Igi première fois par Ammien Marcellin jusqu'au xiii<^ s. >. 
^^ Mai. Hermann Hirt, Die Indogermanen, ihre Verbreitungen, ihre Ur- 
heimat u. ihre Kultur, T. I (pl.) [R. Meringer]. Ouvrage suggestif, qui mé- 
rite des éloges, en dépit des objections de principe et des ciitiques de détail 
qu'il suscite. 1f^ Sept. Trombetti, Vunità d'origine del linguaggio 

*'' [F. N. Finck]. Théorie acceptable, mais la démonstration sur laquelle elle 
s'appuie est manquée. ^ Wilhelm von Humboldt, Gcsammelte Schriften, 
T. 3, 4, 5. Hrsg. v. Albert Leitzmann [Idem]. Mémoires concernant les 
problèmes généraux de la linguistique, l'archéologie, l'histoire ancienne 
et la grammaire, en partie inédits. L'éditeur mérite tout éloge. Toutefois, 

^ l'exclusion de sujets, dont la publication est abandonnée au bon vouloir 
des spécialistes, est regrettable. ^^ Oct. P. Wendland, I>ic- AeZZentsiisc/i- 
rômische Kultur in ihren Beziehungen zu Judentum u. Christentum [Reit- 
zenstein]. Bon livre, en dépit de qqs desiderata. Tf R. Reitzenstein, M. T. 



HERMES. 63 

Varro u. Joh. Mauropus von Euchaita [Rôhrscheidt]. Maintes conj. sur Mau- 
ropus sont fausses au point de vue de la métrique ou inutiles. La critique 
des sources de Varron prête souvent à la controverse. Livre suggestif 
néanmoins, qui contient des parties de valeur durable. ^ Grammaticae 
rcmanae fragmenta collegit, rec. Funaioli. Vol. 1 [G. Gôtz]. Énorme tra- 6 
vail dont la valeur n'est pas diminuée par qqs desiderata. ^ P. Vac- 
CaRO, Studi Varroniani, De gtnte populi Romani libri 4 [Alfred Klotz]. 
N'est pas l'ouvrage définitif sur le traité de Varron. V. a du moins le mérite 
d'avoir recueilli avec soin les matériaux et de les avoir disposés avec clarté. 
^ Eugen Petersen, Die Burgtempel der Athenaia (pi.) [J. Korte]. Instructif lo 
et très suggestif; fait avancer sensiblement nos connaissances des cultes 
et des sanctuaires de l'Acropole, bien qu'on puisse différer d'avis au sujet 
de l'ancien temple, de.l'Hékatompedon et des questions qui s'y rattachent. 
^ Mary Corwin Lane, Index to the Fragments oj the Greek Elegiac and lambic 
Poets in the Hiller-Crusius édition (Cornell studies n^ 18) [W. Crônert]. is 
Défectueux en dépit de toute la conscience de l'auteur, à cause de l'absence 
du groupement par signification et des lacunes concernant la glossographie 
et les questions métriques. ^ A. v. Domaszewski, Die Anlage der Limes- 
kastelle (pi.) [Rud. Schneider]. Juste interprétation de l'inscr. de Pedatura 
(C. I L. 13 7613 et 7613''); toutefois, la prétendue concordance des données 20 
de cette inscr. avec les préceptes d'Hygin n'est rien moins que démontrée. 
^^ Dec. Otto Th. ScHULZ, Das Kaiserhaus der Antonine u. der letztt His- 
toriker Roms. Nebst einer Beigabe : Das Geschichtswerk des Anonymus 
[W. Weber]. Tentative peu réussie de découvrir la personnalité du soi- 
disant Anonyme et sa provenance égyptienne. ^ Leges Graecorun sacrae e u 
titulis collectae. P. 1. Fasc. 1. Fasti sacri, éd. J. de Prott [W. Crônert]. Nou- 
velles lectures d'inscr. qui, sans être définitives constituent cependant un 
progrès. Conjectures du critique. ^ Adolf Gross, Die Stichomythie in der 
Griechischen Tragôdie u. Komôdie... [F. Léo]. Travail de débutant, mais 
qui mérite l'attention de ceux qui s'intéressent à la technique du drame, so 

H. Lebègue. 
Hermès. Tome XLIIL N» 1. Palladius et Gargilius Martialis [M. Well- 
mann]. Le dernier des agronomes romains est Palladius. C'est sans doute 
un homme de grande situation (vir illustris) qui a des biens étendus et cher- 
che dans l'expérience antérieure le moyen de les bien administrer. Sa pro- «6 
pre expérience est peu considérable. Le plus souvent il fait des extraits 
de Gargilius Martialis. Liste des passages parallèles avec comparaison avec 
Magon (dans Pline l'ancien), Columelle, Dioscoride, les Géoponiques, etc. 
C'est de Gargilius que Palladius a tiré sa connaissance des autres auteurs. 
C'est particulièrement le cas de Faventinus, qui pour Pallad. XII, 15, pa- 40 
raît être la source, alors qu'Isidore XVII, 7, coïncide encore plus exacte- 
ment avec Palladius, précisément dans les divergences de Palladius et de 
Faventinus. Or Isidore a utilisé ici Gargilius. Il suit de là, non seulement 
que Palladius ne connaît Faventinus qu'à travers Gargilius, mais encore que 
Faventinus est antérieur à Gargilius, à 250 apr. J.-C. Columelle n'a pas a 
non plus été consulté directement par Palladius. Les concordances avec les 
Géoponiques s'exphquent parce que les G. remontent à Florentinus, Palla- 
dius à Gargilius et que Florentinus et Gargilius ont copié séparément les 
Quintilii. ^ De l'alphabet et de la langue de l'inscr. de Novilara [E. Lattes]. 
Cf. XXXI, 1896, 465 <R. d. v. XXI, 44, 14>. Nouveaux rapprochements m 
de ce texte étrusque avec d'autres. ][ Les papyrus comiques de Ghorân 
[A. Kôrte]. Publiés BCH. XXX (1906), 103. Ils contiennent la mention 
j^opou qui se rapporte à un texte qui n'a pas été transmis. Étude du mor- 



64 1907. ALLEMAGNE. 

ceau. L'auteur ne peut être un Athénien et un contemporain de Ménandre, 
il est au plus tôt de la génération suivante et a pu écrire en Egypte. C'est 
un bon exemple de la médiocreté courante. ^ Additions et remarques sur 
l'extrait de Cratès du Scholion Geneuense 195 [H. Schrader]. Sur Oceanos 
5 et son rapport avec les fleuves et les cours d'eau. Reconstruction du morceau 
d'après le scoliaste, Favorinus, etc. ^ La composition de l'Antigone de 
Sophocle [A. B. Drachmann]. C'est la version de la légende que rapporte 
Apollodore (III, 78) que Sophocle a voulu suivre. Mais, au cours de la com- 
position, il l'a modifiée, en introduisant, par exemple, la seconde scène du 

10 veilleur, et ces changements ont faussé le caractère des principaux person- 
nages. If Sur le texte et le style des écrits de Dion de Pruse [E. Wenkebach]. 
Étude de passages isolés où le texte de von Arnim est à modifier, souvent 
par un retour à la leçon des mss. Nombreuses observations sur les carac- 
tères du style, emploi de l'interlocuteur fictif , parataxe, style haché, jeux de 

16 mots, métaplasmes, anacoluthes, chiasmes, ordre des mots singulier, cou- 
ples de synonymes, etc. ^ Sur les grandes déclamations de Quintilien [R. 
Reitzenstein]. Malgré les efforts de Lehnerdt, ce texte laisse encore à désirer. 
Il était déjà fortement altéré dans l'antiquité. En tout cas, on peut essayer 
de le corriger en employant des moyens énergiques. Étude de la première 

2(1 moitié du V^ discours. Il faudrait examiner la valeur particulière du ms. 
B. On peut se demander s'il n'a pas le même rôle que l'Ambrosianus pour 
les Dialogues de Sénèque. ^f Le nouveau Ménandre [F. Léo]. Série d'obser- 
vations et de corrections. La liste des personnages est donnée dans l'ordre 
où ils paraissent sur la scène. P. 128, n. 1, rapprochement entre la scène 

25 de l'arbritage et Rudens IV, 3. P. 129, n. 1, comparaison sur le choix de 
l'arbitre (le prernier qui survient). Arb., 5; Théocr., 5, 61 et 8, 25; Virg., 
Bue. 3,50. P. 136, maisons voisines mises en communication par une porte 
donnant sur les jardins, Arbitr. 387-393, Stichus, 449. P. 152, n. 2, invo- 
cation à Apollon qui est là (v. 443), fr. 740; Aristoph., Thesm., 748; Plaute, 

«0 Bacch., 172; Merc, 676. ]fT| Mélanges. Sur les nouveaux fragments de 
Ménandre [H. von Arnim]. Jonction des fragments L et P. ^ Mesomédès 
ou Isodamos [Théod. Reinach]? Il faut lire : ô Tratàv 'I(iooriiJ.ou toù Tpoiî^T)- 
vt'ou, dans Ps. Lucien, 73, 27. ^ Sur la Métaphysique d'Aristote [W. A. 
Heidel]. Corrections d'après le commentaire d'Asklépios. Tf KAEI<Î>QSSA 

35 [Hiller von Gaertringen]. Dans une inscr. de Melos, 2433, dont une édition 
ancienne, présentant deux textes, a été retrouvée dans un ouvrage d'Egizio, 
Naples, 1751. ^ Friedrich Blass sur Aristophane et Moschus [C. R.]. Cor- 
rections inédites : Aristoph., Av. 41, xâoojv (Bcxàiv ms.); Moschus, 
Europe, 60 : wç îdTiov (coffet té tiç ms.). 

40 N° 2. Nouvelles contributions à l'histoire du texte et à la critique des 
écrits de Philon [L. Cohn]. Sur le V^ volume de la nouvelle édition. Progrès 
successifs réahsés par les éditions antérieures. Étude et discussion de nom- 
breux passages isolés. ^ La situation littéraire de l'Anonymus Argentinen- 
sis [R. Laqueur]. Wilcken a prouvé que ce texte était en relation avec Dé- 

45 mosthène. Mais ce n'est pas un recueil de scohes. C'est la capitulatio d'un 
Utoi ATip-ocrôevouç, analogue à l'ouvrage de Didyme, peut-être même 
l'oeuvre aussi de Didyme. j[ Miscellanea critica, scripsit Fr. lacobs [I. Ni- 
cole]. Ms. où Jacobs, en 1812 et 1813, a consigné ses corrections, mais il y 
en a aussi de plus récentes. Plusieurs ont été publiées. D'autres ont été pro- 

50 posées soit avant, soit après Jacobs. Mais si on défalque tout ce qui n'est 
plus neuf, il reste encore une masse considérable. Spécimen des notes sur 
Lysias. L'ensemble porte sur vingt-six auteurs. If La survivance des langues 
nationales en Asie Mineure après l'ère chrétienne [K. Holl]. Les langues, qui 



HERMES. 65 

étaient parlées avant le grec dans ces régions, se sont maintenues comme 
langues du peuple jusqu'au v^-vie s. Cela est prouvé pour les suivantes : 
Mysien (vie d'Auxence, com. du vi^ s.; P. G., 114, 1428 B); Isaurien (vie de 
Siméon de Thaumastore, mort en 596; ms. gr. de Munich 366, f^lSS'*'); 
Lykaonien (légende de sainte Marthe, mère de Siméon de Thaumastore, AA. ^ 
SS.,mai, V, 1866, 413 c; les Lycaoniens ont des monastères particuliers à 
Constantinople, Mansi, VIII, 882 B et C, etc., comme les Romains, 906 D, 
les Égyptiens, 907 B, les Syriens, 910 D, les Cretois, 910 D, les Besses, 987 E); 
Cilicien (Théodoret, P. G., 82, 1488 D); Besse (vie des. Théodose, 44, 19 
Usener; 45, 4; Antonin de Plaisance, Itin. 37; 27, 1; Pré spirituel, c. 157, lo 
col. 3025); Cappadocien (Grég. de Nysse, C. Euhom, 15, P. G., 45, 1045 D; 
Basile de Ces., Sp. s., 29; 3, 2, 88 CGarnier; cf. pour le Pont, Migne, 39, 
1838 et 86, 2, 2333 C); Phrygien (supplément à la liste des provinces, de 
297; Socrate, H. E., 5, 23; P. G., 67, 648 A; cf. Sozomène, 7, 17, P. G., 
67, 1468 A); Celtique en Galatie (d'après saint Jérôme, cf. F. Stàhelin, Gesch. i& 
der Kleinasiat. Galater, 2^ éd., 104; Gothique en Phrygie depuis 386 (colo- 
nie souvent mentionnée par les Pères Cappadociens sous le nom de Scyth<\';, 
P. G., 46, 737 A. etc.); Maguséen en Cappadoce (perse probablement, 
Basile, ep. 208 ; 3, 2, 571 D Garnier). Cependant la langue officielle 
de l'Église reste toujours le grec. Mais l'ÉgHse se heurte pendant 20 
très longtemps à deux obstacles : la vitalité du paganisme, surtout 
dans les campagnes, comme le prouvent les vies d'évêques et de 
missionnaires (Jean d'Éphèse, Amphiloque d'Iconium) et la survivance 
des superstitions (Harnack, Mission, II, 175) ; et le pullulement des 
sectes locales à l'intérieur du pays. Ces difficultés s'expHquent en partie 23 
par la lutte des langues nationales contre le grec de l'Église. ^ Le 
nouvel historien et Xénophon [G. Busolt]. Le V^ vol. des Oxyrhynchus- 
Papyri apporte des fragments étendus d'une nouvelle histoire grocqu . 
L'ouvrage faisait suite à Thucydide et a été écrit entre 386 et 346. Ce sont 
les Helléniques, ouvrage de jeunesse de Théopompe. L'auteur se montre so 
partial, vaniteux et superficiel. Il est systématiquement hostile à la démo- 
cratie athénienne. La valeur historique de l'œuvre est donc médiocre. II 
arrive à Théopompe de refaire, dans le sens de ses parti-pris, les récits quD 
nous avons dans Xénophon. Tj Un doublet dans le livre IV de Lucrèce. [J. 
Mewaldt]. Les vers 29-30 et 49-50 forment une répétition. A l'origine lo 35 
livre IV devait faire suite au livre II. Le morceau 45-53 appartient à ia 
première rédaction du prologue. Puis Lucrèce inséra le livre III. Cela eut 
pour conséquence un remaniement du prologue. Alors furent écrits hs 
vers 26-44. Les deux morceaux trouvés dans les papiers du poète ont été 
conservés. ^^Mél anges. La rencontre d'Hannibal et d'Antiochus-le-Grand 40 
à Éphès^. [M. Holleaux]. Elle eut lieu en 195, comme l'indique Tive-Live, 
probablement dans le courant de l'automne. ^ Xopoù [A. Kôrte]. La comé- 
die de Ménandre ne comportait pas de chœur à l'ancienne méthode, mêlé 
à l'action et complétant le dialogue. Mais le chœur est encore un intermède 
chanté dont l'idée est suggérée par l'action. Les paroles, sans rapport av(;c 45 
la pièce, étaient quelconques, et le poète négligeait de les recueillir dans 
l'édition destinée à la lecture. C'est sous cet aspect que se présente le chœur 
dans la Belle aux bouclas coupées, dans l'Arbitrage, dans la Samienne; c'est 
ainsi qu'il faut entendre le chant dont parle Cic, Sest., 118. Addition [O. 
Immisch].Dans Cic, Sest., 118, caterua désigne le chœur; clarissima concen- eo 
tione, le chant. Clodius avait l'habitv.de de se faire applaudir et d'interrom- 
pre ses adversaires par des chants injurieux. On en fit autant contre lui (Ad 
Quint. II, 3,2). Dans le Simulans, on aura introduit une chanson de circons- 

R. DE PHiLOL, — Revue des Revues de 1908. XXXIIL — 5 



66 1908. — ALLEMAGNE. 

tance, analogue à celle qu'il faisait chanter, d'où contionata est (cf. Nagels- 
bach, O02). ^ Xopou [F. Léo]. Un autre exemple de chœjr intermède se 
trouva dans Alexis, de la comédie moyenne (génération antérieure à Mé- 
nandre); paXXt<j[jL(5; (fr. 107 K.; Athénée, VIII, 362 C) désigne une 
^ danse pâXXetv, lancer; paXXt^w, «jeter », puis « jeter les jambes, danser ». 
Le xoip-oç d'Alexis a lieu le matin, à l'aurore, après une nuit de débauche. 
Même situation dans la Belle aux boucles coupées; dans le Gurculis, au 
commencement; dans l'histoire tarentine de Plut., Pyrrhus, 13; sur Polé- 
mon, D. L., IV, 16 et Lucien, Bis ace, 16; Most., 313 suiv. La scène de la 
^0 Most. est bien « nouvel-attiqi e » et remonte sans aucun doute à Philémon. 
Elle équivaut à un intermède, mais appartient encore à l'action. Plaute 
nous montre la double évolution du chœur. D'une part, il a disparu et a 
été remplacé par l'accompagnateur resté seul (Ps., 573). D'autre part, au 
lieu du chœur, un personnage joue l'intermède : Cure, 461 suiv., où le 
15 choragus tient un discours relatif à des questions locales et personnelles, 
type d'un laêdXtfAov, couplets sur les choses du jour; Capt. 460-498 : v. 496, 
la situation est la même qu'au v. 191 ; Hégion joue l'intermède en qualité 
de loustic de la pièce. ^ Sur l'Arbitrage de Ménandre [Hans Fischl]. Dépen- 
dance d'avec l'Alope d'Euripide, Hygin,fab. 187 <cf. Mazon et Bodin. Ex- 
'20 traits de Ménandre; p. 21 du tirage à part>; autres rapprochements avec 
les tragiques. ^ Deux questions sur Horace [Sudhaus]. Sat., 1, 4, 35, lire: 
excutiat,sibi non, non cuiquam; cf. Aristote, Eth. Nie, 1128 A 33. A. p., 65, 
régis opus désigne Xerxès et le percement de l'Athos : c'est un thème vul- 
garisé par la science posidonienne; II. xog-aou, 400 A, 24 suiv. ; cf. Ausone, 
25 Mos. 291.11 L'île de Thia [A. Klot?]. Dans Pline, N. H., II, 202, il faut lire : 
L. <Corn>elio Balbo; Pline a échangé les consulsde 19 et de 46 ap. J.-C. 
ll'lfNo 3. Frontonis Platani [A. von Premerstein]. Dans Juvénal, 1, 12, On 
a découvert tout un ensemble de constructions sur la voie Labicane, à 
gauche, à 15 milles de Rome, le. prœdia Quintana, au lieu dit Le Marmorelle. 
30 II y avait là un bois consacré aux Muses (IG. XIV, 1011) et un bouquet 
de platanes. Des inscr. trouvées ailleurs mentionnent un fronton qui a pu 
avoir un rapport avec la propriété. C'est là probablement que se trouvait la 
salle de lectures, appartenant à l'empereur, où Valerius Flaccus lisait son 
poème, où d'autres s'exerçaient à développer les thèmes suggérés par Val. FI. 
35 Avantl'ouverture de l'Athenaeum par Hadrien, il n'y avait pas de salle pour 
les lectures publiques accessible à tous. Il fallait en louer une ou recourir à un 
ami. ^ Études sur Phèdre [G. Thieie]. 2. Facéties mythologiques et nou- 
velles. Il faut recourir à Romulus, non seulement pour rétablir le texte de 
Phèdre, mais surtout pour retrouver la véritable forme des récits exploités 
40 par Phèdre. Le fabuliste s'est vanté de sa brièveté (épilogue du III^l.,etc.). 
Il a été trop bref. Il a écourté au point de dénaturer. Quand Havet rétabht 
des vers da Phèdre, ce ne sont pas des omissions de l'archétype qu'il répare, 
mais des omissions de Phèdre. Une édition nouvelle de Romulus e:t en pré- 
paration, celles d'Œsterley et d'Hervieux étant sans valeur. Il y en a deux 
45 recensions : I, représentée par le Borneianus d'Œsterley (x^ s.), le texte 
d'Ulm (dans Steinhôwel, S), le ms. du Mans (M); II, peut-être plus ancienne 
dans les Romulus de Vienne (V) et de Berlin (B). La première est très voi- 
sine d'Ad(émai) et du F(lorentinus) d'Hervieux. La seconde se rapproche 
des fables du Pseudo-Dosithée. Le ms. de Wissembourg du x« s. donne un 
50 texte mélangé où domine la première rédaction. Le Romulus primitif peut 
remonter au iv^ siècle. Application de ces principes pour la correction de 
Phèdre et surtout pour la reconstitution de la légende primitive aux fables 
suivantes : facéties mythologiques : App. Perok. 9, Muller. fab. nov. 17 = 



HERMES. 67 

Hervieux II 191 et 446, Phèdre I 6, IV 19; nouvelles : la matrone d'Ephèse 
(Phèdre, App. 13), le fiancé riche et le prétendant pauvre (ib. 14), III 10. 
^ Philumenos [M. Wellmann]. Nouvel écrit découvert dans le Vat. gr. 284 
(xi^ s.) : Ilspt loêôXwv ^oWv xat xùJv Iv auTot; 8o7j6Tr)[JLàTa)v, très 
important pour l'histoire des doctrines médicales. Philumenos vivait vers ^ 
180 après J.-C. C'est une des sources d'Aétius. Paul d'Égine est indépen- 
d-mt du Ps. Dioscoride et doit ses matériaux à Oribase. Celui-ci s'est servi 
de Philumenos. ^ Sur la Ciris [A. B. Drachmann]. Reprise de l'argumen- 
tation développée dans un travail en danois. La Ciris est une œuvre de jeu- 
nesse de Virgile (vers 50). La technique dénonce une époque antérieure à lo 
la mort de Virgile. Statistiques sur la métrique et la coupe des phrases. 
Ordre des mots. Langue et grammaire. T[ Sur les petits écrits de Xénophon. 
(Hiéron, Agésilas, Apologie) [Th. Thalheim]. Les mss. et leurs rapports. 
Critique et explication de passages isolés. ^ Les poids en pierre de Marza- 
botto [P. Graftunder]. Ces objets ont été trouvés près de Bologne, dans une is 
sorte de Pompéi étrusque où il n'y a pas la moindre trace d'une influence 
romaine. Ils forment une série du vi® au iii^ s. av. J.-C. et rentrent dans 
des systèmes connus. La forme des chiffras est intéressante. Le trait ver- 
tical joue le rôle de multiplicateur et sert à transformer X dans le signe de 
100, V dans celui de 50, autre signe de 100 dans le signe de 1000. ^ Ka- 20 
ràpj^eaOat et £vàp;(;£(TOoci [P. Stengel]. Le premier verbe s'entend de l'acte 
de répandre les oùXai ; le second, de la consécration de la corbeille par 
les oùXat que l'on porte dedans autour de l'autel. L'expression Iv xavoijv 
se trouvî dans un fr. de Ménandre. ^1[ Mélanges. La signification de l'ex- 
pression y^uco^ 7r£pi/££;v dans Homère [G. Pinza]. S'entend de la 25 
dorure de l'argent. ^ Antium [H. Jacobsoïm]. Faisait partie de la tribu 
Camilia, comme le prouve C. I. I^., III, 2887, où Antium est écrit Ansium, 
le plus ancien témoin (miheu du 11^ s. au plus tard) de la prononciation si 
de ti. ^ Un fragment de Théopompe dans les nouvelles Helléniques [U. 
Wilcken]. VI, 44 et VII, 2 peuvent être complétés d'après Théopompe dans 30 
Strabon, XIII, p. 629. Cette rencontre met hors de doute l'attribution 
à Théopompe. ^ Ptolémée, Harmonica II, 10 [Th. Reinach]. Lire : 'fawç 
Trfvou; au lieu de tcoTovou; ^ Cassien et le Pseudo-Rufin In Psalmos 
[M. Ihm]. Emprunt du Ps. Rufin à Cassien, qui vivait au v^ siècle. Cet 
anonyme doit être le prêtre Vincent (Gennadius, 80). Ce commentaire est 85 
une compilation tirée surtout d'Augustin. 

^Tl N» 4. De inscriptionis Phrynichea© partis ultimae lacunis explendis 
[I. M. J. Valeton]. IG. I, 59. C'est l'inscription relative aux honneurs décré- 
tés par les Athéniens à Thrasybule, meurtrier de Phrynichus. Supplément 
de la fin : EuSixo; £t7:£' rk [xàv aXXa xa6i7r£p AtoxXïiç' irEpt Sa twv owpo- 40 
8oxT|(jàvTa)v £7it Toj 'IricptffiAaTt 3 cJ^ïjîpiffOiri 'ATroXXootopc»), ttjV ^3uXy,v ^titt]- 
(jai (ou pouX£uaat) èv xri TipcoT'/j eopa tï-jV Iv 'ApEtw Trâyo) xat xoXatCs'v tcôv . 
owpoSoxTiaâvTcov xaT3t'|/T,cp[toii.£VY,v xat £tç oixaaTTjpiov auToùç zicxyei'^ xaOÔTt 
. av BoxY) aÙTTi . Toûç oâ 'ApEOTraytTaç Trapôvxaç aTro^atvfitv octt' av tupoia: 
xat làv Ti; xt àXXo eIByj TiEpt roûrwv • £^£ivat os xat totwTT), Èàv rt; ^oûXTiTai. 40 
^ Varia [L.Vahlen]. 58. Platon, Banquet, p. 176 B, lire: 'ntv£tv, 'AyâOcovoç. 
— 59. De subi., 1, 2 p. 2, 15. Une faute curieuse propagée d'édition en 
édition, jusque dans celle de Vahlen, et admise par les dictionnaires, est 
otvip[A£v(ov : 8t7ipp.£voç u'a pas plus droit au iota que ItttjPijlévoç. — 
60. Sur Ennius. « Cyprio boui merendam », des excréments humains : cf. 50 
Athénée III, p. 95. Sur Ann. 325 tunicatam inventutem, cf. Plt. Poen., 975, 
1121, 1298, 1303. — 61. A propos de l'article de Skutsch, observations di- 
verses sur Ennius. If Sur des inscriptions funéraires d'Asie Mineure [Br.Keix]. 



68 1907 — ALLEMAGNE. 

BCH., 1899, t. 23, 178. — CIG. 3776. — Sterrett, Wolfe Exped., 539. — 
Inscr. inédite grecque et latine. — Nombreuses observations sur le parallé- 
lisme du grec et du latin, sur la manière dont les formules H. M. H. N. S., 
etc. sont traduites, sur le droit sépulcral gréco-romain. Mommsen a noté 
5 doux particularités du droit romain qui ne sont pas attestées en dehors 
des inscriptions et qui ne paraissent pas avoir d'origine romaine : l'amende 
est payée au fisc, la fixation de l'amende est laissée aux particuliers sans 
base juridique. Ce sont deux emprunts aux usages grecs. La menace avec 
amende se rencontre pour la première fois sur une inscr. grecque à date pro- 
ie bable en 119 apr. J.-C. f Le livre VIII de Thucydide [U. von Wilamowitz- 
MoellendorfT]. 1. Thucydide avait séparé I, II-V, 24, comme des parties 
distinctes, et ce qui devait suivre devait aussi former un tout. 2. Le livre 
VIII a été écrit peu après les événements qu'il raconte, comme le témoigne 
lo récit de détails que l'on a coutume d'oublier vite. 3. La manière dont Al- 

15 cibiade est traité au livre VIII s'exphque par l'inachèvement. 4. Le bannisse- 
ment d'Hermocrate et sa délivrance se placent en 411. Il y a une erreur 
dans Xénophon, Helléniques, I, 1, 26 suiv. ^ Sur Martial [G. Friedrich]. Ex- 
plication et correction de passages. La recension [i trahit la main d'un inter- 
polateur qui corrige et substitue. ^1| M é langes. Jugement des morts [L. 

20 Deubner]. Exp'lication de Pindare, 01. II, 57-60. ^ Sur l'histoire du culte 
d'Isis à Rome [O. Seeck]. Tertullien, Ad nat., 1, 10, confirme la correction 
proposée par J. Ziehen pour Cic, Att., II, 17, 2 : Ut prse hoc Isis Curiana 
stare uideatur. Le surnom s'explique par un Curius qui a dû introduire 
le culte. Les plus anciens sanctuaires des dieux égyptiens à Rome sont l'œu- 

25 vre de particuliers. Peut-être est-ce le Q. Curius, quaestorius, chargé du 
sénat en 70, car le collège des Isiaques a été fondé sous Sulla (Apulée, M., 
XI, 30). La fondation d'un temple si cher au demi-monde convient très 
bien au futur compagnon de Catilina. ^ Marc Aurèle, X, 15 [K. Meiser]. 
Lire : ZTJdov wç êv Tropeia. Cf. Platon, Phédon 115 A; Sén., Dial., 

30 XI, 11, 2. ^ L'élément nominal -tpooç [F. Bechtel]. Il est identique à -cpsoç 
dans les adj. comme àpyù^eoç. ^ Nexû^ta [P. Stengel]. Il n'y a pas 
eu de fête de ce nom, pas plus que des 'Qpatot. Ce sont des noms communs. 
Les (opaTa sont des offrandes faites aux morts suivant la saison. Les venuata, 
des solennités en leur honneu»*. Paul Lejay. 

35 Historisches Jahrbuch des Gôrres Gesellschaft, 29^ année (1908). 
ire livr. Die Sibylle von Tibur und Vergil [Fr. Kamperz]. Recherche les 
origines judéo-hellénistiques des prophéties sibylliques dans cet art., qui 
se continue dans la livr. suivante et qui conclut à l'existence de Carmina 
Cumaea postérieurs à 80 av. J.-C. et connus de Virgile. ^ G. Bryce, Il 

40 sacro Romano imperio, trad. de l'anglais par U. Balzani. Esquisse des 
modifications de l'Empire, de la bataille d'Actium jusqu'à la guerre de 1870 : 
permettra de s'orienter facilement. ^ Th. A. Abele, Der Sénat unter Au- 
gustus (C. W.). Démontre qu'Auguste n'a pensé à rien moins qu'à réta- 
bhr la puissance du Sénat. ^ A. Elter, Donarem paieras.. Horat. carm. 4, S 

45 [Id.]. Cette étude sur une ode d'Horace est instructive aussi pour les histo- 
riens. Tl J. Kastner, De imperio Constantini III (641-668) [ ]. Histoire 
de cet empereur, d'après les sources grecques, latines et orientales. ^ 
P. Wendland, Die hellenitisch rômische Kultur in ihren Beziehungen 
zu Judentum und Christentum [Id.]. Étude approfondie aux conclusions 

50 de laquelle on se rangera malgré des réserves à faire. ^ C. Guignebert, 
Manuel d'histoire ancienne du Christianisme. Les origines. [G. A.]. N'est pas 
un livre de recherches savantes et originales, mais un ouvrage de vulgarisa- 
tion. Soulèvera presque à chaque page de nombreuses objections. ^f C. Cle- 



HISTORISCHES JAHRBUCH. 69 

HEN, Die Apostelgeschichte im Lichte der neueren Text-Quellen-und histor.-kri- 
tischen Forschungen [Bigelman]. Excellent guide. % G. Resch, Dos Apos- 
teldekret nach seiner ausserkanonischen Textgestalt untersucht [Id.]. Mérite 
d'être pris en considération. ^ J. Rivière, La propagation du christianisme 
dans les trois premiers siècles, d'après les conclusions de Harnack [G. A.]. ^ 
Redresse en bien des points les erreurs de Harnack. ^ G. Rauschen, Die 
wichtigeren neuen Funde aus dem Gebiete der aeltesten Kirchengeschichte 
[Bigelman]. Appréc. favorable. ^ J. Rivière, Saint Justin et les Apolo- 
gistes du II*' siècle [G. A.]. Appréc. favorable. % E. Preuschen, Die philo- 
logische Arbeit an den aelteren Kirchenlehrern und ihre Bedeutung fur die ^^ 
Théologie [C. W.]. Défense de la méthode moderne en philologie pour les 
éditions des Pères de l'Église. ^ F. Prat, Origène. Le théologien et Vexégète 
[G. A.]. Bon. ^ Eusebius Werke; 2, Die Kirchengeschichte hrsg. v. E. Schwarz. 
Die latein. Uebersetzung des Rufinus bearb. von Th. Mommsen. 2, Die 
Bûcher VI- X. Ueber die Màrtyrer in Palaestina [C. W.]. Publié après la ^^ 
mort de Mommsen. Tf P. de Labriolle. Saint Jérôme. Vie de Paul de 
Thèbes et Vie d'Hilarion. Trad., introd. et notes [G. A.]. Appréc. favorable. 
^ J. Chrysostomus. Biichlein ûber Hoffart und K indererziehung samt einer 
Blumenlese û. Jugenderziehung aus seinen Schriften ubersetzt und hrsg. v. 
L. Hardacher [G. W.J.Cet excellent traité de Chrysostome.qui a longtemps 20 
passé pour apocryphe, est traduit et commenté excellemment par H., qui en 
démontre l'authenticité. ^ Chr. Baur, Saint Jean Chrysostome et ses œuvres 
dans Vhistoire littéraire [Id.]. Rendra de grands services. ^ F. Dexel, Des 
Prudentius Verhàltnis zu Vergil [C. W.]. Montre comment Prudence s'est 
inspiré de Virgile. Tf St. Waszynski, Die Bodenpacht, agrargeschichtliche 26 
Papyrusstudien : I, Die Privatpacht [A. K.]. Très important pour l'histoire 
de l'agriculture dans l'Egypte ancienne. ^ L. Adam, Ueber die Unsicher- 
heit literarischen Eigentums bei Griechen und Rômern [C. W.]. Intéressera 
aussi les historiens. Tf A. Gercke, L. Annaei Senecae opéra quae supersunt. 
1, Naturalium quaest. libros 8 éd. [C. W.]. Mention élogieuse. % Paul y- 30 
WissowA, Rcal-Encykl. u. s. w. XI. Hlbd. Ephoros-Eutychos [C. W.]. Grands 
éloges. ^^ 2e livr. E. Meyer, Geschichte der Altertums I. 1, Einleitung, 
Elemente der Anthropologie [G. W.]. 2^ éd. de cet ouvrage qui fait époque. 
T[ W. Weber, Untersuchungen zur Geschichte des Kaisers Hadrianus[id.]. 
Grands éloges. 1[ L. Deubner, Kosmas und Damian, Texte u. Einleitung 35 
[Id.]. Eloges. TfTh. Sinko, De Gregorii Nazianzeni laudibus Macchabaeorum 
[Id.]. Instructif. Tf A. St. Pease, Notes on S' Jeromé's tractâtes on the Psalms 
[Id.]. Remarques sur la langue et le style de J. ^ K. Krumbacher, Miszellen 
zu Romanos [Id.]. Analyse. ^ G. Misgh, Geschichte der Autobiographie : 1, 
Das Altertum [Id.]. Analyse élogieuse. ![ M. Ihm, Suetonii Tranquilli C. 40 
opéra : 1. De vita Caesarum libri 8 [id.]. Éloges. ^ N. E. Griffin, Dares und 
Dictys. An introd. to the study of mediaeval versions of the story of Troy 
[Id.]. Résumé de cette dissertation. ^ C. Gladis, De Theniistii, Libanii, 
Juliani in Constantium orationibus [Id]. Résumé. ^ R. Forster, Libanii 
operarec. IV, Orat. 51-64. Excellente éd. ^fP. Le geindre, Etudes Tironiennes. 4.'" 
Comm. sur la 6« Egl. de Virgile, tiré d'un ms. de Chartres, etc. Analyse. 
^ Fetschrift zur 49. Versammlung deutscher Philologen und Schulmànner 
in Basel im I. liiol. Résumé. T|^ 3^ livr. J. Geffcken, Sokrates und das 
alte Christentum [C. W.]. Conférence intéressante. Tf E. Schwarz, Eusebius 
Kirchengeschichte [ ]. Ed. min : Éloges. ^ G. Mau, Die Religionsphilo- '"" 
Sophie Kaiser Julians in seinen Reden auf Kônig Helios und die Gôtter- 
mutter. Mit einer Uebersetzung der beiden Reden [C. W.]. Rend un réel 
service. ^ F. Cavallera, Saint Athanase [G. A.]. Sera utile. U M. Pet- 



70 1907. — ALLEMAGNE. 

SCHENIG, S. Aur. Augustini scripta contra Donatistas I, Psalmus contra 
partem Donati, contra epistulam Parmeniani libri très, de baptismo libri 
septem rec. [W.]- Mention. ^B. Dombart, Zur Textgeschichte der Civitas 
Dei Augustins seit dem Entstehen der ersten Drucke [W.]- Œuvre posthume 

5 d'un excellent philologue. T| A. Souter, Ps. Augustini Quaest. Veteris et novi 
Testamenti lil [W.]. Appréc. favorable. T| G. Grxjtzmacher, Hieronymus 
3. [Weymann]. Cette 3® partie termine cette biographie complète et méri- 
toire. Tl H UsENER, Der hl. Tychon [W.]. Dernier ouvrage de Usener. Éloges. 
^ W. Weyh. Die Akrostichis in der byzant. Kanonesdichtung. Mention. 

10 ^ E. Drerup ['Ilpcûoou] TT. TToXtTeia;. Ein politisches Pamphlet aus Athen 
404 f. Chr. Montre que cet écrit a été attribué à tort à Hérode Atticus 
(101-177) et qu'il émane de l'entourage de Théramène. Tj L. Hasenclever, 
Ueber Lukians Nigrinos. Cette satire contre Rome a dû être remaniée. 
^ J. Cornu, Zwei Beitràge zur latein. Metrik. Mention. ^ G. -M. Dreves. 

15 Hymnologische Studien zu Venantius Fortunatus und Rabanus Maurus. 
Résumé. ^ R. Forrer, Reallexicon der praehitorischen, klassischen und 
friihchristl. AltertUmer [Pelka]. A droit à notre reconnaissance. Serait un 
manuel encore plus utile si l'auteur s'était adjoint des spécialistes. \\ L. v. 
Sybel, Christl. Antike 1. Einleitendes. Katakomben [id]. Appréc. favorable. 

20 H Th. MoMMSEN, Gesammelte Schriften; V, Historische Schriften 2 [W ]. 
Analyse. ^^ 4® livr. G. Schwamboin, Kirchengeschichte in Qucllen und 
Texten : 7, Altertum und Mittelalter [Guggenberger]. Appréc. favorable; 
quelques lacunes. ^5f Cette revue donne en plus le titre de nombreux 
ouvrages parus en 1908, qu'elle se contente de mentionner ou qu'elle fait 

26 suivre d'une simple analyse sans appréc. personnelle. A. S. 

Historische Zeitschrift, 3^ série. Vol. IV. 2« livr. P. Wendland, 
Die hellenist.-rôm. Kultur in ihren Beziehungen zu Judentum und Chris- 
<cntum[Holtzmann]. Sera accueilli de tous avec satisfaction. ^ W.-G. Hol- 
mes, The âge of Justinian and Theodora, a history of the seeth century a. D. II 

30 [F. H.]. Des réserves. ^ K. Guterbock, Byzanz und Persien in ihrer di- 
plomatisch-vôlkerrechtlichen Beziehungen im Zeitalter Justinians [id]. Ana- 
lyse de cette étude sur le droit international sous Justinien. T[ P. Goeszler, 
Das rôm. Rottweil [ ]. Tentative intéressante de tenir le grand public au 
courant des résultats des fouilles faites à Rottweil en 1906. Éloges. îf M. Her- 

35 MANN, Die Latinitàt Widukinds von Korwey [ ]. Intéressante contribution 
sur le latin du moyen âge. ^^3^ livr., F. Thureau-Dangin, Z)iesMmerjscAe« 
und akkadischen Kônigsinschriften [Jensen]. Grands' éloges. T[ W. Erbt, 
Die Hebrâer, Kanaan im Zeitalter der hebràischen Wanderung und he- 
bràischer Staatengrundungen [Béer]. Appréc. très favorable. ^ M. Sdralck, 

40 Kirchengeschichtliche Abhandlungen, vol. 3-5 [Haupl]. Analyse. Cité ici à 
cause d'une étude de Wittig sur le juif Isaac dont les ouvrages ont été 
attribués jusqu'ici à Ambroise et à Hilaire. 

. ^Tf Vol. V. V^ livr., Der rôm. Limes in Oesterreich H. 7 u. 8 [Ritterling]. 
Analyse élogieuse. ^ Festschrift zur 49 Versammlung D. Philologen und 

45 Schulmànner in Basel, 1907 [Br.]. Analyse des études de Fr. Mûnzer sur 
Velleius (a de la valeur], de Fel. STAEHELiN,Ctceros Briefwechsel mit Plancus, 
éloges, de K. Joël, Zur Entstehung von Platons « Staat » et de A. Kôrte. 
Der Kothurn im 3 Jahrh. Intéressants. ^ Fustel de Coulanges, Der 
antike Staat, trad. ail. de P. Weiss [ ]. On ne peut que souhaiter le succès 

50 de cette trad. d'un ouvrage de haute valeur, malgré de grandes erreurs. 
^ R. Knorr, Die verzierten Terra- Sigillatagefàsse von Rottweil. Eloges de 
cette nouv. contribution à l'histoire de la céramique romaine. ^^ 2« livr. 
G. de Sanctis, Storia dei Romani, la conquista del primato in Italia [Bauer]. 



JAHRBUCH D. K. DEUTSCHEN ARCHAEOLOGISCHEN INSTITUTS. 71 

Appréc. très favorable de ce livre d'un élève de Beloch. ^ F. Smith, Die 
rôm. Timokratie [Beloch]. Des réserves sur les conclusions de S. B. estime 
que l'histoire rom. serait tout à fait incompréhensible, si on en éliminait 
l'élément timocratique. % Ad. Blanchet, Les enceintes romaines de la 
Gaule. Etudes sur l'origine d'un grand nombre de villes françaises [id]. Indis- 
pensable à tous ceux qui s'occupent de la géographie, de l'histoire et de la 
civilisation de l'ancienne Gaule. T[ E. H. Oliver, Roman Economie con- 
ditions to the close of the Republic [Beloch]. Des réserves. ^ F. Staehelin, 
Geschichte der kleinasiatischen Galater [Niese]. Nouv. édition développée et 
améliorée d'une thèse de doctorat. ^ G. Dottin, Manuel pour servir à ^° 
l'étude de l'antiquité celtique [id]. Excellent guide pour aborder l'étude de 
l'histoire des Celtes. ^ E. Seyler, Der Rômerforschung Irrtiimer in der 
Alisofrage [ ]. Appréc. très sévère. ^^ 3^ livr. O. Hoffmann, Die Make- 
donen, ihre Sprache und ihr Volkstum [Beloch]. Doit être lu par tous ceux 
qui s'occupent d'histoire grecque et, en général, d'histoire ancienne. Tf Ed. ^^ 
Meyer, Aegyptcn zur Zeit der Pi/ramidenerbauer [Spiegelberg]. Eloges de 
cette conférence donnée à la Deutscher Orient-Geseltech. ]f Th. Klette, 
Die Christenkatastrophe unter Nero [ ]. Étudiée à nouveau d'après les 
sources, surtout Tac. Ann. XV, 44. Grands éloges. 

^^ Vol. VI, 1^ livr. T. R. Holmes, Ancient Rrilain and the invasions ^ 
of J. Caesar [A. Bauer]. Très approfondi. T[ W. Soltau, Das Fortleben des 
Heidentums in der altchristl. Kirche [Lietzmann]. Ouvrage de polémique; 
en général conforme aux conclusions de la critique contemporaine. ^ G. Fer- 
RERO, Grosse und Niedergang Roms, I. u. 2 Bd. Trad. ail. de M. Pannwitz, 
[B. Niese]. Pas grande valeur scientifique, mais contient des remarques ^ 
intéressantes et éveillera l'intérêt du grand public pour cette période 
de l'histoire. ^ E. Reich, Atlas Antiquus [Neumann]. Concerne plutôt les 
guerres de la période hellénistique et romaine. ^ G. Wolff, Die Rômer- 
stadt Nida bei Heddernheim und ihre Vorgeschichte [ ]. Conférences claires 
et instructives. A. S. ^ 

Jahrbuch des k àeutschen archaeologischen Instituts. Vol. 23 
(1908) l^r livr. Der Hippodrom von Konstantinopel zur Zeit Suleimans d. 
Gr. [Th. Wiegand]. Description (2 fig.) d'un croquis dessiné par Pieter Koeck 
d'Alost (1552-1550) sui lequel on voit l'hippodrome de Constantinople ; il 
date d'après 1526 et lait partie d'un recueil de gravures sur bois très rares ^^ 
dont Rembrandt possédait un exemplaire. Le croquis, où l'on voit dans le fond 
l'hippodrome représente une procession de musiciens turcs sur les hauteurs de 
Kassimpascha près la Corne d'Or. Comme l'artiste a représenté entre autres 
la mosquée de Selim I bâtie en 1520, cela permet de dater le croquis du 
règne de Suleiman le Grand. Examen détaillé. ^ Nachlese in Athen [L. *^ 
Potersen]. 1. flûpyoç et NixT,<;vaôi;. Il y avait désaccord entre Bohn Wol- 
ters et Kôster sur la date de ces deux constructions. P. montre que la iriipyoç 
ot les Propylées ont été construites à la même époque; 2. Artemis-Hekate, 
Hermès, Charités. Comment il faut entrndre le passage où Pausanias (1,22,4) 
parle de ces trois statues et où il faut les placer à l'entrée de l'Acropole ; *5 
comment il faut se repiésenter Artemis-Hekate d'après Pausanias àyaX- 
[j.cLTx 'ExàT'/]; Tpt'a... 7:po(7£/(>[X£va àXXyjXot; (II 30, 2), la colonne devait 
représenter la déesse, et deux jeunes filles, ses suivantes, s'en détachaient 
en relief; 3. La Chalcothèque : il faut conclure de Paus. 1,24,3, qu'il y avait 
sur l'Acropole un temple d'Athena Ergane qu'il faut placer près de la Chai- ^o 
cothèque au sud de l'Acropole à l'ouest du Parthénon; 4. Le théâtre de 
Dionysos: montrecontrairement à l'opinion de Dôrpfeld que le proscenium 
avec sa colonnade de pierre appartient au théâtre de Lycurgue et non au 



72 1908. — ALLEMAGNE. 

théâtre hellénistique. If Hellenistische Rehefgefasse aus Sudrussland. 
Description des vases à rehef (fig.) de la collection Vogell, provenant du 
sud de la Russie, trésors de la céramique hellénistique et heilénistico-ro- 
maine : ceux qui sont étudiés ici appartiennent presque tous à la classe 

^ (les vases dits mégariens et ont été trouvés à Olbia. 37 n°s. Technique inté- 
l'essante. If^ 2^ livr. Môrserkeulen und pila muralia (1 pi.) [G. Kropatschek]. 
On a trouvé dans les fouilles du camp romain d'Oberaden près Liinen sur 
la Lippe des traits en bois au nombre de plus de 300, dont la longueur est 
de 1™50 à 2™ et qui sont appointis des deux bouts et amincis dans le 

10 milieu; les uns sont très soigneusement faits, les autres plus grossiers; ils ne 
portent pas la moindre trace de métal, les meilleurs portent des inscr. qui 
ne nomment pas des soldats, mais des centuries. Ce sont ces « pila muralia » 
mentionnés par César B. G. V.-40, 6; VII, 82, 11. Tacite Ann. IV, 51. Curt. 
Ruf. VIH, 38, et dont on ne savait que le nom et pas la forme; il faut les 

15 distinguer des pila en fer de l'armée rom. Armes terribles ressemblant à des 
pilons, elles donnaient la mort du haut des tours ou des murs, mais ne ser- 
vaient pas en bataille rangée. Origine du pilum en fer romain, comment on 
passa peu à peu du pilon en bois au pilum en fer, transformation du pilum 
de fer, ce qu'il était à l'origine; pointe du pilum. ^ Zum Diskoswurf [E. 

20 Pernice]. Montre d'après les vases peints qu'on traçait autour du pied du 
discobole un cercle, qu'il ne devait pas dépasser; c'est ce qu'on appelait 
la balbis (y) ^aXêiç, Philostrate 1, 24). ^ Nike in den Parthenongiebeln 
[B. Sauer]. Réfute les conclusions de C. Smith < Journ of Hell. Stud. 1907 
cf. R. d. R. 32, 246, 53>, et montre qu'il est impossible d'admettre une 

25 Nike planant au miheu du fronton est du Parthénon et que c'est très invrai- 
semblable pour le fronton ouest. ^ Der Dreifuss « aus dem Isistempel » 
in Pompeji [E. Pernice]. Ce trépied en bronze qui se trouve au musée de 
Naples est un pastiche, la corbeille supérieure ornée de fleurs a été rappor- 
tée; il servait à l'origine de support à une table à manger. ^ Nach tragliches 

30 7,ur Buchrolle in der Kunst[Th. Birt]. Réponse à l'art, de E. Pfuh] <Jahrb. 
22, p. 113 sqq cf. R. d. R. 32, 65, 8 sqq > « Zur Darstellung von Buchrollen 
auf Grabreliefs » que B. considère comme erroné et ne faisant pas faire 
un pas à la question. Il le suit pas à pas et réfute ses conclusions. Tf^ 3^ hvr. 
Die Marsyasgruppe des Myron [B. Sauer]. 1. Le groupe de Marsyas de l'Acro- 

36 pôle d'Athènes. Après une étude minutieuse des monuments anciens (9 fig. 
2 pi.), S. conclut qu'il est très vraisemblable, comme on l'a cru jusqu'ici, 
que nous avons dans une monnaie d'Athènes datant du règne d'Hadrien, 
dont nous avons plusieurs exemplaires de deux frappes différentes, la re- 
production relativement très fidèle de ce groupe dont l'oenochoé du musée 

*o de Berlin et le bas-rehef de l'ancienne collection Finlay ne sont que des 
rérniniscences libres. Le groupe que mentionne Pausanias (5,24,1) sans donner 
le nom de l'auteur doit donc être celui que représente cette monnaie. 2. Le 
groupe de Marsyas de Myron. S. étudie le style de Myron et après une com- 
paraison très serrée de la tête d'Athena de la monnaie d'Hadrien avec celle 

45 du Discobole, conclut avec Brunn, que le Marsyas-Silène de l'EsquiHn 
(auj. du musée du Latran) faisait bien partie du groupe de l'Acropole et que 
ce groupe était l'œuvre de Myron. ^ Lysipps Alexander mit der Lanze 
[H Thiersch]. L'auteur du superbe médaillon en or d'Aboukir représentant 
le buste d'Alexandre vu de face avec son bouclier et sa lance n'est autre 

50 que Lysippe. ^ Klazomenischer Tonsarg im Antiquarium der k. Museen 
zu Berlin [R. Zahn]. Description détaillée (fig.) de ce sarcophage en terre 
et de son'ornementation; on y voit entre autres un groupe au centre duquel 
est Athena avec quatre paires d'ailes, à dr. et à g. un guerrier armé debout 



JAHRBUCH D. K. DEUTSCHEN ARCHAEOLOGISCHEN INSTITUTS. 73 

près de son cheval en marche précédé d'un chien; ce sont les Dioscures. 
Comparaison avec d'autres sarcophages. ^1[ 4« livr. Morserkeulen und Pila 
muralia [G. Kropatschek]. Détails complémentaires à l'art, paru dans le 
n" 2 <cf. supra> I, Les bois de Oberaden ne sont pas l'arme gauloise 
(' verrutum » dont parle César; ils sont appointis des deux bouts pour main- ^ 
tenir l'équilibre ; utilité des armes d? bois; 2, Autres spécimens de ces 
pilons trouvés en 1908 près Niedenstein (Hesse). 1^ Homerische Bêcher 
mit Illustrationen zu Euripidés Phoinissen [C. Robert]. Description de 
trois vases peints, provenant de Béotie, et qui se trouvent le premier 
au Br. Muséum, le second au Musée de Halle et le troisième dont il ne reste lo 
qu'un fragment à Athènes. On y voit représentées des scènes tirées des 
Phéniciennes d'Euripide (fig.)et empruntées probablementàunms. à figures 
d'Euripide du iii^ s.; R. les rapproche du texte et montie comment elles 
s'y adaptent. ^ Zu Polyklet [G. Lippold]. A la suite de Furtwàngler et de 
Studniczka, L. montre quelle importance présente, pour la connaissance 15 
de l'œuvre de Polyclète, l'étude du développement de ses types qui permet 
de reconnaître ou de classer les répliques d'un original. ^ Dia Aegyptisch- 
Mykenischen Prunkgefàsse [A. Jolies]. On voit représenté dans la peinture 
murale Egyptienne toute une série de vases superbes d'apparat en argent 
et en or, dont on n'a pas jusqu'ici retrouvé un seul original en Egypte. On 20 
les a jugés de différentes manières d'après ces représentations, tandis qu'on 
ne sait pas encore comment ils étaient en réahté; J. se propose de le recher- 
cher dans cet art. de 42 p. (50 fig.). Pour cela, il n'examine pas seulement 
les différentes hypothèses probables que permettent les peintures de l'an- 
cienne Egypte, mais il les compare avec des vases tout pareils en métallo 
précieux trouvés dans les tombes mycéniennes de la Grèce et des 
îles; il retrouve certaines formes de vases jusque dans la civilisation 
préhistorique et poursuit leur développement jusqu'à l'époque classique. 
^^ Chaque livr. de cette revue contient en outre un supplément sous 
le titre de Archaeologischer Anzeiger. Livr. 1. Die neueren Ausgrabungen in 8° 
Palâstina [H. Thiersch]. Dans ce 3^ art., T. donne le résultat des fouilles 
entreprises en Palestine par le « Palestine Exploration Fund » fondé à Lon- 
dres en 1865 : (fig.) à Tell el-Hesy (Lâchés) retrouvé les restes de plusieurs villes 
qui se sont succédé à cet endroit. ^ZurDelphischen Péri 9gese[E. Petersen], 
Approuve en quelques lignes la tentative de Trendelenburg( Die Aufgangs' 35 
strecke dar Heiligen Strasse in Delphi) de mettra d'accord les monuments 
de l'entrée du sanctuaire de Delphes avec Pausanias. ^ Zum Apollo Stroga- 
noff [id]. Passage d'une lettre de Ritschl à W. Henzen du 13 mai 1863, re- 
latif à l'Apollon Stroganoff. ^f Livr. 2. Archâologische Fundeim J. 1907. Trou- 
vailles archéologiques en Turquie, Asie Mineure, Crète, Grèc«, Italie, Rus- *o 
sie méridionale, Egypte, Afrique septentrionale, Espagne et Portugal, France, 
Belgique, Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie. Rapport de 208 p. (fig.) 
impossible à analyser. Tf^f Livr. 3. Myrons Gruppe der Athena und des Mar- 
syas [J. Sieveking]. Description avec pi. de la restitution de Furtwàngler. 
If Die neueren Ausgrabungen in Palâstina [H. Thiersch]. Suite <cf supra > *& 
Résultats des fouilles à Tell Zakaiija (6 fig.); Tell es-Safi (4 fig.); Tell ed- 
Dschudeide (3 fig.) ; Tell Sandahanna (6 fig.). Nombreux objets. T[ Acquisition 
du Louvre en 1908, du B. Muséum, de l'Ashmolean Muséum à Oxford, du 
Muséum of fine Arts à Boston. ^^ Livr. 4. Ausgrabungen in Numantia 
[A. Schulten]. Détails sur la campagne de fouilles du 13 avril au l^r juin. ^"^ 
Fouilles au camp de Castellejo : certitude qu'il y avait sur la colline trois 
camps différents, dont l'un, le plus récent, doit être le quartier général de 
Scipion; description de ces trois camps, celui de Scipion (134-133 av. J.-C), 



74 1908. — ALLEMAGNE. 

celui construit en grès qui est peut-être le camp de MarcelJus 152-157 ; celui 
de Pompée (141-139) : fondations et constructions diverses mises au jour. 
^^ Cette partie du Jahrb. contient en outre le c r. détaillé des séances de 
l'Arch. Gesellsch. de Berlin (1907-1908); des courts bulletins de l'Inst. arch. 

B allemand et la liste des ouvrages et art. de revues traitant d'archéologie 
parus en 1908 en Allemagne et à l'étranger. Xn. 

Jahresberichte des philologischen Vereins zu Berlin, 1908 
1 Les Lettres de Cicéron [Th. Schiche]. A. Editions. R. Y. Tyrrell- 
L. Cl. Purser, Thp Corrcspondence of M. Tullius Cicero. Eloge d; cette 

1" 3^ éd. du 1" volume (89 lettrr-s); texte \q plut» souvent d'accord avec celui 
de Millier. ^ B. Articles et mémoires. C. Bardt, Ad Attimm VIII 9. 
Rapproche cette lettre (dont la première moitié est de la fin de mars, la 
seconde du 25 février 49), d'une lettre à César qti est du 18-19 mars 49 
^ M. Bonnet, Sur quelques paseo.^^s des leitr^js de Cicéron à Atticus (Rev. 

15 d^Phil. 1906) Examen critique de 6 passages (IX, 10, 7; XII, 3,1, XII, 1,1; 
XII, 18, 1; XIT, 40, 2; XII, 45, 2). t L. Gurlitt, Cicero ad Au. XIII 2 a, 
XII o a (Eerl. phil. WS. 1904). Lire : Sicuti de Avio et qu ae bene nossem 
de Avio (Avio peut être pour Aulo). ^ Id., Cic. adQii. fr. III 9, 9 (Ibid. 1906). 
Lire : pri die nonas au lieu de Porcia non, correction douteuse. ^ Id., 

20 AJei.and'ir Ephesiiis in Cireros U-tcil (ibid.). Lire dans A IT 20, 6: poeta 
ineptu?, sedtamenicitnonnihtietestnoninut.lis. T[J. J. Hart- 
mann, De a6sMrrf^?sImo5fuorfam7wo(i in Cireronis legitur vilio (Mnemos. 1904). 
Veut lire dans Ep. ï 1,2 ; Marcellinum tibi esse iratum scribis. 
Mieux vaut : M. <non> t.. e. i. scia. ^ J. C. Jones (Archiv. f. lat. Lex. u. Gr. 

25 1 906). Dans 5 passages de Cic. on trouve simul et — simu* ac. T[ M. Kapelle, 
Dt: epistulis a M. Tullio Circrone anno a Chr. n. LIV scriptis. Commentaire 
détaillé de quelques lettres h Qi.intus tt des 5 prem.ièrps lettres à Trébatius : 
analyse critique, ^f O. Morgenstern, Cicero und die Sténographie (Archiv 
f. Sten. 1905); P. Mitzschke-W Weinberger, Zu Ciceros Awdruek 8tà 

30 (nri[ji.£Î(ov (ibid.i; F. Preisigke, Das <jTi[xeïov (ibid.). Dans les2 passage.'? visés 
(A. XIII 25,3 et 30,2), il s'agit d'insinuations, d'indications, etnond abré- 
viations sténographiques, comme W. l'a fort bien montré. ^ L. C. Purser, 
Notes on Cicero ad Atticum. II and III (Hermath. 1903). Etude critique 
d'une dizaine de pas.-ages; interprétation ou correction. ^ J. S. REir), Notr-s 

35 on Cicero ad Alticum. XV, XVI, I, IL '(Ibid., 190--3-4 5). Examen d'une 
quarantaine de passages; leçons nouvehes. ^ Th. Schiche, Zu Ciceros 
Briejen. Commentaire détaillé de qqs, lettres des années 46 et 45, où Cic. 
parle de ses travaux littéraires. Discission de plusieurs points II Th SrNxo, 
Coniectanca (Wien. St. 1903). Lire dans Ep. VII 12, 2 : quis enim est <vir 

40 bonus> qui. ^ W. Sternkopf, Untersuchunsen zu den Briejen Ciceros ad 
Quintum jratrem II /, 6 (Herm. 1904). Interprétation et correction de 
plusieurs passages. If lu , Die Blàitervtrseizung im 4. Bûche der Briefe ad- 
Atticum ;ibid. 1905). Confirme l'ordre adopté par Mommsen. Analyse et 
discussion. 1[ Id., Zu Cicero adfamiliares XI 6 (ibid.). Conteste à tort l'ordre 

4j assigné à cette lettre par le ip. (JB. 1904); elle doit bien être :'eportée après 
la 1^. Longue discussion. ^ J.Ztehen, Ornamenta YU[jLva(TKj687). Etude sur 
ces dessins et ornements, dont il est question dans les première.^ lettres 
à Atticuû. 

2. Tite-Live [H. J. Mûller] A. Editions.. W. Weissenborn - H. J. 

âo MiJLLER, T. Livi ah urbe condita b'bri, VIII, 2 : B. 37 u. 38. Le texte de cette 
3^ édit. a été remanié et mis à jour par M., et le commentaire entièrement 
relondu. Exemples. ^ A. ZrNGERLE, T. Livi ah urbe condiia lihri, VII, 5 
(!ib. 45). Dernier fasc.de sa grande édition. Eloge du texte et du ccmmen- 



JAHRESBERIGHTE DES PHILOLOGISCHEN VEREINS ZU BERLIN 75 

taire : observations sur qqs passages. ^ B. Contributions à la critique 
ot à l'interprétat'on du texte, a) Mémoires. W. Heraeus (WS. 
f. Kl.Philol. 1907K Correction de plusieurs passages du liv. 44.). ^ A. Zin 
GERLE, 7Mm 43. Bûche des Lw^'us. Qqs corrections paléographiques intére.s- 
santes. ^ b) Contributions éparses. H. A- Sanders (The Classical s 
Journa' II. 1, nr. 82). Lire dans 31, 1, 4 : quadringenti octoginta sex. ^ C. 
Fragments, Sources, Langue, etc. H. Fischer-L. Traube, Neuc und 
alte Fragmente des Livius. F. traite des nouveaux fragments de Bamberg, 
ot T. du prétendu fragment de la vie de Jonas. T[ Marco Vatasso, Fram- 
menti d'un Livio del V secoio. Pour ces iragm. de la 4^ décade sur parchemin lo 
d'un ms. 10696 de la Vaticane, V. a pris pour modèle la publication d^s 
fragm. de Bamberg par Traube. Eloge et détail dea vai ianteo. ^ Cari Wessely, 
Livius. Codex Vindobonensis LaHnus 1o- Phototypie, et collation soignée, 
de ce ms. qui serait du 6« s.^ Albert A. Howard, Valerius Antias and Livius. 
Tite-Live a toujours puisé à d'autres sources, et ne s'est pas borné à repro- ^^ 
duire sans critique les données de Valerius Antias. ^A. Rettore, Tito livio 
Patavino precursore délia decadenza délia lingua latina. Etude critique sur 
la langue et la syntaxe de Tite-Live (néologismes et provincialismes, ar- 
chaïsmes, héllénismes, mots et tours poétiques^. ^ B. Kaiser, Untersu- 
chungen zur Gcschichte der Samniten I. Tite-Live s'est servi, outre Valerius 20 
Antias, deQ. Claudius Quadrigarius, C. Licinius Macer et A. (ouL,.) Aelius 
Tubero. ^ F. Luterbacher, Bedràge zu ciner kritischen Geschirhle d^s 
ersten Punischen Krieges. (Phi loi. 1907). L'autorité de Polybe a été surfaite. 
Polémique contre Ranke, Mommsen, Ihne, Varpse, Schermann. If O. 
Y{.iQ.niZK,Beitràge zur rômischen Topographie, lll : Die Alliasrhlacht. Cherche 25 
à concilier Diodore et Tite-Iàve : l'armée romaine dut être anéantie, et la 
fuite sur Véies serait de pure invention. 

3. Horace [H. RôhlJ. A. Editions et -Commentaires. Gustav 
Schimmelpfeng, Die Gedichte diS Q. Horatius Flaccus. 2^ éd. améliorée; 
exemples et discussion. TJ Friedrich Vollmer, Q Horatii Flacci carmina. 30 
Ed. major, où V. a mis à profit ses recherches antérieures. Liste de!= leçons 
nouvelles. ^ G. B. Bonnino. UArte poetica di Q. Orazio Flacco. Bonne éd. 
classique : texte conservateur, commentaire grammatical. ^ V. Brugnoi.a, 
Q. Horatii Flacci epistularum libri II. Bonne éd. Texte de Millier; qqs leçons 
nouvelles. ^ B. Traductions. Camillo Angelini, Traduzione dette Odi edcl 35 
CarmeSecolare. ^ G. Manera, Le Odi di Q. Orazio Flacco. Eloge et exemples. 
7; P. Giardelli, Le Satire di Orazio. Bonne trad. en prose, f R. Thomas, 
Emanuel Geibel als Ubersetzer altklassischer Dichtungen (Neue Jahrb. f. d. 
Kl. Alt. 1907) Trad. inédites, d'un vif intérêt (Ep. I 14, Epod. 15, Od. II 9, 
IV 10). ^ C. Bardt, Dit Sermonpn des Q. Horatius Flaccus. — K. Stadler, 40 
Horaz' lambcn und Sermonendichtung: Eloge, remarques et exemples. If 
C. Ar ticles et mémoires. E. Menozzi, La composiziontstroficadel carmen 
saeculare. (St. ital. di filol. class. 1905) 6 tirades et une strophe de conclusion ; 
c'est une distribution analogue à celle proposée par Christ pour Odes I 12. 
If Johann Endt, Die Giossen des Vaticanus Latinus 5237. RésvUats pré- 45 
cieux. ^M. Manitius, Scholienzu Horaz (Phil. 1905). Scholies du Monacensis 
1/i498 pourî'Ars poetica 145-473. ^f J. Oeri, Oberrheinisches bei Horaz 
(Phil. 1906). Intéressant, mais hypothétique. IfE. F. KKkvs¥.,Zu Horaz Sat. I 
8, 39 (Ibid.). Lire Vili js pour Iulius. ^ J. M. Stowasser, Horatii Sat. I 
7, 28 (Wien. St. 1906) Proposemulsoqu epour multoqu e. ^E. Stemplin- 50 
GER, Parodien zur Lyrik des Horaz. (Neue Jahrb. f. d. Kl. Alt. 1906), 
Curieux article, que S. a résumé p. 24-39 de son ouvrage (Das Fortîeben 
der horazischen Lyrik seit der Renaissance), If In. Wielands Verhâltnis zu 



76 1908. — ALLEMAGNE. 

Horaz (Euphorion 1906). Réminiscences de W. ^F. Vollmer, LexikaUschts 
aus Horaz (Archiv. f. lat. Lex. u. Gr. 1906). Indecorant (Od. IV 4. 36), inaus- 
picatos (Od. TU 6, 10). vagacem(Od. III 14, 19) «HP. H. Damsté. Trifolium 
Horatianum (Mnem. 1906). Lire fulgiire pour frigoro (Sat. II 1, 62) 
^ omissis pour mensi,s(Sat. II 4. 87), promus sit pour promissi (Ep. II 

3. 45K ^ A. Cartault, Horace et Tihude (Rev. de Phil. 1906) Ingénieux, 
mais discutable. ^ G. M. Hirst, Note on Horace, OdcsJII,4, .4-/0 (Cl. Rev. 
1906). Appuie la conjecture limina Dauniae, à l'aide de Od I 22. Ij C. L. 
Smith, On the singing of Tigcilius (Sat. I, 3, 7-8) (Ibid.) Interprétation inté- 

^° ressante de summa vox et ima vox. ^ R. Kantor, Horatiana. Etude atten- 
tive de 3 passages (Od. II, 1, 17-21 ; III, 11, 17-20; II 20). 1[ Otto Rôssner, 
Beitràge zur Erklârung Horazischcr Oden. Bon commentaire des odes 1, 3, 

4, 7, 9, 10, 14, 17, 22, 29 du livre I.*f E. Rosenberg, Zu Horaz und Cicero. 
Polémique contre Mommsen, notamment à propos deOd.,111 1-6. ^ W. 

^^ SiEVERS, De zeugmatis quod dicitur usu Horatiano. Travail solide et cons- 
ciencieux. Tf Iwan TuRZEwiTSCH, Zur ars poetica des Horaz. Rapprochements 
intéressaints avec Lucien (ttcSç Se? iaxopt'av (ruyypàçEtv. c. 23) et ad Pis. 139. 
11 J. Endt, Studien zum Commentator Cruquianus. Montre ce que la critique 
de Cruquianus a d'incertain et d'arbitraire. ^ A. Patin, Der lucidus ordo des 

20 Horatius. De la symétrie dans Hoiace; exemples. ^ L. Maccari, Osservazionc 
ad Orazio, 2. Etude, souvent suggestive, de plusieurs passages des Epodes. 
If Karl Hiemer, Zwei politische Gedichte des Horaz (Rh. Mus. 1907). Inter- 
prétation vraisemblable deOd. I. 12 et Od. I 2.^ J. W. Beck, Eine ver- 
kannte Ode des Horaz • " Donarem paieras. ■- (Ibid.) Nouveau sens donné aux 

26 V. 13 sqq. ^ F. Friedensburg, Eine merkwûrdige Horazreliquie (Neue 
Jahrb. f. d. Kl. Alt 1907). Signale, dans un ms de Breslau du 13^ s., une 
citation d'Horace : Mors equo pede puisât pauperum cavernas quam turres 
potentum. ^ R Thiele, Augustus und i/oraz. Etude attachante sur Od. 
I 12, III 1-6, IV 4, IV 6, IV 14, IV 15; Carm. saec; Ep. II, 1. Observations. 

80 ^ P. Lejay, Notes sur Horace (Rev. de Phil. 1907). Examen des construc- 
tions : laborare ab (Satl,4,26\ doceri-fin fm. (Sat. II, 4, 19).1|W. Leaf, 
Horace Carm. IV, 11 (Cl. Rev. 1907). Contestable. If D. J. Richardson, 
Horace^ s Alcaic Strophe. Ingénieux; analyse. 1| Friedrich A. Blanck, Zu 
//omz (WS.f. Kl. Phil. 19071 Conjecture pour Od. III, 9,17 sqq. Di.«cussion. 

36 ^ J. J. Hartman,^^ Horatii Ep. 1 16, 51 (Mnem. 1907). Voudrait lire sus- 
pensos pour suspectos; est-ce bien nécpssaire?1[ Gaetano Curcio, Com- 
menti medio-evali ad Orazio. Un manoscritto Vaticano di schoii Pseudo- Acro- 
niani (Riv. di filol. 1907). Intéressant.^ P. Corssen, Zur Erklârung der 
Rômeroden des Horaz (Neue Jahrb. f. d. Kl. Alt. 1907). Solide et suggestif, 

*^ discussion de qqs points. ^ H. Rôhl, Zu Hor. Epod. 1, 20 sqq.Vne virgule 
après timet éclaire le sens du passage et notamment d'assidens. 
T[N.Wecklein, Vindiciaezur ars poetica des Horaz. (Phi\ 1907.) Propose une 
division des matières différente de celle adoptée par Norden.^ J. Sauneg, 
Zu Hor. III 50, 2 (Phil. 1907) Situ s (cf. d-qx-r^) aurait le sens de tombe : 

''^ douteux. ^ Jos. Baranek, Bemerkungen zu Stdlen der SchullektUre. Rappro- 
chements, parfois aventureux, de Od. III 24 avec le Prom.éthée d'Eschyle. 
^ Friedrich VON Velsen, Zu Horaz Scrm. II. I. 86 (Rh. Mus. 1908). Inter- 
prétation de tabulae et solvere. ^ Victor Giraud, Les idées morales 
d^Horacc, 2^ éd. Eloge et citations. If Karl Prodinger, Zu Horazcns Ode I o 

50 (Wien. St. 1907). Discutable. 

4. V'Pgile. [P. Deutickel A. Ouvx-ages généraux. U. v.Wilamowitz- 
Moellendorff- Fr. Léo, Die griech. und latcin. Literatur und Sprache. 
Jugements pénétrants sur Virgile. Tf E. Norden, De vitis vergilianis (Rh. 



JAHRESBERICHTE DES PHILOLOGISCHEN "^EREINS ZU BERLIN. 77 

Mus. 1906). Etude critique sur les vies de Donat, Servius et Probus ^ R. 
Sabbadini. Le biografie di Vergilio antiche meditvali umanistiche (St. d. 
filol. cl. 1907). Die Ciris in den çergilischen Biographien (Rh. Mi s. 1907). 
D'un vif intérêt. Tf F. Skutsch, Gallus und Vergil (WS. f. Kl. Phil. 1907). 
Fr. Léo, Nochmals die Ciris und Vergil. (Herm. 1907.) Analyse détaillée, s 
discussion, éloge. \ S. Sudhaus, Die Ciris und dus rômische Epyllion (Ibid.) 
Le Ciris est imité de plusieurs modèles; exemples et remarques. ^ G. NÉ- 
METHY, Zur Cirisfrage (Rh. Mus. 1907). Le Ciris serait un pastiche voulu, 
comme le Culex, ainsi que Ribbeck l'a démontré. T| Paul Jahn, Vergil und 
die Ciris (Ibid. 1908). Le Ciris doit être laissé à Virgile : analyse et discussion, lo 
^ B. Les Eglogu es et les Géorgiq lies. R. Sabbadini (La Cultura 26, 
1907). Interprétation de la l''". ^ J. Lv^xK,Verisimilium rfecas. Lire dans 

B. 1, 61: Ambarrum (= Ambarrorum) pour amborum. f Fr. LEo,Z)as 
Schlussgedicht des erstcn Bûches des Properz. A propos d'une construction 
commune à Properce (Lucrèce, Horace) et Virgile, Bue. 3, 109 (cf. A. IV 180 is 
et VIII 82). ^K UiEM^R, Die Bômeroden des Horaz. Rapprochements entre 
Hor. III 3, 37 sqq et la 4^ Eglogue. ^ Fr. Vollmer, Zu Vergils sechster 
^/fZoge(Rh. Mus. 1906). Examen de qqs difficultés. If P. H. D. (Mnem. 1907). 
Lire dans B. 6, 21 : rubenti pour videnti . T[ J. Vahlen. Etude critique 
de la Bue. 8. ^ O. Hense (Rh. Mus. 1906). Remarques sur G. I 56. If Paul 20 
Jahn, .4ms Vergils Dichlcrwerkstdtte : Georgica III 49-469, IV 281-558 

(Rh. Mus 1905. Berl, phil. WS. 1906). Conclusion de son beau travail sur 
les poèmes champêtres de Virgile. Analyse détaillée. If L. Havet (Rev. de 
Phil. 1906). Lire dans G. III 257 :aequepour lepremier[de.sdeuxatque. 
II G. FuNAiOLi (Archiv f. lat. Lex. u. Gr. 1904). Dans G. III 343, tantum 2^ 
campi est un locatif.^ M. Manitius, Handschriftlichcs zu Vergil (Phil. 1904). 
Le ms de Dresde A 118 (du 10*" ou 11® s.) contient des fragm. des Bucol., 
du ch. I desGéorg. et du début du ch. II; letexte est d'accord avec y^c. ^i 

C. Editions. Picturae ornamentaconiplurascripturaespeciminacod. Vaticani 
5867 qui codex Vergilii Romanus audit pholotypice expressa. Publication 3o 
remarquable; le l®"" vol. contenait le ms. F, ce 2® vol. est consacré à R. Des- 
cription et remarques. If Th. Ladewig-C. Schaper, Vergils Gedichte, I : 
Bukolika und Georgika, 8 Aufl. Le rp., auteur de cette 8^ éd., a gardé le texte 
de Ladewig, sauf qqs retouches; ma's il a remanié l'introd.; abrégé les 
remarques, et complètement refondu l'appendice. ^ R. Sabbadini, P. Ver- 35 
gili Maronis Aeneis, libri VII, VIII, IX. Texte puisé aux meilleures 
sources; notes en général précises, commentaire sobre, introd. savante. 
Observations. ^ D. Articles et mémoires. G. Koch, Zur vergleichenden 
Bchandlung von Àneis I 475-222 und Odyssée X 155-486. Etude lumineuse 
et fort utile; analyse. Tf W. H. Kirk, Studies in the first book of the Aeneid, «o 
(Amer, journ. of Phil. 1907). Examen de qqs difficultés.^ R. Engelmann 
Illustrationen zu Vergil (Berl. phil. WS. 1906). Etude sur l'épisode de 
Laocoon. ^f H. Schickinger, Zur Erklàrung von Vergils Àneis II 554-558 
(Wien. St. 1906). Ni tout à fait clair, ni tout à fait neuf. If Fr. Paetzolt, 
Adnotationes criticae ad Lucianum imprimis pertinentes. Lire dans A. II 557 : ** 
limine pour li tore, et changer corpus et truncus; dans A. VII 131 : régis 
pour gentis, ^J.J. Hartmann, De Aeneidos loco, ubi Aeneas Helenac 
mortem minatur (Mnem. 1905). Le passage A. II 567-588 est authentique. 

^ Carlo Pascal (Boll. di filol. cl. 1907). Le patriae arae de A. III 332 pro- 
viendrait d'une méprise de Virg., qui aurait mal transcrit d'une source in- 5o 
connue une expression telle que ïtv. pw[xoù(; Harptouç (cf. HaToiou 'AtiôXXwvoç) 
^ Norman Wentworth de With, The Dido Episode in the Aeneid ofVir- 
gil. Dissertation solide; témérités et longueurs. ^J. LiNDENTHAL,/sr rfas V. 



78 1908. — ALLEMAGNE. 

Buch der Àneis nach dem VI. geschrieben? Contrairement à l'opinion reçue 
depuis Conrad, L.pensequelech. V(endehorsdfcsjeux) était terminé, quand 
le e^fut commencé. Discussion. ^Salomon Reinach, "Awpoi^tatoOâvaTot 
(Archiv L Relig. 1906). Commente A. VI 426 sqq. If Id., Cultes, Mythse 

^ et Relisiions, II. Interprétation de A. VI 743. ^ Walther Volkmann, Unter- 
suchungen zu Vergil, Horaz und Cicern, A propos de la description du bou- 
cliei. ^ Th. Thibaut, Interprétation des Vers 2o à 32 du IX^ Livre de V Enéide 
(Musée belge 1907). Etude minutieuse. ^ Wilhelm Schuhardt, Die Gleich- 
nisse in Vergils Àneis. Intéressant. ^ T. Pluss, Z)as Gleichnis in erzàh- 

^^ lender Dichtung. Etude ingénieuse (c^ R. M. Meyer sur le même sujet, dans 
les N. Jahrb. 1908). E. La langue et 1: style. Johann Zwicker, 
De vocabulis et rébus gallicis sivetranspadanisapud Vergiliuni. D'un vif int-^rêt : 
analyse détaillée et exemples. ^ G. B. Cottino, La flessione dei nomi Greci 
in Virgilio. Utile; s'est proposé de rectifier les concliisions de Sniehotta 

^5 (Devocumgraecarumapi,dpoetaslatinosdactylicosusu).^FeodorGLÔCKNER, 
Zum Gebrauch von olli bei Virgil (Arch. f. lat. Lex. u. Gr. 190.'î). 
Dans A. I 254 olli est non adverbe, mais pronom — ttj. ^ R. Sabbadini 
(Riv. di filol. 1905). Dans A. I 573, la construction urbem q-iam statuo, 
vestra est ne serait qu'un archaïsme, qu'on trouve dans Plante et les 

20 inscr. osques ou ombriennes. ^ T. Dt;RiNG,Z>e Vergilii sermone epico capita 
selecta. Analyse élogieuse. ^ Johann Endt, Der Gebrauch der Apostrophe 
bei den lateinischen Epikern (Wien. St. 1905). Etude soignée sur l'apo- 
strophe, plus fréquente dans Virgile que dans Homère.^ F, Appendice. 
Fr. Woi.LMER, Die kleineren Gedichte Vergils (Sitz-ber. d. K. B. Akad. d. 

26 Wiss. zu Mûnchen 1907). Conclut avec Jahn à l'authenticité; s'occupe 
surtout du Ciris. ^ R. Ellis, Appendix Vergiliana. Apparat très nourn; 
réserves de Skutsch (DLZ-1907) et de Vollmer (Berl. phil. WS. 1907). 
^ Paul Wessner, Aemilius Asp''r. L'appendice de cet ouvrage traite de 
40 fragm. du commentaire d'Asper sur Virgile, % H. Georgii, Tiberi Claudi 

^^ Donati... interpretationes Vergilianae, I, II: Aeneidoslibri I-VI, VII-XII.. 
Eloge de cette éd. critique; plan développé et observations sur plusieurs 
points, f Ed. Wolfflin, Aus dem Latein des Vergilerklàrers Donat (Arch. 
f. lat. Lex. u. Gr. 1907). Traite des étymologies et des mots favoris de Donat. 
^ J. M. Stowasser (Wien. St. 1907). Remarques sur 57 glossae vergilianae 

'"* du Corpi;s glossariorum lat. 

5. Discours de Cicéron. [F. Luterbacher]. Th. Zielinski, Textkritik 
und Rhythmusgesetze in Ciceros Redcn. (Phil. 1906.) D'un vif intérêt; analyse. 
^ P. Faulmûller, l'ber die rednerische Verwendung des Witzes und der 
Satire bei Cicero. Etude curieuse et bien conduite; plan développé, ^f W. 

*^ Oetling, Philologisch-juristischer Kommentar zu Ciceros Rede fUr P.Quinc- 
tius. Beaucoup de remarques excellentes mais aurait besoin d'un rema- 
niement complet; peu de choses utiles dans le commentaire juridique. 
Discussion de nombreux passages. ^^ J . C.l<iicoi,, M. TulliCiceronis pro Sexto 
Roscio Amerino oratio. Excellente introd., texte et commentaire soignés. 

45 ^ R. Preiswerk, Griechische Gemeinplàtze in Ciceros Reden. Intéressant; 
exemples. ^ Théophil Hubner, De Ciceronis oratione pro Q. Roscio comoedo 
quaestiones rhetoricae. Analyse favorable. ^ Wilhelm Sternkopf, Gedan- 
kengang und Glicderung der Divinatio in Q. Caecilium. Ce discours est digne 
en effet d'être pris poiir modèle de réloqi;ence cicéronienne; plan et expo- 

w sition détaillée. ^ W. Peterson, M. Tulli Ciceronis orationes. Divinatio in 
Q. Caecilium. In C Verrem. Bonne éd. critique, texte souvent difîérent de 
celui de Miiller. Pour les 3 premiers discours, D est la meilleure source, poul- 
ie 4e C fait autorité; les 6^ et 7^ (Verrines II, 4 et 5) reposent sur le Paris. 



JAHRESBERICHTE DES PHILOLOGISCHEN VEREINS ZU BERLIN. 79 

7774. ^ H. NoHL, Die ïjbcrlieferung der Pompeiana (Berl. phil. WS. 1906). 
L'Erfurtensis E est la meilleure source, puis vient le Tegernseensis T. 
Exemples et discussion, ^f P. Fossataro-T. Tentori, Marco Tullio Cicé- 
rone, Le orazione contro Catilina. Beaucoup de soin; texte, introd. et com- 
mentaire loués et bien au courant. ^ W. Sternkopf, Dt> Okonomie der Rede ^ 
Cicerosfûr den Dichter Archias. ( Hermès 1907 ). Bon ; plan détaillé. C'est la meil- 
leure analyse qu'on ait faite de ce discours. ^ Fr. Richter-A. Eberhard, 
Ciceros Rede fUr T. Annius Milo. 5^ éd. amendée par Nohl : apparat quintuplé 
mais encore incomplet; commentaire et introd. remaniés. ^ W. Y. Fausset, 
Cicero, Orationes Caesarianae, pro Marcello, pro Ligario. pro rege Dewtaro, 2^ ^ 
Ed. Du soin; texte de Clark, commentaire de Richter. Eberhard mis à 
contribution. Leçons nouvelles. ^ A. De Marchi, M. Tulli Ciceronis Pro 
Ligario e Pro rege Deiotaro. Ed. aissi utiles que celles déjà publiées par le 
même. De très bonnes choses dans les introd.; texte parfois fautif. Examen 
de plusieurs passage?. ^ Friedr. Emlein, De locis quos ex Ciceronis orationi- ^^ 
bus in Instit. orat. XII libris laudavit Quintilianus. Catalogue critique tort 
i.tile des passages cités par Quintilien. Analyse et remarques. ^ H. Reedef;, 
De codicibus in Ciceronis orationibus Caesarianis rede aestimandis. Outre les 
familles a, p, y, R. a malheureusement ignoré le Cluniacensis du 9® s. 
ti-ouvé par Peterson, et qui procède de a. Discussion de plusieurs passages. 20 
1[ Paul LuTZ, Quaestiones criticac in Ciceronis orationes Philippicas. Voudrait 
qu'en dehors du Vaticanus H 25, qui reste la meilleure source, on utilisât 
davantage les détériores D. Exemples. ^ F. Vismara, M. Tulli Ciceronis 
orationes in M. Antonium Philippicae XIV. Bonne chrestomathie; texte 
de Muller. Observations sur qqs passages. ^ Alb. Curtis Clark, Q. Asconii 25 
Pediani orationum Ciceronis quinque cnarratio. Texte sérieusement en pro- 
grès sur ceux de Kiessling et de Schôll (KS). ^ P. Hildebrandt, Scholia 
in Ciceronis ovationes Bobiensia. A réuni pour la critique du texte un 
matériel considérable; les conjectures restent la partie faible de l'ouvrage. 
Nombreux passages discutés. 30 

6. Archéologie [R. Engelmann]. A: Topographie. M. Roeder, Die 
Akropolis von Athen und das Forum Romanum. Deux planches fort utiles. 
\ Id., id. Texte explicatif des précédentes. ^ O. Dingeldein, Fine Ferien- 
reise nach dem Goldenen Horn. Intéressant. ^ E. Ziebarth, Kulturbilder 
aus griechischen Stàdten. Savant, et tout h faitVecommandable. ^ R. Thiele, 3» 
Das Forum Romanum mit besonderer BeriXcksichtigung der neuesten Aus- 
grabungen geschildert. 2^ éd., mise au courant, sauf pour les travaux italiens; 
style plutôtlourd. ^fB.Antiqdités. Fus<e/ de Coulanges,Der antike Staat. 
Bonne traduction de cet ouvrage magistral ; analyse et observation?. 1[ E. 
Wagner-G. von Kobiijnski, Leitfaden der griechischen und rômischen *<> 
Altertiimer. 3^ éd., retouchée par W. de cet excellent manuel classique.^ 
C. ScHNABEL, Die altklassischen Realien im Realgymnasien. Bonne adaptation 
de l'ouvrage de Wohlrab; qqs méprises. ^T. G.Tucker, Life, in ancient 
Athens. Tableau vivant des mœurs et institutions d'Athènes; illustrations 
défectueuses. Tl Jos. Zehetmaier, Leichenverbrennung und Leichenbestat- *& 
tung im alten Hellas nebst den verschiedenen Formen der Gràier. Problème 
attachant : la crémation était bien plus rare que l'inhumation. 1[ K. Dissel, 
Der Opferzug der Ara Pacis Augustae. Bon. ^ Jac. von Wageningen, 
Scaenica Romana. Album Terentianum. Deux ouvrages très soignés et fort 
utiles, planches et textes. ^ Th. Steinwender, Die Marschordnung des so 
rômischen Heeres zur Zeit der Manipularstellung. Savant. ^ Th. Birt, Die 
Buchrolle in der Kunst. Analyse favorable. ^ W. Schubart, Das Buch bei 
den Griechen und Rômern. Bon; contient l'essentiel sur le sujet. ^ C. His- 



80 1908. — ALLEMAGNE. 

toire de l'Art. Bkvckmatsns, Wanclbilder- anliker Plastik. Planches tout 
à fait recommandables. ^ Maig. Bieber, Das Drcsdner Schauspielerrelief. 
Utile contribution (le cothurne, etc.). ^D. Mythologie. H.W. Stoll, 
Die Sagen des klassischen Altertums. 6^ éd. heureusement remaniée par 
5 H. Lamer. ^ h. W. Stoll-H. Lamer, Die Gôtter des klassischen Altertums. 
8^ éd. de cet estimable ouvrage. ^ A. Michaelis, Ein J ahrhundert Kunst- 
archàologischer Entdeckungen. 2^ éd., qui s'arrête à Mai 1907; vif intérêt. 

7. Hérodote. [H. Kallenberg]. .1. M. Stahl, Kritischistorische Syntax 
des griechischen Verbums der klassischen Zeit. Conjectures pour une quin- 

10 zaine de passages d'Hérodote. 1|J. P. Mahaffy, On the numerical Symhols 
used by the Greeks Historians. Ajouter oéxa après àvopi dans Her. I 72. 
TfC. RvDE, In Hcrodotum (Nordisk Tid-'krift for Filologi 1907). Corrections 
à Her. II 22. ^ Justin V. Pràsek, Geschichlf der Medcr und Perser bis zur 
makcdonischen Erobsrung, I. Ouvrage de grand mérite; appréciation détail 

16 lée. If C. F. Leumann- Haupt, Zu H-^rodot I i8ô (Klio VII, 3). E. Herz- 
FEi.D, Pasargadai (Klio VIII, 1). Deux problèmes attachants, l'un chro 
nologique, l'autre topographique. ^ J Wells, The Persian Friends oj 
Herodotus (Journ of Hel). St. 1907). Traite des informations .qu'Hérodote 
doit à Zopyre le Jeune. ^ B. Niese, Herodot Studien bcsonders zur Sparta- 

20 nischen Geschichte (Herm. 1907) Analyse favorable. ^I W. Goodwin, 
The Battl" of Salamis (Harward St. in cl, Phil. 1906). Reprend la thèse qu'il 
a déjà exposée en 1885; ne résout pas la d'fficulté, mais en donne la solution 
la plus vraisemblable. ^ Fr, Rïjhl, Herakleides von Mylasa (Rh. Mus. LXI). 
TJ. Wilcken, Zu Sosylos (Herm. XLII) Pour R., à l'encontre de W., l'Ar- 

26 témisium où Heraclite battit les Phéniciens serait en Carie. ^ A. B. Cook, 
Hippokleides Dance. (Cl. Rev. XXI). La danse figurée sur un fragm. de 
vase thébain du 5^/4^ s. a. C. et qui rappelle celle d'Hippoclide (Her. VI 
129) serait une dame burlesque. Discussion. ^ L. Weniger, Fenalis (Arch. 
f. Relig.-wiss. X 2). Traite des désastres subis par l'armée ennemieàDelphes. 

30 (Her. VIII 37, Paus. X 23). ^ A. von Mess, Untersuchungen ûber Ephoros 
(Rh. Mus. LXPi. De Ctésias, source d'Ephore, et de Diodore, à côté d'Hé- 
rodote. ^ Heinrich Stein, Herodotus, 4. (Buch. VII). Texte corrigé en maints 
passages; exemples. ^ Karl Hude, Herodoti histonae Tomus I. Indispen- 
sable; collations nouvelles, totales ou partielles de six mss. Examen dé- 

35 taillé et discussion. 

8. Tacite (f xcepté la Germania) (1907-08) [Georg Andresen]. A. Edi- 
tions. Geofg WissowA, Tnciti Dialogus de oratoribus etGermanij., Suetoniide 
vins illustribus fragmentum. Codex Leid( nsis Perizonianus phototypice editu.;. 
Publication .emarquable et tort utile pour la con.stitution du texte. T[ Karl 

40 NippERDEY-Georg Andresen, P. Cornélius Tacitus, II : Ajin. XI-XVI. 
Dans cette 6^ éd., A. a ajouté un index au commentaire ;la place a manqué 

' pour un apparat. Nombreuses leçons et remarques nouvelles; texte du 
discours de Claude complété et corrigé à l'aide du CIL. If B. Recherches 
littéraires et historique.?. R. Helm, Zwei Problème des Taciteischen 

(5 Dialogs (Neue Jahrb. f. d. Kl. Alt. 1908(. Le dialogue aurait été composé 
en 77. Le débat entre l'éloquence et la poésia est-il indécis? ce que dit H. 
sur ce point n est pas concluant. ^ Th. Grigull, D.. auctoribus a Tacito 
in enarranda Divi Claudn, vitaadhibitLs. Mémoire dédié à Knoke; recherches 
sur Aufidi-s BaifLS et Pline, plan et exposition. ^ N. Felictani, L'anno 

50 dei quattro imptratori (Riv. di Stor. ant. XI). Polémique très vive contre 
Fabia. ^ Heinrich Notre, Die Drususfeste AJiso nachden rômischen Quellen 
und den Lokalforschungen. Nouveaux arguments en faveur de l'hypothèse 
Ali«o —■ Oberaden ^ Em Seyler, Der Bômerforschung Irrtiimer in der 



INDOGERMANISCHE FORSCHUNGEN 81 

Alisofrage. La 'question est bien étudiée sous toutes ses faces. ^ E. Bartels, 
Zur Varusschlacht (Westd. Ztschr. f. Gesch. u. Kunst 1907). La meilleure 
source reste Velleius. ^ A. v. Domaszewskt, Kleine Beitrâge zur Kaiser- 
geschichte. (Phil. 67). Traite delà guerre faite par Gorbulon en Arménie, 
et de l'administration de la Judée sous Claude et Néron. ^ E. Harrisson s 
(Class. Quaterly I). Rapproche H. III 45 et Ann. XII 40. La guerre Mithri- 
datique mentionnée sur une épitaphe de Terracine, est celle de Didius 
Gallus (Ann. XII 15). ^ N. Vulig, Petilius Cerealis (Klio VII). Son départ 
serait de la fin de déc. 69 ou de janvier 70. ^ E. Theodor Klette, Dir 
Christenkatastrophe unter Nero nach ihren Quellen, insbesondere nach Tac. lo 
Ann. XV Ai. Concluant, malgré qqs erreurs d'interprétation. Analyse 
développée. \ Philippe Fabia, Claude et Lyon (Rev. d'Hist. de Lyon, 1908). 
Claude fut certainement un bienfaiteur de Lyon. Le discours que Tacite 
lui.prête est une copie très embellie de celui de la tabula lugdunensis. \ Max 
Kaufmann, Das Séxualleben des Kaisers Nero. Intéressant.^ C. Langue et 15 
style. Ferdinand Dégel, Archaistische Bestandteile der Sprachedes Tacitus. 
Etude attentive des archaïsmes de Tacite, qui complète la monographie de 
Valmaggi. Discussion de qqs points. Tf Lu'gi Valmaggi, I' imprecisionc 
stilistica in Tacito (R'v. di filo). 1908). Réunit et classe en cinq groupes les 
divers exemples qu'il avait déjà signalés au fur et à mesure dans le com- 20 
mentaire de son éd. de Tacite.^ Id., Magnetes a Sipylo Ann. II 47 (Boll. di 
fil. cl. XIV). Rapproche cette expression épigraphique de deux passages des 
lettres de Cicéron et de Pline l'ancien. ^ D. Critique du texte. Richard 
DiENEi,, Zur Textkritik des Tariteischen Rednerdialo gs (Ztschr. f. d. ôsterr. 
Gymn. 1907). Complément de ses Beitrâge parues en 1903. Discussion de 25 
qqs cas. ^ R. Pichon (Rev. de Phil. 32). Conjecture dans Dial. 16 : sed 
jam eodem. Mais non solum appelle plutôt sed etiam. ^ P.Fossataro,/)^ 
quibusdam Taciti Agricolae lectionibus emendandis et scntentiis interpretandis. 
Peu de profit à tirer de ces recherches; explications parfois obscures. 1| 
Einar Engstrôm, Eranos (Acta philol. Suecana VIII). Veut maintenir, dans so 
Agr. 9, 16, la forme quaesiit (attestée par ET et le ms d'Enoch), bien que 
quaesivit, petivit, etc. se rencontrent plus fr'équemment dans Tacite que 
les tormes sans v. Cf. audiit, Agr. 42. ^F. W. SnrpLEY (Class. phil. III), 
Rejette, pour Ann. 1 28, l'excellente correction de Lip-ius (claro repente caelo) 35 
et propose : luna claro ore plana visa languescere, en supprimant caelo? 

A. G. D. 

Jahresberichte ùber die Fortschritte der klassischen Altertums- 
Wissenschaft begrundet von Bursian. XXXVIP année. Tome 
CXXXVII.Bericht uber dieLiteratur zur antiken Mythologie und Religions- 40 
geschichte (1898-1905) [O. Gruppe]. Volume de 652 pages. 

T. CXXXVIII. Auteurs grecs. ^ Critique du texte d'Homère de 
1881 à 1906 [Ch. Harde.]. Inachevé en 1908. 

T. CXXXIX. Auteurs latins. ^ Lettres de Cicéron (1901-1907) [W. 
Sternkopf]. T[ Grammairiens, scoliastes et glossateurs latins (1901-1907) 
[P. Wessner]. ^ Satiriques latins en dehors d'Horace (1892-1907) [E. Lom- 45 
matzsch]. If Manilius (1902-1908) [A. Kraemer]. " ' P. L 

Iiidogermanische Forschungen, XXII (1907-1908). N» 1-2, Études 
psychologiques sur les formations analogiques [A. Thumb]. Expériences, 
tableaux numériques et formules. ^ Recherches sur les antiquités indo- 
européennes [H. Hirt]. Polémique contre 0. Schrader. Contrairement à 50 
l'opinion reçue, il y a des noms de poissons indo-europ. : l/ôuç, piscis, ey^s^- 
Xuç, et anguilla, axùXtov, esox, perça et iziçy.r^, etc. De même, il y a des mots 
indo-europ. pour la navigation, les rapports de parenté des hommes par 

R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908. .\XXII1. — 6 



82 1908. ALLEMAGNE. 

rapport aux femmes. Des parallèles partiels, qui établissent l'existence 
d'un mot dans deux ou trois langues seulement, ne prouvent pas que 
ces langues formaient à l'origine un dialecte. ]f Rimes dé mots et rimes 
d'idées [F. A. Wood]. If Les anomalies dans la flexion de yuv/î, armén. kin, 
t> a. nor. kona [K. Brugmann]. Le gr. yuvaixoç repose sur un nominatif sg. 
neutre *ymxix, « genre féminin, nature féminine, gent féminine ». Pour 
le passage à une flexion masc.-fém., cf. Venus. Pour la formation, cf. Fpaï- 
x£ç, Fpatxoi', à côté de ypata. %^ N*' 3-4. Grec 'tvvoç et ovoç [K. Brugmann]. 
ïvvoç (emprunté par le lat., hinnus) est la transformation d'un mot venu 

10 d'Asie-Mineure *'tavoç, cf. armén. isan, « l'âne ». ovoç est apparenté à asinus, 
si on admet les formes successives : *asonos, *o(jovo;, *oCovoç, ôhovoç *ôovoç; 
l'initiale ayant été prise pour l'article, on a ô ovoç. ^f Recherches statis- 
tiques sur l'emploi des modes et des temps chez les divers écrivains grecs 
[L. 8chlachter]. 1. Dans Homère. L'emploi des modes est le même dans 

15 l'Iliade et l'Odyssée, si ce n'est que l'optatif est plus fréquent dans l'Odyssée, 
2. Dans les deux poèmes, les indicatifs aoristes sont notablement plus 
fréquents que les imparfaits, surtout dans l'Iliade. L'aoriste est aussi plus 
fréquent au subjonctif et à l'optntif, tandis que le présent domine à l'impé- 
ratif, à l'infinitif et au participe. Au subjonctif et à l'optatif, les formes 

20 asigmatiques de l'aoriste l'emportent. Tf Lauerna [Fr. Stolz]. Primiti- 
vement une déesse du monde souterrain. Le mot est apparenté à lateo, 
latebra; c'est un dérivé de * la-uo-s, comme cauerna de cauos. Quant 
à Auernus, il peut être un dérivé de l'adverbe *auer, comme infernus, 
supernus, etc. En tout cas, il est italique et aopvoç est un métaplasme 

25 savant du mot original. ^ Le développement de l'action et la notion tem- 
porelle dans les infinitifs des formes homériques [G. Hentze]. Les sens rela- 
tifs au développement de l'action correspondent à ceux des temps cor- 
respondant de l'indicatif. La signification proprement temporelle résulte 
du rapport avec le contexte. % Le développement de la signification 

30 du parfait grec [E. Rodenbusch]. Dans la signification du parfait, il y a 
l'idée de l'action accomplie et l'idée de l'état qui résulte de l'action accom- 
plie. A l'origine, le parfait est employé intransitivement conformément à 
sa nature. ^^ N» 5. L'hypothèse indo-européano-sémitique et la phoné- 
tique indo-européenne [H. Pedersen]. Discus.sion du livre de Môller 

35 et adhésion à la thèse de la parenté des deux familles de langues. T[ Sur la 
question de l'introduction d'une langue auxiliaire artificielle internationale 
[K. Brugmann et A. Leskien]. Condamnation. Tf ©ûiç, « chacal » [E. Fracn- 
kel]. Il faut écarter 6oôç, « rapide ». La racine est ôoj- « dévorer », cf. OàJcOat et 
et autres attestés par Hésychius et les poètes. Cf. Hom., N 103 et A 474 

40 suiv. (cf. Aristote, Hist. an., 9, p. 610 A, 13). If Thème du présent et sens de 
l'action accomplie [E. Rodenbusch]. Le présent à sens de parfait n'implique 
pas contradiction et se trouve en grec. H^ Anzeiger. H Articles critiques. 
^ Rapport sur la section indo-européenne de la réunion des philologues 
allemands à Bâle en 1907 [H. Meltzer]. H Formans ou formativum [K. Brug- 

45 mann]. Le premier est meilleur. H La dénomination des moments de l'ac- 
tion temporelle [W. Streitberg]. Sur « imperfectif » et « perfectif ». 1 
No supplémentaire. Bibliographie de 1905, I [F. Mentz, etc.]. 1. Généralités. 
2. Sanskrit. Paul Lejay. 

Klio. Voir plus haut Beitrâge zur alten Geschichte. 

50 Korrespondenzblatt der Westdeutschen Zeitschrift fur Geschichte 
und Kunst. Voir plus loin Rômischgerman. Korrespondenzblatt. 

Korrespondenzblatt fur die hôheren Schulen Wûrttembergs, 
15^ année (1908). l^^^ livr. N. Wecklein, 4Msg'É'«'. Tragôdien des Euripides 



KORRESPONDENZBL. F. D. HÔHEREN SCHULEN WÛRTEMBERGS 83 

erkl. : 6, Elektra; ?, Orestes [Nestlé]. Destiné aux classes, atteint son but. 
If Tli. Kayser, Sophokles Antigone in moderner Form [Wagner]. Cette 2^ éd. 
remaniée de cette trad. est précédée d'une introd. et accompagnée de notes. 
Appréc. favorable. *\ J. v. PRAbEK, Geschichte der Meder und Perser bis zur 
makedon. Eroberung:!, Geschichte der Meder und des Reiches der Ldnder [En— ^ 
gelhaaf]. Grands éloges. H von Duhn, Pompeji, eine hellenistiche Stadt 
in Italien [Goesler]. Bon. HH 2elivr., W. Freund, Triennum philologicum. 
II, I, I, IX. Griech. Sprache [Meltzer]. Cette 3^ éd. p. p. Wagner-Esslingen 
a été complètement refondue et mise au courant. On est étonné de voir 
comment on a pu condenser tant de choses en aussi peu de pages. Éloges. ItH lo 
3^ livr. LiJBKE- Semran, Die Kiinst des Altertums, 14^ aufl. [Grotz]. Recom- 
mandé à tous égards. 1[1l 4^ et S^livr.: 1,M. P^TScuEnic, Q. Horatius Flaccus. 
Ausw. — 2, K. Stadler, Horaz Jamben und Sermonendichtung : 3, C. Bardt 
Die Sermonen des Q. Horatius FI. [Ludwig]. l,Nouv. éd. « à l'usage du dau- 
phin »: malgré cette réserve, éloges; 2, Des réserves; 3, Rend avec beau- 15 
coup de goût la pensée et l'esprit du poète. H Baldamus-Schwabe-Exner, 
Sammlung historischer Schulwandkarten [Jaeger]. Contient une carte de 
Rome sous l'empire remaniée par Schwabe : éloges. HH 6^ livr. 1. A. Fritsch, 
HerodotusB, 1-4; — 2. A. Scheindler, Herodot., Ausw. I; — 3. K. Abicht, 
Herodotus B, 5 et 6, 4»^ Aufl. [Hiemer]. Éloges. HH 7^ livr. R. Knorr, Die 20 
verzierten Terra sigillata Gefdsse von Rottweil [Kapff]. Très sérieusement 
fait. KH 8^ et 0® livr. Der Ehrenschild des Augustus [Hiemer]. C'est par 
suite d'une erreur que Widmann avance que le bouclier d'or fut remis 
à Auguste le 13 janvier de l'an 27. Aucun témoignage ancien ne nous donne 
de date. H Zur Etymologie von « feriae » [Hesselmeyer]. Cette étymologie 25 
est bien incertaine : tout ce qu'on peut dire, c'est ce que feriae doit être 
apparenté avec ferculum = epulae. 1 W. Freund, Triennum philologicum 
I Abt. [Greiner]. Cette f*' partie de la de la 3" éd. complètement refondue 
de cet ouvrage < cf. supra 2» livr. > est due à B. Maurenbrecher. Elle 
est à la hauteur des exigences présentes, et peut être vivement recom- 30 
mandée. ^ A. Wilbrandt, Sophokles ausgew. Tragôdien. . . ubertragen 
[Egelhaaf]. Grande valeur. ^ C. Bardt, Rôm. Komôdien [id,]. Cette trad. 
de quatre comédies latines est bien faite. Tf K. Halm-G. Laubmann, Ciceros 
ausgew. Reden; 6, Die erste und zweite philippische Rede [Heege]. A de la 
la valeur. ^ A. Weidner-P. Vogel, Lysias augew. Reden [Nestie]. Men- 35 
tienne. \ P. Cauer, Homers Ilias et H. Odyssée; — 2, H. Nohl, Cic. Rede 
gegen Q Caecilius und das vierte B. der Anklagenschrift g. C. Verres; — 
3, Th. Paul und G. Ellger, C.J.Caesaris comm.de B.C; — 4,A.Weidner- 
R. Franz, Q. Horatius Flaccus; — 5, H. Nohl, Cic. Reden g. L. Catilina 
and seine Genossen; — 6, Th. Schiche, M. T". Ciceronis Tusc. disput. libri V; 40 

— 7, A. Scheindler, Der C Sallustius Crispus bell. Cat. bell. Jugurth. und 
Reden und Briefe aus den Historien [Greiner]. 1, Mention des changements 
de ces nouv. éd. — 2, Très recommandé. — 3, Appréc. favorable. — 4,Qqs 
petits changements dans cette 2^ éd.; — 5, Delà valeur; — 6, Éloges. — 

7, Qqs réserves. If 1, O. Heraeus, Livius B. I u. 2 nebst Ausw. aus 5 u. 3; 45 

— 2, O. Stange, Ausw. aus d. Gedichten des P. Ovidius Naso [Beckh]. 
Recommandés. H F. Luterbacher, T. Livi a. u. c. lib. iô [Miller]. L'auteur 
connaît bien son Tite-Live, mais on ne voit pas à qui s'adresse son com- 
mentaire. T[ A. Zingerle, t. Livi a. u. c.lib. /, 2. 2^ 22; A. Zingerle-P. 
Albrecht, t. Liv. a. u. c. lib. 2i-24, 30 [id.l. Appréc. favorable. H G. Fer- 50 
RERO, Grosse und Niedergang Roms : I u. II [Ziegler]. Il est à désirer que 
cet ouvrage captivant avec ses défauts et s-is grandes qualités, puisse être 
continué jusqu'à la fin de l'empire d'Occident. KH 10^ hvr. A. Patin, Der 



84 1908. — ALLEMAGNE. 

lucidus Ordo des Horatius [Ludwig]. Que l'auteur ait tort ou raison, il faut 
se garder d'ennuyer la jeunesse avec ces raffinements, if W. Aly, De 
Aeschyli copia verborum cap. sel. [Nestlé]. Circonspect et minutieux. H Ku- 
KULA, Martinak u. Schenkl, Der Kanon der Altsprachl. Lekture amoesterr. 

6 Gymnasien [Miller]. Des réserves. lO. WeissEnfels, Ausw. aus den griech. 
Philosophen,\2 [Nestlé]. Appréc. favorable. H W. Gemoll, Griech.-deutsches 
Schul- u. Handwôrterbuch. [Meltz.er]. Vivement recommandé. H 11^ livr. 
Aphorismen zor griech. Metrik [Schmid]. Présente dix aphorismes sous 
forme dogmatique, qui seront un « shediasma de metris » dans toute 

10 l'étendue du terme pour ceux qui ont déjà une idée des bases de la métrique 
grecque. H E. Wittich, Homer in seinen Bildern und Vergleichungen [Klett]. 
Grands éloges, HH 12^ livr. Ein neues archaol. Lexikon mit besonderer 
Berucksichtigung der Prahistorie [P. Goesler]. A l'occasion du livre de 
R. FoRRER, Reallexikon der praehislor. Klass. und frûrhristl. AltertUmer 

15 dont il fait un grand éloge. G. développe .ses vues personnelles sur les études 
d'archéologie préhistorique. HA. Gudemann, Grundriss der Geschichte der 
klass. Philologie [Meltzer]. Excellent. H M. Niedermann, i/istorisc^e Lantlehre 
des Lateinischcn [Meltzer]. Grands éloges de ce petit vol. traduit du français 
parE. Hermann. ^NiPPERDEï-ANDREsoN.raci^HS ab exccssu divi Augusti 

20 [Durr]. Nouv. éd. encore améliorée. H C. Schnobel, Die altclass. Realien 
im Realgymnasium [Miller]. Peut être recommandé. H Ziebarth, Kultur- 
"jilder aus griech. Stâdten [Goesler]. Puisse ce livre trouver un grand nombre 
de lecteurs surtout parmi ceux qui veulent éliminer des études la culture 
antique. H E. Drerup ['HpoSSouj Tcepî TroXtrei'aç, Ein politisches Pamphlet 

25 aus Athen 404 i>. Chr. [Nestlé]. Convaincant. X. 

Literarisches Zentralblati 59*^ année 1908. N» 1. P. Goessler, 

Das rôm. Rottweil [A. R.]. Met à profit les fouilles faites à Rottweil en 

1906 : soigné et complet. ^ B. P. Grenfell and A. S. Hunt, The Oxyrhyn- 

chus Papyri. V, éd. [C.]. Grande valeur, soigneusement présenté. Tf Val. 

80 Rose, Egidii Corboliensis Viaticus de signis et symptomatibus aegritudinum 
éd. [M. M.]. Enrichit la littérature médicale du moyen-âge. Soigné. ^ Ch. 
Darenberg-E. Saglio-E. Pottier, Dictionnaire des antiquités grecques 
et latines. Fasc. 26-40 (lolaeia-Quorum bonorum). [R. M.]. Très grande 
valeur. ^% N° 2. M. Schorr, Altbabylon. Rechtsurkunden aus der Zeit der 

35 i. babylon. Dynastie (ca 2300-2000 v. Chr.). [ ]. Excellent. T[ F. G. Ke- 
NYON and H. I. Bell, Greek Papyri in the Brit. Muséum Catalogue with 
texts. III éd. [C.]. Rendra de grands services. Ouvrage luxueux. Tf G. Né- 
METHY, Ovidii Nasonis Amores éd. [H. C.]. Accompagné de notes critiques 
et exégétiques.sera utile aux jeunes philologues. Tf U. Thiene u F. Becker, 

*o Allgemeines Lexikon der bildenden Kiinstler von der Antike bis zur Gegen- 
wart I (Aa-Antonio de Miraguel). [H. S.]. Grands éloges. ][^ N» 3. Th. A. 
Abele, Der Sénat unter Augustus. Mention. ^ V. Lundstrôm, Xenophontis 
Apologia Socratis [C.]. Éloges avec quelques réserves. 1f^ N» 4. G. Schalk- 
hausser, Zu den Schriften des Makarios von Magnesia. [G. Kr.] Apprécia- 
is tion favorable, y^ M. Bréal, Pour mieux connaître Homère. [E. Drerup]. 
Contient beaucoup de remarques intéressantes et fines, mais ne fait pas 
faire un véritable progrès à la science. ^ Th. Zielinski, Das Ausleben des 
Clauselgesetzes in der rôm. Kunstprosa. [C. W. n.]. Analyse. ^^N" 5 B.Weiss, 
Die Quellen des Lukasevangeliums. [G. H.]. Mérite d'attirer l'attention. 

50 ^ 1, E. ScHWARTZ, Eusebius Werke; 2, Die Kirchen geschichte. — Die lat. 
Uebersetzung des Rufinus bearb. von Th. Momssen; 2, Die Bûcher 6 bis W. 
— 2, E. ScHWARTZ, Eusebius Kirchengeschichte. Ed. minor. [G. K.]. Ed. 
monumentale qui rend absolument inutile l'éd. de Dindorf, désormais 



LITERARISCHES ZENTRALBLATT. 85 

insuffisante. ^ Aegyptische Urkunden aus den kgl. Museen zu Berlin. Griech. 
Urkunden IV, 5. [C.]- Éloges. T[ P. de Nolhac, Pétrarque et V humanisme 
[Martini]. Occupera une place d'honneur dans la littérature de l'huma- 
nisme. ^Tl No 6. A. G. Roos, Flaçii Arriani quae exstant omnia : 1, Alexandri 
Anabasis. [C.]. Appréc. favorable. ^ Der rôm. Limes in Oesterreich. H. 8 b 
[A. R.]. A la hauteur des précédentes hvr. ^1, O. Puchstein, Dte ionische 
Saule als klassisches Bauglied orientalischer Herkunft; 2, R. v. Lichten- 
BERG, Die ionische Saule als klass. Bauglied rein hellenischen Geiste ent- 
wachsen. [W.]. 1, Des réserves : 2 Repose sur un malentendu à propos des 
monuments grecs. TJ^ N° 7, A. Vezin, Eumenes von Kardia. Ein Beitrag lo 
zur Geschichte der Diadochenzeit [Schubart]. Connaît bien les sources, et sait 
bien s'en servir. ^ P. F. Girard, Geschichte und System der rôm. Bechts. I [ ]. 
Trad. ail. de Rob. v. Mayr. Éloges. ]J G. Mau, Die Beligions philosophie 
Kaiser Julians in seinen Beden auf Kônig Helios und die Gôttermutter 
[Neumann]. A de la valeur. ^ H. Funaioli, Grammaticae Bomanae frag- l^ 
77ienta coll. I [M.]. Très grands éloges à tous égards. ^1[ N» 8. Ed. Meyer. 
Die Israeliten und ihre Nachbarstàmme. [Baentsch]. Grande valeur. *[[ G. 
Steindorff, Urkunden des aegyptischen Altertums hrsg. I, Urkunden der 
alten Beiches von K. Sethe; 2, Hieroglyphische Urkunden der griech. rôm. 
Ztit. von K. Sethe; 3, U. der aelteren Aethiopenkônige von H. Schaefer; 20 
4, U. der i8 Dynastie von K. Sethe. [Leipoldt]. Belle entreprise qui a droit 
à toute notre reconnaissance. ^ O. Rubensohn, Elephantine-Papyri 
[C]. Grande importance. 1 L. Deubner, Kosmas und Damian [lu]. 
Excellent. ^ Horatii Bomani Porcaria seu do conjurationa St. Porcarii 
Carmen, éd. M. Lehnerdt [M. M.]. Contribution de valeur sur l'humaniste 25 
H. Romaniis. ^1[ N» 9 A. Cuny, Le nombre dutl en grec [Hirt]. Grande 
valeur]. ^^ N» 10 W. Schultz, Studien zur Antiken iir7/Z«Mr[Schmekol]. Pas 
convaincant, mais contient beaucoup de bonnes remarques. '^ N. K. Pav- 
LATOS 'H TToéxpi; T. 'Oou(T(7£(oç[Drerup]. Recherches d'histoire et d'archéologie 
très sérieusement faites et approfondies. ^ M. Wellmann, Pedanii Dioscu- sj 
ridis Anazarbei De materia medica libri quinque; 1, lib. 4 et 2[ ]. Première 
édition scientifique de cet écrivain : irréprochable. TJ M. Rabenhorst, Der 
aeltere Plinius als Epitomator des Verrius Flaccus [C. W.]. Cette analyse 
des sources du liv. 6 de la N. H. de Pline est faite trop au galop. T|^ N° 11. 
M. Lôhr, Alttestamentliche Beligions geschichte [Marti]. Ce petit vol. de la 35 
coll. Gôschen peut être recommandé. ^ H. Jacobsthal, Der Gebrauch der 
Tempora und Modi in den Kretischen Dialektinschriften. [ ]. Très sérieu- 
sement fait. ^][ N» 12. Griech. Papyrus d. k. Universitâts und Landesbi- 
bliothek zu Strassburg hrsg v. F. Preisigke I, 2 [Schubart]. Très grande 
valeur. ^ M. Hoffmann, Briefwechsel zwischen A. Bôckh. u. L. Dissen, 40 
Pindar und anderes betreffend [ ]. Très intéressants. ^T[ N" 13. F. Kiehr, 
Lesbonactis sophistae quae supersunt éd. [C]. Appréc. favorable. ^ 1. F. 
Vollmer, Horati FI. Carmina rec.-2, J. W. Beck, Horazstudien [Bick]. 1. 
Insuffisante au point de vue scientifique : 2, Grands éloges. ^ A. Erman, 
Die aegyptische Beligion [Roeder]. Appréc. très favorable : comprend admi- 45 
rablement la pensée égyptienne. ^^ N° 14. Ad.»LASS0N, Aristotelis Meta- 
physik [Schmekel]. Excellente traduction. Tf Macdonald and Park, The 
Boman forts on the Bar Hill [A. S.]. Suffisant. ^ J. Capart, Primitive Art 
in Egypt. transi, by A. S. Griffith [Roeder]. Rend bien l'original fran- 
çais, mais contient plus d'illustrations. ][ Boni croit avoir trouvé à 50 
Rome près de l'Arc de Titus les fondations du temple de Jupiter Stator, 
bâti par Romulus et reconstruit par Auguste. ^% N" 15. O. Schroeder, 
Aeschyli Cantica dig [Pr]. N'a pas besoin d'être recommandé; le nom de S. 



86 1908. — ALLEMAGNE. 

est connu de tous ceux qui s'occupent de métrique ancienne. ^ W. M. 
Flinders Pétrie, Researches in Sinai [Roeder] Exposé populaire de ces 
recherches. ^^ N»» 16 et 17. W. Drumann, Geschichte Roms. 2 Aufl. von 
P. Groebe. Vol. 3. [Neumann]: Est de nouveau à la hauteur de la science. 

5^0. Schroeder, Sophoclis Cantica [Pr.]. Grands éloges. ^ M. Ihm, C. Sue- 
toni Tranquilli opéra : I, De viia Caesarum libri 8. Répond à toutes les 
exigences.^ H: T. Karsten, De commenti Donatiani ad Terenti fabulas 
origine et compositione [C. W.]. Réserves sur les conclusions. ^ H. Jordan, 
Topographie der Stadt Rom im Altertum I, 3. bearb. v. Ch. Huelsen [Peter- 

10 sen]. H. a rempli sa tâche comme personne n'aurait pu le faire. T[ Clermont- 
Ganneau a trouvé près d'Éléphantine un duplicata de la célèbre inscr. de 
Rosette en trois langues (hiéroglyphes, démotique et onciales grecques). 
11^. N» 18. D. Detlefsen, Die Entdeckung der german. Nordens im Alter- 
tum. — Id. Die geographischen Riicher {II, 242-VI Schluss) der Nat. Ilist. 

15 des C. Plinius Secundus mit vollstandigem kritischen Apparat hsgb. — 
Id. Ursprung, Einrichtung und Redeutung der Erdkarte Agrippas [Neu- 
mann]. Instructifs et intéressants, ^f H. Pognon, Inscr. sémitiques de la 
Syrie, de la Mésopotamie et de la région de Mossoul [Lidzbarski]. Ouvrage 
de grande valeur du consul français à Alep. ^ E. Petersen, Die Rurgtempel 

20 der Athenaia [Bulle]. Appréc. favorable. ^ H. Rôthe, Die Drususfeste Aliso 
[A. R.]. Adhuc sur judice lis est, et peut-être semper erit. ^1 N» 19. H. V. 
Hilprecht, The Rabylonian Expédition of the Univ. of Pennsylvania VI I 
Rabylonian légal and business documents ,from the time of the first dynasty 
of Rabylon chiefly from Sippar by H. Ranke [Weber]. Appréc. favorable, 

25 ^ P. Masqueray, Abriss der griech. Metrik, trad. ail. de B. Pressler. 
[Pr.]. Bonne trad. qui permet de sentir ce qu'est l'esprit français : l'original 
sera utile en France, mais en Allemagne il vaut mieux en revenir à Christ 
comme introduction à l'étude de la métrique. Tf M. Niedermann u. E. Her- 
MANN, Historische Lautlehre der Lateinischen [Klotz]. Excellent. Tf^ N» 20. 

30 J. Donald SON, Woman : her position and influence in ancient Greece and 
Rome and among the early Christians [Drerup]. Recommandé. ^. Inscr. 
Amorgi et insularum vicinarum éd. Jul. Delamarre, indices composuit 
F. HiLLER VON Gaertringen [ ]. La maladie a empêché Delamarre de 
mettre la dernière main à ce recueil excellent qui a été terminé par les 

35 soins de l'Académie de Berlin et qui désormais forme un des plus beaux 
chap. du Corpus. ^ N. E. Griffin, Dares and Dictys [C. W.]. Mentionné. 
Tf^ No 21 . L. Bodin et P. Mazon, Extraits de Ménandre[C\. Appréc. favora- 
ble. Tf W. Headlam, a book of Greek verse [W. M.]. Ces trad. de grec en 
anglais et d'auteurs modernes en grec méritent tout éloges. Tf Trouvé en 

40 Egypte près Thèbes une nouvelle sépulture royale de la 19^ dynastie. 
^^ N° 22 W. Staerk, Neutestament. Zeitgeschichte. I. Der historische und 
kulturgeschichtliche Hintergrund der Urchristentums [G. H.]. Fait partie de 
la coll. Gôschen : Sera utile au grand public. ^ H. Schmidt, lona. Eine 
Untersuchung zur vergleich. Religions geschichte. Est un des meilleurs ou- 

45 vrages qui ait été écrit ce^ dernières années sur la mythologie orientale : 
vivement recommandé. ^ L. Mitteis. Rôm. Privatrecht bis auf die Zeit Dio- 
kletians. I. N'a pas besoin d'être loué. ^ H. Stahr, Die Rassenfrage im 
antiken Aegypten. Kraniologische Untersuchungen an Mumienkôrpern aus 
Theben [Roeder]. Vient confirmer les hypothèses nouvelles sur l'origine de 

50 la langue égyptienne. ^ G. Helmreich, Galeni de usu partium libri XVII 
rec. I. lib. 1-8 [Backstrôm]. Éloges. If^ N» 23. M. Wundt, Der Intellektua- 
lismus in der griech. Ethik [Drng]. Des lacunes. ^ J. v. Ginneken, Prin- 
cipes de linguistique psychologique [Baumann]. Éloges. Tf F. Sturmer, 



LITEÎIARISCHES ZENTÏIALBLATT. 87 

Griech. Lautlehre auf etymologischer Grundlage. [R. M.]. Vivement recom- 
mandé à tous les maîtres de grec. ^ 1, J. Heierli, Vindonissa : 1, Quellen 
und Literatur. — 2, S. Henberger, Eine galavorstellung im rôm. Amphithea- 
ter zu Vindonissa im J. 298 n. Chr. [A. S,]. 1, Mentionné; 2. Intéressera aux 
fouilles. ^^ N° 24. L. Traube, Nomina sacra [Backstrôm]. Ouvrage '> 
posthume qui rendra des services. ^ Tell el- Mutesellim I. G. Schumacher, 
Fundbericht. Grands éloges. ^^ N" 25. H. Diels, Die Fragmenta des Vor- 
sokratiker. 2*^ Aufl. II. 1 [Drng]. Cette 2^ éd. augmentée sera d'une valeur 
inestimable pour l'étude de la philosophie et pour les travaux des philo- 
logues. ^ F. RiBEZzo, La lingua degli antichi Messapii [Backstrôm]. lo 
Ajoute à ce que nous savions sur les Messapiens. T[^ N» 26 P. Heinisch, 
Der Einfluss Philos auf die aelteste christliche Exégèse (Barnabas. Justin 
und Clemens von Alexandria) [Kônig]. Sera le bienvenu. Tf L. Hahn, Roma- 
nismus und Hellenismus bis auf die Zeit Justinians [Stein]. Appréc. favo- 
rable. ^ Der Bericht des Simplicius ueber die Quadraturen des Antiphon und ir- 
des Hippokrates Griech. u. deutsch v. F. Rudio [ ]. f^ livr. d'une collec- 
tion de documents pour servir à l'histoire des mathématiques dans l'an- 
tiquité. Appréc. favorable. ^ Jos. Fuhrer u. V. Schulze, Die altchristl. 
Grabstàtten Siziliens. Nul n'était mieux qualifié que Schulze pour continuer 
l'œuvre de Fuhrer. ^ L. Borchardt, Zur Baugeschichte des Amonstenipels 20 
von Karnak [G. Rdr]. Éloges. ^*ff N» 27. Am Hauvette. Archiloque; un 
poète ionien du VII^ s. Sa vie et ses poésies: Id. Les épigrammes de Callimaque 
[Martini]. Grands éloges. ^ A. Gercke, L. Annaei Senecae opéra 
quae supersunt : II, Natural. Quaest. lib. 8 [C. W.]. Fait partie de la collec- 
tion Teubner. Remarques de détails. ^ K. Regling, Der Dortmunder Fund 25 
rôm. Goldmûnzen [F. F.]. Très grands éloges. ^^ N" 28 1, L. Robin, La 
théorie platonicienne des idées et des nombres d'après Aristote. — 2, Id. La 
théorie platonicienne de Vamour [Schmekel]. 1 : Grande valeur. 2. Résumé. 
% J. Ilberg, a. Cornélius Celsus und die Medizin in Rom [Backstrôm]. 
Eloges. ^ E. Bechtel, Die Vocalcontraction bei Homer [R. M.]. On doit 30 
être reconnaissant envers l'auteur de mettre ses lecteurs à même d'aborder 
ce problème par le soin qu'il a mis mis à l'étudier. ^ C. Pascal, Poesia 
latina médiévale. Saggi e note critiche [M. M.]. Important et plein de valeur. 
TITI N° 29. Poematis Latini rell. ex vol. Herculanensis evulgatas rec... J. Fer- 
rara [C]. Grande valeur : contient des choses inédites. ^ H. Willers, 35 
Neue Untersuchungen ûber die rôm. Bronzeindustrie von Capua und von 
Niedergermanien... [A. R.]. Grands éloges. ^^ N° 30. A. Harnack, Die 
. Apostelgeschichte [Clemen]. Même en n'admettant pas la thèse de H. on 
tirera grand profit de ces études. ^ J. Geffcken, Sokrates und das aîte 
Christentum [Pr]. Impartial et instructif. ^ J.YAULEN.Opuscula academica, 2. 40 
A de la valeur. ^ L. Radermacker, M. Fabi Quintiliani institutionis ora- 
toriae lib. iS, éd. 1 lib. 1-6 [ ]. Bonne édition. ^[^ N» 31. A. Deissmann, 
Licht vom Osten. Das Neue Testament und die neuentdeckten Texte der hellen- 
rôm. Welt [Clemens]. Appréc. favorable ^ J. Leipoldt, Geschichte des 
Neutestament. Kanons [G. N.]. Très grands éloges.^ J. L. Heiberg u. H. G. « 
Zeuthen, Eine neue Schrift des Archimedes [E. I.]. Ce traité d'A. jusqu'ici 
inconnu et trouvé à Constantinople est du plus haut intérêt pour les mathé- 
maticiens. H M. Neuburger, Geschichte der Medizin I [K. S.] Eloges. H 
^ A. v. Halban, Das rôm. Rccht in den german. Volksstaaten III [O.]. 
H. est maître de son sujet. ^ R. D. Hicks, Aristotle de anima. Cette éd., so 
accompagnée d'une trad. en anglais, d'une introd. et de notes est indispen- 
sable à tous ceux qui s'occuepntdu %. cpu/TJçd'A. ^ G. L. Hendrickson, The 
« De Analogia » of Jul. Caesar [Buttner].' A de la valeur. ^^ N» 32. G. H, 



88 1908. ALLEMAGNE. 

Chase, The Loeb Collection of Aretine Potteries [Kaufïmann]. Admirable pu- 
blication. ^^ N" 33. A. Mentz, Geschichte und System der griech. Tachy- 
graphie. Rendra des services. ^ W. M. Lindsay, Syntax of Plautus [C. W.]. 
A de la valeur. ^ E. Bôklen, Adam und Qain im Lichte der vergleichenden 
6 Mythenforschung [v. D.]. Des réserves. ^\. N» 34. G Finsler, Die Olym- 
pischen Szenen des Ilias [Drerup]. Appréc. favorable. ^ R. Hirzel. Themis 
Dike und Verwandtes. Ein Beitrag zur Geschichte des Rechtsidee bei den 
Griechen [Thumser]. Des réserves. ^][ N» 35. E. Goodspeed. Index patris- 
ticus sive clavis patrum apostolicorum operum... [Kr.]. Chaudement recom- 

10 mandé. ^ E. Preuschen, Die philologische Arbeit an den aelteren Kirchen- 
lehrern und ihre Bcdeutung fur die Théologie. Rendra des services. ^ O. Gil- 
bert, Die meteorologischen Theorien des griech. Altertums. Grande valeur. 
^ K. WiTTE, Singular und Plural. Très sérieusement fait. ^ P. Lehmann, 
Fr. Modius Handschriftenforscher. Grands éloges de cette étude si-r cet 

15 humaniste du xvi^ siècle. ^ H. Nissen, Orientation. Studien zur Geschichte 
der Religion [R.]. Mérite d'être connu, ^^f N» 36. Th. Beck. Hippokrates, 
Erkenntnisse... ausgew. und libers. [Backstrôm]. Atteint son but qui était 
de mettre Hippocrate à la portée du grand public. Tf^ N» 37. J. Bidez, 
La tradition manuscrite de Sozomène et la tripartite de Théodore le lecteur 

20 [Kr]. Très soigné. ^ D. Comparetti, Papiri letterari ed epistolari I n»* 106- 
117 papyri letterari [C.]. Appréc. élogieuse. Tf M. Petschenig, S- Aur. 
Augustini scripta c. Donatiftas, I. Appréc. favorable. ^^ N" 38 W. Ditt- 
BERNER. Issos. Ein Beitrag zur Geschichte Alexanders des Gr. [v. Stein]. 
Travail de débutant qui fait-concevoir les plus belles espérances. ^ J. ViiR- 

26 THEIM, De Aiacis origine, cultu, patria. Accedunt très commentationes de 
Amazonibus, de Carneis, de Telegonia [R.]. Appréc. élogieuse. Tf Fouilles 
de Pagasâ sur le golfe de Volo, en Thessalie. Trouvé les fondations de deux 
tours dont l'une du 5^ s. av. J.-C, l'autre du l'''" s. Elles sont construites 
en pierres tombales. Pierres tombales avec des peintures au lieu de rehefs. 

30 ^]f N» 39. Pas d'art, concernant l'antiquité classique. ^^ N° 40. P. 
Labriolle. Tertullien. De praescriptione haercticorum. Mentionné. T[ F.Stae- 
HELIN, Geschichte der kleinasiatischen Galater [W. O.]. Grands éloges. 
*[f J. B. MisPOULET, Le régime des mines à Vépoque romaine et au moyen- 
âge, diaprés les tables d' Aljustrel. Résumé. ^ R. Foerster, Libanii opéra 

35 rec. IV. Orat 51-64. [W. S.]. Excellent. ^ O. Plassberg, M. T. Ciceronis 
Paradoxa Stoicorum. Academicorum reliquiae cum, Lucullo. Timaeus. De nat, 
deor. De divin. De fato. ed. Fasc. I [W. K.]. Texte bien établi. ^F^ N» 41. 
H. St. Jones, The Roman empire B. C. 20 — A. D. 476 [Stein]. Excellent. 
^ A. B. Meyer u. a. Unterforcher, Die Rômerstadt Agunt bei Lienz in 

40 Tirol [B. R.]. Appréc. favorable. T[T[ N» 42. B. Weiss, Die Quellen der synop- 
tischen Ueberlieferung [H.]. Eloges. ^ E. Reich, General H istory of Western 
Nations : I, Antiquity [v. Stein]. Appréc. défavorable*]. ^ Th. ]\îommsen, 
Gesammelte Schriften : V, 2 Histor. Schriften [Bloch]. Appréc. élogieuse. 
^ J. Ph. Krebs, Antibarbarus der Lateinsprache. 7. Aufl...von J.H.Schmalz 

45 [C. W.]. Appréc. favorable. ]|Tf N" 43 Ed. Meyer, Aegypten zur Zeit der 
Pyramidenerbauer [Boeder]. Mérite d'attirer l'attention des spéciahstes. 
^ Inscr. graecae. IX, 2 Inscr. Thessaliae...ed. O. Kern [C]. Éloges. ^JK.Reg- 
LiNG, Die. griech. Mûnzen der Sammlung Warren [Friedensburg]. Sérieux 
et solide. ^^ N° 44. A. Souter, Pseudo- Augustini quaestiones veteris et novi 

60 Tcstamenti CXVII... rec. Le texte est soigneusement étabh. T[ O. Schroe- 
der, Vorarbeiten zur griech. Vers geschichte [Pr.]. Très grands éloges. II 
Monumenti antichi. Vol. 18, 1-3 [U. v. W. M.]. Appréc. élogieuse. Tf Mittei- 
lungen Uber rôm. Funde in Hedderheim [Willers]. Éloges. ^ F. v. Bissing, 



LITERARISCHES ZENTRALBLATT. 89 

Ein thebanischer Grabfund ans dem Anfang des neuen Reiches [Roeder]. 
Réussi dans une certaine mesure : le texte qui accompagne les planches 
donne les indications nécessaires. Tj^ No 45. W Kroll, Geschichte der klass. 
Philologie [E. M.]. Ce petit vol. fait partie de la collection Goeschen. Excel- 
lent. T[ A. ZiNGERLE. T. Livi a. u. c. libri. VII, 4, 5. Lib. U et 45 [C. W.]. 5 
Voilà une éd. de la 5® décade de T. L. dans laquelle l'apparat critique et 
les conjecteures de tous les savants sont soigneusement réunies. Tj Trouvé 
en Egypte une base en métal précieux, d'un mètre de hauteur et du poids de 
100 livres : on y voit le portrait de César en peinture émaillée; d'après les 
inscr. ce serait un cadeau de César à Cléopatre. ^^ N» 46 A v. Premerstein, w 
Das Attentat der Konsulare auf Hadrian in J. H8 [Stein]. Beaucoup de 
détails nouveaux <cf. pour l'analyse supra p. 17 1. 16-29>^ T. R. Holmes, 
Ancient Britain and the invasion of Julius Caesar [R.]. Bon. ^ 1 P. Mon- 
ceaux, Histoire littéraire de V Afrique chrétienne depuis les origines jus- 
qu'à V invasion arabe. III. Le IV^ siècle d'Arnobe, à Victorin; 2, Id, Enquête 15 
sur répigraphie chrétienne d'Afrique [W.]. I, M. est maître de son sujet 
qu'il traite très bien; 2. Complément important au vol. précédent. ^^ N" 47. 
Une centaine de tombeaux de l'époque mycénienne trouvés dans l'île de 
Céphalonie. ^^ N» 48. Ch. Diehl, Figures byzantines 2 [Gerland]. Recom- 
mandé à tous les fins connaisseurs et amis des belles-lettres. ^ Urkunden 20 
des aegyptischen Altertums; 3, Urkunden der aelteren Aethiopenkônige von 
H. Schaefer; 4, U. der 18. Dynasti". von K. Sethe. [Leipoldt]. Appréc. 
élogieuse. TJ K. Preisendanz, Seneca, Sentenzen, ausgew. und iibertragen 
Bonne trad. en général. ^ A. v. Domaszewski, Die Anlagc der Limeskastelle 
[R.]. D. se propose d'après ^és données d'Hygin de reconstruire les castels 25 
du limes, notamment les strygae et les hemistrigia : cette tâche est irra- 
tionnelle et impossible à mener à bien, même pour un Domaszewski. 
^^ No 49. Cassi Dionis Cocceiani Historiarum Romanarum lib. 79 ,80 quae 
supersunt. Cad. Vat. Gr. iS8s praef. est P. Franchi de Cavalieri. Adroit 
à notre reconnaissance. ^ A. Elter. Donarem pateras... Horat. Carm. IV. S ^o 
[E. Z.]. Appréc. élogieuse. Tf^f N» 50. P. F. Girard, Geschichte und System 
des rôm. Rechtes, 2. trad. all.de R. v. Mayr. Éloges du livre et de la trad. 
^ K'. Reik, Der Optativ bei Polyhius und Philo von Alexandria [E. M.]. 
Contribution de valeur à la la syntaxe historique du Grec, ^f^f N°' 51 et 52. 
H. Grimme, Das israelistische Pfingsfest und der Plejadenkult [Krauss]. 35 
Beaucoup de science dépensée en pure perte pour soutenir une théorie 
invraisemblable. ^ G. De Sanctis, Storia dei Romani. La conquista del 
primato in Italia, 1 e 2 [Bloch]. Valeur durable. ^E. Th.KLETTE, Die Chris- 
tenkatastrophe unter Nero nach ihren Quellen, insbesondere nach Tac. 
Ann. XV, 44 von neuen untersucht. Approfondi, peut-être un peu trop 4o 
prolixe. T[ K. Sethe, Die altaegyptischen Pyramidentexte I [Roeder]. 
Appréc. favorable. •[[ 1, E. Herkenrath, Der Enoplios. Ein Beitrag zur 
griech. Metrik; 2, J. W. White, Enoplic metrc in Greek comedy; 1, Repose 
sur une base qui ne peut se soutenir; 2, N'arrive pas à ébranler les données 
reçues sur l'enoplius et le dactylo-epitrite. ]f 1, A. Miiller, Dos griech. 45 
Drama und seine Wirkungen bis zur Gegenwart; 2, H. Baumgart, Elektra 
Betrachtungen liber das Klassische und Moderne und ihre hteraturge- 
schichtliche Wertbestimmung; 1, Recommandé; 2, Éloges. ^ Th. Zielinski, 
Cicero im Wandel der Jahrhunderte. Excellent, s'adresse non seulement aux 
gens du métier, mais aussi au grand public. ^ A. Kiessling-R. Heinze, 50 
Q. Horatius Flaccus. Cette nouv. éd. est encore en progrès. ^ Th. Breiter, 
M. Manilius Astronomica hrsgb; 2, Kommentar [C. W.]. Éloges.^ J.Déche- 
lette. Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. I. Ar- 



90 "^ 1908. ALLEMAGNE. 

chéol.-préhistorique [Kaufmann]. Mérite d'être recommandé. ^ O. Fritzch, 
Delos, die Insel des Apollon. Id., Delphi, die Orakelstàtte des Apollon [Pr.]. 
Destinés aux élèves des gymnases; atteignent leiir but. ^ R. Ullrich, 
Programmwesen und Programmhibliothek der hôheren Schulen u. s. w. A 
5 droit à toute notre reconnaissance. W. B. P. 

Mitteilungen aus der historischen Literatur 1908 T. 36. Fasc. 1.' 
Revue des programmes [F. Hirsch et Dietrich]. J. Grôschl, Dôrpfelds 
Levkas-Ithaka-Hypothese historisch u. kritisch erlàutert. L'Ithaque homé- 
rique serait Thiaki et non Leucade comme le veut Dôrpfeld. — Ed. Gûnz- 

10 LER, Dus Psephisma des Demophantes. Le pséphisma est authentique, mais 
dans le discours d'Andocide il remplace un décret de Solon auquel il a été 
substitué. — Ernest GRAF,Z)er Kampf um die Musik im griech. Altertum. hes 
tendances musicales de direction opposée se manifestent par l'emploi des ins- 
truments :1a lyre pour exprimer la paix et la joie,laflûtepourlessentiments 

15 passionnés. — Otto Richter, Beitràge zur rôm. Topographie III : Die Allias- 
chlacht [Dietrich]. Convaincant <v. R. d. R. 29, 69, 18>.— Th. Steinwen- 
D E R, Die Marschordn ungdes. rôm Heeres zur Zeit der Man ipularstellung. Exposé 
clair qui se lit avec profit. — Meischke, Zur Geschichte des Kônigs Eumenes 
II. çon Pergamon. Analyse. — Bruno Kaiser, Untersuchungen zur Ge- 

20 schichte der Samniten I.Fait désirer vivement la continuation de cette étude 
sur un chapitre important de l'histoire romaine. — Festschrift zur Feier des 
350 jàhr. Bestehens des Gymnasiums zu Hamm i. W. < mentionné pour 
l'art. d'ŒTLiNG, Philologisch-juristischen Kommentar zu Ciceros Rede fur 
P. Quinctius> . ^ Joh. Nikel, Allgemeine Kultur geschichte 2^ éd. [B. Cle- 

25 menz]. A recommander.^ Fustel de Coulanges, Der antike Staat. Uebers. 
v. Paul Weiss [W. Platzhoff]. Traduction satisfaisante de cette estimable 
contribution à la philosophie de l'histoire.^ 1) Franz v. Schwarz, Alexan- 
ders des Grossen FeldzUge in Turkestan, 2^ éd. (pi.). — 2) Albert Gruhn, 
Das Schlachtfeld von Issus (pi.) [Winkelsesser]. 1) Réimpression sans chan- 

30 gement. — 2) Selon G., le Pajas actuel est le Pinaros des anciens, et pour la 
topographie d'Issus, seule la contrée d'Iskenderun peut entrer en question. 
^ Theodor Mommsen, Historische i.9cArt/«en. T. 1 [Winkelsesser]. On trouve 
réunis ici les traits caractéristiques de la méthode de M. L'éditeur Hirsch- 
feld s'est acquitté de sa tâche d'une façon méritoire. Tn[ Fasc. 2. J. von 

35 Prasek, Geschichte der Meder u. Perser bis zur Makedonischen Eroberung 
T. 1 [Id.]. Représente l'état actuel de la science et peut être recommandé 
comme une bonne introduction. ^^ Fasc. 3. Jahresberichte der Geschichts- 
wissenschaft T. 28 (1905). 2. P. [K. Lôschhorn]. L'éloge serait superflu. 
Exposé des plus importants résultats. ^ August Vezin, Eumenes von Kardia 

40 [W. Platzhoff]. Dans son juste enthousiasme pour son héros, V. dépasse 
qqf. la mesure. ^ D. Detlefsen, Ursprung, Einrichtung und Bedeu- 
tung der Erdkarte Agrippas [Dietrich]. Riche en résultats. H E. Th. Klette, 
Die Christenkatastrophe wnfe/'iVeronachihrenQuellen... untersucht[K.Lôsch- 
liorn]. Repose sur une étude approfondie de la littérature du sujet et traite 

45 le problème d'une façon originale. ^ L. Schwabe, Kunst u. Geschichte aus 
antiken Mûnzen (pi.) [Winkelsesser]. Mention ^^ Fasc. 4 GeorgMiscH, Ge- 
schichte der Autobiographie T. 1 (Das Altertum) [Platzthoff]. Très suggestif 
et se recommande par la clarté et la finesse d'analyse. If J. Kromayer, 
Antike Schlachtfelder in Griechenland T. 2 (Von Kynoskephalae bis Phar- 

50 salos) (pi. ) [Winkelsesser]. Exposé clair et lumineux, d'une lecture attrayante. 
^ Scriptores originum Constantinopolitanarum rec. T. Preger. Fasciculus 
alter Ps.-Codini Origines continens [F. Hirsch]. Annonce. ^ Léo Fink, 
Das Verhàltnis der Aniobrûcken zur mulvischen Briicke in Prokops Goten- 



NACHRICHTEN V. D. K. GESELl.SCH. D.WISSENS. ZU GÔTTINGEN. 91 

Ârz-teg [Id.]. Convaincant. • H. Lebègue. 

Nachrichten von d. K. Gesellschaft der Wissenschaft zu Gôt- 
tingen. Phil-hist. Klasse 1908. Fasc. 1. Ein merowinger Rythmus iiber 
Fortunat und altdeutsche Rythmik in lateinischen Versen [W. Meyer]. 
Texte du Prologus contenu dans deux mss.de Fortunat du ix« siècle (Ad.) ^ 
Londres Addit. 24193 et (A.) Paris 14144, accompagné d'un commentaire 
critique, métrique et rythmique. Ce poème a dû être composé à Poitiers 
en riionneur de Fortunat. peu de temps après sa mort. La rime et l'allité- 
ration recherchées déjà par Fortunat étaient, avant 600, reconnues comme 
un ornement de la prose et des vers par les écrivains latins d'Italie, de lo 
France et d'Angleterre. M. démontre par l'analyse de divers poèmes tels 
que le Audi me deiis piissime, les vers des Dhiioda, les Carmina burana, 
l'existence de vers latins composés d'après les règles de la rythmique alle- 
mande, art détaillé (52 p.). ^Ùeber Handschriften der Gedichte Fortunat's 
[Id.]. Les mss. de Londres et de Paris (Ad et A <cf. supra>) sont dans un i^ 
rapport d'étroite parenté et remontent à un ms. dont le texte était bon. 
Les mss. H (Vatic. Palat. 1718), M (Ambros. 74), D (Paris 9347) et R (Vatic. 
Reg. 329) dérivent d'un ms. dont le texte était déjà remanié. W. Meyer 
a utilisé des mss. dont Léo avait cru ne devoir pas tenir compte dans 
son éd. des Monumenta Germ. Ce sont : Ad. <cf. supra> écrit avec -o 
beaucoup de'légèreté, L (ms. de Bruxelles 1352) qui flotte à la limite des 
mss. non interpolés et interpolés, H <cf. supra> étroitement apparenté 
avec R auquel il est supérieur, O (Oxford Bodleianus = Auct. T 2. 25), 
fortement interpolé par une main habile. Histoire du texte. Détails sur 
le ms. S (Paris, lat. 13048). W. Meyer montre, à l'aide des remaniements ^s 
qu'a subis le poème de Fortunat II 16 de S. Medardo dans les mss. AKB 
(Monac. 3514, Carlsruhe 136 et Paris 8090), les libertés que prenaient avec 
les textes' les savants de l'époque mérovingienne (33 p.). ^T[ Fasc. 2. Das 
erste Gedicht der Carmina Burana [Id.]. W. M. a retrouvé dans Walter 
Mapes (éd. Th. Wright) le poème dont le commencement des Carmina (f° 43 3o 
du Monac. 4660) contient les derniers vers; il en donne le texte en entier, 
avec des variantes de trois mss. anglais et un commentaire métrique.^ Latei- 
nische Rythmik u. byzantinische Strophik [Id.]. Après avoir répondu aux 
critiques dont la lettre d'Auspicius éditée par W. M. <v. R. d. R. 31, 66, 45> 
a été l'objet de la part de W. Brandes et P. Maas, l'auteur pose en principe: 35 
1° qu'il est naturel que dans chaque strophe la ligne de 8 syllabes avec 
accent tonique iambique fie présente assez souvent; 2° que les lignes de la 
rythmique byzantine ne peuvent rien prouver en faveur de la structure 
intérieure des lignes pareilles dans la rythmique latine; 3° la structure des 
lignes de strophes n'a rien à faire avec les lignes habituelles qui sont em- 40 
ployées en longues chaînes dans un poème à lignes égales. Texte d'un 
poème rythmique sur les personnes de la Trinité contenu danslems.de 
Berne 611, accompagné d'un commentaire critique et rythmique. ^^ Fasc. 3. 
Zur Geschichte des Athanasius VII [E. Schwartz]. Défend contre Harnack 
l'authenticité d'iin document relatif au Concile de Nicée contenu dans le 45 
ms. syriaque 62 de Paris (Bibl. nat.) du ix^ siècle, et de la lettre de Constantin 
qui transfère à Nicée le synode oecuménique d'Antioche. Après avoir montré 
que la critique moderne ne s'est pas encore émancipée de l'influence d'Atha- 
nase, S. montre le degré de confiance qu'il faut accorder aux trois histo- 
riens ecclésiastiques : Socrate, Sozomène et Théodoret, et proteste contre 5o 
le dédain injustifié des sources orientales, et des sources syriaques en par- 
ticulier, pour l'histoire tant profane que religieuse. Art de polémique (75 p.) 
<v. R. d. R. 29, 71, 8>. Tf^ Fasc. 4, Zwei Gedichte zur Geschichte des Cister- 



92 1908. — ALLEMAGNE. 

cienser Ordinis [W. Meyer de Spire]. Ed. critique, accompagnée d'un com- 
mentaire métrique et historique de deux poèmes: 1° Versus Pagani Bolotini 
de falsis heremitis qui vagando discurrunt; 2° De mutacione mala ordinis 
Cistercii contenus, le l^r dans Je ms. latin 8433 de la Bibl. Nat. de Paris 
5 (publié en partie dan^ le T. XI de l'Hist. Littéraire), le 2^ dans le ms. Cotton 
Julius A Vil du British Muséum. ][ l)Quondamfi:itfactusfestus,einGedicht 
in Spottlatein. 2) Das Gedicht : Sermo noster audiatis [Id.]. Éd. critique 
avec commentaire métrique. ^ Weitere Beitrâge zu Menander [F. Léo]. 12 p. 
de conjectures sur la n£pt)C£tpotji.£V7i, la.Sa[;n'a et les 'ETrirpsTrovreç. Tf Zu Taci- 

30 tus De origine et situ Germanorum [Léo Meyer]. Tacite a utilisé avec circon- 
spection tout ce qui de son temps était écrit sur la Germanie etseshabitants. 
Ses sources sont : le petit écrit géographique de Pomponius Mêla, le De 
Bello Gallico de César, et surtout Pline l'Ancien. ^^ Fasc. 5. Poetische 
Versuche u. Sammlungen eines Baslers Klerikers aus dem Ende des 13. 

35 Jahrhunderts [J. J. Werner]. Description du ms. D. IV. 4delaBibliothèque 
universitaire de Bâle et édition critique de 68 pièces d'étendue variable. 
^ Ueber einige thessahsche Namen [F. Bechtel]. La lecture en épreuves de 
l'Index des noms de personnes des Inscr. Thessalicae d'Otto Kern, ainsi 
que les vérifications faites sur les inscr. et de nouveaux estampages ont 

20 permis à B. de compléter et de rectifier plus d'une leçon antérieure et ont 
fait connaître des noms nouveaux. H. Lkbègue. 

Neue Jahrbùcher fur das klassische Altertum, Geschichte und 
deutsche Literatur und fur Pâdagogik. 11^ année (1908). l''® livr. 
Ad. Furtwângler [F. Studniczka]. Art. nécrologique. ^ Die klass. 

25 Philologie und das Neue Testament [H. Litzmann]. Sur l'importance des 
études de philologie et le secours qu'elles peuvent apporter pour la critique 
du Nouv. Test. ^ Die Hauptergebnisse der Ausgrabungen in Delphi [P. Per- 
drizet]. Traduit en ail. par J. Hilberg (2 fig.). Coup d'œil sur les fouilles, 
la topographie, le problème de Pausanias, l'histoire du temple de Delphes, 

30 les inscr., etc., toutes choses qui intéressent l'histoire de la plus belle période 
de l'art grec et de la Grèce, les 6^, 5^ et 4'' s. ^ Der Mainander von Kairo 
[U. V. Wilamowitz-Moellendorf]. Détails sur la découverte par Lefebvre 
des fragments de Ménandre, les papyrus, leur valeur inappréciable comme 
document linguistique, ils nous permettent de comprendre et de restituer 

35 en toute sûreté les autres restes de la comédie nouvelle. Leur contenu, 
analyse rapide des comédies qu'ils nous transmettent : Héros, Perikeiro- 
mene, Samia, Epitrepontes. ^ M. Raeder, Platons philosophische Ent- 
wickluns. [Apelt]. Il faut apprendre dans ce livre ce qu'on peut y apprendre, 
mais il ne faut pas se perdre dans ces considérations très bien intentionnées, 

40 très honorables, très soignées, mais au fond stériles et complètement anti- 
platoniciennes. ^ Die Toten im Hause [E. Samter]. Chez les Athéniens, on 
croyait que les âmes des morts visitaient les vivants au printemps, au 
3® jour des Anthesteries; à Rome, on croyait que c'était en mai, aux Lému- 
ries, mais ce n'était pas à des jours déterminés qu'elles reparaissaient; 

45 elles séjournaient aussi dans les maisons: croyances analogues chez d'autres 
peuples. T[^ 2e partie. Rien qui concerne l'antiquité classique. ^T[ 2" livr. 
Horaz und die hellenistische Lyrik [R. Reitzenstein]. Ne souscrit pas aux 
conclusions de Kiessling, qui croyait que pour bien comprendre une ode 
quelconque d'Horace, il fallait retrouver le modèle parmi les lyriques clas- 

50 siques grecs, auquel s'était rattaché Horace soit pour traduire soit pour 
imiter. R. montre qu'il faut, au contraire, trouver ce qui chez Horace est 
moderne pour son temps et s'écarte de l'influence grecque pour le senti- 
ment et la technique; alors seulement on pourra comprendre comment les 



NEUE JAHRBÛCHER FUR DAS KLASSISCHE ALTERTUM. 93 

réminiscences particulières de la poésie lyrique classique ont pu se faire 
jour chez Uii. Examen, d'après cette théorie, d'un certain nombre d'odes. 
^ Die Erforschung der antiken Astrologie [F. Boll]. Montre quelle est, pour 
notre connaissance de la vie intellectuelle de l'antiquité, la masse énorme de 
nouveaux textes fournis par le Catalogus cod. Astrologorum Graecorum. & 
^ Die Technik der rôm. pompejanischen Wandmalerei [F. Gerlich]. Étudie 
la technique de la peinture murale romaine et pompéienne d'après les 
travaux de Donner, entre autres « Die erhaltene antiken Wandmalereien in 
technischer Beziehung », qui a conclu qu'elle était identique dans ses prin- 
cipes fondamentaux avec la technique de nos fresques. D. a été complété lo 
et corrigé en certains points par un peintre, E. Berger, et par une autorité 
en fait de technique de la peinture, A. W. Keim, dont les recherches philo- 
logiques et chimiques ont élucidé le problème. G. expose l'état de la question. 
^ St. WiTKOWSKi, Epistulae privatae Graecae quae in papyris aetatis Lagida- 
rum servantur [Scherlïng]. Appréc. élogieuse. ^[^2^ partie. Eine ungedruckte is 
« Isagoge » des humanisten Cocinus zu Cic. De Oratore [Schmertosch v. 
Riesenthal]." Cette « Isagoge » se trouve à la Kirchenbibl. de Pirna (n° 745), 
jointe en manuscrit à un vol. de Cocinus, humaniste et juriste de Bohême, 
rare aujourd'hui, et qui a paru en 1578 sous le titre de « Prolusio Scholastica 
PoUticae exercitationis ». Détails sur la vie de Cocinus. ^^ 3^ livr. Kaiser 20 
Julianus und die Streitschriften seiner Gegner [J. Gelïcken]. Personna- 
lité de cet empereui, ses qualités; ce n'était pas un penseur original, ce 
qui lui manquait : sa haine du christianisme qui se fait jour dans son 
livre contre les Galiléens qu'il composa dans son expédition contre les 
Perses en s'inspirant de Porphyre. Réponses des auteurs chrétiens qui 25 
parurent longtemps après, Ephrem le Syriaque, Grégoire de Naziance, 
S* Jean Chrysostome et surtout Cyrille, pour lequel il est difficile d'éprouver 
la moindre sympathie; leurs arguments, leur polémique. ^ Homer in. der 
italienischen Renaissance [G. Finsler]. Influence d'Homère des le 14® s. 
sur les auteurs italiens et sur le réveil des esprits. ^[^ 2® partie. Die Hoch- 30 
schule von Konstantinopel in IV Jahrh. p. Chr. [F. Schemmel]. Tableau 
d'ensemble sur les hautes écoles de Constantinople et sur leur enseignement 
au iv^s. Les professeurs, les étudiants. ^^ 4® livr. Stadstaat und Flàchen- 
staat des Altertums in ihren Wechselbeziehungen [E. Kornemann]. Diffé- 
rences entre ces deux genres d'états dans l'antiquité et leurs relations 35 
réciproques. Tf Q. Ciceros Handbûchlein fiir Wahlbewerber [E. Bruhn]. 
Ziehen et Léo ont montré que c'était à tort qu'on considérait le Commen- 
tarium petitionis de Quintus Cicero comme n'étant pas authentique. Hen- 
drickson a soutenu le contraire et croit que c'est un exercice d'école d'un 
élève des rhéteurs qui, voulant composer un suasorium », le divisait en trois « 
parties d'après les préceptes de Quintilien. B. examine à son tour la ques- 
tion et conclut à l'authenticité; il ne devait pas être publié et le texte 
que nous avons n'est pas la mise au net qui fut envoyée à Cicéron,mais un 
brouillon resté aux mains de Quintus. ^f A. Gudeman, Grundriss der Ge- 
schichte der klass. Philologie. [Immisch]. Appréc. favorable. ^ W. KroLL, 45 
Geschichte der klass. Philologie [Id.]. Ce petit vol. de la coll. Goeschen 
est un bon résumé pour les grandes lignes et pour les détails indispensables. 
1f^ 2e partie. Bericht ûber den 8 <^en Altphilologischen Ferienkursus in Bonn 
am 4, 5. und 6 April 1907 [B. Huebner]. Résumé rapide des principales 
leçons professées pendant le cours de vacances des philologues anciens à 50 
Bonn. 1 [Elter]. Zur Interprétation des (Vergilschen) Culex. Il le con- 
sidère comme un juvenalis lusus de Virgile, pendant de la Batrachomachia : 
2 [Nissen]. Uel^er die Bedeutung der Tempelorientierung im griech. Leben, 



94 1908. ALLEMAGNE. 

accompagné* d'une liste^de 110 temples; 3 [Fr. Schulz]. Die Einwirkung 
des Lateins auf die geschichtliche Entwickelung der deutschen Satzbaues : 
3 [Loeschcke]. Apollon in der griech. Kunst : 5 [Marx]. Ueber die neueren 
Forschungen auf dem Gebiete der griech. und latein. Metrik. 1f^ 5*^ 

5 livr. Hof, Burg und Stadt bei Germanen und Griechen [C. Schuchhardt]. 
Montre que dans l'Italie et la Grèce ancienne on a passé successivement, 
comme en Allemagne, des lieux fortifiés qui servaient de refuges en cas de 
danger à la TtôXiç et à l'àffTu. Tf Die Dramatieserung von Aischylos Tragédie 
[Hedwig Jordan]. Comment et dans quelle mesure le drame est sorti de 

10 la tragédie d'Eschyle, des Perses jusqu'à l'Orestie. ^f Huinanitat und Chris- 
tentum in ihrer Beziehungen zur Sklaverei [W. Soltau]. La transformation de 
l'esclavage s'est faite dans l'antiquité sous diverses influences : Épicure, 
le Portique, Philon et notamment Sénéque, et n'est pas due seulement 
au Christianisme. T[ Sur Horace [R. Reitzenstein]. Explication de l'ode III, 

16 14 « Herculis ritu, etc » au moyen d'un papyrus de Giessen publié par 
Kornemann <Klio VII, 278> qui provient des archives des stratèges, 
sans être toutefois la pièce officielle dans laquelle ces magistrats devaient 
faire part au peuple de la consécration de Trajan et de l'avènement au 
trône d'Hadrien. 1| Die Arbeiten zu Pergamon 1904-1905 [H. Lamer]. 

20 Rapport sommaire sur les résultats des fouilles en 1904 et 1905 : maison 
du consul Attalos; le gymnase; le théâtre sur l'Acropole; tumuli funé- 
raires : inscr. diverses. ^^ 6^ livr. Die vorliterarische Fabel der Griechen 
[G. Thiele]. 1, Conversation entre des animaux. 2, Fables lybiennes et alvot. 
^ Donarem pateras [P. Corsen]. A propos du hvre de A. Elter, Dona- 

25 rem pateras... Horat. Carm. IV, 8 dont il n'approuve pas les conclusions, 
C. essaye de résoudreles difficultés de cette ode; il propose d'adopter les 
athetèses de Lachmann et de supprimer depuis v. 15 non celeres à rediit 
du vers 19, le vers 28 signum laude virum musa vetat mori et le 33 ornatus 
viridi tempora pampino. Nous avons à faire là avec des variantes qui 

30 remontent à Horace lui-même; il y avait peut-être deux rédactions de la 
même ode, qu» se sont trouvées mélangées. Si ces vers interpolés ne sont 
pas d'Horace, ils sont en tout cas très anciens, car l'interpolateur est non 
seulement familier avec la langue d'Horace, mais connaît aussi Ennius. 
T[ Zehn Jahre Amerikanischer Ausgrabung in Corinth [E. Wihsch]. Détails 

3f. sur les fouilles de l'École Américaine à Corinthe à partir de 1897. Céramique : 
objets en métal ; restes de sculptures; inscr. grecques et rom., restes archi- 
tecturaux (théâtre, amphithéâtre, halles, propylées); topographie. Tj^ 
7e livr. Babyloniens Einfluss auf die Kulturgeschichte [E. Kônig]. Montre 
quelle a été au juste l'influence de Babylone sur l'histoire de la civilisa- 

40 tion. On l'a exagérée dans ces derniers temps, elle n'a pas été aussi grande 
qu'on l'a dit : K. laisse de côté ce qui a rapport à la religion dont il a parlé 
aiUeurs. Tf Zwei Problème des Taciteischen Dialogus [R. Helm]. Étudie 
deux problèmes qui se posent à propos du « Dialogue des orateurs » : 
1° l'époque de la composition; il la place en 88, peu après rAgricola;2o la 

45 disposition. Si Tacite met en parallèle l'éloquence et la poésie, en cher- 
chant laquelle des deux à la prééminence sur l'autre, il fait cela à l'imi- 
tation de l'Hortensius de Cicéron, qui appartenait au genre des « Pro- 
treptici », fort en faveur dans les écoles des rhéteurs; il l'a pris comme 
modèle dans sa Synkrisis pour la disposition de l'ensemble et pour certains 

50 détails, ^f Neugriechische Syntax und altgriechische [E. Schwyzer]. 
Programme d'ensemble sur certaines pau'ticularités de la syntaxe néo- 
grecque dont les différences avec celle du gi'ec ancien sont plus essen- 
tielles qu'elles ne le paraissaient. S. montre que le grec moderne à côté 



NEUE JAHRBÛGHER FUR D A.S KLASSISCHE ALTERTUM. 95 

d'acquisitions importantes a subi aussi des modifications ou des pertes sen- 
sibles. ^ Détails sur une représentation de fragments des comédies de 
Ménandre à Lauchstedt, le 20 juin 1908. 1fT[ 2" partie. Stoll-Lamer, Die 
Gôtter der klass. Altertums. Populàre Mythologie der Griechen und Rômer 
[Bêcher]. Recommandé : cette nouv. éd. a été revue avec soin. ^^ 8^ liv. s 
Die Originalitât Vergils [W. Kroll]. La véritable originalité de Virgile aux 
yeux de ses contemporains consistait en ce qu'il a donné aux pensées un 
tour si délicat, si harmonieux, si pénétrant qu'elles brillent comme des 
pierres précieuses dans une parure, tandis que pour les modernes l'origi- 
nalité consiste dans la manière de traiter le sujet, n'importe où on l'a pris, lo 
Virgile fait époque pour la poésie, comme Cicéron pour la prose, et cela 
est encore plus important que d'avoir transformé l'épopée homérique en 
épopée homérico-alexandrine. Malgré tous ses emprunts à Homère.V. a su 
introduire partout un style moderne épique, et c'est là le caractère alexan- 
drin de sa poésie qui correspondait au goût littéraire de son temps. — 15 
Appendice. On ne peut pas attribuer à Virgile le Catalepton IX, la techni- 
que n'est pas celle de V., surtout plus en 27, année où ce catalepton a paru. 
TÎ Lettres de Bucheler et Ritschl à Dubner sur un projet d'anthologie cri- 
tique des inscr. métriques latines (Anthol. lat. epigraphica).^ Th. D. Sey- 
MOUR, Life in the Homeric Age [P. Gauer]. Appréc. favorable. ^ K. Witte, îu 
Singular und Plural; Forschungen iiber Form und Geschichte der griech. 
Poésie [Meltzer]. Méthodique, riche en résultats, de valeur durable. T[ R. Hir- 
zel, Themis, Dike, und Verwandtes. Ein Beitrag zur Geschichte der Rechts- 
idee bei den Griechen [Kroll]. Philosophie du droit grec indispensable 
aux philologues et aux historiens du droit. TJ^J 2*^ livr. Fort mit der Gramm. 25 
aus der Lekture oder : Der Dichter muss als Dichter gelesen werden. Eine 
Studie zur Horazlektùre [K. Bone]. Art. qui se continue dans la livr. sui- 
vante et où B. montre comment il faut Hre Horace pour bien le comprendre, 
bien le goûter et le lire comme un poète. T[1[ 9<' livr. Die Erforschung der 
griech. Heilkunde [J. liberg]. Après avoir rappelé que l'histoire doit s'an- 30 
nexer la médecine ancienne, L montre la genèse et la légitimité de cette 
prétention et les moyens employés pour la réaliser. A ce propos, il parle du 
Corpus medicorum antiquorum qui comprendra 32 vol. et dont le l^'' fasc. 
vient de paraître. ^ Erdbeben im Altertum [W. Capelle]. Après avoir rap- 
pelé les principaux tremblements de terre qui ont eu lieu dans l'antiquité, 35 
notamment en Grèce, celui qui, au temps d'Anaximandre, détruisit Sparte 
i't fit dispai'aître une des cimes du Taygète, ceuxde 464 (plus terrible encore), 
de 426, de 373, C. montre les efforts qu'on fit pour les comprendre et les 
expliquer par des causes naturelles chez les Grecs. Chez les Romains et les 
Etrusques, la superstition prédomina. Autres régions. L'homme à qui 40 
nous devons les renseignements les plus sûrs sur ces mouvements sismiques 
est Poseidonios d'Apamée, qui, avec son maître Aristote, croyait que la face 
de la terre est dans un perpétuel changement et chercha à en découvrir les 
causes. ^ P. Wendland, Die hellen.-rôm. Kultur in ihren Beziehungen zum 
Judentum und Christentum [Zielinski]. Haute valeur. ^^ 2^ partie. Die ts 
Hochschule von Athen in IV. und V. Jahrh. p. Chr. [E. Schemmel]. Pro- 
fesseurs les plus célèbres; enseignement des sophistes; vie, moeurs, situa- 
tion et groupement des étudiants par nationalités; école des néoplatoniciens, 
ses maîtres, son enseignement, sa durée. Tableau très détaillé d'après les 
sources mises largement à contribution. ^ Gg. Finsler, Homer [Cauer]. 50 
Chaudement recommandé aux maîtres. ^*[[ 10^ livr. Herodot als Dichte 
[E. Weber]. Pour bien comprendre Hérodote, il faut en le lisant avoir 
constamment Homère présent à la mémoire, car c'est un conteur de même 



96 1908. — ALLEMAGNE. 

race, doué du même talent de narration et de description, sachant comme 
lui peindre les événements et caractériser les personnes, les faire parler 
et agir. A la façon du poète épique, il intercale les discours et les épisodes. 
Du commencement à la fm de ses histoires circule la même pensée fonda- 
5 mentale qui en fait l'unité. ^ Asklepiades aus Bithynien von einem herr- 
schenden Vorurteil befreit [Wellmann]. Montre que le jugement que Pline a 
porté sur Asklepiades de Bithynie est volontairement erroné, et qu'il fut 
un de ces hommes illustres de la fm de l'antiquité qui ont fait de grandes 
choses dans le domaine de la pensée et des sciences exactes. ^ Die Vortrags- 

10 kunst der rôm. Schauspieler [B. Warnecke]. Quelle fut l'importance du 
débit chez les artistes dramatiques à Rome, comédiens et tragédiens; elle 
était plus grande encore que pour les orateurs. On attachait un grand prix 
à la beauté et à la puissance de la voix, à la netteté et à la pureté de la pro- 
nonciation. Exemples tirés des auteurs anciens, Quintilien et les scolies 

15 de Térence surtout, ^f J. Geffcken, Zwei griech. Apologeten [Wendland]. 
Appréc. favorable]. ^[^ 2^ partie : Bericht iiber den zweiten Rheinischen 
Philologentag zu Bonn vom 3. bis 5 juli 1908 [K. Becker]. Analyse rapide 
du rapport de [Wolf]. Ueber antiken und modernen Sozialismus. Montre 
que l'antiquité nous présente les mêmes luttes de classes que celles que 

20 nous voyons de nos jours; nous avons là un développement arrivé dans 
son évolution à son terme et qui peut être utile pour l'étude des questions 
sociales. If Der erste Greifswalder Oberlehrerkursus von 8-11 april 1908 
[E. Schmolling]. Analyse sommaire des rapports de [Gercke], Entstehung 
der Aeneis. Détermine les différentes époques de rédaction de chacun des 

26 chants de l'Enéide et de plusieurs épisodes. [Gercke], Die Quellen der Lukas- 
evangeliums. [Bickel], Ueber die modernen Theorien des antiken Metrik. 
[Pernice] « Das antike Haus » et « Die neuen Ausgrabungen in Milet. Simples 
mentions, ainsi que de [Hiller], « Die Bedeutungen der Entzifîerung der 
altpersischen Keilinschriften » et « Geschichte der indogerman. Sprach- 

30 wissenschaft. » ^ Baumgarten-Poland-Wagner, Die hellenische Kultur 
2*eAufl. [Griindwald]. Livre excellent qui a brillamment prouvé son droit à 
l'existence; nouv. éd. augmentée et encore améliorée. H. R. 

Neue Philologische Rundschau. 1908. 11 jr. R. Richter, De 
ratione codicum Laur. plut. 69, 2 et Vatic. 126 in extrtma Thucydidis his- 

35 toriarum parte [Sitzler]. Diss. de valeur. <V. pour l'analyse R. d. R. 31, 
38, 37>.if J. A. JoLLES, Vitruvs 4esthetik [Kraerner]. Instructif.^ V. Lund- 
STRôM, L. Juni Modèrati Columellse opéra. Fasc. VIII rei rusticae librum 

■ ' undecimum continens [Weise]. Répond comme le précédent < V. R. d. R. 
28, 72, 2> aux exigences d'un travail scientifique. T[ K. Brugmann, Die 

40 distributiven u. die kollektiven Numeralia der idg. Sprachen [Stolz]. Eloges. 
^ H. Menge, Latein.-deutsches Schulwôrterbuch... [Wackermann]. Chaude- 
ment recommandé. *[[ Th. Steinwender, Die Marschordnung des rôm. 
Heeres zur Zeit der Manipularstellung [Bruncke]. Opuscule dont la mé- 
thode et les résultats méritent l'approbation, et qui doit être salué avec 

45 joie. ^Tf 25 jr. Homers Odyssée. F. d. Schulg. erkl. v. H. Kluge. Fasc. 1. 
Gesang 1-3 [Nauck]. Excellente éd. qui paraît particulièrement appropriée 
à l'usage des classes. ^ The Hibeh Papyri P 1. éd. with transi, and notes 
by Grenfell and A. Hunt (pi.) [Sitzler]. Analyse. Qqs, attributions 
incertaines. TJ Franz Stùrmer, Griech. Lautlehre auf etymologischer Grund- 

50 lage [Meltzer]. Clair et juste pour l'essentiel. ^ H. Steuding, Denkmàler 
antiker Kunst, fur d. Gymnasium ausgevi^àhlt. 2^ éd. (pi.) [Bruncke]. Mérite 
d'être placé à côté de l'ouvrage de Luckenbach ' Kunst u. Geschichte'. 
Tf^ 8 fév. A. VoGLiANO, 1) Ricerche sopra Vottavo mimiambo di Heroda 



NEUE PHILOLOGISCHE RUNDSCHAU. 97 

( 'Evuuviov) con un excursus IV 93-95. — 2) Excursus Heroda VIII 76-79 [fl.]. 
1) Réussi en général. 2) V. voit dans ces vers une plaisanterie issue du 
double sem de uyir, et [xoipT) avec 'Tytri et MoipTi-Tf E. A. Sonnenschein, 
T. Macci Plauti Mostellaria éd. [Reinhardt]. Il faut attendre, pour porter 
un jugement sur cette édition qui diffère sur de nombreux points des autres & 
éditions, l'ouvrage de S. qui traitera particulièrement de la métrique et de la 
prosodie. ^ J. A. Scott, Prohibitives with Trpôç and the genetive [Ph. Weber]. 
Pas assez approfondi. ^ G. Veith, Geschichte der FeldzUge des C. Julius 
Caesars [Menge]. Écrit par un soldat pour des soldats, rendra en dépit de 
qqs taches la lecture de César plus attrayante. If Th. Abele, Der Sénat w 
unter Augustus [Erichsen]. Résultat juste. ^ Filow, Die Legionen der 
Provinz Moesia von Augustus bis auf Diokletian [Wackermann]. Jugé 
d'un point de vue général, ce travail dépasse de beaucoup le cadre d'une 
étude particulière. ^Tf 22 fév. Sophoclis Oedipus Rex, Oed. Coloneus, Antigone, 
denuo rec. F. Bl.4.ydes [Bucherer]. Des conj. dignes d'attention et sugges- 16 
tives qui intéresseront ceux qui s'occupent de la critique des tragiques, 
mais non le lecteur qui recherche un texte sûr. % A. A. Bryant, Boyhood 
and youth in the days of Aristophanes [E. Wiist]. Écrit avec chaleur et con- 
naissance de la littérature du sujet et qui provoque rarement la contradiction. 
^ Appendix Vergiliana. Recog. R. Ellis [Gustafsson]. Les conj. ne sont «o 
pas toutes sûres mais elles sont toutes dignes d'attention; il en est bien peu 
de manquées. ^ Die Sermonen des Q. Horatius Flaccus Deutsch v. C. Bardt 
Z^ éd. [O. Dingeldein]. Est la meillleure de toutes les trad. d'Horace. % M. 
Manilii Astronomica 1. Carmina éd. Th. Breiter [Kraemer]. Grands éloges 
pour cette éd. <V. R. d. R. 32, 47, 50> qui a su rencontrer le point de vue 25 
juste à l'égard de la tradition. ^ M. Rostowzew, Rôm. Bleitesserae. Ein 
Beitrag zur Soi-ial- u. Wirthschaftsgeschichte der rôm. Kaiserzeit [Wacker- 
mann]. Constitue un progrès essentiel sur le travail original (russe); dans 
cette étude qui épuise le sujet, on voit la preuve que des matériaux archéo- 
logiques insignifiants en apparence peuvent servir à éclairer des périodes 30 
importantes de l'histoire. ^ Meyer, Grosses Konversationslexikon 6^ éd. 
T. 15 [ ]. <Mentionné à cause des art. Philologie, philologie orientale, 
paléographie, rouleaux de papyrus, Olympie et Pergame>. ^^j 7 mars. 
J. Bertheau, De Platonis epistula VII^ [Adam]. Contribution de valeur; 
la partie faible est la démonstration d'authenticité <v. R. d. R. 32, 49, 35 
30>. ^ Eb. Nestlé, Septuagintastudien 5 [Eberhard]. Très instructif. 
^ Poetae latini minores, testo critico, commentato da G. Curcio, II, 1. 
Appendix Vergiliana : Priapea, Catalepton, Copa, Moretum [F. Gustafsson]. 
Comm. soigné et intéressant; les conj. ne sont pas sans valeur. \ Caesars 
Biirgerkrieg z. Schulg. bearb. u. erl. H. Kleist [Menge]. Tout à fait recom- 40 
mandab'e. % 1) T. Livi ab U. c. libri. VII, 5, Lib. XLV, éd. A. Zingerle 
(éd. Maior). — 2) Zingerle, Zum 45. Bûche des Livius [F. Luterbacher]. 
1) Éloges pour cette tâche difficile et absorbante. 2) Beaucoup de correc- 
tions convaincantes.TJ Der alte Orient, VIII, 2. E. Brandenburg, Phrygien 
u. seine Stellung im Kleinasiatischen Kulturkreis (pi.) [Hansen]. Intéressant, 45 
à recommander aux philologues anciens. Tf Der rôm. Limes in Oesterreich, 
8 (pi.) [P. W.]. Analyse. ^^ 21 mars. H. M. Stahl, Kritisch-historiche Syntax 
des griech. Verbums der klass. Zeit [Weber] <art. dont la fin est au n" sui- 
.vant>. Ouvrage génial dans un certain sens, qui témoigne d'une obser- 
vation fine et qui mérite l'attention des philologues. ^ J, van Wageningen, 50 
1) Scaenica Romana. 2) Album Terentianum picturas continens ex imagine 
phototypa Lugdunensi Terentii codd. Ambrosiani H. 75 et Parisini 7899 
sumptas..., praefatu3 est [K. Weissmann]. 1) Traite un chapitre important 

R. DE PHii.oL — Bévue des Revues de 1908. XXXIII. — 7 



98 1908. — ALLEMAGNE. 

des antiquités scéniques romaines. 2). A le mérite de rendre accessibles au 
grand public les illustrations de FAmbrosianus, si importantes pour le jeu 
des gestes des acteurs. ^ Mary B. Peaks, The gênerai civil and military 
administration of Noricum and Raetia [J. Jung]. Matériaux réunis avec soin; 

* éloges.^ Th. Mommsen, Gesammelte Schriften, l.Juristische Schriften [Hitzig]. 
L'éditeur B. Kubler s'est acquitté de sa tâche avec grande conscience 
comme dans les deux premiers vol. T[ Meyer, Kleines Konversationslexikon, 
7® éd. T. 2. Cambridge-Galizien [ ]. <Mentionné à cause des art. Cicero, 
Demosthenes, Euripides>.^T[ 4 avr. Berliner Texte... Fasc. 5. P. 1. Epische 

^^ u. elcgische fragmente bearb. v. W. Schubart u. U. v. Wilamowitz-Mol- 
LENDORFF. — P. 2 Lyrischc u. dramatische Fragmente bearb. v. S. u. W.-M. 
(pi.) [Sitzler]. Excellent. Tf H. T. Karsten, De commenti Donatiani ad 
Terenti fabulas origine et compositione [P. Wessner]. Va plus loin que ses 
prédécesseurs, mais s'égare souvent dans la fantaisie <v. R. d. R. 32, 

16 212, 14>. ^ Callegari, Il Druidismo neWantica Gallia [Menge]. Recom- 
mandé à ceux qui veulent s'orienter sur l'état actuel de la question. Tf^f 11 
avr. A. Taccone, Bacchilide, Epinici, 'ditirambi e frammenti con introd., 
commento e append. critica [Mrose]. Fait preuve de conscience et de cir- 
conspection. ^ A. Elter, Donarem pateras... Horat.carm. IV, 8 [Rosen- 

30 berg]. Très important. ^ O. Schrôder, Die Vorgeschichte des homer. Hexa- 
meters [H. Meltzer]. Rien depuis Usener n'a été écrit de plus suggestif sur 
le sujet. ^ H. Wolf, Die Religion der alten Rômer [Hodermann]. Rendra de 
très bons services à l'enseignement. TJ L. Kienzle, Die Kopulativpartikeln 
et, que, atque bei Tacitus, Plinius, Seneca [Weise]. Soigné et consciencieux. 

26 ^ Th. NissEN, Latein.Satzlehre fiir Reformanstalten [Hohmann]. Éloges. 
^^ 2 mai. Atti del congresso internazionale di scienze storiche (Roma,l-9 aprile 
1903). II. Atti délia sezione I : Storia antica e filologica classica [Heitkamp]. 
Analyse succinte.^ J. Groschl, Dôrpfelds Leukas-Ithaka- Hypothèse [Lang]. 
Travail extrêmement appliqué, d'un jugement sain, mais peu de nouveau. 

30 Tl R. Ebeling, De tragicorum poetarum graecorum canticis solutis [Bucherer]. 
D'utiles observations mais soulève des objections de principe et la loi pro- 
posée exige une grande violence dans l'application de la plupart des cas. 
Tf Jane E. Harrison, Primitive Athens as described by Thucydides (pi.) 
[Luckenbach]. Les résultats de cet ouvrage composé sous l'influence de Dôrp- 

3S feld ne sont convaincants qu'en partie. ^ H. Gummerus, Der rôm. Gutsbe- 
trieb als wirtschaftlicher Organismus aus den Werken des Cato, Varro und 
Columella [O. Wackermann]. Contribution de valeur à une histoire de 
l'agriculture et de l'industrie. ff Cari Theander, AA glossarum commen- 
tarioli [Niedermann]. Travail soUde d'un philologue d'une méthode rigou- 

40 reuse et d'un critique de textes distingué, ^^f 9 mai, H. F. Allen, The 
Infinitive in Polybius compared with the Infinitive in Biblical Greek[Plci. 
Weber]. Bien qu'il ne réponde pas aux promesses du titre, fait preuve de 
soin. Les résultats concordent exactement avec ceux d' Hewlett <v. R. d. R. 
15, 219, 23 et 220, 18>. ^ B. Romano, De ablativi absoluti usu apud scrip- 

46 tores historiae Augustae [Sorn]. Valeur relative : il manque une exposition 
d'ensemble de la syntaxe et du style des S. H. A. ][ A. Springer, Hand- 
buch der Kunstgeschichte 1. Z)as ^/feriM/n. 8. Aufl. bearb. v. A. Michaelis (pi.) 
[Wiedemann]. Tout à fait au niveau de la science, grâce à d'heureuses amé- 
liorations. H F. Sommer, Zuminschriftlichen NT 'E«i)EAKYSTIKON[Stolz]. 

50 Très méritoire. Tf J. E. Sandys, A History of Class. Scholarship from the 
Sixt Century B. C. to the End of the Middle Ages, 2^ éd. [P. Wessner]. Des 
améUorations sur la première éd. : qqs critiques sur les grammairiens 
latins et la glossographie. T[ F. Hahne, Kurzgefasste Griech. Schulgramm. 



NEUE PHILOLOGISCHE RUNDSCHAU 99 

4^ éd. [Schleussinger]. Qqs taches qui n'enlèvent rien à la valeur, réelle 
de l'ouvrage. ^^ 30 mai. G. Finsler, Die olympischen Szenen der Ilias. 
Ein Beitrag zur Homerischen Frage [E. Eberhard]. Il faut reconnaître et 
admirer la sagacité de F., mais il n'est pas toujours facile de le suivre. 
1[ A. Patin, Der lueidus ordo des Horatius [Rosenberg]. Difficilement con- 
vaincant. Tf Atti del congresso internazionale di scienze storiche (Roma, 1903). 
Vol. 1. Parte générale. [Heitkamp]. Rapport de Lanciani sur les travaux de 
reconstitution du plan de Rome exécuté sous Septime Sévère et Caracalla. 
^ Felsch, Quitus artificiis poetae tragici graeci unitates illas et tcmporis 
et loci ohservaverint [K. Weissmann]. Est le premier travail d'ensemble lo 
sur le sujet. Éloges tempérés par qqs réserves. ]f Cybichowski, Dos 
antike Vôlkerrecht [Swoboda]. (Euvre d'un juriste qui fait honneur à son 
auteur. ^^^ 13jn. Euripidea [F. Bucherer]. Conjectures: 1) sur Electre 371 
(lire ÇïjXov au lieu de Xt^xdv) et 2) sur différents passages des Cretois. ^ A. 
Drews, Plotin u. der Untergang der antiken Weltanschauung [Gollwitzer]. 16 
Éloges pour le fond et la forme. Tf P. Cornelii Taciti opéra quae supersunt; 
II, Historias et opéra minora éd. Joh. Muller. Cette 2® éd. mérite les plus 
grands éloges et constitue à plus d'un titre un progrès notable sur lai'®; 
elle est destinée à remplacer celle de Halm dans la Teubneriana. Tf M. Nie- 
DERMANN, Historiscke Lautlehre des Lateinischen aus dem franzôsischen 20 
Original bearb. v. Ed. Hermann [O. Weise]. Fait preuve de beaucoup de 
compétence phonétique et de clarté.^ C. Tauber, Neue Gebirgsnamenfor- ' 
schung [Stolz]. Mauvais. Tf Alois Musil, Arabia Petraea II £'rfom. Top ogra- 
phischer Reisebericht. P. 1 (pi.) [C. Fries]. Fort intéressant pour l'archéo- 
logie et la géographie ancienne. ][^ 27 jn. Fr. Blass, Aischylos Choephoren >& 
[Kamelbeck]. Constitue un recul. « Nous ne pouvons croire que Blass eût 
laissé publier le livre dans cet état .» Toutefois le commentaire critique con- 
tient beaucoup de bon et les remarques de métrique sont en général dignes 
d'attention. ^ Aristoleles* Metaphysik libers, v. A. Lasson [K. Albert]. 
Travail de valeur écrit dans un beau style. Les conjectures, 50 environ, *o 
sont intéressantes pour le philologue. If Excerpta historica jussu Imp. Cons- 
tantini Porphyrogeniti confecta. 1) II. 1, Excerpta de virtutibus et vitiis 
Rec. Bûttner-Wobst, editionem cur. A. G. Rocs. — 2) Vol. III Excerpta 
de insidiis éd. C.de Boor. — 3) Vol. IV. Excerpta de sententiis éd. Boissevain 
(pi.) [Sitzler]. Grands éloges. ^ John Garstang, The burial customs of an- 35 
cient Egypt... (pi.) [A. Wiedemann]. Instructif, clair et fait avec soin. ' 
Tf Henri Francotte, La Polis grecque [Swohod a]. Recommandé à l'attention 
de ceux qui étudient l'histoire de l'antiquité. ^ H. Weber, Attisches Pro- 
zessrecht in den attischen Seebundsstaaten [Id.]. Les résultats méritent 
considération bien qu'ils soient susceptibles de modifications.^ Max Sauer- *o 
LAND, Griech. Bildwerke, I (pi.) [Heitkamp]. L'exécution est si réussie 
qu'on peut se figurer voir devant soi les originaux. ^ E. Boisacq, Diction- 
naire étymologique de la langue grecque, l^e livr. [O. Weise]. Qqs taches 
qui n'enlèvent rien à la valeur soHde de l'ouvrage. TJ 1) L. Traube, Nomina 
sacra. — 2) W. M. Lindsay, Contractions in èarly latin minuscule Mss. 45 
[Weinberger]. Deux travaux de valeur. IfH 11 jlt. Brackett, Temporal 
clauses in Herodotus [Sitzler]. Contribution de valeur à la grammaire d'Hé- 
rodote. ^ J. W. Beck, Horazstudien [Endt]. Ouviage dans l'esprit de Keller, 
qui fait preuve d'une connaissance approfondie d'Horace et d'un jugement 
sain. Tf Gutjahr-Probst, Altgrammatisches u. Neugrammatisches z. latein. 50 
Syntax, P. 3. Fasc. 2 [Dittmar]. Dépense énorme d'application, de peine et 
de sagacité, mais en pure perte.Tf^f 25 jlt. Ad. Engeli, Die Oratio variata bei 
Pausanias [Weber]. A tracé, en dépit des lacunes importantes dans la biblio- 



100 1908. — ALLEMAGNE. 

graphie, une image fidèle dss particularités de style de P. ^ Mihaileanu, 
De comprehensionibus relatwis apud Ciceronem [0. Weise]. Diss. écrite dans 
un latin coulant et qui fait preuve d'un grand soin et d'un jugement sain. 
^ E. Reich, 1) General history of Western nations, 1. Antiquity I et II; — 2) 

6 Idem, Atlas antiquus [J. Jung]. 1). Point de vue conservateur; les critiques 
allemands sont pris fortement à partie. — 2). Instructif. ^ Fr. Bechtel, 
Die V okalkontraktion bei Homer [Meltzer]. <art. dont la fm est au n^ sui- 
vant>. Livre d'une remarquable clarté, qui tient le milieu entre les deux 
extrêmes, Aristarque et Arthur Ludwich d'une part, les anciens otottpextxoï 

10 et Payne Knight de l'autre; à recommander aux linguistes et aux philo- 
logues. ^^ 8 août. Victor Mortet, Recherches sur Vitruve [A. Kraemer]. 
Se trompe sur la date de Vitruve et sur les sources de cet écrivain. T[ W. 
ScHREiBER, Praktische Grammatik der altgriech. Sprache f. d. Sellbstun- 
terricht. 2^ éd. [Schleussinger]. Rendra de bons services en dépit de fautes 

15 faciles d'ailleurs à supprimer. ^ Einar Lôfstedt, Beitràge zur Kenntnis der 
spàteren Latinitàt [Sorn]. Utile, d'un jugement sain, est à lire. ^ A. Vezin, 
Eumenes von Kardia [Martens]. Est maître de son sujet et fait preuve 
d'une louable sagesse de jugement. Tj^ 22 août. Eusebius Kirchengeschichte 
hrsg. V. Ed. Schwartz. Petite éd. [Eb. Nestlé]. Ed. qià est à recommander 

20 et à imiter tant au point de vue scientifique que pratique. T| J. B. Mayor, 
W. W. Fowler, R. s. Conway, Virgils Messianic Eclogue... [Heitkamp]. 
Du nouveau chez F. et C. ^ Dos Mosellied Ausons nebst den Gedichten an 
Bissula, deutsch von M. W. Besser [G. Wôrpel]. A le mérite de conserver 
le mètre de l'original, mais ne dépasse pas le niveau des productions simi- 

26 laires. T[ G. W. Elderkin, Aspects of the Speech in the Later Greek Epie 
[Eberhard]. Analyse détaillée de cette diss. suggestive et instructive 
dont la lecture est chaudement à recommander. ^ I. Bortsélas, ^ôiwtiç v] 
Tipo; NoTov TTi; " OGpuoç. [Friz]. Exposé, qui sans apporter beaucoup de nou- 
veautés au point de vue scientifique, a le mérite d'être clair et écrit dans 

*o un style simple et naturel. *[[ Holzel, Wandbilder f. den Anschauungs-u. 
Sprachunterricht, 5^ s^^. Feuille IS: Rôm, nach dem Original- aquarell v. Ad: 
Kaufmann u. Pinkawa [Bruncke]. Devrait être dans toute? les classes 
supérieures des hautes écoles de l'Allemagne. ^U 5 sept. Euripide, Iphi- 
génie en Tauride p. Henri Weil, 3^ éd. revue [Bucherer]. Témoigne de la 

35 conscience avec laquelle W. approfondit de nouveau les problèmes difficiles 
de son texte. ^ A. Przygode u. E. Engelmann, Griech. Anfangsuntar- 
richt im Anschluss an Xen. Anabasis (X'-Grammatik). P. 1. 2^ éd. [Kohi]. 
Le critique aurait préféré voir la grammaire séparée du commentaire expli- 
catif.Tl Tacitus' Germania. F. d. Schulg. erkl. v. Ed. Wolff, 2^ éd. [Wacker- 

40 mann]. Occupera une place prééminente dans la littérature de Tacite. 
^ R. HiRZEL, Themis, Dike u. Verwandtes [Swoboda]. Extrêmement instruc- 
tif. ]f Th. MoMMSEN, Gesammelte Schriften;Y. Historische Schriften III (pi.) 
[Jung]. On doit être reconnaissant aux éditeurs et en pai ticulier à O. Hirsch- 
FELD des annotations qui laissent apercevoir le dernier état de la science. 

45 ^^ 19 sept. Ausgew. Schriften des Lucian hrsg. v. J. Sommerbrodt IL 
Nigrinus, der Hahn, Icaromenippus; 3 Auî\. neu bearb.v. Helm [K. Bûrger]. 
Excellente éd. en dépit de quelques taches légères. ^ P. Ovidii Nasonis 
Amores éd. Geyza Néméthy [John]. La valeur de cette éd. méritoire repose 
sur le commentaire exégétique et la recherche des parallèles. T[ J. Ph. 

50 Krebs-J. h. Schmals, Antibarbarus der latein. Sprache. 7^ éd. T. 1. [Rup- 
persburg]. Excellent livre, encore amélioré par S., qui est une contribution 
importante au développement historique de la langue latine et qui conser- 
vera pour cela sa haute valeur, si l'habitude doit se perdre d'écrire en latin. 



NEUE PHILOLOGISCHE RUNDSCHAU. 101 

^ B. Knôs, Codex Graecus XV Upsaliensis [Weinberger]. Description du 
contenu de ce ms. Incidemment le critique combat l'origine du trait abré- 
viatif donnée par K. ]f^ 3 oct. Philonis Alexandrini opéra V. éd. L. Gohn 
[Sitzler]. Le texte de ce tomt, digne des précédents, a été essentiellement 
amélioré. Il reste encore beaucoup à faire et le critique propose un certain 6 
nombre de conjectures. T| A. E. Houssman, The apparatus criticus of the 
Culex [Gustafson]. Recension fondée sur les mss. Bembinus, Corsinianus 
et Vaticanus 2759. Tf K. Rees, The so-called rule of three actors in the classical 
Greek Drama [Weissmann]. Tout en n'acceptant pas les conclusions de R., 
contraires à l'ancienne hypothèse, le critique reconnaît que la règle n'était lo 
pas inflexible surtout pour la comédie, et loue la méthode et le soin de 
l'auteur, ^f B. W. Henderson, Civil War and Rébellion in the Roman 
Empire a. d. 60-70 (pi.) [Jung]. Les travaux anciens et modernes ont été 
utilisés avec soin, toutefois des inscr. importantes ont été négligées ou 
insuffisamment appréciées. ^ J. Kromayer, Antike Schlachtfelder in Grie- 16 
chenland II. Von Kynoskephalà bis Pharsalus (pi.) [Pintschoviiis]. Grands 
éloges. Tl Th. Pluss, Das Gleichnis in erzàhlender Dichtung [Heitkamp]. 
Suggestif. ^ H. Hoffmann, Gymnasialhibliothek. Fasc. 45 : R. Thiele, 
Im Jonischen Kleinasien — 46 Franz Cramer, Africain seinen Beziehungen 
zur antiken Kulturweit — 47 O. Fritsch, Delos, Die Insel des Apollon — 20 
48 : Id., Delphi, Die Orakelstàtte des Apollon [Fiinck]. Éloges. ^1f 17 oct. 
Jos. Stark, Der latente Sprachschatz Homers [Eberhard]. Ne doit être con- 
sulté qu'avec grande prudence. ^ Poeti Latini Minori, Testo critico. II, 2. 
Appendix Vergiliana, Dirae, Lydia, Ciris da G. Curcio [Gustafsson]. Effort 
sincère pour expliquer les difficultés du texte. Le comm. exégétique, bien 25 
qu'un peu élémentaire parfois, n'est pas sans intérêt pour les philologues. 
L'édition néanmoins prête à plus d'une objection. Tf Athen, Die hemer- 
kenswertesten Baudenkmâler, Bildwerke, Ansichten (pi.) [ ]. Exécution 
excellente. ^ W. Dittberner, Issos. Ein Beitrag z. Geschichte Alexanders 
des Grossen [Hanssen]. Sérieux et approfondi. ^ Franz Cumont, Les so 
religions orientales dans le paganisme romain [Funck]. Grands éloges. 
y^\ 31 oct. Schneidewin-Nauck, Sophokles. Fasc. 7. Philoctetes. 10. Aiifl. 
besorgt v. L. Radermacher [Rahm]. Constitue un progrès considérable 
grâce aux améliorations de toute sorte apportées par R. et aux contri- 
butions de Wilamowitz. \ H. Richards, Notes on Xenophon and others M 
[Hodermann]. Les conjectures témoignent d'un jugement sain et font 
penser, même quand on diffère d'avis. ^ R. Frobenius, Die For- 
menlehre des Qu. Ennius [O. Weise]. Consciencieux; soulève quelques cri- 
tiques de détail, bien qu'il ait raison le plus souvent. Tf C. Pascal, Graecia 
capta [Heitkamp]. Trois diss. concernent Virgile, Sofocle e Vergilio, Enea 40 
traditore. L'episodio di Elena nel libro seconde dell'Eneide. Jugement 
défavorable. ^ H. Merguet, Handlexikon zu Cicero, 4 fasc. [ ]. Utile et 
commode pour l'étude de la latinité classique, ^f Max Hodermann, Livius 
in deutscher Heeressprache [Bruneke]. Méritoire. ^ The Myths of Plato 
translated by J. A. Stewart [*]. Traité avec une chaleur qui rend la lec- 46 
ture fort agréable. ^ Katharine v. Garnie r. Die Pràposition als sinnver- 
stàrkendes Pràfix im Rigveda, in den Homerischen Gedichten u. in den Lust- 
spielen des Plautus u. Terenz [Hermann]. Connaissances solides. Jugement 
indépendant. ^ A. Martini et D. Bassi, Catalogus cod. graecorum biblio- 
thecae Ambrosianae 2. T. [ ]. Application énorme et soin consciencieux, so 
^ J. W. White, An unrecognized actor in greek comedy [Wûst]. Ne semble pas 
avoir trouvé la vraie méthode. ^ Caroline Jebb, Life and Letters of Sir Ri- 
chard C. Jebb [Hodermann]. Offre un intérêt général, ^f 14 nov. Helm- 



102 1908. — ALLEMAGNE. 

REiCH, Der Chor bei Sophokles u. Euripides nach seinem tiÔoç betrachtet 
[Rahm]. Guide sûr. ^ AristotU 1) De Anima with transi, by R. D. Hicks. 
2) De Sensu and De Memoria text and transi, by G. R. T. Ross. 3) The 
Works of A. transi, by J. A. Smith and W. D. Ross. P. 2 The Parva naturalia. 
6 P. 2. De lineis insecabilibus [*]. 1) L'éd. qui donne une impression de 
soin et de confiance repose sur le texte de W.Biehl.ainsiquecelledeG.R.T. 
Ross. — 3) Annonce. ^ C. Pascal, La composizione del libro terzo delV Enéide 
[Heitkamp]. A des hypothèses communes avec Sabbadini.^_][ F. Dégel, 
Archaistische Bestandtheile der Sprache des Tacitus [Wackermann]. Soin 
10 et application. ^ Knappe, Ist die 21. Rede des hl. Gaudentius (de vitaet 
obitu B. Filastrii) echt? Zugleich ein Beitrag zur Latinitat des G. [Grupe]. 
Démonstration solide en faveur de l'authenticité. ^ J. W. Write, Logaedic 
mètre in Greek comedy [Wiist]. Cherche à mettre les périodes lyriques et 
stichiques de la comédie en harmonie avec la théorie d'Héphestion et pro- 
16 pose incidemment quelques conjectures sur les Nuées. ^ J. Ferrara, 
Poematis latini fragmenta Herculanensia [O. Weise]. Guide consciencieux 
et sûr. Tf R. Jebb, Essays and Adresses [Sitzler]. Réunion de travaux en 
partie introuvables qui constituent un beau monument à la gloire de Jebb 
et qui nous le font connaître aussi comme un historien de l'huma- 
29 nisme. 1f1I28nov. Vergils Gedichte erkl. v. Th. Ladewig u. C. ScHAPERl,5tt- 
kolika u. Georgika 8. Aufl. bearb.v. P. Deuticke [Heitkamp]. Très méritoire 
en dépit de quelques réserves. Tf M. Manilius, Astronomica hrsg v. Th. 
Breiter p. 2. Kommentar (pi.) [Kraemer]. Mérite les éloges donnés à l'édi- 
tion <cf. supra 22 février >. Le commentateur s'est proposé comme idéal le 
25 commentaire de Kiessling sur Horace, qu'il a atteint souvent et parfois 
dépassé. ^ F. Ribezzo, La lingua degli antichi Messapii. P. 1. Introduzione 
storica. P. 2 Ermeneutica [Lambertz]. La première partie est de beaucoup 
la meilleure. ^ Darenberg-Saglio-Pottier. Dictionnaire des antiquités 
grecques et romaines. Fasc. 39-41 (pi.) [ ]. Le plus détaillé des ouvrages 
80 similaires et le seul qui traite avec abondance et une compétence spéciale 
chacune des questions relatives aux antiquités. L'illustration aussi est digne 
d'éloges. ^U 12 déc. Mary C. Lane, Index ta the Fragments of the greek 
elegiac and iambic poems [B.]. Paraît complet. ^ Menandri quator fabularum 
Herois Disceptantium Circumtonsae Samiae fragmenta nuper reperta éd. 
36 J. van Leeuwen [Wûst]. Ces deux éditions constituent un progrès sur 
celle de Lefebvre. ^ Herodotus The 7. S. 9. books with introd. text, comm. 
by R. W. Macan.VoI. I P. 1 et 2. Vol. Il [Sitzler]. La valeur principale de 
cette éd. repose dans le commentaire historique qui fait de cet ouvrage 
la production la plus importante dans la littérature sur Hérodote parue 
40 pendant les dernières années. % K. Meiser, Ueber Ovids Begnadigungs- 
gesuch (Tristien II) [John]. L'hypothèse de M. sur la cause de l'exil d'Ovide 
<v. R. d. R., 32, 121, 9> n'est pas convaincante. Deux bonnes observa- 
tions critiques notamment Tristes II, 449 où il propose timidam et V 507 
quid? mimus prodest. ^ A. Schaefer, Einfilhrung in die Kulturwelt der 
46 alten Griechen u. /?ëmer [Hodermann]. Instamment recommandé à ceux qui 
n'ont pas appris les langues anciennes. ^^ 26 déc. Ed. Hermann, Probe 
eines sprachwissenschaftlichen Kommentars zu H orner [Meltzer]. Montre 
par le traitement des 40 premiers vers de l'Odyssée quelles nouveautés a 
introduites la linguistique comparée. A recommander aux philologues qui 
50 ne sont pas linguistes de profession. ^ F. Staehlin, Die Hypoplakische 
Theben [Ebeihard]. Résultats tiès dignes d'attention sinon évidents. 
Tf T. D. Seymour, Life in the Homeric Age [Kluge]. Méritoire bien que pro- 
lixe. % Félix Stahelin, Zu Ciceros Briefwechsel mit Plancus [Ruete]. Cir- 



PHILOLOGUS. 103 

conspect. ^ Elter, Itinerarstudien [Geyer]. Approfondi et sagace. ][ A. v. 
DoMASZEWSKi, Die Anlage der Limes kastelle [pi.) [Wackermann]. Contri- 
bution substantielle et importante aux recherches sur le sujet. ^ H. Gum- 
MERUS, Die Fronden der Kolonen [Id.]. Fait preuve de sagacité. ^ Otto u. 
Else Kern, Cari Otfried Millier. Lebensbild in Briefen an seine Eltern mit 5 
dem Tagebuch seiner italienisch-griech. Reise (pi.) [Funck]. Beau livre 
dont la lecture est d'une grande jouissance. Henri Lebègue. 

Philologus. Tome LXVII. N» 1. Petites contributions à l'histoire des 
empereurs [A. von Domaszewski]. 4. Les honneurs divins de César. Décrétés 
en 44 par le Sénat, d'abord après la bataiUe de Thapsus, ils égalent César 10 
à Jupiter (Dion, XLIII, 14,6) et sont une exacte imitation du décret des 
Pergaméniens en l'honneur d'Attale III (Dittenberger, Inscr. Gr., I, 
332, 7); après Munda, il est égalé à Quirinus (ib., 45,3). Il y a des Ljperci • 
Iuliani du nouveau Quirinus, un flamen do Jupiter Julius (Dion, XLIV, 6, 2 et 
4; Cic, Phil., II, 110). Sous des formes romaines, c'est un décalque du culte u 
des''rois asiatiques : cf. à Pergame les Attalistes de Dionysos Kaôr,y£[jLU)v et le 
lepsùç SafTiXéojç. — 2. Auguste et Tite Live. D'après Plut., Marcellus, 30, 
Hannibal avait envoyé les restes de Marcellus dans une urne d'argent qui, 
suivant Tite Live renseigné par Auguste, aurait été déposée dans le tombeau 
de Marcellus.il n'est pas question de cela dans le récit de la mort de Marcel- 20 
lus (XXVII, 28). T. L. en parlait donc à propos de la mort du jeune Mar- 
cellus. Ce livre 27 est donc antérieur à 23 av. J.C., ainsi que toute la 3« décade. 
Cela est intéressant pour juger de la rapidité de Tite Live à composer. — 

3. La guerre des Marmarides sous Auguste (1 av. J.-C. ; Dion, LV, 10 a; 
Dittenberger, Inscr. 767; Florus,2,31). La Cyrénaïque futpendant lapériode 26 
des troubles, non plus sénatoriale, mais procuratorienne. Même transfor- 
mation momentanée pour la même raison en Sardaigne (Dion, LV, 28). — 

4. L'expédition de Corbulon en Arménie. Inscription de Mekle (Bithynie). 
J. of Hell. st., 27, 1907, 64, n.5, en l'honneur de Sulpicius Asper, connu par 
la conspiration de Pison (Tac, XV, 68). C'était un homme très courageux. 30 
— 5. Les derniers compagnons de Néron. Epaphroditus entra au service 
de Vespasien et fut sacrifié aux terreurs dernières de Domitien (Suét., 
Domit., 14; cf. Dion, LXVII, 14). L. Domitius Phaon, affranchi impérial, 
dans CIL. X 444, doit être le Phaon de Néron, qui avait sans doute veillé 
sur son enfance; car il avait été affranchi (Domitius) avant l'adoption de 85 
Néron par Claude. Néron avait été un enfant charmant. Cf. sa vieille 
nourrice, Suét., Nero, 42. — 6. L'administration de la Judée sous Claude et 
Néron. Cette province était une division de la Syrie, et le procurateur 
était subordonné au legatus Aug. propr. Syriae. Telle a été aussi la situation 
de la Dacia inferior par rapport à la superior, du procurator regionis Sume- 40 
locenensis et translimitanae par rapport au légat de la Germanie supérieure. 
Ann. XII, 54, s'explique probablement par un démembrement qui avait 
placé la Galilée et l'Iturée sous Ventidius Cumanus, tandis que Félix 
n'avait que la Samarie et la Judée. Puis tout fut réuni dans la main de 
Félix. ^ Priscien, contributions à l'histoire de la transmission de la litté- 45 
rature latine [Ludwig Jeep]. Citations qui ne paraissent pas provenir de 
FI. Caper : citations provenant des grammairiens et des scoliastes. Pour 

la littérature postérieure à Caper, il ne se donne pas beaucoup de mal : il 
lit les premières pages du livre qui lui tombe sous la main, jusqu'à ce qu'il 
trouve ce qui l'intéresse; ainsi pour Ammien, Végèce, Solin. Il n'a aucun 50 
sentiment de la valeur relative des œuvres : il ne tire à peu près rien des 
grands travaux de Donat sur Térence et Virgile, mais il fait de nombreux 
extraits de ses artes, surtout l'ars maior. Rien n'est plus pauvre que ce qu'il 



104 1908. ALLEMAGNE. 

tire de ces sources. La considération dont jouit Priscien chez ses contempo- 
rains donne la mesure de leur culture. ^ Les topiques de Cicéron et Aristote 
[Paul Thielscher]. L'œuvre utilisée par Cicéron n'est pas l'œuvre d'Aristote 
qui porte le même nom, mais la Rhétorique en trois livres, qui contient 

6 beaucoup de listes de tôttoi, donc des xoTrixâ. Ainsi s'expliquent les 
termes de la dédicace : In Aristotelis topica quaedam quae sunt ab illo plu- 
ribus libris explicata. •[[ De L. Annaei Senecae rhetoris apud philosophum 
filium auctoritate [C. Preisendanz]. Très nombreux rapprochements prou- 
vant une influence directe. Autres rapprochements qui s'expliquent par 

10 une tradition de lieux communs. 1[ Isocrate et Alexandre [Benno von Hagen]. 
Contrairement à ce que prétend Wilamowitz, Isocrate, dont l'influence a 
permis à. Philippe d'unifier la Grèce, a aussi frayé la voie à Alexandre; il a 
ouvert à la civilisation grecque un domaine considérable. Ce sont surtout 
les lettres II, III et V et le discours à Phihppe qui ont inspiré Alexandre; 

16 et aussi l'opinion générale créée par Isocrate. Ce qu' Isocrate a prêché toute 
sa vie, Alexandre l'a réalisé : la guerre aux barbares. ^ Les primipilares et le 
pastus primipili [Albert Millier], Dans le code théodosien et dans le code 
justinien, paraissent souvent des primipilares dont la fonction est appelée 
« pastus primipili ». Ces fonctionnaires sont des civils, des « cohortales ». 

20 Le « pastus » est le ravitaillement de l'armée. Ils ont à recueillir l'annona 
militaris et à la transporter. L'annona consiste en biscuit (bucellatum), 
pain, viande salée (laridum), mouton frais, vinaigre, vin, porc frais, huile 
et sel. Elle est perçue en nature sur les propriétaires fonciers, suivant l'éten- 
due des terres. Trois fois par an, ces objets sont apportés contre quittance 

25 dans des magasins situés dans les villes et les castella. La garde des maga- 
sins (horrea) est confiée à des susceptores et à des praepositi horreorum. 
Chaque corps de troupes a, pour assurer son ravitaillement, des actuarii, 
employés civils qi i dépendent des magistri mihtum. La charge du transport 
incombait aux propriétaires fonciers et surpassait en frais le montant même 

30 de l'annona. Toutes les opérations sont surveillées par les primipilares. 
Le pastus entraînait pour eux des charges : présents au dux, commandant 
militaire de la province, frais de voyage personnels; responsabilité de 
l'état des denrées; pertes causées par l'adaeratio. S'ils voulaient se sous- 
traire à ces charges en entrant dans le clergé, on les obligeait d'abord à 

36 s'acquitter de leurs fonctions. Les Eunomiens, même, que l'on excluait du 
service militaire comme hérétiques, devaient fonctionner comme primipi- 
lares. Le service militaire lui-même n'en dispensait pas. Y étaient tenus 
en général les employés des ordinarii iudices (gouverneurs, proconsuls, 
consulaires, correcteurs et praesides); les petits employés étaient exempts. 

40 La durée de cette prestation était en moyenne de deux ans. Il y avait 
quelques avantages : on était exempté pendant dix ans de la curie; on 
recevait le titre d'egregius, centenarius ou autre. Tf^ Mélanges. Cléanthe fr. 
91, p. 527 Arnim [K. Praechter]. A la fin du Manuel d'Epictète se trouvent 
quatre citations, d'après le commentaire de Simplicius, une de Cléanthe 

45 et d'Euripide, et deux de Platon. En réalité, Euripide est cité par Cléanthe 
et non pas directement. Dans Sénèque, Ep. 107, 10, le vers : Ducunt uolen- 
tem fata, nolentem trahunt, est l'œuvre de Sénèqi.e lui-même. ^ Ausone, 
De aetatibus animantium (Idyll. xviii, p. 152 Sch., p. 93 P.) [W. H. Ro- 
scher]. Au lieu de : ter binos deciesque nouem..., lire : tersenos..., comme 

60 le porte la source d'Ausone, Plut., De def. orac, 11. Cf. Platon, Timée, 
p. 35, qui établit la disposition harmonique de l'âme du monde à la manière 
pythagoricienne sur les nombres 1, 2, 3, 4, 9, 8, 27; car l-|-2+34-4+9-^-8 
= 27; or 2X27-=54, 54X2 = 108 = 9X12. Les nombres 108, 54et27sont 



PHILOLOGUS. 105 

pleins de sens et fréquents. Une génération de 96 ans n'est ni attestée ni 
vraisemblable. 

^^ N» 2. La préhistoire de Crète [Ernst Assmann]. L'histoire ancienne 
de la Grèce est inintelligible sans l'histoire de la Crète et celle-ci ne peut 
s'expliquer si l'on n'admet des influences sémitiques. 1° Influences phéni- & 
ciennes. Une partie des noms géographiques s'expliquent par le phénicien : 
Itanos, Salmonis, Lebena, lordanos, etc. Apollon est le dieu mésopotamien 
des oracles, 'AttéàXojv, "AttXouv. Kastalios est son garde du corps (kassath, 
« archer », eli « de mon dieu») ; Akakallis, son épouse (chakak el, « Dieu a or- 
donné»); Python est un serpent gigantesque (pethen en hébreu, pathan en ^o 
arabe, etc., «serpent »).Sarpédon est comparable à Sargon.Sardanapale, etc. 
et contient sar et peut-être padon « saîut ». Zeus Asterios, un dieu homme- 
femme comme Milk-Astoret, le roi Astérion époux d'Europe, Asterios nom 
du Minotaure, Asteria mère de l'Héraclès tyrien qui a donné son nom à 
la Crète, n'ont rien à voir avec àaxTÎp, mais sont apparentés à Istar-Astar- is 
Astarté. Le symbole d'Astarté, le croissant et l'étoile qui figurent encore 
sur le drapeau turc, est celui des monnaies de Cydonia. Le piHer a été 
retrouvé sur une terre-cuite de Cnossos. L'Astarté aux colombes est adorée en 
Crète. S'il y a eu influence des Philistins ou des Cariens, c'est encore une 
influence sémitique. Les Philistins, qui n'étaient pas Sémites, ont emprunté 20 
aux Sémites et ont pu servir d'intermédiaires. Dans la fable de Zeus et de 
Kronos,il faut reconnaître les sacrifices phéniciens d'enfants. Les Corybantes 
sont les musiciens qui couvraient dans ces sacrifices les cris des enfants et 
des mères, des espèces de derviches hurleurs. La pierre que Rhéa présente est 
un bétyle. Amalthée et la corne d'abondance sont d'origine sémitique. 25 
L'usage de se déchausser n'est ni grec ni romain : c'est une importation 
sémitique. Britomartis-Dictynna est une divinité sémitique de la pêche. 
La double hache est sémitique et se retrouve à Chypre. La constitution des 
Cretois, des Laconiens et des Carthaginois est de même nature, d'après 
Aristote, Polit. 2, 8. Cette concordance s'explique par une origine sémitique, 3o 
et plus d'une coutume lacédémonienne, venue de Crète, a cette origine. 
2° Influence arabe. Peut-être les noms de Minos et de Rhadamante. 3° In- 
fluence mésopotamienne .-importation de la coupole. Kay.âpaest un mot baby- 
lonien. Tf Comment l'Hélène d'Euripide a été composée [Hugo Steiger]? 
Outre Stésichore et sa propre Iphigénie en Tauride, Euripide a utilisé 35 
l'Odyssée. Le résumé de sa pièce vaut un résumé de l'Odyssée. Il a voulu 
rendre son Hélène vivante, dramatique et moderne. Elle est sage : c'est 
Pénélope. Ménélas joue le rôle d'un Ulysse. Le tout est une parodie, 
et de l'Odyssée et d'Iphigénie en Tauride. Les aventures sont roma- 
nesques et ont un fonds comique. Avec le vers 1512 finit la parodie 10 
Les dates sont : 414 Electre de Sophocle, 413 Electre d'Euripide, 412 Iphi- 
génie en Tauride et Hélène. ^ Philologie et arrière-philologie dans l'anti- 
quité grecque [A. Roemer]. 1. Les parodies et la doctrine des Alexandrins 
sur la parodie. La définition donnée par le scol.d'Arist., Acharn. 8: HapoiSta 
xaXeÏTa'. ti av kx xpaycoo-'aç [X£T£v£/8->,,nepeut procéder de l'écol'i d'Alexan- 45 
drie; car elle omet toute une source de parodies, les proverbes. Nombreux 
exemples de ce genre, avec notes et scolies qui dénoncent la parodie. La 
parodie consiste essentiellement pour les Alexandrins en allusion précise à des 
vers déterminés et dont le texte même est parodié. Par là, elle se distingue 
de ce qu'ils appellent [xtjxTiatç et Tcaparpaycooerv, qui visent la reproduction du 50 
ton et de la couleur, non du texte lui-même. Laparodien'imphquepas néces- 
sairement la moquerie et on la rencontre dans des passages où cette inten- 
tion manque certainement. Dans la période ancienne et classique, les indi- 



106 1908 — ALLEMAGNE. 

cations relatives à la parodie se font par des formules fixes qui permettent 
de reconnaître la qualité du renseignement : l'emploi de la préposition Trapà 
(Trapi TÔ EùptTrt'SoL» ex MeXavtTTTnrjç), la citation complète de l'original avec le 
lieu d'où elle est tirée; si ces formules ne se trouvent pas dans des scolies 

£> anciennes,- cela tient à des remaniements postérieurs. Exemples de [jL!p,Y,(Ttç 
et de TraparpaytoSeiv : Ran. 467, 1331; Ach. 474; Av. 1247; Nub. 1264. La 
méthode a été gâtée et abandonnée par Didyme. Nos scolies sont une masse 
agglomérée de notes qui appartiennent aux deux écoles. T[ L'inachèvement 
du poème de Lucrèce [A. Brieger]. R. Heinze a contesté la thèse de Lach- 

10 mann. Bien que Lachmann n'ait pas toujours été très heureux dans le choix 
de ses exemples, cependant il est sûr que le poème est inachevé. La méthode 
de composition exphque la forme dans laquelle nous l'avons. Il n'y a aucune 
raison de douter du renseignement de saint Jérôme d'après lequel Lucrèce 
composait dans les intervalles laissés par les accès d'une maladie nerveuse. 

15 Cette maladie était probablement l'épi'epsie. De plus, Lucrèce ne pouvait 
composer son œuvre que par morceaux détachés, avec des repentirs, 
des doublets et des répétitions. Car il traduisait la pensée d'autrui, et une 
pensée qui n'était ni très méthodique ni très ordonnée. Si, comme il est 
probable, il g'est surtout servi de la MeyocXTri iTrtTOfjLTJ, il a eu pour le guider un 

20 texte semblable à la lettre à Hérodote. Cette lettre est un de ces exposés 
sommaires destinés aux élèves (67ro[xvii^[xaTa) qui sont sans art et fort mal 
disposés (cf. Usener, Epie, XLII, et Jahresber., 1895, 179). Exemples : 
I, 464-470 et 471-482 sont une addition postérieure mal venue. IV, 822- 
857 et V, 1091-1104 ne sont évidemment pas à leur place. De même, IV, 

25 110-175. D'autres vers sont des doublets : Lucrèce n'a pas su se décider en- 
core (IV, 41, 127-128; V, 1326 suiv.; VI, 1073 suiv.). Les répétitions de 
vers sont fréquentes : IV, 1-25, cf. I, 926-950; V, 351-363 : cf. III, 806-818. 
^ Le suppliant de Boedas [B. Sauer]. Denys de Byzance mentionne dans sa 
description de la côte du Bosphore (fr. 57; p. 29 W8Scher;Geogr. gr. min., 

so II, 78 Millier) une statue de bronze représentant un enfant suppUant, 
d'ancien style. On doit rapprocher cette mention de l'œuvre conservée au 
musée de Berlin. Phne, N. H., 34, 73, attribue un suppliant à un certain 
Boedas. Vitruve rapporte (prologue du bv. III) qu'il y a dans le temple de 
Zeus Urios à la sortie du Bosphore, un enfant suppliant, œuvre de Boedas 

85 (véritable forme du mot) de Byzance. Un fils de Lysippe s'appelait Boedas. 
Son œuvre lui valut droit de cité à Byzance. Le style de l'original de 
Berlin nous conduit bien à la seconde moitié du iv^ s. av. J.-C. Tf^ Mé- 
langes. ][ Platonica. [C.Ritter]. Notes sur République X, 585 C; IV, 435 E; 
III, 393 B (considère l'auteur de l'Ihade comme un vieillard), Phèdre, 242 

40 A et C. T[ Sur les apologistes Aristide et Athénagore [K. Meiser]. Rapproche- 
ments avec Lucien : Arist. 13, 7 et Ménip. 3; Athénag, 11 et Peregr. 12 
(ypaota); Ath. 12 et Alexand. 61 et Hermot. 58; 13 et Jup. conf. 5. «fj Décor 
dans les représentations des pantomimes [Alb. Millier]. Existence prouvée 
par Grég. de Nysse, Ep. 9, p. 1039 F (Migne XLVI). Le mot GaujxaTOTroiot 

46 désigne les pantomimes qui se transforment à vue sur la scène pour repré- 
senter des incidents mythologiques: ces transformations s'appellent Gaû[j.aTa 
(cf. Luc, Sait., 59; Cypr. ad Don. 8; Sid. Apol., 23, 284; ApuL, M., X, 29). 
Ambroise, Hexaem., 3, 1, 5 et Sym., Ep., 1, 89 n'ont pas de rapport à cet 
usage, l'un parlant des tentures des rh'aisons luxueuses, l'autre des orne- 

fio ments du style. ^ Renseignement biographique sur Cassius Félix [O. 
Probst]. Identique avec l'archiatros Fehx mentionné dans le De miraculis 
S. Stephani (Migne, P. L., 41, 833), du v^ s. Il était chrétien, africain et 
a exercé un certain temps à Carthage. 



PHILOLOGUS. 107 

^^ N° 3. Un nouveau ms. de Xénophon,sur papyrus [E. Kornemann]. 
A Giessen. Contient Banq.8, 15-18. Permet de corriger au§17 Trapot xt Trom^cr/i 
en Trapavoiqd'yi.'ff Le type aoristique àXxo et l'aspiration dans Homère [H. Ja- 
cobsohn]. La forme yévTo = èyévsTo, distincte de yévTo homérique au sens 
de « il saisit », apparaît pour la première fois dans Hésiode. Son existence 5 
est attestée épigraphiquement (Isylle, v. 9; surtout inscr. de My cènes du 
vje s.,IG., IV, 492). C'est une forme qui procède de l'aor. sigmatique. La 
3^ plur. âXe^aro, *£7râXaT0 conduit à une S^sg. ï'ks.x.zo, -kHto. De même *£[ji.£v- 
<7aTo,*£y£V(TaT'), conduisent à 'éjxevto, 'ÉyEvxo. La forme àXto est d'origine éo- 
lienne,commeleprouvelapsilose.Wackernagelasoutenuque]'esprit rude était io 
dans le texte d'Homère une interpolation attique et qu'à l'origine la psilose 
avait dominé. Quand l'esprit rude n'est pas originel, de nombreux détails 
prouvent qu'il s'est introduit dans le texte avant le développement de 
l'élégie (qui cite Homère avec ces aspirations), et que, par suite, le change- 
ment s'est effectué par l'influence de l'ionien des îles-^l Philologie et arrière- is 
philologie dans l'antiquité grecque [A. Roemer]. 2 <voy. le n° 2 >. Didyme 
interprète d'Aristophane. Il ne comprend pas le sens simple et naturel des 
mots et lui substitue une expHcation fausse. Dans l'étude de lax<i)|X'.xY| Xéçtç, 
il est un guide mauvais; ses explications et ses étymologies sont ordinaire- 
ment malheureuses. On ne doit donc pas le reconnaître comme un héritier 20 
des philologues alexandrins. Le plus souvent, il se met en opposition avec 
eux et cherche à nous dérober leurs trésors. 1[ Lokrika. Recherches sur 
l'histoire des légendes [W. A. Oldfather]. 1. Médon. Les passages de l'Ihade 
où il est mentionné sont inconciliables. N 693 suiv. donne un ancien état 
de la légende, dans lequel Podarkes est subordonné et Médon est mis en 25 
relation étroite avec Phylaké et la famille de Protésilas. L'ancienne rédac- 
tion de la bataille près des vaisseaux ignorait encore Médon qui a été intro- 
diiit assez tardivement dans l'épopée. Il appartenait probablement à un 
autre cycle, auquel l'IliSde l'a emprunté. Dans cet autre cycle, le nom était 
fixé sous la forme MISwv, Méocovo;, d'après un témoignage qui remonte à 30 
Aristote. 2. La question d'Ajax. Questions préliminaires. L'arbre généalo- 
gique des Locriens présente la succession : lapetos, Prométhée, Deucalion, 
Amphictyon, Physcus, Lokros, Opus, Kynos, Hodoidokos, Oilée, Ajax. 
Les quatre premiers appartiennent aux légendes de la Grèce centrale et 
septentrionale; Physkos est l'éponyme des Physciens (ancien nom des 85 
Locriens), Lokros celui des Locriens, Opus et Kynos ceux des villes de 
même nom. Hodoidokos est donné par Hellanicus dans Etienne de Byzance; 
v° KaXXtQcpoç: kizo KaXXtàprou xoO 'OooiSôxou >cat Aaovd;ji.r,<;. Le nom veut dire 
« qui exerce le brigandage » ou « qui campe sur les routes ». Or Hygin fab. 97 
présente d'autres noms : Oileus Leodaci et Agrianomes filius. Les quatre 40 
noms indiquent un chassé croisé : Hodoi-dokos Lao-nome, Lao-dokos 
Agria-nome. Pindare ignore la légende de Kynos-Hodoidokos. Ces deux 
noms injurieux ne figurent pas non plus dans l'ascendance d'Ajax 
telle que la donne un scoliaste jusqu'ici négligé, D. sur II. 2, 531. Par 
là nous atteignons les Eées d'Hésiode. Hodoidokos est une réfection ten- 45 
dancieuse de Laodokos, parce qu'au v^ siècle, les Locriens étaient décriés 
pour leur piraterie. C'est probablement Hellanicus qui, sous des influences 
athéniennes, a introduit ce nom injurieux dans l'arbre généalogique des 
rois de la Locride opontienne. Laodokos était probablement l'ancêtre 
d'une famille noble originaire de Kynos. — Appendices. A. Bibliographie so 
sur Philippe d'Oponte. Il est la source d'Aristote pour son 'Ottouvti'cov HoX'.Teta. 
Les Constitutions des 158 cités grecques ne sont pas des travaux prépara- 
toires aux Politiques : les Politiques ont été achevés entre 336 et 332; les 



108 1908. — ALLEMAGNE. 

Constitutions sont des alentours de 325. Philippe d'Oponté, disciple de 
Socrate, ami de Platon, (^it être mort vers 340. B. L'auteur prétendu du 
fragment Tt^ç XaptxXetaç ép[JL-<]V£u[xa tt); doScppovoç èx çwv^ç <I>[Xtir7tou xoO fiïo- 
(7<i(pou, publié Hermès, III, 382, d'après le Venet.Marc.410 du xii^ s. Le frag- 

5 ment est pseudépigraphe, néoplatonicien et postérieur au christianisme. 
L'auteur sous le nom de qui on a voulu le mettre est Philippe d'Oponte. — 
Notes sur la légende de Chryséis; Théocrite, IV, 23; A 472 suiv. et U 694 
suiv.; le culte d'Hermès chez les Locriens (liste des documents épigraphi- 
ques); les races nobles de la Locride. ^^ Mélanges. ^ Phocéen nXàroç, 

10 nummus [J. Baunack]. ^ <ï>u(jtç [Preisendanz]. En dehors du passage de 
Claudien cité par Gothein, Arch. f. Relig.-w., IX, 337, il y a de nombreux 
textes dans les papyrus magiques où la (pùatç est personnifiée. Aj. aussi 
le contemporain de Claudien, Nonnos, Dion., XLI, 90, qui a probablement 
servi de modèle à Claudien, et un imitateur de Nonnos, Georges Pisidès, 

15 Hexaemeron, 257 et, dans lesWien. St., XIII, IV, 64.^ Une réminiscence 
de Platon chez Plotin [B. von Hagen]. Plotin, XXX, 9 p. 46, 4 K. et Platon, 
Rép., IV, 426 D.^ Le nouveau Tertullien de Vienne [Eb. Nestlé]. Discussion 
d'un passage, du vol. III, paru en 1906, p. 515, et des références bibliques. 
H Le Corpus decem rhetorum minorum [G. Lehnerdt]. Contre Schanz, ITI 

20 2^ éd., 163 : Sénèque est compté parmi les dix. ^ Une glose dans Mêla, I, 
7, 38 [A. E. Schône]. Effacer condicione. 

Tl^ N» 4. Le type aoristique aXro et l'aspiration dans Homère [H. Jacob- 
sohn]. Il faut considérer comme se rattachant à la psilose éolienne : a[X[x£, 
ù'jxfxe, à7t7^[ji,êpoTov, a[jnj8[ç, àffaty-i, àrep, s'tXiTrôoeç pôsç, ala cf. (y^Koordac 

25 xaxà irôXeii; : MaYVYjTwv ala' y?) : ce document n'est pas aussi méprisable 
qu'on croit), Aï«ç (lat. saeuus, cf. atav/jç), uTiatÔac, cl^o;, otÉTea;. Un autre 
groupe comprend des mots où la psilose a une origine phonétique, soit qu'elle 
soit vraiment originelle, soit qu'elle soit due à quelque analogie. Dans 
è(p7i[jL£pto<;, l'aspirée de 7)[xép(x est analogique, d'aprè» écruépa; de même ô'ttâov, 

30 par étymologie populaire, d'après etto) ; ô[jL&xXYi,ô(xoxXàa), oùl'on a cru voir 
b\ji.o- « ensemble », tandis que l'on a o[j(.o-, sk. ama, « force », « crier avec force » 
(Hésiod, Boucl. 341, a gardé la psilose primitive); au contraire, dans TjéXio; 
la psilose est une innovation (<*(7aFéXtoç). Il faut compter àXTo parmi les 
cas de psilose éolienne. L'aoriste syncopé est autant éolien que dorien. 

35 Notes sur 7)v, auitus (d'abord adverbe du type antiquitus dérivé de l'adj. 
auius: auietus> auïtus), -èwd; et -r^-^o!;. 1[ Remarques sur les Présocratiques 
et les sophistes [W. Nestlé]. Observations provoquées par la préparation d'un 
choix de présocratiques, sur Xénophane, Heraclite, Parménide, Mélissus, 
Empédocle, Anaxagore, Philolaus, Démocrite, Protagoras, Prodicus, Thrasy- 

40 maque, Gorgias, Hippias, Antiphon, Critias, anonyme de Jamblique, les 
Dialexeis, Evénus. P. 549 suiv., sur la question de Leucippe. P. 557, sur 
Cic. De nat. deor., I, 38 et 118; Min, Félix, 21, 2. P. 560, authenticité de 
l'Hélène de Gorgias; p. 564, de Palamède, P. 568, Hippias est la source 
d'Hérodote, III, 38. If La formule de la fin chez le stoïcien Diogène [A. 

45 Bonhôffer]. La position de Diogène de Séleucie dans le développement 
historique du stoïcisme est une question très difficile et très importante. 
L'éthique stoïcienne n'a pas subi un abaissement avec Diogène : ce serait 
plutôt le cas avec Panétius et Posidonius. Sa définition de la « fin » n'est 
pas aussi basse qu'on l'a dit : sùXoytaTsïv Iv xr, xcSv xaxà çpuc.v âxXoyfi xat 

50 [tcov Trapà cpûtrtv] àTrsxXoyri. Elle a une certaine parenté extérieure avec 
celle de Zenon : bixoAoyouîi.i-voiç C^jv. Par £ÙXoYtffT£tv,il ne faut pas entendre 
un exercice de la raison qui soit inférieur, mais une participation de la puis- 
sance intellectuelle la plus haute, une fonction delà sagesse ou de la vertu. 



PHILOLOGUS. 109 

Tout acte, d'après la doctrine stoïcienne, tout acte moral, par conséquent, 
repose, en dernière analyse, sur la différence de valeur des choses extérieures, 
sur le fait qu'il y a dss 7rpoTriY[X£va et des à7ro7rpo7]Yij.£va. Cette formule ne met 
pas l'égoïsme sur le trône. Sinon, les Académiciens et les adversaires péripa- 
téticiens de la Stoa ne l'auraient pas si violemment attaquée. Les décisions s 
casuistiques opposées à son successeur Antipater, dans Cic, Ofî., III, 51 
suiv. donneraient une moins bonne idée de sa morale. Pour en juger, il faut 
mettre de côté toute sentimentalité. Antipater se met du parti du « bon 
cœur ». Diogène, comme tout moraliste stpïcien, se fonde sur la raison 
nue et donne à son éthique un tour purement intellectualiste. Sa morale de lo 
boutiquier est en fin de compte plus éclairée que celle d'Antipater qui abou- 
tirait à empêcher tout commerce. Diogène paraissait aux Anciens un homme 
austère : magnus et grauis Stoicus (Cic, ib.); cf. aussi le récit de l'ambas- 
sade des philosophes dans A. G. Son appréciation de la renommée, con- 
sidérée comme indifférente (Fin., III, 57), est conforme au cynisme. De <5 
même sa condamnation de la richesse (ib.. 49; Epict. Diss. II, 19, 13). En 
somme, Diogène est fidèle à la doctrine de Chrysippe. ^ Fortune littéraire 
d'hétaïres grecques [Karl Borinski]. Rhodopis, qu'Hérodote, II, 135, a 
introduite dans la littérature, à qui Diodore I, 64, donne quelques nomar- 
qiies comme amants, est l'héroïne d'une histoire merveilleuse, version 20 
grecque de notre Cendrillon, dans Strabon, 17; 1, 33, 808, et Elien, Var. 
Hist., 13, 33. Elle représente l'antiquité classique dans un roman de « Vader 
Cats », le poète de la bourgeoisie réformée de Hollande au wii® s. Thaïs 
se retrouve dans l'Enfer de Dante, XVIII à la fm; elle est prise pour un 
personnage historique. C'est en réalité la Thaïs de l'Eunuque de Térence, 2t 
connue par Cic, Lael., 26. Philine, dans le Wilhelm Meister de Goethe, porte 
le nom d'une courtisane célèbre qui eut d'Alexandre un fils, Arihidée. 
Gœthe a pris le nom à la fin de la biographie d'Alexandre par Plutarque. 
Il doit, à la même source, l'image du flls de roi malade d'amour, ^^f Mé- 
langes. T[ Aratus, Phénomènes, 4 [W. Nestlé]. Doit être rapproché de so 
Hom. Y- 48. ^ Cic, Att., IV, 6, 2 [O. Cr usius]. Ecrire : Relegi qua est ÏTripTav. Il 
faut souvent songer à des allusions à une lettre antérieure d'Atticus. 

Paul Lejay. 
Philologus. Supplementband XI. 1'" Hvr. Reste und Spuren anti- 
ker Kritik gegen Euripides [W. Elsperger]. Recherche dans les scolies 86 
d'Hécube, Oreste, les Phéniciennes, Hippolyte, Médée, Alceste, les 
Troyennes, Andromaque, Rhésus, les traces des critiques qui ont été faites 
à Euripide dans l'antiquité; les unes proviennent de grammairiens, les autres 
de gens pointilleux à l'excès, soulevant sans cesse des difficultés (IvoraTtxol). 
1, Critiques concernant le côté technique et esthétiqjie des drames d'E.; 40 
a, économie de ses pièces et contradictions; b, invraisemblances ;c, peinture 
des caractères; d, caractère des tragédies; e, dialogues; f, questions de mise 
en scène. 2, Critiques concernant sa manière d'exprimer et de représenter les 
choses; 3, Ses fictions poétiques (auOoTroua); 4, Ses opinions ou ses doctrines; 
a, religion, morale, philosophie ; b, manque de connaissances suffisantes 45 
(en histoire naturelle, géographie, etc.). Index très complets. ^^ 2^ livr. 
Novae quaestiones Plautinae praecipue ad originem duarum recensio- 
num pertinentes [Eugen Sicker]. 1, De corruptelis, quae mero casu in utra- 
que recensione nasci potuerunt : S. y traite aussi des passages dans lesquels 
la leçon des mss., bien que douteuse aux yeux des critiques, paraît cepen- 50 
dant certaine; 2, De versibus graviore defectu mulcatis. S. y laisse de côté 
certains vers sur lesquels il n'est pas possible d'être au clair; 3, Deinterpre- 
tamentis, S. y met à part les passages douteux qui lui paraissent, à lui aussi, 



110 1908. — ALLEMAGNE. 

corrompus, de ceux qui corrompus aux yeux de tous, ne peuvent du moins 
tromper personne; 4, De corruptelis gravissimis et ita comparatis, ut 
fortuitae vel utrobique mero casu ortae putari non possint. S. y traite de 
ces passages corrompus qu'on ne sait comment corriger. Z. 

5 Rheinisches Muséum. Tome 63. N° 1. Lucianea [H. van Herwerden]. 
Notes et corrections à propos de l'édition Nils Nilén. ^ La composition de 
l'ancienne comédie attiqueiW.Siiss]. Un personnage essentiel est le pto[jLoX'6;^oç, 
le loustic de la pièce. Il prend une part importante à l'agon, à des scènes 
détachées, enfin au prologue quand celui-ci est intimement lié à la pièce. 

10 Dans l'agon, il est un personnage secondaire, qui intervient par des remar- 
ques ironiques ou bouffonnes, souvent à la cantonade. Dans les scènes bur- 
lesques, il est le personnage principal. La structure métrique et la compo- 
sition de ces catégories de scènes diffèrent en même temps. Le chœur par- 
ticipe à l'agon, est spectateur des scènes de bouffonneries. Application aux 

16 pièces d'Aristophane. ^ Livre et architecture, la colonne Trajane et la 
colonne des serpents à Delphes [Th. Birt]. Le livre moderne n'exerce à peu 
près aucune influence sur l'imagination à cause de sa forme. Il n'en a pas 
été de même du livre dans l'antiquité. Comparaison du ciel au livre déroulé, 
Eurip. fr. 508 N., Isaïe, 34, 4; de la terre au livre roulé, Ps. Barthélémy, 

20 Nachr. de Gôttingue, 1897, 16; Apocal. de Jean, p. 15,Tischendorf; Platon, 
Tim., 40 B. Byblos est une transformation d'un nom sémitique par l'éty- 
mologie populaire sur l'influence de l'idée du livre. Cf. explicare aciem, 
uoluere (T. L., XXII, 29, 5; IV, 28, 3), àvaTrTÙaastv rr^v cpàXayya (Xén. Cyr. 
7, 5, 5), è^eXiffffstv (Plut. Othon, 12) ; les cornua de l'armée; SéXtoç de dalet, 

25 « porte », parce que la porte sert à écrire (V. Moïse, 6,9 ; 11, 20) : de là, page ; 
pagina, vient de pangere, et se réfère à la muraille (cf.Sid. Apol. Ep. II, 2, 7 ; 
10, 3; Eurip., fr. dub. 1130 N.); les (rsXioe; du tholos d'Epidaure (« enrou- 
lements »), des bateaux, des théâtres; sïXYjjxa, nom byzantin de la voûte, 
désigne le rouleau ouvert en demi-cercle; le chapiteau ionien est terminé 

30 par des rouleaux, îlil, uoluta, et dans sa forme ultérieure représente le rou- 
leau ouvert et terminé par ses deux parties roulées; le rouleau sert à décorer 
des fibules (musées de Munich); l'ornementation de la frise ionienne doit 
son origine au rouleau déroulé. La décoration de la colonne Trajane est un 
livre déroulé ; elle est le point central de la bibliothèque fondée par Trajan. 

35 La colonne des serpents est un monument dédicatoire qui procède de la 
skytale lacédémonienne, le bâton autour duquel s'enroule la lettre. Dans 
la colonne Trajane, on a grandi les figures à mesure qu'elles étaient plus 
haut. Dans la colonne des serpents, on ne s'est pas inquiété de laisser vide 
la partie que l'œil ne pouvait pas atteindre. Les anciens connaissaient 

M la peau de serpent comme matière de l'écriture. Autres exemples de colonnes 
hélicoïdales. ^ Contributions helléniques [Fr. Reuss]. 3. Clitarque. Son 
histoire d'Alexandre est éloignée du temps du héros. Sisenna et Posidonius 
le nomment pour la première fois. Contenu et forme appartiennent au 
temps hellénistique tardif. Ainsi s'explique le dédain de Strabon et d'Arrien. 

45 ij Virgile et la Ciris [P. Jahn]. Comparaison et tableaux de comparaison 
avec Ovide. Ovide a soigneusement utilisé la Ciris. Même comparaison et 
même conclusion pour Properce. Comparaison avec Virgile. L'auteur dans 
le prologue et Virgile (G. 3,284) imitent le même morceau de Lucr., 1, 
291 et suiv.Autres exemples où ils suivent le même modèle. Virgile peut avoir 

53 écrit le poème dans ses débuts et l'avoir revisé ensuite. ][ La dissolution 
épique [H. Ehrhch]. Elle intervient avant ou après contraction. Avant, elle 
produit une assimilation. Après, elle résoud une contraction. Dans les 
deux cas, elle n'est pas une invention de rhapsode, mais elle appar- 



RHEINISCHES MUSEUM. 111 

tient au plus ancien état du dialecte ionien. ^ Extraits des mss. de rhé- 
teurs [H. Rabe]. 5. Commentaire sur le IIspi [xeOôoou osivôtyitoç d'Her- 
mogène par le diacre et logothète Jean. Vat. 2228, xiv'^ s. Nombreuses 
citations de prosateurs et de poètes, parmi lesquels se trouvent des frag- 
ments nouveaux d'Aristogiton contre Hypéride, d'Aristote, de Dracon de & 
Lampsaque, d'Euripide (Pirithoiis, Sthénéboea, Mélanippe), d'Eu- 
phorion, de Théophraste, de Lycurgue, de Lysias, de Ménandre, de Solon, 
de Sopatros, d'Hypéride contre Démade, de Phoebammon. ^f Méthane 
dans Thucydide. [J. M. Stahl]. V, 45, 2, désignée comme une presqu'île. 
Tl Procopiana [F. B<uecheler>]. Corrections. Cite deux oracles sibyllins lo 
récents en latin, dont la métrique ressemble à celle de Commodien et qu'il 
faut rétablir ainsi : 1° B. G., 1, 7, 7 p. 33 H.: Africa capta Mundus cum na- 
to peribit,qu'ilfautcouperen5-{-8syllabes;2oib., 1,24, 30, p. 121 H. : Quin- 
tili mense | gubérnum Roma tenente || rege nihil Geticum | iam timet : ce 
deuxième texte n'est pas tout à fait sûr. ^ Horace, Sat., II, 1, 86 [F. von i^ 
Velsen]. L'interprétation d'Erman, ZRG (R), 1896, 30, 334, a été aban- 
donnée par son auteur, ib., 1898, 32, 271. Voir la revue des opinions, 
ib. 1906, 40, i2-ll, par Brassloff. Tabulae est le corps du délit, qui fait 
preuve (Quint., V, 1; Macr., Sat., 2, 12; Cic. Clu. 126, Rab., 9). Il n'est 
pas nécessaire qu'en fait le poème injurieux soit écrit sur des tabulae, 20 
l'expression étant générale dans la langue du droit. Soluentur veut diro 
« expié ». « Le délit sera expié par le rire; tu seras ensuite laissé libre ». 
Le procès est un procès civil, non un procès criminel devant un tribunal 
de jurés (Erman, 30, 334; Brassloff 215; Mommsen Strafrecht, 801, n. 4, 
803-4). ^ Sur Vaierius Flaccus. [J. H. Lipsius]. Le Sangallensis et le Vati- 25 
canus dérivent du même archétype. ^ Quinte-Curce sur le calendrier indien 
[Fr. Rûhl]. VIII, 9, 35 est parfaitement exact. Le mot dies ici désigne ce 
que les Hindous appellent tithi. 

^^ No 2. Corinnae quae supersunt [G. Crônert]. Testimonia avec discus- 
sion historique et littéraire. Édition critique des fragments avec nouvel 30 
examen du papyrus de Berlin. ^ Prosopographica [F. Bticheler]. 1. Alexan- 
dre d'Aphrodise, De an., p. 151, 30 B. : Verginius Rufus est celui que louent 
Tacite et Pline le jeune. 2. Perse, 1, 4 et 50, désigne le même personnage : 
Q. Licinius Modestius Attius Labeo; cf. les affranchis d'un Labeo, con- 
temporain de Salluste, peut-être son grand-père : C. Attius Labeonis 1. 35 
Philocalus dat Attia(e) Labeo 1. Mosciui sororei (Not. se. 1900, 150, 2). 

3. Le Capito de Sénèque (Contr. Xpraef. 12) peut être celui de l'hermès de 
Némi : Q. Hostius Q. f. Capito rhetor (CIL. 14, 4201). On a trouvé en même 
temps un buste de femme (Fundilia Rufa) qui est de l'époque d'Auguste. 

4. Une Regina, femme consulaire, dédie une inscription à Nestor (Inscr. 40 
gr. ad res rom. pert., III, 958) : ce Nestor est le célèbre poète dont il est 
question dans Suidas, A. P. 9, 364, etc. 5. Claudia Polhtta, CIL. 6, 4924, 

a été ensuite transférée dans une sépulture de famille, d'où une deuxième 
inscr., 6, 34902. M. Pilius M. 1. Timo, plastes (Bul. arch. com. 1905, 172) 
évoque l'idée des Pilii, apparentés à Atticus. Ce Timo doit être distinct de 45 
celui de PI. N. H. 34, 91 : cf. Pros. att., II, 5665 a. 6. Auxentius (Inscr. gr. 
rom. III, 887 ; epigr. 1078) auteur du pont du Cydnus, est le même que celui 
du pont Théodosien ou Valentinien à Rome en 385 (Symmaque), 7. Le 
pythagoricien Nicomaque est l'ancêtre de celui qui dédie des statues à 
Sévère Alexandre et Mammée à Gérasa (Inscr. gr. rom. III, 1360). Le 50 
traducteur d'une lettre de Zénobie (Peter Hist. Rel. I, p. 152, 9) est de la 
même famille. 8. CIL. 13, 5021 : il faut compléter Maecenas : c'est un des- 
cendant de l'affranchi de Mécène qui s'est occupé des notes tironiennes 



112 1908. ALLEMAGNE. 

(Funaioli, gr. rom., p. 570). 9. Liicillus Tarraeus est la source de Priscien 
pour les figures grecques de nombres : Priscien le connaît par intermédiaire. 
10. Stobée Flor., IV, 45 p. 230 H. cite Cornelianus contre Bérénice : 
Cornelianus est le secrétaire grec des empereurs Marc-Aurèle et Vérus, un 
5 rhéteur connu; Bérénice est l'amie de Titus, dont Quintilien IV, 1, 19 
mentionne un procès. Le discours était un exercice de rhétorique. 11. Julius 
Suavis est un grammairien, ou un antiquaire romain connu par C. gl. lat.VI, 
p. 620. Il se place probablement entre Verrius et Suétone et peut être celui 
de CIL. 10,8058, 43 : C. luli | Suauis (cachet). 12. Il y a deux Tutilius: un 
10 rhéteur, vers 70, mentionné par Quint. III, 1, 21, et un Tutihus, philosophe 
(Mart., V, 56; PI., Episi, VI, 32, 1). Celui-ci est C. Tutilius Hostilianus, 
de Cortone (CIL. 6,9785), compatriote et confrère de Musonius, relégué 
par Vespasien (Dion, Epis. 66, 13). 13. Volcacius (Jérôme, Adv. Ruf., I, 16) 
doit avoir été un commentateur au goût de Magnus (id., Epist. 70, p. 665 M.), 
15 qui est célébré comme magister eloquentiae inimitabilis saeculo suo (CIL., 
6, 9858), c'est-à-dire qu'il a dû s'occuper surtout de la rhétorique. Victorinus 
est célébré dans l'épitaphe de sa petite-fille, CIL. 6, 31934. 14. D. Cassius 
D. 1. Dama (CIL. 6, 14502) pourrait être l'affranchi de Nomentanus, Porph. 
sur Hor., Sat., I, 1, 102. 15. Lanuvium (CIL., 14, 4178) : « Mauortio sacr. 
20 Hoc signum a seruo tangi nefas ». Mauortius est Romulus, et cette épithète 
n'est pas une invention de Virg., En., VI, 777. Cf. Pétrone 124, v. 268 : 
Ingentem quatiens Mauortius hastam. L'esclave ne doit pas toucher la lance 
ou le signum de Mauortius, protecteur de la propriété et de la hberté et du 
droit, pas plus que la concubine l'autel de la déesse du mariage. ^Panétiiis et 
25 l'inscription attique des Stoïciens [Conr. Cichorius]. IG. II, 953. Les deux 
Romains mentionnés, Aeuxtoç et STrôptoç, sont L. Metellus, envoyé en ambas- 
sade avec Mummius et P. Scipion quelques années après la troisième guerre 
punique, et Sp. Mummius, ami de Panétius, mentionné aussi dans l'ins- 
cription, et zélé stoïcien. L'ambassade, avec laquelle voyagea Panétius, 
30 séjourna à Athènes. Par suite, l'archontat de Lysiades tombe en 139-138, 
non en 152-151, comme l'a cru Crônert. D'après cela, la liste suit l'ordre des 
âges. Panétius a suivi Scipion à la guerre punique (Vel. Pat., I, 13,3) et par 
suite s'est rencontré avec Polybe (Cic, De rep., I, 34). ^ Bencius Alexan- 
drinus et Ausone [R. Sabbadini]. Benzo d'Alexandrie, mort à Vérone vers 
35 1330, est un chroniqueur et un humaniste très bien renseigné qui connaît 
le vrai nom de César. Il mentionne d' Ausone l'Ordo urbium nobihum et le 
Ludus VII sapientum, d'après un ms. de la cathédrale de Vérone, qui réunis- 
sait ainsi deux œuvres de tradition différente. Pour l'Ordo, le texte, est 
celui du ms. TiJianus (Leyde, Voss. Q 107) et de l'édition de Milan de Tervari 
40 (1490). Ce texte provient du ms. de Saint-Eustorge de Milan, découvert par 
G. Merula. Le Veronensis a dû être dépecé et des feuillets être recueillis à 
Milan. Pour le Ludus, les leçons sont celles du B. N. 8500, l' Ausone de 
Pétrarque, qui a donc été copié çur le ms. de Vérone. T[ Le ms. de Platon il 
[Rabe]. Ce ms. est le Vat. gr. 1 (non 796, d'après Bekker). Il est du x^ s. 
45 Variantes et notes sur son histoire. ^ Études sur Plutarque [K. Ziegler]. 
1. La lettre de Lampras. C'est une falsification du xiv^ s. 2. La plus ancienne 
collection des biographies. L'édition en deux volumes est issue de l'édi- 
tion en trois. T[ Une ancienne inscription falisque sur un vase [C. Thuhn]. 
Tentative. ^ Critique du texte de Diodore en relation avec les Excerpta 
50 Vaticana [Kallenberg]. Le Florentinus garde sa valeur. ]f La vie du poète 
Porphyrius [O. Seeck]. Ses œuvres permettent de dater un certain nombre 
d'événements de Porphyrius Optatianus. ][ La Perikeiromene [S. Sudhaus]. 
Rétablissement de l'ordre des feuillets et constitution d'une partie du texte 



RHEINISCHES MUSEUM. 113 

Observations sur la Samienne et l'Arbitrage. ^ La vie de saint Tychon par 
Jean l'aumônier [Brinkmann]. Observations sur le texte publié par Usener. 
^^«Mélanges. Manilius I, 25-29 [P. Thielscher]. On a là trois questions, 
comme l'indique la ponctuation du Lipsiensis. Les dons des dieux sont 
l'astrologie; car, sans eux, qui aurait pu, etc. Ainsi se trouve introduite 6 
une histoire de l'astrologie et de la civilisation; de même Cicéron sur 'a 
rhétorique, Posidonius sur la philosophie (Hartlich, Leipzig. St. XI, 282). 
Le dieu qui révèle l'astrologie est Hermès (30-37). 38-39 sont de Bonincontri, 
Puis les prêtres, qui doivent être Nechepso et Petosiris. ^ 'Qç ôaûtcoç et 
expressions analogues[L.Radermacheri. Grec hellénistique. ][Z£Ù;KaTatêiTr,<; lo 
[M. P. Nilsson]. Correction au texte de l'inscription. ^ Sur le droit municipal 
de Bantia [F. Bûcheler]. L'ital. akno veut bien dire année. ^ Ciuitas Baesa- 
rensis. Darenus [M. Ihm]. Inscr. de Rome, Bul. com. munie, 1907, 225), 
portant ce nom de ciuitas : c'est Baesaro (PI. N. H. III, 15). L'ethnique 
Darenus (Not. d. se, 1905, 420; Sterrett, Papers Am.sch. Ath.,III, 366, 38) i6 
indique l'existence d'une ville de Dara en Asie mineure. ^ L'antiquité de 
la civilisation néo-lithique en Crète [W. VollgrafïJ. 12 000 et même 14 000 
ans'av. J.-C, d'après un calcul d'Evans. Mais si on se base sur des obser- 
vations de Flinders Pétrie, qui attribue un exhaussement du sol de 50 cen- 
timètres par siècle à l'Egypte, on ramène le début de l'époque néolithique 20 
en Crète à 5300. En tout cas, la date d'Evans est trop reculée. 

1111 No 3. Éloge funèbre de Bûcheler [Brinkmann]. Mort le 3 mai 1908. ^ 
Saturniens de Tuditanus.cos. 625-129 [F.^Buchelerj.Deux fragments trouvés 
à Aquilée, le premier publié CIL. V, 8270 : « <descende>re et Tauriscos 
C<arnosque et Liburnos> — <ex montib>i!S coactos m<aritumas 25 
ad oras> — <diebus te>r quineis qi.a <teribei super> auit — <castreis> 
signeis consi<lieis prorut>os Tuditanus. — <Ita Roma>e egit trium- 
pu<m, aedem heic> dédit Timauo, — <sacia pat>ria ei restitu<it et 
magist>reis tradit. » ^ Un fragment de comédie dorienne [F. Solmsen]. 
Pollux, 10, 58, cite Pilyllios, Ilolziç, qui est attribué aussi à Eunique et à so 
Aristophane, à propos de Trtvaxiç et avec la remarque Xéye'. ys toi ScoptÇojv * Iç 
xàç TT'.vaxtoaç S'.ap.7r£p£(oç " ozi xiv "kéyo'. x-jl ypà[jL[ji.aTa épixTrjVE'j;. C'est le texte des 
deux mss. principaux. Bentley, Meineke, Cobet, Kock,Herwerden ont corrigé 
de différentes manières. Le texte est sain, nous le savons aujourd'hui que 
nous sommes mieux renseignés s v.r les dialectes: Iç devant consonne pour êx 35 
est assez répandu ; l'optatif avec xa se rencontre dans les propositions 
subordonnées en dehors de l'attique. L'ensemble indique le nord-ouest du 
Péloponèse, l'Argolide. Il faut restituer : âç raç Trivax-'oo? o'àaTrspéwç ort xa 
XÉYoi I Ta Ypà[7.[jLa6 ', £p[i.àv£U£ : « Interpretare tu clare ex tabula quid litterae 
significent ». ïj Notes critiques et exégétiques sur les Grenouilles d'Aristo- 40 
phane [A. Roemer]. Sur le jugement des poètes tragiques par Aristophane. 
Portée et caractère de ce jugement. Place d'Aristophane dans l'histoire de 
la critique. Eratosthène a été surfait : il ne s'est pas élevé au-dessus du 
point de vue éthico-esthétique. Aristote a fait un grand pas en considérant 
pour la première fois l'œuvre d'art comme telle, indépendamment de la 45 
morale. ^ Les Helléniques d'Oxyrhynque [A. von Mess]. Théopompe doit être 
mis hors de cause. L'auteur est voisin des événements, aristocrate, plein de 
sympathie pour Conon, Athénien, ennemi de la démocratie radicale. Le peu 1 
que nous savons de Cratippe, auteur d'Helléniques comme Xénophon et 
Théopompe, doit le faire considérer comme auteur possible. ^ De epitaphio jq 
Senecae [E. Bickell]. Riese 667. Pascal la croit de Sénèque lui-même. Mais 
cette épitaphe est pleine d'expressions chrétiennes : terrenus, deus euocat; 
saxis solemnibus éveille l'idée d'une crypte recouverte d'une voûte ou 

R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908. XXXIII. — 8 



114 1908. ALLEMAGNE. 

d'un hypogée, ce qui est encore particulièrement chrétien. Uicet, hospita 
terra, le dernier vers sont conformes aux habitudes de la fin de l'antiquité. 
f Encore une fois in- privatif en latin [Pokrowskij]. Défense de la thèse ex- 
posée t. LU, 427. Il Euripideum [H. Rabe]. Rhésus 899-940, et scolies, 

5 d'après Vat. gr. 909 (xineg.). Rapport avec le Pal. 98. ][ Rapports des 
anciennes redditions de compte athéniennes et des pièces de comptabilité 
[H. Bannier]. Les deux espèces de pièces procèdent du même collège. 
Tl Motif et personnalité [L. Radermacher]. 1. Margitès. Les mêmes anecdotes 
ont couru avec des noms différents, ce n'est pas une raison pour les refuser 

10 au Margitès. TJLes reliefs en mosaïque [R. Engelmann]. Nouvelles preuves 
que l'on a affaire à des falsifications modernes. Les deux mosaïques D et G 
du musée national de Naples (Collect. Santangelo), sont des moulages de 
figures de candélabres au Vatican. La surface est peinte et un réseau de 
lignes blanches donne l'aspect de la mosaïque. ^^ Mélanges. Canius a 

16 Gadibus et Livius Poenuus [A. Elter]. Tous deux sont à supprimer de l'his- 
toire littéraire; ils proviennent de Martial, I, 16. ^ Le titre des Silves de 
Stace [M. Gothein]. Repose sur les parcs de plaisance, les bosquets, dans 
lesquels des allées agréables ménageaient des surprises; A. G. préf. 1', 4 
cf. Vitruve VI, 5, 2 et V, 11, 4;Suét., Oct. 100. On les appelait, d'après les 

20 essences, platanones, daphnones, myrteta, etc. (Mart. XII, 50; III, 58 ;X, 78 
Pétrone, etc.). ^ Les fêtes quinquennales de Licinius [O. Seeck]. Sont de 313 
1[ La langue nautique latine [F. Biicheler]. Le tutarchus est le xot'/ou àovwv 
Tot'/ap/o;. De même trierarchus est abrégé en triarchus, nauarchuseiinauchus 
*'«lf1f N° 4. L'époque de la composition de l'Alexandra [S. Sudhaus]. Vers 

25 190 av. J.-C, à l'époque de la bataille de Cynoscéphales. Le morceau final 
du discours de Cassandre, 1439-1450, parle de T. Quinctius Flamininus, le 
libérateur de la Grèce; par suite, le poème doit avoir été composé aussitôt 
après la proclamation faite aux jeux isthmiques en 196. ^ La pièce 68 de 
Catulle [A. von Mess]. Au v. 10, munera Veneris désigne des poèmes éro- 

30 tiques. Le ton et les formules sont précisément ceux de l'élégie : le lit froid 
et soHtaire (28-29; Ov., A. A. 3,70; Hér., 1, 7), la puissance des vers sur le 
cœur des femmes (27, 30; Prop., 1, 10, 15; 3, 3, 49; 9, 45-6; fib., 2, 4, 13; 
1, 4, 81). Tf Alcidamas et Platon adversaires d'Isocrate [Hans Raeder]. 
Alcidamas se plaçait au point de vue de la rhétorique. Nous savons peu de 

^^ chose de sa polémique. Le point de vue de Platon était plus élevé. Il con- 
sidérait Isocrate comme un déclamateur vide. Qu'Isocrate lui emprunte 
des maximes et des pensées, cela ne pouvait le réconcilier. ]f Extraits des 
mss. de rhéteurs grecs [Rabe]. 6. Nouvelles sources du texte de Jean diacre. 
7. Georges, surnommé Monos. 8. Constantin Lascaris et le commentaire de 

*° Christophoros. Tf Motif et personnahté [Radermacher]. 2. Les peines de 
J'enfer dans Virgile. Tradition antérieure qui présente d'assez nombreux 
chassés croisés. L'idée de ces peines est celle du travail inutile (puiser de 
l'eau avec un tamis, verser de l'eau dans un tonneau percé, etc.). Or ce sont 
des images familières au folklore. On les y rencontre sous forme de proverbes 

45 et sous forme d'histoires. Liste d'exemples tirés du folk-lore allemand et da 
folklore grec. Au folk-lore appartient aussi l'application de ces travaux 
à certains coupables, généralement indéterminés, quelquefois pour des 
fautes précises. Dès lors le» difficultés disparaissent. Ces histoires tradi- 
tionnelles se fixent tantôt sur un nom, tantôt sur un autre. Les vers de 

5" Virgile, VI, 616 suiv. (ahi, destricti) sont généraux. Le supplice de Salmonée 
consiste à continuer de faire ce qu'il a fait sur la terre. Cf. le paysan qui est 
condamné à labourer pendant l'éternité pour avoir enlevé à son voisin sur 
la terre des raies de champ en labourant. — Note sur la façon de citer. Sou- 



RHEINISCHES MUSEUM 115 

vent le mot cité est construit avec la phrase et mis au cas voulu parla cons- 
truction. Aristoph. Au. 58 : oùx avTt toÎ5 TcatSoç a' ê^P 'i'' àTroTtot.xaXeïv. Au v. 57 : 
TiaT xaÀ£tç; ici Ttatodç. Démétrius, De eloc. § 29, à propos d'un texte d'Aris- 
tote où il y a deux fois jxéyav (non pas [xsyot) : £t youv àçéXotç rb erepov li-éyoc : 
nous dirions : le deuxième [xéyav. Le texte du Parisinus est ici correct. D'autre 5 
part, on évite un périphrase; Quint. I, 4, 17 : in orthographia pauca adno- 
tabo = inea parte in qua de orthographia tractabo; Hippocrate, Ilept tôv âv 
xetpaXrj rpwjxaTwv, 21, p. 29K. : oiçTisp xal Iv rr, Trptdet -fiypoLTZTCt.i =^ âv tS> Tcsp^t 
Trpi'ffswç Xôyw. If Témoins du serment dans le droit grec [Meister]. Ce sont 
des témoins de moralité. On les retrouve dans le droit germanique. 10 
Ressemblances et différences.ffAnticaton de César et Gaton de Cicéron[DyrofT]. 
César a voulu donner une caricature du sage stoïcien. En particulier, il le mon- 
trait avide d'argent, de tenue négligée (cf. Hor., Epit., I, 19, 11-12), aimant 
le vin (ib.; Sén.', tranq. an. 17, 4, 9; Pi., Ep., 3, 12; Mart.,2, 89, 1). L'an- 
tiquité des derniers siècles en fera même un viveur (Luxorius, Bâhrens, m 
PLM, 4, 418). Cependant, Quint. III, 8, 11; X, 5, 13, se borne à faire de sa 
conduite avec Marcia le sujet d'une controverse (autres exercices d'école 
sur Caton, III, 5, 8 et 8, 37). L'influence du plaidoyer de Cicéron a été plus 
grande cependant. La mort de Caton décidait de l'impression généra!*. 
Caton devient un des exemples historiques dont abonde la littérature 20 
latine, dans Cic. et dans Sénèque. Le procédé de Cicéron, qui oppose constam- 
ment les Romains aux Grecs, ramène souvent le nom de Caton. Valère 
Maxime pourrait servir à reconstruire l'ouvrage de Cicéron. La figure de 
Caton ne cesse de grandir. On l'oppose à César (Lucain). Il porte le titre 
de Magnus; on déplore son défaut de sépulture (PLM. IV, 7-9, 23-25, 41, 43). 25 
Il efface le souvenir de Caton le censeur. ^ Le voyage de Ciris dans les 
îles (Reitzenstein]. 459-483. Discussion détaillée du morceau. On ne peut 
pas mettre les erreurs sur le compte du modèle grec, bien qu'il y en ait eu 
un pour ce morceau, probablement Parthenios. Il est remarquable qne 
les vers qui font difficulté sont précisément ceux qui se retrouvent dans 30 
Virgile. Si on les enlève, la difficulté disparaît. L'auteur ne peut être ni 
Gallus ni Virgile. C'est bien un vetorepo;. Il y en a eu même après Virgile, 
parce que l'alexandrinisme a continué à exercer son influence. Ce que Perse 
ridiculise dans la première satire est la mode des dilettante de son temps, 
l'harmonie molle, les mots grecs, la recherche des vers spondaïques, c'est js 
la technique alexandrine et l'art de l'épyllie. ^ Les métaphrases d'Homère , 
par Procope de Gaza [Brinkmann]. A propos d'un texte tiré par Rabe d'un 
commentaire de Jean diacre. La paraphrase est dans la rhétorique de 
l'antiqu'té un exercice très fréquent. Cic, De or. 1, 154, fait des objections. 
Mais Quintilien, X, 5, 5, et Théon, progymn., p. 62 Sp. cherchent à les 40 
écarter. Dion Chrys. la recommande (XVIII = 68 A. § 18, p. 483 R.). Il 
montre, ainsiqu'Hermogène, II. aeO. Setv. 24, qu'elle a sa place attitrée dans 
la théorie et la pratique. Parmi ces exercices d'école, on doit ranger les 
exemples de Sénèque, Suas., 1, 12, et d'Aristote, Rhet., 1, ch. final (p. 510 
Sp.). A côté de la paraphrase simple, on s'exerce « nostra pluribus modis 45 
tractare » (Quint. X, 5, 9; Hermog. 24):voy. une phrase célèbre de Clitophon 
(p. 407 B) reprise dans le style d'Aristippe, dans celui de Xénophon et dans 
celui d'Eschine, Demetrius, II. lp[jLY,vEiai;, 296 (cf. Quint. 1. c). Étude de la 
paraphrase de II. M 322 suiv. dans un présocratique (II, 632 Diels), l'Epi- 
taphios de Lysias 78, Théopompe fr. 77 (= Clément Al. Str. VI, 2, 21, p. 439 50 
St.), Cicéron Phil., X, 20, Lesbonax, Protreptique, I, 18 (p. 31, 23 K.), 
Procope de Gaza, Nicolas Cabasilas. Tf^ Mélanges. T[ Hérodote, II, 16 
[Th. Gomperz]. Il faut rétablir ypT,v. ^ Archimède était-il de sang royal? 



116 1908. — ALLEMAGNE. 

[Th. Gomperz] Dans Plut., Marcel., 14, 7, rœ padtXstcuYyevi^ç est un titre de 
la cour des Ptolpmées. Tf Sur les fragments d'Euripide [J. M. Stahl]. Correc- 
tions aux fragments publiés par Rabe. dans le n» 1. Tf Sur la critique du 
texte du discours IV de Julien [Asmus et Brinkmann]. Corrections. ^ Tibul- 
5 liana [G. Némethy]. 1, 6, 56 « admittas » signifie chez les élégiaques « uirum 
ad se admittere » (Ov. Am. I, 8, 53; Prop. III, 21, 7). Il, 2, 7, lire: Surio. 
II, 3, 4 uerba aratoris sont les paroles par lesquelles les laboureurs excitent 
leurs bœufs (Ov., Pont. 1,8, 55). 11,3, 71-72; cf. Lucr. V, 962. T| Un vers de 
Martial et une épitaphe romaine [Ch. Huelsen]. Martial, III, 93, 20, le nom 

10 de la femme qui vécut si longtemps (PI. N. H. 7, 158; Sén., Epist., 77, 20) 
et qu'il faut rétab'ir ici est Sattia; cf. l'épitaphe de son médecin et d'une 
affranchie, femme du même, épouse en secondes noces d'un affranchi d'un 
î'iavien, CIL. 6, 9590. Houaman a raison de lire : Prurire quid si Sattiae 
uelit saxum? ^ Juvénal, 15, 90 [K. Meiser]. Lire : ai di, au lieu de autem 

16 ^ Le roi Ogygos [H. Ehrlich]. L'adjectif wyuytoç, probablement Foiy-uy-ioç 
(cf. uypoç), signifiait d'abord « humide «. ^ Cannes avec peau de serpent 
[E. Nestlé]. La peau n'est pas enroulée en spirale, comme le suppose Birt. 
% Addition à un article du n" 3 [A. Elter]. Une partie des mss. de Martial 
donnaient apono, facile à changer en a peno. Paul Lejay. 

20 Rômisch-germanisches Korrespondenzblatt (suite de la Korresp.- 
Bl. der AVestd. Zeitschr. fur Geschichte und Kunst). Première année 
(1908) N° 1. Mayen in der Eifel [Lehner]. Une ville néohthique (du type de 
celle qui a été trouvée près Urmitz sur la rive gauche du Rhin, et de la 
période d'Untergrombach) a été trouvée dans l'automne 1907 près Mayen, 

25 dans l'Eifel. Description des murailles et restes de constructions mis au 
jour. ^ Trier. Dolabrarii-Inschrift [E. Kruger]. Inscr. dédicatoire trouvée 
à Trêves dans laquelle le dieu gaulois Intarabus est nommé pour la seconde 
fois dans la cité des Trévères. On y lit mentionné le collège des « fabri dola- 
brarii» (travailleurs maniant la dolabra) composé de 100 membres, se divi- 

30 sant en deux déicuries. Ils étaient sous la direction d'un praefectus dont 
les fonctions duraient un temps limité. Celui qui venait de sortir de charge 
s'appelait Magissius Maina. Impossible de dater cette inscr. ]f Zu den « pila » 
svon Obraden [G. Kropatschek]. Répondant à Schulten <Korr.-bl. d. 
Westd. Zeschr. 1907, n» 7 et 8. R. d. R. 22, 79, 25> K. soutient qu'il ne faut 

35 pas se hâter de voir des « pila muraha » dans les bois trouvés à Oberaden: 
il espère pouvoir d'ici peu déterminer leur emploi d'après des « pilons » 
qu'on voit sur des vases grecs. ^ A. Blanchet, Les enceintes romaines de 
la Gaule [Anthes]. L'auteur étendant son sujet s'est aventuré sur un ter- 
rain qu'il ne connaît pas bien. Ce qu'il dit de la Gaule est bon et comble 

40 une lacune : mais pour le reste il faudra remanier ce livre. Tf C. r. du 8. 
Hauptversammlung der Verbandes sûd-und westdeutscher Altertums- 
verein à Heidelberg et Manheim (sept. 1907). Rapports lus à ce congrès. 
1I][ No 2. Nymwegen.Rôm. Gefasses mit drei Medaillonbildern [Mestwerdt]. 
Description d'un vase à anses rom. trouvé en 1905, et qui se trouve dans 

45 la coll. Kam à Nimègue; sur la panse, trois médaillons en relief, dont l'un 
représente Mercure, les deux autres des gladiateurs. C'est le cinquième 
de ce genre, pareil à ceux que Déchelette a décrits dans les Vases céramiques 
ornés de la Gaule romaine II. p. 238 sqq. ^ Ayl (pris Saarburg). Tombeau 
rom. — Dortmund: Treize monnaies rom. en or trouvées dans la Sitterstrasse. 

50 — Liège, Villa romaine. Tf Marsstatuette aus der Trierer Kanalisation (fig). 
Bien conservée, il ne manque que le pied gauche; elle représente Mars tenant 
de la main droite élevée une lance, de la gauche un bouclier. ^ A. Grenier, 
Habitations gauloises et cillas latines dans la cité des Mediomatrices [Jungk] 



RÔMISCH-GERMANISCHES KORRESPONDENZBLATT. 117 

Répond à un besoin et doit être accueilli avec faveur comme étant le pre- 
mier essai de résumeretréunir les résultats des recherches sur les villaslatines- 
^Tj No 3. Klein-Schwalbach. Rom. Villa [H. Jacobi]. Restes d'une villa rom. : 
parmi les objets trouvés, des briques de la 22<^ légion, parmi lesquelles 
les cachets Julius Primus et Vera Capito Tf Saarbrûcken, Minervarehef ^ 
[E. Kruger]. Relief bien conservé de Minerve casquée vêtue d'un long vête- 
ment serré à la taille par une ceinture, tenant de la gauche une lance, de 
la dr. un bouclier. C'est peut-être la déesse de la source. 11 Cimetière rom. 
trouvé à Longen-s. -Moselle. Objets divers. Minerve assise, vases, monnaies. 
1[ Zu den Strassenlimites [F. Haug]. Différence entre agger et limes. If Was ^° 
heisst « Terra sigillata » [W. Vollgraf]. Le terme de « terra sigillata » a été 
emprunté par les premiers antiquaires au vocabulaire de la pharmacie et 
correspond à l'expression usitée au 17^ s. de « lemnische Erde ». f A. v. 
DoMAszEwsKi, Die Anlage der Limeskastelle [Fabricius]. Des réserves sur 
les conclusions, qui risquent de jeter le discrédit sur le résultat des fouilles ^^ 
de ces dernières années. F. développe longuement ses points de vue opposés 
aux théories de D. ^ [Kropatschek]. D'après Aeneas, Poliork. 32 on peut 
conclure que les bois d'Oberaden étaient des « pila muralia ».*[[ Sigillata- 
stempel aus Smyrna [Anthes]. Ces cachets proviennent de la coll. Godin, 
autrefois à Smyrne. ]fT| N" 4. Dunapentele an der Donau [N. Engelmann]. 20 
Dans les fouilles de l'été 1907, trouvépar Mahlerà Intercisa(auj. Dunapentele 
sur le Danube] un modèle en terre cuite d'une porte de forteresse rom. avec 
l'inscr. Ilarus fecit portam feHciter. Description (4 fig.) : ce modèle était 
brisé en plusieurs morceaux que M. a réunis; il devait comme réduction 
servir à la construction d'un édifice.^j Trouvé à Koenishofen,prèsStrasbourg, 25 
les restes du tombeau d'un chevalier rom. *| A Tholey im Hochwald, la 
salle de bains d'une villa romaine. ^ A Trêves, recherche de l'arena de 
l'amphithéâtre. Tf Heddernburg und Bonames [Riese]. Le nom du vil- 
lage de Bonames près Mayence était aussi Bonemese et paraît provenir de 
« Bona mansio ». ^ H. Lamprecht, Der grosse rôm. Friedhof im Regensburg 30 
mit Besprechung seiner Gefàsse und Fibeln [Jacobs]. Ce petit livre est très 
important, particulièrement pour la connaissance de la poterie romaine en 
Bavière. ^ H. Willers, Neue Untersuchungen ûber die rôm. Bronzein- 
dustrie von Capua und von Niedergermanien [Beltz]. Appréc. favorable. 
Tl^ N» 5. Trouvé à Lessenich (Kreis Euskirchen) trois autels en calcaire 35 
blanc, stèles sans reliefs, dédiés aux « Matronae vacallinehae » déesses 
protectrices des grands propriétaires fonciers gallo-romains de cette région, 
description : texte des inscr. votives [Lehner]. ^ Inscr. rom. trouvées à 
Mayence [Kôrber].* Six fragments restitués : ce sont des pierres tombales 
de soldats romains; l'une est celle, d'un jeune garçon de 10 ans désigné 40 
comme « scolastico », c.-à-d. comme l'a montré Domaszewski, sachant lire et 
écrire; il est qualifié de « eques romanus », ce qui montre que l'inscr. est de 
l'époque de Gallien (milieu du 3e s.). ][ Dunapentele an der Donau. Ton- 
modell eine3 Festungstores [F. Drexel]. Complément et rectifications à l'art, 
de Engelmann <cf. supra n° 4 >.«|1 Conduite d'eau rom. à Soller près Diiren 45 
et vases rom. à Hoven, faisant partie de sépultures à incinération [Schoop]. 
^ Fouilles au castel du hmes à Cannstat, porte du castel; constructions 
diverses; praetorium : objets divers. ^ Camp rom. d'Oberaden et de Hal- 
tern, mentions : monnaie d'or des Treveri avec la légende Pottina trouvée 
à Holzem (Luxembourg). ^ Tubuli [Anthes]. Soutient contre Brauweiler 50 
que les tubuli qu'on remarque dans les poêles antiques, servaient à faciUter 
la circulation de l'air chaud et ne peuvent pas s'expliquer par des consi- 
dérations techniques. 1| H. Noethe, Die Drususfeste Aliso nach den rôm. 



118 1908. ALLEMAGNE. 

Quellen und den Lokalforschungen [Kropatscheck]. Des réserves. 11^ N° 6. 
Halter im W. Ausgrabungen in Sommer 1908 [Dragendorff]. Etat des 
fouilles : praetorium : via principalis. ^ Mainz Romische und friichchristl 
Funde aus acht Jahrhunderten [Korber]. 1. Tombeau d'un centurion rom 

» originaire de Venafrum en Gampanie et appartenant à la 16^ légion qui fut 
cantonnée à Mayence en l'an 43; — 2. Fragment d'une pierre tombale 
rom., de la 2^ moitié du l^"" s.; — 3. Relief du 2^ s. représentant une dan- 
seuse; — 4. Fragment d'un cercueil en pierre avec inscr. du 3^ ou 4© s.; — 
5. Pierre tombale de Saturnus du S^s. ; — 6 à 11. Pierres tombales rom, 

10 ^ Inschrift vom Limes Arabicus [v. Domaszewski]. Texte de cette inscr. 
importante pour le limes. Tf E. Esperandieu, Recueil général des bas- 
reliefs de la Gaule romaine [Koepp]. Appréc. en somme favorable. H. R. 

Sitzungsberichte der kôa. Bayerischen Akademie der Wis- 
senschaften. Philos. - philologische u. histor. Klasse, 1908. 

is N" 2. De la méthode de la critique des textes et de la tradition manus- 
crite d'Homère [N. Wecklein]. I. On peut distinguer quatre méthodes pour 
restituer les textes : 1° la méthode paléographique, qui s'en tient le plus 
possible à la lettre des mss. ; 2° la méthode de substitution, qui va au-delà 
du texte transmis et rétablit ce qui y a été remplacé (par glose, commen- 

20 taire, rapprochement); 3° la méthode psychologique, qui cherche à retrouver 
le procédé par lequel un texte faux a été introduit (confusion, influence des 
mots voisins particulièrement grande en matière de pronoms et de rapports 
casuels de participes, conception fausse du sens); 4° la méthode statis- 
tique, qui établit les fautes les plus fréquentes et les échanges habituels 

25 chez les copistes (xeXeuco et xeXeucyw, duvôdcTCTeTe et <yuv6à<|;aT£, dcpà^siv et 
(jtpâ^stv, (j7i[xatv(o et ff-r^xavco, IvxùveTe et IvTuvaTs, etc.). Exemples tirés prin- 
cipalement des dramatiques grecs. — II. Application des quatre méthodes 
décrites du texte d'Homère et nombreuses corrections qui en résultent. 
Au 2°, relève la substitution et l'échange des synonymes et des formules 

30 épiques .Mais c'est surtout la quatrième méthode qui est féconde : a. con- 
fusion des formes temporelles; b. incertitude des formes modales (d'où il 
faut tirer les conclusions suivantes : 1° Il y a une tendance dans les mss. 
à substituer avec xév et av l'optat. au subj. ; 2° Par suite l'usage du subj. 
avec XÊV. dans les propositions principales et relatives pour exprimer le 

35 futur a été très souvent effacé; 3° L'usage de xév avec le fut. indic. repose 
sur fausse tradition; 4° De même, le fut. indic. après e'^ xev (aY xsv)); 
5° De même, l'optat. après et xev et eÏTrsp xev; 6° Après tôç ô'ts, d)ç ôtiote, 
dans les comparaisons on a l'aor. indic. ou le subj. prés.; 7*^ L'optatif simple 
au sens d'un potentiel n'est pas constatable; 8° Après éiç xev (œç av) final, 

40 on a le subj. ; 9° L'assimilation des modes est soigneusement observée 
dans Homère); c. efîortpoursupprimer l'hiatus ;id. confusion de 7rot3,7roT,7rr|. 
— Conclusion générale : On doit ramener à la règle constatée parla majorité 
des cas, par ex. par 90 %, la minorité qui s'en écarte, soit 10 %. Par suite 
l'édition de Ludwich ne présente pas l'application de la critique textuelle; 

46 au contraire, les éditions Nauck et Leeuwen-Mendes ont réalisé de grands 
progrès, ^^f N° 4. Nouveaux fragments des mss. de Weingarten de l'Itala 
[Paul Lehmann]. Fragments d'un recueil des Prophètes et des Évangiles, 
pour les seconds, palimpsestes, en onciale très ancienne (v*' s.). Ces mss 
ont été acquis en 1630 par le monastère de Weingarten au chapitre de Cons- 

50 tance et peuvent provenir, en dernier Heu, des monastères voisins des îles 
du Rhin où ils avaient été importés d'Italie. Texte et comparaison avec 
les traductions analogues. ^^ N° 5. Études sur Arnobe (Karl Meiser]. 
L'ouvrage comprend deux parties, I-IV, puis V-VII. Il est très probable- 



SITZUNGSBERICHTE DER KÔN. ACADEMIE ZU BERLIN. 119 

ment inachevé; car des développements annoncés sne sont pas donnés, 
et le plan, assez méthodique de la seconde partie, comporte d'autres con- 
sidérations. VII, 44 est un rébus. Il faut croire que le copiste de l'archétype 
a sauté une page blanche de son ras. Il s'en est aperçu ensuite. Pour faire 
disparaître sa faute, il aura réuni des phrases et des expressions d'Arnobe, & 
sans se préoccuper du sens, simplement pour remplir l'espace laissé vide. 
Caractère de la polémique et des procédés d'Arnobe. Restitution du texte 
de VII, 49, relatif à l'introduction de la Magna Mater à Rome; l'idole devait 
être une pierre noire, météorique, où l'on croyait discerner les linéaments 
du visage humain. Corrections à de nombreux passages. ^^ N° 7. Le fronton lo 
ouest du temple ae Zeus à Olympie. [Paul Wolters]. La restitution est 
beaucoup plus facile que pour le fronton est, parce qu'il ne s'agit plus de 
placer des figures isolées, mais des groupes. Aussi, dans l'ensemble, la res- 
titution de Treu est incontestable. On effacera les dernières imperfection? 
et on la mettra d'accord avec Pausanias en faisant permuter les groupes i6 
qui sont immédiatement à droite et à gauche de la figure centrale, Apollon. 
^•[j N° 11. P. Virgilii Maionis iuuenalis ludi libellus [Fr. Vollmer]. Une série 
de mss. du ix^, x^ s. et suiv., présentent le même contenu : une biographie, 
vers attribués à Ovide sur Virgile, Gulex, Dirae, Lydia, Copa, Est et Non, 
De institutione uiri boni. De rosis nascentibus, Moretum, Versus Octa- 20 
uiani de laudanda arte Vergilii, tétrastiques attribués à Ovide sur les Buco- 
liques et les Géorgiques. L'auteur de la biographie a compris d'après les 
premiers mots du Culex, Lusimus Octaui, que Virgile a été camarade d'école 
d'Octave. Il a combiné cela avec le renseignement de Suétone, De rhetor., 
qui dit qu'Octave et autres ont été les élèves d'Epidius. Or, le fragment en 25 
question de Suétone était à Fulda ou à Hersfeld. C'est donc un savant caro- 
lingien de cette région qui a combiné ce recueil des œuvres de jeunesse. Il le 
comprenait comme une introduction aux œuvres principales. Le texte est 
une des formes les plus récentes de la tradition. Restitution en variantes 
des leçons de cette famille. ^^ Fascicule supplémentaire. Procès-verbaux jo 
des séances, nécrologie, rapports, etc. ^ Compte-rendu d'un voyage en 
Italie en 1908 pour la préparation du Corpus inscriptïonum etruscarum 
[G. Herbig]. Paul Lejay. 

Sitzungsberichte der kônigl. Preussischen Akademie der "Wissen- 
schaften, ZU Berlin 1908. 9 j anvier. L'entrée des Aryâs dans l'histoire 85 
[Ed. Meyer]. H. Winckler a publié dans les « Mitteilungen der deutschen 
Orientgesellschaft », n° 35, des renseignements sur les archives de la capitale 
de l'Empire hittite, à Boghazkiœi, au centre du pays qui depuis le temps 
des Perses s'est appelé la Cappadoce. La correspondance trouvée à Tell el 
Amarna a déjà prouvé qu'au xviii^ ou au xvii*' s. avant notre ère des Ira- 40 
niens ont fondé en Mésopotamie et en Syrie des dynasties au miheu des popu- 
lations de langue étrangère, comme les Germains plus tard ou les Turcs. Le 
cheval, inconnu dans les anciens temps aussi bien à la Babylonie (rien dans 
Hammourabi) qu'à l'Egypte, apparaît seulement à partir du xvi*' s. dans 
le monde de l'Asie occidentale et de l'Egypte et devient alors en Crète et à 46 
Mycènes le cheval du char de guerre ; mais on l'appelle en Babylonie, « âne 
de lamontagne » (orientale)». Il a été introduit par les Iraniens dans l'Asie 
antérieure. La dynastie, enfin, qui commande au xv^ et au xiv" siècle dans 
le Mitani (pays situé dans le nord-ouest de la Mésopotamie, des deux côtés 
de l'Euphrate), est d'origine iranienne, comme le prouvent les noms des 5© 
princes. Or, la correspondance nouvelle entretenue par le roi des Hittites 
avec le roi de Mitani, contient des noms divins, qui, outre des noms sémi- 
tiques ou hittites, sont Mithra, Varuna, Indra, Nâsatyà. Ce dernier nom, 



120 1908. 



ALLEMAGNE. 



« les Jumeaux », est un surnom des Asvin, couple analogue aux Dioscures- 
Mais de plus, dans le document nouveau, ces noms, très reconnaissables, 
sont groupés comme dans les composés Indra-nàsatyâ et Mitra- Varuna. 
Le texte est du commencement du xiv" siècle. ^^ 23 janvier. Rapports sur 
^ les entreprises de l'Académie : Wilamowitz, Le recueil d'inscriptions 
grecques. Le tome IX, 2, paraîtra à Pâques; XII, 2, est différé par suite 
diverses circonstances, Hirschfeld, Inscriptions latines. On poursuit l'achè- 
vement de l'index du t. VI et du t. XI; XIII, 2 (Germanie inférieure) a 
paru; la réédition du tome I a été reprise après une longue interruption; on 
10 continue l'impression des suppléments des tomes IV et VIII. Hirschfeld, 
Prosopographie: marche lente. Hirschfeld, Index rei militaris imperii romani : 
M. Ritterling a complété la liste des officiers de rang équestre, et a été en- 
traîné à dresser une lirte des centurions par le fait que les officiers de haut 
gfade sont sortis, surtout au I^r et au II", du rang de centurion. Diels, 
15 Commentaires d'Aristote : deux volumes ont été achevés, VIII (Simpli- 
cius, par Kalbfleisch) et XXI, 1 (Eustrathius in Posteriorapar Hayduck);le 
dernier fascicule de Philopon s'imprime. Dreesel, Monnaies grecques : 
marche lente. Erman, Dictionnaire de la langue égyptienne : on a com- 
mencé à rédiger un manuscrit provisoire et constaté les grandes difficultés de 
2° l'entreprise ; le dépouillement des textes a été poursuivi en même temp. . 
Diels, Médecins grecs : on prévoit 32 vol. in-S». Fondation Savigny ; 
t. II, fasc. 1 du V ocahularium iurisprudentiae romanac a paru. Fondation 
Wentzel : ont paru Eusèbe II, 2; sont à l'impression ou prêts pour l'im- 
pression : l'introduction à Eusèbe, t. II, l'Apocalypse d'Esdras, Clément 
^^ d'Alexandrie; 6 fascicules de l'Archiv ont été publias; la préparation de 
la Prosopographia imperii romani saec. /F- F/ continue activement tant pour 
la partie ecclésiastique (Jiilicher) que pour la partie profane (Seeck); le 
dépouillement des sources continue pour le dictionnaire juridique allemand. 
Tï^ 6 février. Hymnes au diadème des Pharaons [Erman]. D'après un 
papyrus de M. Golenischeff. Ce papyrus a été écrit environ au xvi^ siècle 
pour le grand temple du dieu Sobk dans le Fayoum. Les hymnes remontent 
dans leurs parties essentielles à une époque plus ancienne, deux au vieil 
Empire de la Basse-Egypte. Plusieurs ont la forme de chants du matin, 
avec lesquels on éveillait primitivement le roi et qui, de bonne heure ensuite 
furent employés pour saluer les dieux au commencement du jour. ^^ 5 mars. 
Les représentations du mythe d'Hélène sortant d*^ l'œuf [Kekule]. De nou- 
veaux morceaux obligent à une révision de ce qui était admis jusqu'ici. 
^Tl 19 mars. La septième Néméenne de Pindare [Wilamowitz]. Composée 
en 485 probablement, elle a pour but, outre de chanter le vainqueur, de 
*° jistifler la manière dont le poète a traité l'histoire de Néoptolème dans un 
péan delphique. Or, ce péan vient de nous être restitué en grande partie 
par le papyrus Oxyrynque 841. On peut maintenant interpréter la Néméenne 
avec sûreté. M. Wilamowitz étudie et discute le texte des deux œuvres et 
montre ce que ces œuvres de jeunesse de Pindare nous apprennent sur le 
* développement et les progrès de son génie. ^ Un fragment manichéen en 
langue ouigoure d'Idiqut-Schahri [A. von Le Coq]. Édition et étude linguis- 
tique. Tï^ 29 mars. Le commerce du vin entre la Gaule occidentale et 
l'Irlande, du i" au vii^ siècle [Zimmer]. A partir du viii^-ix® s. le commerce 
du continent avec l'Irlande a pour intermédiaire la Grande-Bretagne, 
5^ Mais plus anciennement, il y avait des relations directes par mer entre 
l'Irlande et les ports situés aux embouchures de la Loire et de la Garonne. 
Ceci est établi par des témoignages direct? et par les souvenirs que le com- 
merce des vins gaulois a laissés dans la langue et la légende en vieil irlandais 



SITZUNGSBERICHTE DER AKADEMIE ZU BERLIN. 121 

^^ 2 avril. Trouvailles en Egypte d'anciennes monnaies grecques en argent. 
[Dresse]]. Ce sont des objets précieux qui servaient d'objets d'échange 
avant que l'Egypte ait eu une monnaie. Les monnaies trouvées ne sont 
par l'œuvre de Grecs établis en Egypte. ^^ 30 avril. « Ins gras beissen » 
[Pischel]. Cette expression ne peut être séparée des expressions qui signifient & 
« mordre la poussière », dans les langues romanes et dans l'antiquité classi- 
que (Ovide, Met-, IX, 61, arenas ore momordi; cf. Homère, IL, II, 417; 
XI, 748; Virgile, En., XI, 418; X, 489). La substitution de l'herbe à la 
poussière vient d'un usage commun aux Indo-européens, qui se trouve 
chez les Hindous, les peuples italiques, germaniques et slaves, de prendre lo 
de l'herbe dans la bouche ou la main en de certaines circonstances. Dès le 
v*^ siècle avant J. C, la coutume existait dans l'Inde de mordre de l'herbe 
pour se sauver de la mort; mais elle remonte aux temps védiques. Elle est 
attestée chez les Latins par le proverbe « herbam do » (cedo uictoriara, 
Servius sur l'En., VIII, 128; cf. l'abrégé de Festus par Paul, p. 99), ou, ^^ 
plus tard, « herbam porrigo » (cf. Pline, N. H., XXII, 8 et VIII, 5; Nonius, 
p. 317, 4). L'herbe était un signe d'inviolabihté, d'oîi le nom d'un des 
féciaux « uerbenarius » (cf. F'estus, p. 321). L'usage existait chez les Germains 
au temps de Pline. La « chrenecruda », que l'on doit jeter sur le mort d'après 
les lois germaniques, est exactement 1' « herba pura » des Latins (Festus, ^^ 
ib., et T. Live, I, 24). Tf^j 14 mai. Le prétendu synode d'Antioche de 324-325 
[Ad. Harnack]. Ed. Schwartz a publié d'après le ms. syr. 62 de Paris, une 
lettre d'un synode tenu à Antioche en décembre 324, ou un peu plus tard. 
D'après cette lettre, un concile, antérieur à celui de Nicée, composé de 
cinquante-neuf évêques, aurait condamné, non seulement l'arianisme, 25 
mais Eusèbe de Césarée. L'Orient se serait déjà prononcé, quand s'ouvraient 
les débats de Nicée, et Eusèbe y aurait paru en condamné. Un fait aussi 
important et aussi invraisemblable aurait été caché jusqu'ici. Mais tout dans 
ce document trahit le faussaire ignorant et naïf. Il parle des 318 Pères, 
c'est-à-dire des Pères de Nicée; il copie, en paraphrasant légèrement, la so 
conclusion du symbole de Nicée; il suppose qu'Eustathe a excommunié 
Eusèbe de Gésarée, pour faire pendant au synode d'Antioche de 330, où 
Eusèbe a réellement excommunié Eustathe; il copie les signatures de Nicée; 
il mêle, sans discernement, les faits et les personnages antérieurs et posté- 
rieurs à Nicée. Non seulement les expressions sont invraisemblables, comme 35 
l'épithète de Oeoxoxoç décernée à Marie, mais la situation que suppose 
ce prétendu concile est impossible. Comment admettre qu'un obscur 
évêque d'Isaurie, venu à Antioche dans une période de troubles, et pendant 
la vacance du Siège, ait pris sur lui d'y convoquer et d'y présider les évêques 
des provinces voisines. On ne peut donc sauver le document en supposant 40 
des interpolations. Le faussaire s'est servi des écrits d'Alexandre d'Alexan- 
diie. Il visait Eusèbe de Césarée et voulait » cori'iger » la condamnation 
qu'il avait fait porter à Antioche contre Eustache en intervertissant les 
rôles. L'intérêt que le fabricant porte aux épithètes divines ixps'jrToç xat 
àvaXXotwToç, appliquées à la Trinité entière, indique le temps du mono- 45 
phypisme et des controverses sur l'impossibilité et l'immutabilité de Dieu, 
soit le VI® ou le vu® siècle. Schwarz a eu tort également de croire, d'après 
une pièce du même dossier, que Constantin a d'abord convoqué le Concile 
à Ancyre, puis l'a transféré à Nicée. En réalité, cette pièce veut faire croire 
à l'existence d'un synode antérieur à Ancyre. C'est le Concile d' Ancyre, 50 
bien connu, qui a suggéré cette idée. %^ 4 juin. La portée de la découverte 
de l'ancien Orient, pour l'appréciation de la méthode historique et la res- 
titution de l'histoire primitive de l'humanité. [Ed. Meyer]. On a reconstruit 



122 1908. — ALLEMAGNE. 

des époques entières desquelles on n'avait auparavant aucun soupçon ni 
aucun renseignement. Ces résultats démontrent la légitimité et la sûreté de 
la méthode historique. Le développement des peuples civihsés et les restes 
que nous avons des anciennes phases de l'évolution de la vie de l'humanité 

^ démontrent d'une manière concordante que, vers 5 000 av. J.-C, en 
chiffres ronds, le développement physique et psychologique de l'homme 
était assez avancé pour lui permettre de s'engager dans les voies de la civi- 
lisation supérieure. La civilisation paléolithique du magdalénien fournit 
des données plus anciennes. Ce qui précède, la période éolithique, n'appar- 

10 tient plus à l'histoire de l'homme, mais à celle des préludes du développe- 
ment humain. % Rapport sur le relevé des inscr. hiéroglyphiques et hiéra- 
tiques gravées sur le rocher dans les carrières d'albâtre de Hatnub, dans 
la Moyenne Egypte [G. Môhler]. Texte et traduction. Ces inscr. vont de la 
iv^ à la xii^ dynastie. ^ La séparation des mots dans les mss. gotiques 

16 [W. Schulze]. Doit être cité ici, parce que la question touche la pratique 
des graveurs d'inscriptions et des copistes de langue latine. La coupe 
a-kra- (muette -\- liquide) est celle des Germains de l'Est, ak-ra celle des 
Ostrogoths d'Italie. Les Germains de l'Ouest ont une tendance à redoubler 
la consonne devant j : ainsi s'expliquent Sunnia, nom d'un correspondant 

20 de saint Jérôme, Vallia, roi (415-419), en regard de Valameris (Sid. Apol., 
2, 225), Valila (Carm. epigr. lat., 916, 1). On peut se dsmander si ce n'est pas 
une influence germanique des Ostrogoths (ou analogue) qui a fait passer, 
en latin, de la coupe « tene-brae » à lacoupe «teneb-rae » des langues romanes. 
Ces observations n'ont de valeur que pour l'intérieur du mot simple. Dans 

26 le composé, c'est l'étymologie qui règle ; de même, dans les formes verbales 
à redoublement. Dès lors, ai-waggeljo, ai-waggeljons, attestent, comms 
E. VHEL. PIS. TO (C. I. L., IX, 394), la prononciation év de çu grec, dès 
cette époque; et aussi Da-weidii (AaustS). On voit que l'on a raison de sup- 
poser qu'Ufilas est parti de cette prononciation récente pour adopter 

'0 le T grec comme expression du W germanique. 1| Pseudodemocritea Vati- 
cana. [ M. Wellmann]. Le ms. gr. 299 du Vatican (xv^ s.) contient, entre 
autres, un recueil byzantin de recettes pharmaceutiques. Parmi les auteurs 
cités, on trouve des extraits AYiaoxpîxou 'AêoTjpiTou. L'apocryphe était un 
recueil de recettes pharmaceutiques pour les diverses parties du corps. Il a 

35 été rédigé, au plus tard, au ix'' siècle. Il est intéressant pour l'histoire de la 
renommée de Démocrite. Ce nom ne servait pas seulement, à la fm de l'anti- 
quité, à couvrir et à désigner la médecine sympathique et des procédés 
superstitieux. Il représentait encore une science rationnelle. ^Tf 25 juin. 
Rapport annuel sur l'Institut archéologique allemand [O. Puchstein]. 

40 Fouilles de Boghaskouî; recherches de M. R. Delbriick relatives aux cons- 
tructions d'époque républicaine à Rome et dans le Latium (tombeaux 
de Bibulus; temples de Gabies, de Cori, de Tivoh; villa dite de Mécène, à 
Tivoli; temple de la Fortune, à Préneste); fouilles de Numance. A Rome, 
M. Htilsen a traité de la topographie romaine et M. Dragendorfî de l'ancienne 

45 civilisation itahque. A Athènes, outre les cours ordinaires, des fouilles ont 
été poursuivies à Tirynthe, près de Kakovatos, la Pylos homérique d'après 
Dôrpfeld, à Pergame, à Leucade. La commission de la Germanie romaine a 
poursuivi des fouilles sur divers points, notamment à Haltern, KnebJing- 
hausen, Oberaden, Friedberg, près de Niedenstein, de Detmold, etc. 

50 U^ 2 juillet. Anciennes et nouvelles luttes pour la liberté de la science 
[H. Diels]. Comparaison entre les luttes du xvi" siècle et du xx" et celles 
qui ont eu lieu en Grèce. Leucippe est un pendant et un précurseur de Gali- 
lée. C'était un élève de l'école d'astronomie et de mathématiques fondée 



SITZUNGSBERICHTE DER AKADEMIE ZU BERLIN. 123 

par Thaïes à Mi'et. A l'aide du simple calcul et de la puissance logique 
propre aux Eléates, Leucippe soumit le monde à des lois nécessaires et 
inéluctables. A toute naissance et à toute destruction, il assigne des causes 
mécaniques. Les corps célestes sont pour lui des composés d'atomes. La 
couleur, la chaleur et autres qualités sont des distinctions secondaires de s 
notre sensibilité et sont soumises à la mesure des quantités. Il y a d'autres 
mondes que les nôtres. La voie lactée est une accumulation d'étoiles. Les 
taches de la lune sont produite par des inégalités de surface. Un aérolithe 
étant tombé en 468 près d'Abdère, Leucippe y reconnaît des métaux et en 
conclut que les corps célestes sont des amas de métaux en combustion, lo 
Ces découvertes ont été attribuées à Anaxagore. Mais le témoignage de 
Démocrite, élève de Leucippe et témoin digne de confiance, accuse Anaxa- 
gore de plagiat. Anaxagore expia d'ailleurs les idées qu'il avait emprun- 
tées. La pieuse Athènes mit à l'index un livre sceptique de l'Abderitain 
Protagoras et excommunia Socrate et Anaxagore. Mais les temps de luttes i5 
semblables sont des époques fécondes ^^ 9 juillet. Le prétendu rapport 
égyptien sur le périple de l'Afrique [Erman et Schafer]. Les textes des deux 
scarabées, désormais célèbres, sont pleins de fautes de style et de langue. 
L'auteur avait une connaissance superficielle et élémentaire de l'égyptien. 
Il en savait assez pour comprendre des textes faciles, et en avait lu, surtout 20 
des textes récents. Mais il ne s'inquiétait pas beaucoup de la structure de 
la langue. Il a eu l'imprudence de copier des fragments dans des docu- 
ments connus. La pensée de la falsification paraît avoir été suggérée par 
une phrase de M. Maspéro en tête d'un mémoire de M. Foucart sur un frag- 
ment d'époque saïte qui a été exploité par le faussaire. ^ Tocharique, 25 
la langue des Indo-Scythes [Sieg et Siegling]. Des restes de ms. écrits en 
écriture « brahmi » contiennent des textes rédigés en deux dialectes inconnus. 
L'un d'eux, tenu pour mongolique ou turc, est le tocharique, la langue des 
Indo-Scythes. L'étude des noms de nombre, des noms de parenté et de? 
pronoms prouve que c'était une langue indo-européenne. Transcription et so 
traduction d'un fragment. M. Pischel ajoute quelques remarques sur la 
phonétique, fait des rapprochements avec la langue des tziganes et note que, 
comme en bohémien, les désinences nominales sont étrangères en tochar- 
que. 11^ 23 juillet. Les 'laxpixà cpuTtxà xal àvTnra6r|Ttx(x d'Aelius Promotus 
[Wellmann]. Aelius est un médecin qui vivait dans la première moitié du 35 
11^ siècle. On a son AuvapLspôv. Les 'larptxàsontperdus. Ilenrestedesextraits 
conservés par une compilation byzantine dans le ms. gr. du Vatican 299 
(xv*' s.) et le Vossianus Fol. 29 (xv^ s.). Ce sont des recettes de médecine 
sympathique, des formules magiques et superstitieuses en honneur chez 
des médecins même sérieux, comme Scribonius Largus, Dioscoride, Xéno- 40 
crate, Strabon, Théodore, Archigène. Gahen reconnaissait leur puissance 
(cité par Alex. Tr., II, 475) et on a sous son nom une compilation « De 
incantatione, adiuratione et suspensione ». Les deux grands réservoirs où 
l'on puisait ces formules sont le Pseudo-Démocrite et les écrits de Xéno- 
crate d'Aphrodisias qui reposaient sur la médecine populaire orientale. 45 
Texte des fragments avec apparat et indications des passages paral- 
lèles (géographiques, Pline l'ancien, Aétius, Marcellus Empirius, etc.). 
f^ 30 juillet. La non-authenticité du Hvr9 samaritain de Josué [A. 
S. Yahuda]. ^1[ 22 'octobre. A propos de deux lettres d'Alciphron 
[J. Vahlen]. Ces lettres nous ont été transmises par petits groupes 50 
dans des mss. difTérents. Mais l'état imparfait de leur tradition n'est 
pas une raison de s'écarter trop loin de la teneur des co pistes. M. Vahlen 
montre par de multiples exemples qu'il est possible de retrouver le vra' 



124 1908. — ALLEMAGNE. 

texte en se rapprochant le plus possible de la leçon manuscrite. Des parti- 
cularités propres au style d'Alciphron peuvent aussi guider l'éditeur : 
synonymes groupés par paires, verbes synonymes dépendant l'un de l'autre 
u7ro[xév£tv àveydfxsvov, pléonasmes variés; il faut b'en se garder de suppri- 

6 mer des mots qui paraissent superflus. Etude particulière de III, 40 (II, 
38, lettre de paysan) et de I, 8 (lettre de pêcheur). Fr. Loofs, Le.'- indications 
chronologiques du préambule des lettres festales de saint Athanase. L'au- 
teur avait en vue les dates consulaires. Il n'y a que des erreurs apparentes. 
TfTI 5 novembre. Contributions à l'étude de la palmomantique en Orient et 

10 en Occident [Diels]. Textes grecs et d'autres langues. Fondement animiste 
(voy. les « Abhandlungen ». ][ La stèle de Mnésithée [H. Diels]. On peut 
enfin en tirer un texte plus sûr : XatpsTS toi TraptovTcç, lyw 8ï Oavwv 
xaraxetjxai | AeOpo IwvàvàvEtjxaiavew.TéoçTTÎSs xéôaTTTa'.. | 3£tvoçà7T'AlYtV/]ç 
MvTjfft'Oeoç AoupufJLQC^^aio. ! 'Qi'v pie 7:ÉvÔrj(je cpiXïi [AvÎTirip TtuLapéxT)' ] TùfjLtot 

16 ÈTT axpoTarwt (ittjXtjV ap'àaÏTO vewxt. | "II8r| tXaOi, w 'Ai'orj, àv' Ipéjxv' 
OT airàiaaç. | TiixapéxT, 8"£(7aT7i(je (filon lirt Tiatôl Oavovri. Traduction et 
observations. ^ [Karl Schmide]. Une « Epistola Apostolorum » conservée 
en copte et en latin. Le texte copte est conservé au Caire; il provient 
du couvent de Schenoriti ; le latin a été retrouvé par M. 

20 Bick dans un palimpeste de Vienne (Vindob. 16). Ce document prouve 
que les actes apocryphes des apôtres ne sont pas un produit du gnosticisme. 
Le «panchristisme»des actes de Pierre et de Jean est un héritage catholique 
des temps primitifs de l'Église d'Asie. La phrase des actes de Jean qui est 
très caractéristique (p. 201, 11 Bonnet), se retrouve dans l'épître : « Je suis 

26 tout entier dans mon Père et mon Père est en^ moi ». ^T| 26 novembre. 
[Hirschfeld]. Conjectures sur l'ancienne histoire romaine. Étude de la tradi- 
tion relative à l'organisation des plus anciennes tribus romaines, à la victoire 
de Cincinnatus, aux dépouilles opimes de Cornélius Cossus. ^T| 3 décembre. 
Un papyrus d'Eléphantine [Sachau]. Une longue liste de noms prouve 

30 que la colonie israélite d'Eléphantine au v^ s. av. J.-C. était une colonie 
militaire. Étude sur le vieux nom sémitique de divinité Bethel et sur l'an- 
tique déesse guerrière cananéenne, Anat-Bethel. ^^ 17 décembre. Addition 
à propos de la stèle de Mnésithée [Diels]. Wilhelm propose pour les v. 3-4 : 
MvYifftôeo; 5'ovo[j.a | xai aot fJ(.vTi(Ji.' IttIôyiXc '^-'Xt) [jlt^ttjû TtixapÉTT]. 

35 - Paul Lejay. 

Westdeutsche Zeitschrift fur Geschichte und Kunst, 27^ année, 
1908. Ne contient pas dans ses quatre livr. d'art, de fond, qui concerne 
l'antiquité grecque et latine. H 2^ hvr. H. Ff.rtig, Neues aus dem litera- 
rischen Nachlass des Humanisten Johannes Balztbach (Piemontanus). 

40 [Richter]. Bien intentionné, soigné et digne d'éloges, mais ne répond pas 
aux exigences de la science. 

Wochenschrift fur klassische Philologie, 25^ année 1908, N» 1. 
O. ScHRADER, Sprachçergleichung und Urgeschichte. Linguistisch-historische 
Beitrage zur Erforschung des indogerman. Altertums. II, 1. Die Metalle : 2, 

45 Die Urzeit [Weize]. Vivant, clair, intéressant, sera utile. ^ A. Cuny, Le 
nombre Duel en Grec [Bartholomae]. La valeur de ce hvre, qui est réelle, 
repose sur la masse de matériaux réunis avec soin et sagacité. 1[ M. Lam- 
BERTZ, Die griech. Sklavennamen [Meister]. Bon.^N. NiLÉN,I-ucmAmsI,l. 
[Gemoll]. Cette nouvelle édition commence bien. ^ D. Philios, 'EXsuatç. 

.50 Mu(7T7]pta £p£''7rta xai [jLou(j£tov aÙTrii;[Kern]. Appréc. élogieuse. ^ Th. A. Ippen. 
Skutari und die Nordalbanische Kûstenebene [Partsch]. Éloges. ^ G. W. 
BoTSFORD, The social composition of the primitive Roman populus [Kiibler]. 
Clair et convaincant, mais les conclusions ne sont pas nouvelles. Tf G. L. 



WOCHENSCHRIFT FUR KLASSISCHE PHILOLOGIE. 125 

Hendrickson, The De Analogia of Jul. Caesar : its Occasion, Nature and 
Date, with aditional fragments [Tolkiehn]. Des réserves. T| E. Lôfstedt. 
Die neue Dictyshandschrift [Ihm]. Trop éclectique. If B. Filow, Die Legionen 
der Provinz Moesia von Augustus bis auf Diokletian [Wolff]. Très grands 
éloges. Tl A. Heisenberg, Nikolaos Mesurites, Die Palastr évolution des ^ 
Johannes Komnenos [Wartenberg]. Éloges de cette publication de ce récit 
d'un homme d'Etat de la première moitié du 13^s.^FouillesàArlon.— Restes 
de l'ancienne Abusina (Bavière). ^^ N» 2. Homers Odyssée, tibers. von J. H 
Voss, bearb. von B. Kuttner [Weber]. Appréc. favorable. ^ Die Odyssée 
nachgebildet in achtzeiligen iambischen Strophen von H. v. Shelling [id]. lo 
Eloges. ^ R. Johannes, De studio venandi apudGraecos et Romanos [Giith- 
ling]. Traite à fond le sujet. ^ Th. Breiter, M. Manilii Astronomica éd. I 
[Manitius]. On ne peut qu'attendre avec impatience le second vol. de cette 
nouv. éd. ^ L. Radermacher, M. Fabi Quintiliani Institutionis oratoriae, 
lib. ^2. I Lib. 1-6 [Gemoll]. Appréc. favorable. ^ H.LiETZMANN.iÇ^mfto/e der ^^ 
alten Kirche [Draeseke]. Substantiel. T[ Trouvailles d'antiquités en Suissa 
(castel près Zursach — Fibules, — Vindonissa, — Parures en or et autres 
objets trouvés dans des tombeaux dans le canton de Berne entre Hindel- 
bonk et Jegenstorff; les tombeaux sont à incinération de l'époque de 
Halstatt (premier âge du fer, 800-400 av. J.-C). HH N» 3. K. Brugmann, 20 
Grundriss der ver gleichenden Grammatik der indogerman. Sprachen 2. Aufl. 
II [Bartholomae]. Cette 2® éd. a été remaniée, refondue, complétée. Éloges. 
^ P. Wahrmann, Prolegomena zu einer Geschichte der griech. Dialekte im 
Zeitalter des Hellenismus [Meister]. Appréc. favorable. ^ M. Wellmann, 
Pedanii Dioscuridis Anazarbei de materia medica libri quinque, éd. I, lib. ^5 
1 et 2 [Fuchs]. Bon. ^ A. Scheindler, Des C. Sallustius Crispus bell. Cati- 
linae, bell. Jugurthinum und Reden und Rriefe aus den Historien hrsg. 
[Opitz]. Appréc. favorable de cette éd. de classe. ^ W. Isleib, De Senecae 
dialogo undecimo qui est ad Polybium de consolatione [Tolkiehn]. Eloges; 
sera utile. Il n'y a pas de raison suffisante pour ne pas attribuer ce traité 3° 
à Sénèque. ^ P. Koschaker, Translatio indicii. Ein Studie zum rôm. zivil- 
process [Grupe]. Extrêmement soigné. ]{ C. Patsch, Zur Geschichte und 
Topographie von Narona [Ihm]. Méritoire. ^ O. v. Sarwey und E. Fabri- 
cius, Der Obergermanische-Ràtische Limes des Rômerreiches [id.]. Rapide 
résumé. ^ Denys d'Halicarnasse et Caecilius de Kalakte [Tolkiehn]. Nous ^^ 
voyons dans Denys d'Halicarnasse Ep. ad Pompeium 3, 19 qu'il était très lié 
avec Caecilius (tco tptXTaTwKsxtXt'co). Il n'était pas prodigue de ces appellations 
et ceux qu'il appelait ses cpiXxaToi étaient vraiment ses amis. On ne peut pas 
avec Schwartz (Pauly-Wissowa R. E. V, 935) rapporter à Cécilius ce que 
dit D. d'H. Ant. I, 1, 3 ^^ N» 4. F. Blass, Die Eumeniden des Aischylos. *» 
Erklârende Ausg. [Busche]. Grands éloges. Tj A. Martin, Notes sur l'ostra- 
cisme dans Athènes [Schneider]. Prudent et pénétrant. % Rruckmanns Wand- 
bilder antiken Plastik [Trendelenburg]. Excellent. ^ Exploration archeol. 
de Rhodes, 4^ rapport par K. F. Kinch [Larfeld]. Résumé. ^ R. Kunze, Die 
Germanen in der antiken Literatur; 2, Griech. Literatur [Iz]. Matière riche *^ 
et intéressante. ^ E. Wagner u. G. von Kobilinski (f). Leitfaden der 
griech. und rôm. AltertUmer [Gemoll]. Bien fait. ^ Th. Mommsen, Gesam- 
melte Schriften; III, 3. Juristische Schriften IV, I Histor. Schriften [Korne- 
mann]. Ont droit à toute notre reconnaissance. ^ P. Monceaux, Enquête 
sur Vépigraphie chrétienne d' Afrique [Weymann]. Chaudement recommandé so 
à tous les travailleurs qui s'occupent de l'Afrique chrétienne. TJ L. Weigl 
Johannes Kameteros. EccaycayTi àaTpovûpLiaç. Ein Kompendium griech. Astro- 
nomie und Astrologie, Météorologie und Ethnographie in politischen Versen I 



126 1908. — ALLEMAG NE. 

[Wartenberg]. Publications de ce poème didactique dédié à l'empereur 
Manuel I (1143-1180). ^1[ N» 5. J. PrÂsek, Geschichte der Meder und Perser 
bis zur Makedonischen Eroberung; I, Geschichte der Meder und des Reichs 
der Lànder [Sandw]. Approfondi et complet. *\ H. Weil, Euripide, Iphi- 

6 génie en Tauride [Busche]. Quelques changements apportés au texte dans 
cette 3^ éd.. ^ P. Graindor, Les fouilles de Tenos en 4905 [Larfeld]. Résumé 
de ces fouilles méritoires. ^ S. Chabert, Histoire sommaire des études d'épi- 
graphie grecque [id]. Eloges. ^ AéXTtov t. êv 'AX[xup(Ài cptXapyatoi» kvxiptixç 
"06pui»;T£î5;(oç Ixtov [Kern]. Ce 6^ vol. est plus substantiel que les précédents. 

10 ^ L. Castigilioni, Studi alessandrini, I, Arianae Teseo [Steuding]. Appréc. 
favorable. ^ J. G. Mahaffy, The silver âge of the greek world [Ziehen]. Ce 
livre enrichit la littérature de l'histoire de la civilisation. Puisse M. pour- 
suivre ses études pour l'époque d'Hadrien. ^J Winter, De ellipsi verbi esse 
apud Catullum, Vergilium, Oi>idium, Statium, Juvenalem obvia cap. duo 

15 [Schulze]. C'est un beau et fécond sujet que traite W. mais il n'est pas 
nouveau et W. ne donne que ce qui était connu. U H. Kleigûnther, Text- 
kritische und exegetische Beitraege zum astrolo gischen Lehrgedicht des sog. Man il- 
lius [ManiUus]. Appréc. favorable. ^ A. Siegmund, Zur Texteskritik des Tra- 
gédie Octavia [Gemoll]. Très approiondi et méthodique, mais un peu pédant 

20 et prolixe. ^ P. Lehmann, Franciscus Modius als H andschriftenjorscher 
[Manilius]. Recherches très méritoires. ^ La terrasse des Lions à Délos. 
C'est un des plus beaux monuments architecturaux de Délos. On a retrouvé 
quatre hons en marbre de Naxos qui datent du vi'^ s. — Sépulture des 
Antonins à Rome. Tn| N° 6. A. Aravandinos 'AffxXViTrio; xal 'AaxÀYjTrista 

25 [Fuchs]. Agréable à lire et instructif. % V. Chapot, Séleucie de Piérie [Goes- 
1er]. C. a fait tout ce qu'on pouvait faire avec ce sujet. Tf G. Colasanti. 
Fregellae. Id. Pinna. [Nissen]. Quelques réserves mais appréciation en 
somme favorable. Tj E. Grossi, Aquinum : N. Jacobone, Ricerche sulla 
storia e la topografia di Canosa antica [id]. Bonnes contributions. T| L Rai- 

30 MONDi, I Frentanilié}. Insuffisant. T| E. Melchiori, Storia e topographia di 
Forum novum in Sabina [id]. Utile. Tf P. Hildebrandt. Scholia in Cice- 
ronis orationes Bobiensia éd. [SchilUng]. Des réserves. ^ 1. L. Maccari. 
De Ovidii Metamorphoseon Distichis; 2, Id. Qsservazioni ad Orazio [Schulze]. 
1. Intéressant; 2, Rien de bien nouveau. ^^ N» 7. R. Kekule von Stra- 
ss DONiTz, Die griech. Skulptur [Trendelenbourg]. Acquerra de nombreux 
amis à l'art grec. ^ A. Vogliano. Ricerche sopra Vottavo mimiambo di 
Heroda ( 'Evûtcviov) con un excursus IV, 95-95 [Sitzler]. Appréc. favorable. 
^ G. Seydel, Symbolae ad doctrinae Graecorum harmonicae historiam [H . G .] 
Mérite d'attirer l'attention. TJ E. Getzlaff, Quaest. Babrianae et Pseudo- 

*" Dositheanae [Ficus]. Beaucoup de soin. % M. Schanz, Geschichte der rôm. 
Literatur I 1 [Harder]. Cette 3^ éd. est encore en progrès, ^f L. Laurand, 
De M. Tulli Ciceronis studiis rhetoricis [May]. Méritoire. TJ L. Traube, 
Nomina sacra. Versuch einer Geschichte der Christlichen Kiirzung [Manilius]., 
Excellent. "H Sur l'Ars grammatica de Diomède 3 [J. Tolkiehn]. Dans ce 

45 3e art. <cf. Woch. 1907, n» 43, R. d. R. 32, 132, 47>T.voulant montrer 
plus nettement les rapports de Diomède avec Charisius et Donat, étudie 
le chap. De barbarismo de ce grammairien. ^^ N» 8. D. Mûlder, Homer 
und die altionische Elégie [Sitzler]. Appréc. défavorable. TI J. E. Hakry, 
Problems in the Prometheus [Nestlé]. Contribution de valeur. ^ St. Haupt, 

so Disposition der Aristotelischen Théorie des Dramas und Erkldrung einiger 
Hauptpunkte derselben [Muff]. Malgré de grandes réserves, pourra rendre 
des services. ^ L. Legras, Etude sur la Thébaide de Stace [Helm]. Utile» 
mais rien de bien nouveau. If U. Thieme und F. Becker, Allgemeines 



WOCHENSCHRIFT FUR KLASSISCHE PHILOLOGIE. 127 

Lexikon der bildenden Kûnstler von der Antike bis zur Gegenwart I [Brueck- 
ner]. Entreprise gigantesque où les études classiques sont dignement repré- 
sentées. 11 Sur les noms des rois de Rome. [W. Soltau]. Montre qu'ils sont 
tous d'origine étrusque. ^^ N° 9. L. Adam, Ueber die Unsicherheit litera- 
rischen Eigentums bei den Griechen und Rômern [Rothe]. Des erreurs et des ^ 
omissions. ^ W. Schultz, Studien zur antiken Kultur; 2 u. 3, Altjonische 
Mystik I [Dôring]. Qrandes réserves.^ A. P. Aravantinos, 'AçxXvÎTrtoç xac 
'AffxXïiTriEia [Wartenberg]. Remarquable. ^ Chr. Harder, Thukydides : 2 
Schiilerkommentar [Gillischewski]. Bon livre. ^ G. Kuhlmann. De poctae 
et poematis Graecorum appellationibus [Sitzler]. Matériaux soigneusement i" 
réunis. Sera le bienvenu.^ A. Patin, Der lucidus ordo des Horatius [Pétri]. 
Le critique souhaite à l'auteur beaucoup de lecteurs et d'adeptes pour ses 
somnia Pythagorea. ^ F. Orlando, Le lettere pubbliche in Roma impériale 
[Ziehen]. Fait avec soin, mais ne fait faire aucun progrès à la science. ^ C. 
Lehmann-Haupt, Materialien zur aelteren Geschichte Arméniens und Meso- 16 
potamicns [Prâsek]. Appréc. élogieuse. ^ S. Reiter. Fr. Aug. Wolfs Brief 
an Goethe hrsg. S. Reiter. Fr.Aug. Wolf und D. Ruhnkenius [D.]. Ont de 
la valeur. ^^ N» 10. H. Nissen, Orientation : Studien zur Geschichte der 
Religion 2 [Ginsel]. Intéressant. ^ R. Hildebrand, Recht unh Sitte auf 
den primitiveren wirtschajtlichen Kulturstufen. 2*^ Aufl. [Kraus]. Ingénieux 20 
et plein de mérites. ^ L. Le g ras, Les Puniques et la Thébaïde[E.e\m]. Hy- 
pothèses possibles, mais non démontrées. ^ Zeitschritf fiir Geschichte der 
Architektur 1907 I, 1 [Watzinger]. Analyse rapide de ce fasc. ^^ N" 11. 
Griech. Dichterfragmente 1 Epische und elegische Fragmente bearb. v. W 
ScHUBARD u. U. V. WiLAMoviTz-MoELLENDORFF [Schmidt]. Art. qui se con- 26 
tinue dans le n° 12. Témoigne de la variété des papyrus de la collection de 
Berlin et du zèle infatigable des éditeurs. Longue analyse des fragment,, 
contenus dans ce vol.TJ W. Hoffmann, Das literarische Portrdt Alexanders. 
des Gr. im griech. unh rôm. Altertum [Gemoll]. Éloges. ^ H. W. Prescott, 
Some phases of the relation of thought to verse in Plautus [H. G.]. Résumé, •o 
^ P. Fraccaro, Studi Varroniani. De gente populi Romani lib. IV [S.]. 
Très savant, ^j A. Draeger-W. Heraeus, Die Annalen des Tacitus I 1 
[Opitz]. Cette 1^ éd. porte à chaque page des améliorations. ^ A. Schaefer, 
EinfUhrung in die Kulturwelt der alten Griechen und Rômer [Ziehen]. N'est 
ni plus ni moins qu'un livre sur les sources de la mythologie antique, très 35 
soigneusement fait. ^ L. Fonck. Wissenschaftliches Arbeiten. Beitraege 
zur Methodik des akadem. Studiums [id.]. Sujet bien choisi, mais n'est pas 
traité d'après son importance. ^^ N» 12. J. Nicole, L'apologie d'Antiphon 
ou Adyo; tt. [xeracTOco-ecoç d'après des fragments inédits sur papyrus 
d'Egypte avec un fac-similé [Gillischewski]. Trouvaille intéressante, mais 40 
qui ne nous apprend pas grand chose sur Antiphon et son temps. ^ W. 
Gapelle, Die Schrift von der Welt, ein Weltbild in Umriss auf dem I Jahrh. 
n. Chr. eingeleitet und verdeutscht [Dôring]. Doit être attribué à un disciple 
de Posidonius. Analyse. La trad. est soignée et se lit facilement. ^ C. Jul. 
Caesaris comm. de bello Gall. ,\on A. Prammer, 10 Aufl von A. Kappelma- 45 
cher [Oehler]. Mérite d'être recommandé. ^ R. Wunsch, Antike Fluchta- 
feln ausgew. und erkl. [Niedermann]. A droit à toute notre reconnaissance. 
^ Juvenes dum sumus. Aufsâtze zur klass. Altertumswissenschaft von 
Milgliedern der Basler klass. philol. Seminars [Gemoll]. Résumé, 'f^ Corps 
humains trouvés dans les marais de la Germanie <cf. Woch. 1905. 18 sept. 60 
R. d. R. 10, 123, 34>. Au dire de Tacite (Germanie 12) on punissait les 
adultères en les enterrant vivants dans les marais. Ceci est confirmé entre 
autres par les Eddas. On a retrouvé jusqu'ici plus de 52 corps de ces sup- 



128 1908. — ALLEMAGNE. 

pliciés. ^Tl N° 13. Fr. Stûrmer, Griech. Lautlehre auf etymol. Grundlage 
[Bartholomae]. Appréc. défavorable. ^ A. Th. Christ. Platons Apologie des 
Sokrates und Kriton hrsg [H. D.]. Eloges de cette 5<^ éd. destinée aux classes. 
^ L. Laurand, Etudes sur le style des discours de Cicéron, avec une esquisse 

6 de Vhistoire du « Cursus » [May]. Solide et approfondi. ^P. Rasi, Le satire et 
le epistole di Q. Orazio Flacco 2. Le Epistole [Pétri]. Recommandé. ^ Euse- 
bius Werke; 2, Die Kirchengeschichte bearb. von E. Schwartz. Die latein. 
Uebersetzung des Rufinus bearb. von Th. Mommsen, 2, Die Bûcher 6-10 
[Draeseke]. Édition monumentale. ][ K. Zettel, Hellas und Rom im 

10 Spiegel deutscher Dichtung [Lôschhorm]. Vivement recommandé. ^ C. Hille, 
Die deutsche Komoedie unter der Einwirkung des Aristophanes [Ziehen]. 
Livre bien fait et utile, ^f Sur la Perikeiromene de Ménandre [S. Eitrem]. 
Corrections proposées pour les vv. 49, 89, 110, 118, 147. jf Nouvelles 
trouvailles dans les tombeaux des rois thébains; ils sont de la 19'' dynastie, 

15 ornements en or. Inscr. grecques trouvées en Phénicie et en Syrie, une 
entre autres métrique sous forme d'énigme accompagnant un aigle tenant 
dans ses serres un talon humain. T|^ N» 14. J. P. Mahaffy, Rambles and 
studies in Greece [Wartenberg]. Excellent pour orienter dans des ques- 
tions dont on n'a pas fait une étude spéciale. ^ Gg. Albert, Die plato- 

20 nische Zahlals Praezessionszahl (5600, 2o9i) und ihre Konstruktion [Leh- 
nert]. Nous devons être reconnaissant envers A., dont les recherches ont. 
donné une solution sûre de ce vieux problème irritant. ^ L. v. Sybel 
Christliche Antike. Einfiihrung in die altchristl. Kunst; 1. Einleitendes; 
Katakomben. Id. Die klass. Archaeologie und die altchristl. Kunst [Ziehen]- 

25 Grande valeur. % Fouilles à Herculanum. — Trouvailles à Aquilée. — 
Trouvailles de monnaies à Dortmund dont 13 monnaies en or rom. — 
Travaux au Saalburg. — Les recherches du Limes. *[[^ N° 15. W. Lubke, 
Z)je^M«s<rfes.4/<e/-<Mms, 14. Aufl.vonM.SEMRAu[Trendelenburg].Cettenouv. 
éd. a été remaniée et mise au courant. ^ A. Mentz, Geschichte und System 

30 der griech. Tachygraphie [Fuchs]. Remarquable. ][ H. F. Allen, The Infi- 
nitive in Polybius compared with the infinitice in biblical Greek [Gillischewski]. 
La valeur de cet ouvrage repose sur une collection de passages soignée et 
bien ordonnée. ^ W. Altmann, Die italienischen Rundbautcn [Lucas]. 
Pourra rendre des service? comme riche réunion de matériaux. ^ J. W. 

35 Beck, Horazstudien [Bick]. Approfondi et maîtrise du sujet. ^ F. Cramer, 
Die freiere Behandlung des Lehrplans auf der Oberstufe hôherer Lehranstalten 
[Opitz]. Appréc. favorable. TJ Fragments de Q. Reminius Palaemon dans 
la Grammaire de Charisius qui ont passé jusqu'ici inaperçus [J. Tolkiehn]. 
Les passages suivants, page 265, 33 à 266, 14 et 267, 23 à 270, 21, ont été 

40 empruntés à l'Ars de Palaemon aujourd'hui perdue, par Charisius. *[î^ N° 16. 
Berliner Klassikertexte : V, 2; Griech. Dichter fragmente; 2. Hâlfte Lyrische 
und dramatische Fragmente bearb. v. W. Schubart u. U. v. Wilamowitz- 
MoELLENDORF [Schmidt]. Digne pendant de la première partie. Analyse 
qui se continue dans le n» 17. ^ G. F. Hill, Sources for Greek History bet- 

*i> ween the Persian and Peloponnesian War. [Schneider]. Cette 2^ éd. a subi 
peu de changements. Elle rendra facile l'étude des sources sans le secours 
d'une grande bibliothèque. If F. Stein, De Procli chrestomathia grammatica 
quaest. sel [Lehnert]. Nous fait mieux connaître le contenu de la Chresto- 
mathie et aide à l'interprétation de Proclus et des auteurs dont nous lui 

50 devons la connaissance. ^ A. Zingerle, T. Livi a. u. c lib. 21-24. 30 éd. 
bearb. von P. Albrecht [Heraeus]. Ne diffère pas sensiblement de la 
précédente éd. ^ C. Marchesi, Il Tieste di L. Anneo Seneca [Gemoll]. 
Pas de valeur scientifique. ^ N. Pirrone, Cod. latini qui in publica biblio- 



WOCHENSCHRIFT FiJR KLASSISCHE PHILOLOGIE. 129 

theca Drepanensi adservantur [Heraeus]. Mentionné. ^ G. Kôrting, Latein.- 
romanisches Wôrterb. [Ziemei]. Des lacunes, mais beaucoup de bon. ^ K. Bae- 
DEKER, Griechenland. Hdb. fur Reiscnde [Wartenberg]. Grands éloges de 
cette 5« éd. remaniée à fond. ^1[ N" 17. E. Littmann, Semitic Inscriptions 
[Sobernheim]. Appréc. élogieuse. ^ P. Wendland, Die hellenistisch-rôm. 6 
Kultur in ihren Beziehungen.zu Judentum und Christentum [Soltau]. Grande 
valeur. ^ E. F. Thompson, MeTavoéw and [AeTapiéXei in Greek literatur until 
100 a. D. [Draeseke]. Très soigné. ][ H. L. Clessby, The Medea of Seneca 
[Gemo]]]. Finement pensée, cette disssertation fait preuve de lectures 
étonnamment étendues. ^ M. Leky, De syntaxi Apuleiana [Stegman]. lO 
Eloges. ^ M. H. Omont, Notice sur le ms. latin 886 des nouv. acquisitions 
delà Bibl. Nat. [Heraeus]. Résumé. ][ Sur l'Apologie d'Antiphon [E. Groh]. 
Fragm. 1 lig. 20, lire : côç ffuvsYpacpôi» iz Si'xaç àXXotç xat wç Ixépoatvov k^Ko toûtol». 
^ Trouvaille d'une monnaie de l'an 2 av. J.-C. dans le camp de Haltern. — • 
Le Saalburg, fouilles — Le castel rom. de Cannstadt — Sépulture de 16 
l'époque de la Tène trouvée à Langdorf (Argovie).^T[ N° 18. H. C.Butler, 
Architecture and other arts [Sobernheim]. Soigné. ^[ H. Schiller, Beitrâge 
zur Wiederherstellung der Odyssée I [Hennings]. Suppose une étude très 
approfondie du poème. ^ Th. Sinko, De Gregorii Nazianzeni laudibus 
Macchabaeorum [Draeseke]. Mérite tous les éloges. 1[^ N° 19. A G. Roos, 20 
Flavii Arriàni quae exstant omnia éd. I, Alexandrini Anabasis [Gemoll]. 
Ed. patiemment préparée, soigneusement exécutée. ^ G. F. W. Muller, 
Bemerkungen zum Dialogus des Tacitus [G. John]. A de la valeur.^ M. G. P. 
ScuMiDT, Stilistische Exerzitien I [Stegmann]. Rendra des services, petites 
réserves. If Ad. Rademann, Vorlagen zu latein. Stiliibungen in Anschluss an 20 
Ciceros Tuskulanen B 1 . 2 u. o [Stegmann]. Bon. ^^ N» 20. O. Puchstein, 
Die ionische Saule als klass. Bauglied orientalischer Herkunft [Sauer]. 
Grands éloges. ^ G. W. Botsford, Some problems connected with the Roman 
gens [Kûbler]. Des réserves, ^f J. Endt, Die Glossen des Vaticanus Latinus 
3257 [Heraeus]. Éloges. Tf V. Ussani, Intorno alla novissima edizione di 30 
Lucano [Helm]. Longue recension de l'éd. d'Hosius suivie de la collation 
d'un ms. de Turin (Lat. A 368) qui va de V 778 à VI 557. TI A. v. Domas- 
zewski. Die Anlage der LimeskasteHe [M. L.]. Instructif. ^ Th. Nissen, 
Latein. Satzlehre fur Reformanstalten [Siegmann]. Recommandé. 1[ Q. Rem- 
mius Palaemon sur les Solécismes (Charisius I, p. 267, 23 à 270, 21 K.). 35 
[J. Tolkiehn]. Complétant un art précédent <cf. supra n° 15>, T. montre 
que le passage de Charisius I, 267, 23 à 270, 21 K, emprunté à Palae- 
mon par Charisius, n'a pas été transmis sous sa forme originale; 
Palaemon a traité des « gênera » de suite après les « figurae » et il nous faut 
placer p. 269, 1-7 (jusqu'à captos habentes oculos) après les lignes 17-28 40 
(« pro composito »). Il y a une altération du texte p. 268,3 que T. corrige. 
HH N» 21. Festchrift zur 49 Versammlung Philologen in Basel 1907 [H. 
Schenkl]. Analyse et caractérise les travaux qui concernent l'antiquité 
classique. 1[ F. W. Schneidewin u. A. Nauck, Sophokles erkl. 7. Philoktetes 
10 Aufl. von L. Radermacher [Adami]. Appréc. élogieuse. ^ M. Raben- *5 
horst, Der aeltere Plinius als Epitomator des Verrius Flaccus. Eine Quellen- 
analyse des siebenten Bûcher der Naturgeschichte [Mtinzer]. Inadmissible. 
If R. GoTTWALD, De Gregorip Nazianzeno Platonico [Draeseke]. Fait preuve 
d'une lecture étendue. ^ Gassius, Maelius, Manlius [W. Soltau]. Parmi 
les nombreux récits que fait T. Live des luttes entre patriciens et 50 
plébéiens, trois occupent une place importante; ce sont ceux où il raconte 
les soulèvements démagogiques et la chute de Spurius Gassius, Sp. Mae- 
lius, Marcus Manlius, Ces trois démagogues avaient un programme poli- 
n. DE PHUOL. — Revue des Revues de 1908. XXXIII. — 9 



130 1908. ALLEMAGNE. 

tique, le même que celui des Grecques : ce qu'ils voulaient faire, leur chute. 
Le récit dramatique du sort de ces trois amis du peuple n'est pas l'œuvre 
seule des annalistes, mais doit être en partie attribué ar.x poètes des prae- 
textae qui ont représenté ces événements sur la scène. Tj Nouveaux résul- 
5 tats des fouilles du Saalburg — Statue rom. à Landsthul d'un romain 
avec la. toge de la fm du l^"" s. ou du commencement du 2*^ apr. J.-C. — 
Trouvailles d'antiquités en Styrie et en Dalmatie. t^ N° 22. P. Masqueray, 
Euripide et ses idées [Nestlé]. S'est efforcé « de retrouver dans le passé la 
source vive du présent ». Bien pensé, très approfondi et élégamment écrit. 

10 ^ H. W. Garrod, Statii Thebais et Achilleis [Helm]. Appréc. favorable. 
Pour la Thébaïde, cet éd. sera très utile en attendant celle de Klotz. ^ W. M. 
LiNDSAY, Contractions in carly latin minuscule Mss. [Manitii s]. Bien fait 
pour orienter dans le domaine des abrévations. ^ T. E. Euangelides, 
Adyoç TravTjyupixbç et; xoùç xpEtç fspâp/aç [Draeseke]. Produit une excellente 

15 impression. ^^ N» 23. Glotta, Zeitschrift. fur griech. und latein. Sprache I, 1 
[Meister]. Analyse <cf. R. d. R. 32, 50 sqq.> Bons débuts. ^ Stromata in 
honorem Cas Morawski [Weymann]. Résumé du contenu de ce vol. de 
mélanges. Excellent. 11 G. Murray, The rise of the Greek Epik [Harder]. 
Du plus grand intérêt por.r une des époques les plis importantes de l'histoire 

20 de la civilisation. ^ G. Norwood, The riddle of the Bacchae [Nestlé]. Thèse 
insoutenable. ^ H. Elss, U ntersuchungen ûber den Stil und die Sprache des 
Venantius Fortunatus [W.]. Résumé. ^ O. v. Sarwey u. E. Fabricius, Der 
obergerman.-raetische Limes des Rômerreiches [Ihm], 30" livr. Analyse. 
%^ No 24. E. Petersen, Die Burgtempel der Athenaia [Kôster]. Instructif. 

25 If A. DôRiNG, Geschichte der griech. Philosophie [Bischôfer]. Appréc. favo- 
rable. •[[ R. Knor, Die verzierten Terra-Sigillata-Gefàsse von Rottweil [Koe- 
nen]. Contribution de valeur; très recommandable. ^ F. Kramer, Afrika 
in seinen Beziehungen zur Antiken Kulturwclt [Ziehen]. Éloges de ce petit 
vol. destiné aux élèves des gymnases. ^A. St. Peask, iVo^eon iSV. Jeromé's 

30 Tractâtes on the Psalms [W.]. Mentionné. ^^ N^ 1>5. Pauly-Wissowa, 
Realenc . 11. s. w. II Hlbd (Ephoros-Eutychos) [F. Harder]. Trèsimportant. 
Tf T. D. Seymour, Life in the Homeric Age [C. Harder]. Appréc. élogieise. 
^N. LuNDQuisT, 6'«Mc?taZucanca[Stangl]. Travail de débutant très bien fait : 
un des meilleurs à tous égards qui ait paru sur Lucain. ^ H. Willers, 

35 Neue U ntersuchungen iiber die rôm. Bronzeindustrie von Capua und von 
Niedergermanien [Koenen]. Important. ^ G. Mau, Die Religions philosophie 
Kaiser Julians in seinen Rcden auf Kônig Helios und die Gôltermutter 
[Asmis]. Long art. qui se continue dans le n°26,sur cet ouvrage qui est 
i n guide très sûr et très pénétrant dans l'étude de la philosophie religieuse 

40 de Juhen. Nombreuses remarques et rectifications de détail. ^ La Vénus 
de ,Milo : trouvé à Athènes une statuette en terre cuite qui répond à la 
Vénus de Milo du Louvre — Fouilles à Pola. Tombeaux romains. U^ N» 26. 
F. DôRiNG, De legum Platonicarum compositione [Lehnert]. Appréc. en 
somme favorable. ^ M. Schamberger, De P. Papinio Statio verborum no- 
if, vatore [Stangl]. Éloges. ^ Die Gleichnisfrage bei Homer [E. Pluss]. A 
propos de son art. dans le vol. de mélange (Festschrift) de Bâle<supra n^ 21 > 
et de la critique de Schenkl, P. expiiq; e ce qu'il entendparla«comparaison » 
dans Homère. *[fT[ N° 27. J. W. White, Enoptic mètre in Greek comedy, II 
[H. G.]. Une continuation de ces études sur la métrique des comiques grecs 

60 sera la bienvenue. T| T. R. Holmes, Ancient Britain and the invasions of 
Julius Caesar [Oehler]. Chaudement recommandé. \ Cod. Gr. et Lat. Suppl. 
IV. Taciti Dialogus de oratoribus et Germania. Suetonii de viris illustribus 
fragmentum. Cod. Leid Peuzonianus praef. est G. Wissowa [Andreson]. 



WOCHENSCHRIFT FUR KLASSISCHE PHILOLOGIE. 131 

Éloges. ]f F. Hache, Quaest. archaïcae : 1, De A. Gellio veteris sermonis 
imilatore : 2, de Etinii Euhemero [Stangl]. Appréc. favorable. 1[ Kruger, 
Jahresbericht des Provinzialmuseums in Trier 1905-06 [Koenen]. A droit à 
toute notre reconnaissance. ^ E. Oekonomides, Lautlehre der Pontischen 
[Wartenberg]. Grands éloges de cette étude sur le dialecte autrefois parlé 6 
sur la côte sud de la mer Noire. ^ Sur l'Ars grammatica de Diomèdes IV 
fJ. Tolkiehnj. Dans ce k^ art <cf. supra n° 7> T. continue ses études sur 
le cbap. « De soloecismo ». ^][ N° 28 Ad. Trendelenburg, Z)ie Anfangs- 
strecke der heiligen Strasse in Delphi [Loeschhorn]. Mérite d'être chaudement 
recommandé, car il aboutit à des conclusions sûres. ^ R. D. Hicks, Aristole *o 
De Anima [Dôring]. Soigné et exact. •[[ The Work of Aristotle transi, into 
English under the Editorship of J. A. Smith. I, The Parva Naturalia; II. De 
Lineis insecabilibus [id]. Mentionné. If A, Cartault, A propos du Corpus 
Tibullianum, un siècle de philologie latine classique [Belling]. Des réserves : 
no répond ni au titre, ni au plan, ni à l'étendue du vol. En somme, c'est is 
un répertoire soigné et complet, dont une partie (vers la page 400) comble 
une lacune. *[f J. Ph. Krebs, Antibarbarus der latein. Sprache, 7. Aufl. von 
J. H. ScHMALz [Stangl]. Éloges. 1^^ N° 29. H. Diels, Die Fragmente der 
V orsokratiker griech. und deutsch. II, 1-2 [Dôring]. Cette 2^ éd. est considé- 
rablement augmentée. ^ Am. Hauvette, Les épigrammes de Callimaque. 20 
Étude critique et littéraire accompagnée d'une traduction [Weber]. Grande 
valeur. ^ W. Dittberner, Issos, Ein Beitrag zur Geschichte Alexanders 
des Gr. [A. Janke]. Nombreuses critiques de détail et conclusions différentes 
du rapporteur. \\ M. Levaillant, M. T. Ciceronis in Catilinam or. IV 
[Barezat]. Appréc. un peu dédaigneuse du rap. ^ L. Friedlander, Petronii 26 
cena Trimalchionis mit deutscher Uebersetzung und erkl. Anmerkungen 
[Lommatzch]. F. a tenu compte de tout ce qui a paru sur Pétrone depuis 
la première éd. en 1891. ^ Situation de l'ancienne Lugdunum Batavorum 
[J. H. Holwerde]. N'est pas à Brittenberg prèsLeyde, mais était près des 
dunes de La Haye. ^^ ÎS^"* 30/31. B. Pôrtner, Aegypt. Grabsteine und so 
Denksteine aus Athen und Konstantinopel [Wiedemann]. Contribution de 
valeur au Corpus inscr. égyptien. *f[ Katharine v. Garnier, Die Praepo- 
sitionen als sinnverstàrkendes Prdfix in Rigveda in den homerischen Gedichten 
und in den Lustspielen des Plautus und Terenz [Helbing]. Appréc. très élo- 
gieuse. *[[ J. Dietze, Griech. Sagen I [Steuding]. Ne contient rien de nou- »» 
veau au point de vue scientifique, mais sera utile pour les élèves des classes 
supérieures. ^ K. Reik, Der Optativ bei Polybius und Philo von Alexandria 
[Helbing]. Très instructif et heureuse tentative% ^ J. Wagner, Die metrischen 
Hypotheseis zu Aristophanes [Ijôschhorn]. Bon. ^ Auswahl aus Ver g ils 
Aeneis... von A. Lange, I [Belling]. Pratique. Recommandé. ^ A. Kiess- 40 
LiNG-R. Heinze, Q. Horatius Flaccus; 3, Briefe [Pétri]. Éloges de cette 
3<= éd. ^ W. Bruckner, Ueber den Barditus [Zerntalj. Nous fait mieux con- 
naître l'ancienne poésie germanique, par cette explication irréfutable du 
barditus dont parle Tacite (Germanie 3). ^ F. Keseling, De mythographi 
Vaticani secundi fontibus [Neustadt]. Doctum et laboriosum opus. ^ L'arc 46 
de triomphe de Trajan à Asseria et sa route vers laDacie[Maas]. D'après 
Frothingham, montre que l'arc de triomphe d'Assèria élevé en 113 fut le 
premier qui fut orné de colonnes indépendantes. Trajan embarqua ses 
troupes directement sur Salone et traversa la Dalmatie. ^^ N» 32 A. Mul- 
LER, Die griech. Drama und seine Wirkungen bis zur Gegenwart [MufT]. 60 
Eloges de ce petit livre. ^ Gg. Muller, De Aeschyli supplicium tempore 
atque indole [Adami]. Appréc. favorable. ^ H. Kewes, De Xenophontis 
Anabaseos apud Suidam reliquiis [GeftioU]. Solide. ^ R. Muller, Quaesu 



132 1908 ALLEMAGNE. 

Xenophontearum cap. duo [id]. Très soigné : montre que la première partie 
des Hellénique s'accorde avec Thucydide pour la manière d'écrire et que 
la seconde partie a été composée à la même époque que la Cyropédie et 
l'Anabase. 1[ J. Geffcken, Sokrates und dos alte Christentum [Hagen]. 
s Guide sympathique pour ces temps troublés. •[[ P. Melcher, De scrmone 
Epicteteo quitus rébus ab Attica régula discedat [Helbing]. Grands éloges 
<cf. pour l'analyse R. d. R. 31, 38,47>.^F. J.Miller, The tragédies of 
Seneca translated [Gemoll]. Cette trad. n'est pas de même valeur que l'ori- 
ginal, mais sera utile aux lettrés. TJ G. W. van Bleek, Quaec^e hominum post 
10 mortem condicione doceant carmina sepulcralia latina [Manitius]. Sera utile. 
^ G. M. Dreves, Hymnologische Sludien zu Venantius Fortunatus und 
Rabanus Maurus [Draeseke]. Ces études sur Fortunat (f 600) et Rabanus 
Maurus (f 856) constituent une contribution de valeur à l'histoire des 
lettres latines au moy. âge. ^ F. S. Krauss, Slavische Volksforschungen 

15 [Wiedemann]. Instructif. ^ F. Hahne, Kurzgefasste griech. Schulgramm. 
[Sitzler]. 4^ éd. soigneusement revue. ^^ N»» 33 /34. Th. L. Agar, Homerica. 
Emendations and Elucidations of the Odyssey [Hennings]. Long art. qui se 
continue au n^ 35. Nombreuses remarques de détail. — A. a bien mérité 
de l'Odyssée, et son livre, sérieux et écrit avec humour, sera utile à tous 

20 ceux qui étudient Homère. ^ R. Helbing, Grammatik der Septuaginta 
Laut- u. Wortlehre [Thumb]. Puisse l'auteur nous donner bientôt la syntaxe. 
^ A. Deissmann, Licht vom Osten. Das Neue Testament und die neuentdeckten 
Texte der hellenist.-rôm. Welt [Soltau]. Sera accueilli avec joie. T[^usge«'. 
Schriften des Lucian, erkl. von J. Sommerbrodt, 2, Nigrinus. Der Hahn.. 

25 Ikaromenippus 3 Aufl. von R. Helm [Schulze]. Utile et pratique pour les 
maîtres et les étudiants en philologie, mais pas pour les élèves, ^j O. MliN- 
SCHER, Die Philostrate [Lehnert]. Très instructif <pour l'analyse/cf. R^. d. R. 
32, 108 et 109>. ^ E. Lôfstedt, Spàtlatein. Studien [Stangl]. Éloges. 
Tf Ch. Huelsen, La pianta di Roma delV Anonymo Einsidlenêe. le, La 

80 Roma antica di Ciriaco d'Ancona [Ziehen]. Appréc. élogieuse.^*ffN°35. A. D. 
Keramopullos, FUhrer durch Delphi [Trendelenburg]. Bien qu'il ne s'ins- 
pire que de la science française et ignore les travaux allemands, sera utile. 
^ O. Fredershausen, De iure Plautino et Terentiano cap. I [Kiibler]. 
Eloges. Tf M. T. Ciceronis oratiônes : Divinatio in Q. Caecilium. In C. Ver- 

35 remrecogn. G. Peterson[0. Tolkiehn].Nous sommes encore loin d'une édition 
définitive, mais P. a fait faire un grand pas à la critique du texte. ^ C. Sue- 
toni Tranquilli opéra ex rec. M. Ihm, I [Opitz]. C'est là l'éd. critique qu'on 
attendait depuis longtemps. T| R. Cagnat, Les deux camps de la légion III^ 
Auguste à Lambèse [M. I.]. Complément d'après les fouilles récentes au 

40 hvre de C, « L'Armée rom. d'Afrique ». TI 1 A. Gudeman, Grundriss der 
Geschichte der klass. Philologie; 2, W. Kroll, Geschichte der klass. Philo- 
logie [Ziehen]. 1) Fait avec grand soin et goût, pratique, rendra des ser- 
vices. — 2) Fait partie de la collection Gôschen : appréc. très favorable. 
^^No 36. Eng. I) B.E-RV p ['B ^Moou] t: £p\ -Koliz eiaç. E in politisches Pamphlet aus 

46 Athen 404 v. Chr. [Schneider]. Inadmissible. ^ J. May, Rythmische Analyse 
der Rede Ciceros pro S. Roscio Amerino [Kroll]. Des réserves. ^ Volkmann, 
Die Harmonie der Sphàren in Ciceros Traum des Scipio [Manitius]. Solide. 
^ P. Brandt, p. Ovidi Nasonis Fasti, Tristia, Epistulae ex Ponto [Schulze]. 
Ed. de classe au sens moderne, mais non pas au sens ancien. Le choix est 

60 bon, mais les notes trop brèves. ^T G. Pierleoni, L'alliterazione neWastro- 
nomicon di Manilio [Kleingtinther]. Éloges. ^ I. Ferrara, Poematis latini 
rell. ex vol. Herculanensi evulgatas recogn. Adjectae sunt tabulae 13 [Mani- 
tius]. Appréc. favorable. If A. Engeli, Die Oratio variata bei Pausanias 



WOCHENSCHRIFT FUR KLASSISGHE PHILOLOGIE. 133 

[Thumb]. Soigné, ^f W. Kunzmann, Quaest. de Ps. Luciani libelli, qui est 
« de Longaevis « fontibus atque autoritate [Schulze]. Fait avec soin, grandes 
lectures, au courant de la littérature du sujet. ^ A. Merlin, Rapport sur les 
inscr. latines de la Tunisie. [M- !•]■ Mémento des inscr. relevées dans la 
Régence depuis 1890 environ. ^ Ausonia. Rivista délia soc. ital. di archeol. e 6 
storia dell' arte, I [Ziehen]. Riche contenu <pour l'analyse, cf. R. d. R. 
32, 264, 16-40>. Ij Les 306 Fabius [W. Soltau]. L'histoire de la défaite 
de Cremere où périrent les 306 Fabius a certainement comme base un fait 
historique, mais elle a été embellie, pour les détails et pour le nombre des 
combattants, par le désir d'égaler les exploits des Spartiates aux Thermo- lo 
pyles; leur nombre de 306 s'explique comme suit : 300+3 centurions+2 suc- 
centuriones. Il n'y a d'authentique que la mort courageuse de quelques 
Fabius, tout le reste est légende. ^^ N° 37. D. Baud-Bovy et F. Boissonnas, 
En Grèce par monts et par vaux. Avec notices archéol. par Gg. Nicole et 
une préface par Th. Homolle [Trendelenbourg]. Admirable. ^ W. Brach- 15 
MANN, Die Gebàrde bei Homer [Harder]. Répond à un véritable besoin. 
T[ H. G. Meyer, Homers Ilias [Steinberg]. Trad. recommandée.^ G. Davies, 
The Trachiniae of Sophokles [Steinberg]. Soigné. *[[ G. Modugno, Il con- 
cetto délia vita nella filosofia greca [Ziehen]. N'est pas à la hauteur de la 
science. Tl M. Manilius, Astronomica: II, Kommentar hrsg. von Th. Breiter. SO 
Suit de très près le vol. I et réalise un grand progrès. Tf M. W. Besser, Das 
Mosellied Ausons nebst den Gedichten an Bissula [Manitius].Trad. faite avec 
goût. ^ R. Ullrich, Programmvesen und Program-bibliothek der hôheren 
Schulen in Deutschland, Oesterreich und der Schweiz [Mûller]. Modèle pour 
tous ceux qui s'occupent de ces questions. Tf R. v. Lichtenberg u. E. Jaffé, 25 
Hundert Jahre deutsch-rôm. Landschaftsmalerei [Urlichs]. Rendra des ser- 
vices. ^][ N° 38. Gg. Nicole, Meidias et le style fleuri dans la céramique 
attique [Trendelenburg]. Appréc. favorable. ^ R. Thiele, Im jonischen 
Kleinasien [Lang]. Ce livre n'intéressera pas les élèves pour lesquels il a été 
composé, mais il sera le bienvenu de tous ceux qui veulent visiter les lieux 30 
de fouilles conduits par un guide expérimenté. ^ 1. O. Fritsch, Delos, die 
Insel des Apollon; 2. Id., Delphi, die Orakelstàtte des Apollon \\à.']. 1) Bien 
fait, atteint son but d'éveiller l'intérêt chez les élèves; 2) Quoique très 
' savant, intéressera peu les élèves. Tf O. Jahn-W. Kroll, Ciceros Brutus erkl. 
5. Aufl. [Steinberg]. Excellent. Tf O. Keller u. J. Haussner, Q. Horatiusu* 
Flaccus [Belling]. Le texte de cette 3^ éd. est resté le même, l'introd. est 
excellente, ^j F. Pichlmayr, Lucian aus Samosata. Traum und Charon 
[Schulze]. Éd. utile pour les élèves dans les mains d'un maître familier 
avec Lucien. ^ I. Pascoli, Rufius Crispinus. Accedunt sex carmina laudata. 
Réuési. Tf^ N° 39. E. Wittieh, Homer in seinen Bildern und Vergleichung 40 
[Draheim]. Fait une bonne impression. ][N.Pavlatos, 'H Trotxptç t. 'OSuffaecoç 
[Goesler]. Insignifiant. ^ Th. Wagner, Symbolarum ad comicorum Gratco- 
rum historiam criticam cap. quattuor [Spiro]. Exemple de ce qu'une bonne 
méthode et une claire logique peut tirer de nouveau et de positif même de 
matériaux déjà connus. T[ E. Breccia, Il diritto dinastico nelle monarchie 45 
dei successori d' Alessandro magno [Cauer]. Approfondi et soigné. ^ M. Nie- 
dermann, Histor. Lautlehrs des Latein. Trad. ail. de E. Hermann [Bartho- 
lomae]. Doit être recommandé à tous ceux qui s'occupent de gramm. 
latine. T[^ Trouvailles d'antiquités rom. à Berne, Oberbuchsitten (Soleure), 
Martigny. — Sépulture gauloise à Condé-sur-Marne. ^[^ N" 40. J. Partsch, g^ 
Das Alter der Inselnatur von Leukas [Goesler]. Très important pour la 
question de Leucade-Ithaque. ][ Th. Kayser, Sophocles Antigone in Mo- 
derner Form. [Steinberg]. Recommandé à ceux qui ne savent pas le Grec. 



134 ' 1908. — ALLEMAGNE. 

T[ G. Schneider, Lesehuch aus Platon [Briess]. Rendra de grands services 
aux élèves qui n'auront pas le temps de lire les traités de P. en entier. 
^ Marie V. Williams, Six essays on the Platonic theory of knowledge as 
expounded in the later dialogues and reviewed by Aristotle [Lehnert]. Quand 
» même il n'est pas définitif, sera une bonne introduction à ce problème 
pour beaucoup. ^ L. Venturini, Tarquinio il Superbo [Cauer]. Des réserves, 
mais n'est pas sans valeur. *ff Fouilles à Populonia (Piombino); — Palais 
de Théodoric le Grand à Ravenne; — Vaisseau ancien avec sa cargaison 
échoué prèsMahadia (Tunisie). ^][No 41 J. Vûrtheim, De Aiacis origine, 

30 cultu, patria; accedunt commentationes très de Amazonibus, de Carneis, de 
Telegonia [Steuding]. Très substantiel, ^f R. C. Kukula, Alkmans Parthe- 
neion\Si.]. Mentionné. ^ H. Wolf, Die Religion der alten Rômer\ià..'\. Des- 
tiné aux élèves, atteint son but. T[ Th. W. Allen, Homeri opéra recogn. 
III, IV [Cauer]. Cette éd. de l'Odyssée ne répond pas à ce qu'on pouvait 

16 attendre des études de valeur de A. sur l'histoire du texte homérique dans 
l'antiquité. Tf G. Rudberg, Textstudien zur Tiergeschichte des Aristoteles 
[Manitius]. Important. ^ R. Bloch, De Pseudo-Luciani amoribus [Bon- 
hôffer]. Appréc. élogieuse <pour l'analyse, cf. supra p. 57, 1. 14-29>.. 
^ A. V. Premerstein, Dos Attentat der Konsulare auf Hadrian im Jahre 

*o iJ8 n. Chr. [Kohler]. Vraisemblable (pour l'analyse, cf. supra p. 17, 1. 16-29) 
^ H. Chase, The Loeb Collection of Arretine- Pottery [Koenen]. Grands 
éloges. T[ Fouilles à Céphalonie : 32 tombeaux, objets divers, vases premy- 
céniens; — Castel rom. près de Francfort-s.-M.; — Fouilles d'Herculanum, 
projets et plans, f^ N°42. H. Schiller, i?ei>a<?ge zurWiederherstellungder 

25 Odyssée, 2 [Hennings]. Grande valeur. ^ Th. Schiche, M. Ciceronis Tuscu- 
lanarum Disputationum libri 5 [Steinberg]. 2^ éd. améliorée. ^N. Pirrone, 
Fraseologia Ciceroniana [H. D.]. Excellent livre de classe. ^ Akropolis und 
Forum Romanum Wandgemàlde... von M. Roeder, erlaûlert von M. Sie- 
BURG [KoehIer]. Ces fresques ont de la valeur comme peinture, mais n'at- 

80 teignent pas leur but qui était de donner à la jeunesse une juste idée des 
heux représentés. ^ Fouilles importantes à Céphalonie, — Délos, — Sparte, — 
Knossos... et dans l'île de Modelos (près de la Crète). ^Tf N» 43. E. Meyer, 
Geschichte des Altertums. 2*^ Aufl. I, 1. Elemente der Anthropologie [F. 
Cauer]. Appréc. élogieuse. ^ K. Rees, The so called rule of three actors in the 

8( class. greek drama [Adami]. Bel ouvrage qui mérite d'être traduit. ^ L. Vah- 
len, Opusc. acad. 2 [Stangl]. Grande valeur. ^ E. Stroebel, Tulliana. 
Sprachliche und textkritische Bemerkungen zu Ciceros Jugendwerk de inven- 
tione [Blumner]. Éloges. ^ Fiihrer durch die Staatssamlung vaterlàndischer 
Altertûmer in Stuttgart [Koenen]. Bon. ^ Trouvé à Barenau près Osnabrûck 

40 une monnaie rom. très rare, elle porte le nom de Antistius Vêtus qui était 
«III virmonetalis» l'an 16 av. J.-C. On n'en connaît qu'un autre exemplaire. 
Tl^ N" 44. A. Fairbanks, Athenian Lekytoi [Urlichs]. Très important. 
^ M. Nilsson, Die Kausalsàtze im Griech. bis Aristoteles; 1, Die Poésie 
[Helbing]. Instructif et a droit à notre reconnaissance. ^ N. Terzaghi, 

45 Appunti sui paragoni neitragici Greci[id.]. Soigné et pénétrant. *[[E. Krause, 
Diogenes von Apollonia, I [Lehnert]. Réussi. ^ Glotta, Zeitschrift fiir griech. 
u. latein. Sprache, I 2-3 [Meister]. Analyse < cf. n° 23 et supra p. 59-62>. 
Grands éloges. ^ Supplementary Papers of the American School of class. 
Studies in Rome II [StanglJ. Grande valeur; s'adresse aux historiens, aux 

50 archéologues et aux philologues. Analyse; le critique ajoute une série de 
remarques de critique de texte sur le de rep. De Cicéron. ^ Ekkehards Wal- 
tharius. Ein Kommentar von J. W. Beck [Manitius]. Riche contenu, sera 
utile. TJ D. AiGiNETES, Tb xXt(xa t. 'Attix-^ç [Wartenberg]. Substantiel. 



WOCHENSCHRIFT FUR KLASSISCHE PHILOLOGIE. 135 

•[^ N" 45. B. S. Grenfell and A. S. Hunt, The Tebtunis papyri, éd. II 
[A. Stein]. Ce 2^ vol. contient des papyrLS eu majeure partie de l'époque 
rom., quelques-uns de l'époque des Ptolemécs. 1| F. Helm, Materialien zur 
Herodotlektûre [Gemoll]. Intéressant et substantiel. Recommandé. ^ L. Mit- 
TEis, Rom. Prwatrecht bis auf die Zcit Diokletians^l [Grupe]. Art. qui se 5 
continue au n^ 46. L'auteur domine magistralement son sujet, qu'il expose 
avec une clarté absolue. Anaylse du vol. ^I Alf. Mûller, Zur Ueberlieferung 
der Apologie des Firmicus Maternas [Draeseke]. Appréc. élogieise. HTf N» 46. 
H. LucKENBACK, KuTist UTid Geschichte : 1, Abbildungen zur alten Geschichtc 
[Harder]. La 7^ éd. de ce livre si utile a été encore complétée. L. a droit à lo 
notre reconnaissance pour cette inlassable activité. ^ K. Witte, Quaest. 
tragicae [Adami]. Des réserves. ^ S. H. Butcher, Demosthenis orationes, 
1. 2 [May]. Critiqiie sûre et exacte, mais un sod homme ne pourra suffire 
à la tâche de colli^er à nouveau tous les mss. ^ M. Barone, SuW uso dell. 
Aoriste nel tteoI tyiç àvxtoôaeojç di Jsocrate con una introduzione intorno 35 
al significato fondamentale delV Aoristo Greco [Helbing]. Méritoire. ^ Fried. 
Reisch, De adjectivis Graecis in lo; motionis Graecae linguac spécimen 
[Helbing]. Peut servir de modèle pour des recherches de ce genre. T[ Memorie 
delta B. Accademia délie Scienze delV instituto de Bologna, 1, 1-2 [Grupe]. 
Rapide indication des art. de la section d'histoire et de philologie et de la 20 
section des sciences juridiques. ^ Horace et Oreste [W. Soltau]. C'est 
Ennius q!,i est le père de la légende de la chute d'Albe la Longue et des 
Horacos et dos Curiaces, et c'est d'Eschyle qu'il s'est inspiré comme modèle 
dans le jugement et le plaidoyer d'Horace. Il avait écrit un drame des 
Euménides qui était certainement une imitation des Euménides d'Eschyle î5 
et le personnage d'Oreste est lé prototype d'Horace. 1|^ N° 47. Briefwechsel 
zwischen Aug. Boeckh und Lud. Dissen Pindar und anderes betreffend hrog. 
von M. Hoffmann [Kern]. Ne peut pas être comparé avec la correspondance 
de Boeckh et de K. O. Mûller. ^ H. Rôhl, Imagines inscr. graecarum anti- 
quissimarum éd. [id]. Cette 3^ éd. réaMse un grand progrès. ^ J. M. Stahl, so 
Kritisch-historische Syntax des griech. Verbums der klass. Zeit [Helbing]. 
En étudiant ce livre excellent, on est étonné de la masse de matériaux que 
S.aréunis pendant de longues années et de la profondeur scientifique avec 
laquelle il s'est acquitté de sa tâche. T| Vergils Gedichte erkl. von T. Lade- 
wiG und C. ScHAPER. l.Bukolika und Georgika, 8 Aufl. bearb. von P. Deu- 35 
TicKE [Skutsch]. Cette S^éd. est notablement si périeure à la 7^, parue il y a 
26 ans. ^ F. Kepler, Ueber Copa [Skutsch]. La Copa aurait pour auteur 
l'hétaïre Hostia, que Properce a chantée so^s le nom de Cynthia. ^ S. G. 
Owen, a. Persi Flacci et J. Juvenalis Saturae recogn. [Ziehen]. Cette 2" éd. 
diffère peu de la !''«' T[ Réponse de Keramopullos à la critique que Trendelen- 40 
burgafaite de son 'Oor,Ybç x. A£Xi»cov<cf. n» 35 >etrépliquedeT.^^No48. 
G. Dalmeyda, Euripide; Les Bacchantes [Busche]. Digne d'attirer l'atten- 
tion. H E. Arndt, Das Verhàltnis der V erstandeserkenntnis zur sinnlichen 
in den vorsokratischen Philosophie [Doring]. Sérieux et soigné. ^ Pflug, 
De Aristoteles topicorum libro quinto [Lehnert]. Prouve q^e ce liv. V des 45 
Topiques n'est pas d'Aristote. ^ G. Gundel, De stellarum appellatione et 
religione Bomana [Mdeller]. Appréc. favorable. T[ A. Welzel, De Claudiani 
et Corippi sermone epico [ManitiuS]. Important. ^ Ps. Augustini quaest. 
Veteris et Novi Testamenti CXXVII rec. A. Souter [Weymann]. Éloges. 
U S. Aureli Augustini scripta contra Donatistas: I [id.]. Soigné, ^i^ N°49. 50 
F. Emlein, De locis, quos ex Ciceronis orationibus in Institutionis Orato- 
riae duodecim libris laudavit Quintilianus [May]. Très soigné; scientifique 
et consciencieux. ^ J. Cornu, Beitraege zur latein. Metrik : 1, Accentus 



136 1908. — ALLEMAGNE. 

anima versus; 2, Armâque und àrmcntâque in Hexameter; 3, Zu d«m 
vierzehnsilbigen Hexameter der sechszeiligenRatsel [Draheim].. La 3^ par- 
tie est la plus intéressante. H P. J. M. Pfattisgh, Die Rede Konstantins des 
Grossen an die Vèrsammlung der Heiligen auf ihre Echtheit untersucht 

5 [Draeseke]. Manqué. ^ G. Noetzel, De archaismis qui apud veteres Ro- 
manorum poetas scaenicos inveniuntur [Draheim]. Appréc. élogieuse. ^ N. E. 
Griffin, Dares und Dictys. An introd. to the study of médiéval versions of 
the story of Troy [Draeseke]. Soigné, mais pas de résultats nouveaux et 
convaincants.^ Les monnaies grecques de la collection Weber[R.]. ^^ N° 50. 

w P. Friedl.\nder, Herakles, sagengeschichliche Untersuchungen [Steuding]. 
Intéressant <cf. pour l'analyse R. d.R. 32,97, 3-12>.^[ J.E. Lodge, Aeschy- 
lus, Agamemnon set to music [Thierfelder]. Ne s'est pas beaucoup préoc- 
cupé de ce qiii nous reste en fait de musique grecque; du reste produit une 
bonne impression. ^ C. Graf, Der Kampf um die Musik in griech. Altertum 

35 [ ]. Ecrit en connaissance de catse et avec un fm sentiment de l'art. 

' ^ H. WiLLiAMSON, Platos Apology of Sacrâtes [D]. Soigné. ^ H. R. Fair- 

CLOUGH and S. L. Brown, Virgils Aeneid. R. I-IV [D.]. Bon à tous égards. 

^ F. O. Norton, A lexicographical and histdrical study of i^ia^r^xTi from 

the earliest times to the end of the class. period [Draeseke]. Très grands éloges. 

20 ^ A. Dôhring, Deutsch-latein, Satzlehre fur Schulen [Ziemer]. Excellent : 
quelques réserves. ^^ N^ 51. B. Knôs, Cod. graecus XV Upsaliensis [Busche]. 
Contribution de valeur à la langue et à la littérature byzantine.^ J. Burnet, 
Early greek philosophy [Nestlé]. Malgré quelques réserves, livre réussi, qui 
repose sur une connaissance solide et approfondie des sources. Tf 1, E. Galli, 

25 Per la Sibaritide; 2, G. Napoletani, Fermo nel Piceno; 3, Ch. Dubois, 
Pouzzoles antique [Nissen]. 1. Traite de la partie la moins connue de l'Italie, 
mais n'apprend rien de nouveau; 2, Contribution qui se faisait désirer; 
3, Excellent ouvrage. ^ M. Hodermann, Livius in deutscher Heeressprache 
[Oehler]. Appréc. élogieuse. ^ A. Elter, Itinerarstudien 4 und 2 [Kôhler]. 

30 Rendra de très grands services. ^ A. Naegele. Chrysostomos und Libanios 
[Draeseke]. Appréc. très élogieuse. 1[1[ N° 52. Thad. Sinko, Adnotationes ad 
Euripidis Racchas [Busche]. L'auteur doit étudier plus à fond la langue et 
la métrique des tragiques avant de pousser plus loin les corrections. ^ F. 
IsLER, Quaest. metricae [D.]. Sérieux. 1[ P. Barth, Die Stoa [Bonhôffer]. 

35 Excellent et pratique. ^ R. Faust, De Lucani orationibus I, Pharsaliae lib. 
/, 2, 3 orationes [Helm]. Sera utile. 1[ L. Weigl, Joh. Kamateros Etcraywyr) 
à(;Tpovo(xiaç. Ein Kompendium griech. Astronomie und Astrologie, Météo- 
rologie und Ethnographie in politischen Verse [Draeseke]. L'apparat critique 
contient un travail philologique des plus sérieux, qui prouve une connais- 

*o sance intime de la langue de K.et des sujets assez compliqués qu'il traite. 
11^ Cette revue contient en outre le c. r. des séances de l'Acad. des Inscr. 
et B. Lettres, de la Preuss. Akad. d. Wissensch., de l'Archaeol. Gessellsch. 
zu Berlin, les titres des Programmes de Philologie parus en 1907, 2^ envoi 
(n° 20), la critique d'ouvrages élémentaires pour l'enseignement du grec et 

45 du latin, et quelques brèves notices. A. K. 

Zeitschrift (der Savigny Stif tung ) fur Rechtsgeschichte. 
t. XXIX. Rom. Abth. I. — L'archidikastes. Contributions à l'histoire 
des actes officiels et des archives dans l'Egypte romaine (fm) [Paul Kos- 
chaker]. L'enregistrement des chirographa constitue une des principales 

50 fonctions de l'archidikastes. La conservation des Archives est également 
dans ses attributions. Organisation de l'Enregistrement et des Archives; 
deux grands dépôts à Alexandrie : le Navatov et la 'AoptavYj ptêXtoÔTJXTi. Les 
tribunaux romains ne reconnaissent que les actes oificiels; pourtant, il 



ZEITSCHRIFT (d. SA.VIGNY STIFTUNG) F. RECHTSGESCHICHTE. 137 

existait une exception pour les actes dressés par les vo[i.ixot ou tabellioni; 
mais seuls les Romains pouvaient faire dresser des actes par un votxixô;. Un 
édit du préfet T. Flavius Titianus exigea aussi l'enregistrement pour ces 
actes. L'archidikastes est aussi parfois chargé des fonctions de juge, en qua- 
lité de délégué du préfet. Les derniers papyrus découverts et où il est fait 5 
mention de l'archidikastes présentent d'assez grandes difficultés d'interpré- 
tation. Tf Interpellatio et mora — avertissement et mise en demeure. [H. Siber]. 
On a jusqu'ici admis que la mise en demeure du débiteur (mora) implique 
un avertissement (interpellatio). Ce n'est qu'exceptionnellement dans la 
mora ex re que l'interpellatio peut faire défaut. L'auteur étudie de près le ^^ 
texte fondamental D (22.1) 32 pr. Marci 264. Il n'existe pas de mora ex re. 
Il n'y a qu'une mora ex persona. L'interpellatio est de l'époque de Justinien. 
Dans l'étude de la peine pécuniaire, indication de l'évolution qui s'est pro- 
duite dans le droit jusqu'à Justinien. tJn texte de Pap. 97 D. (45>.l) et un 
texte de Paul 921 A. (35.2) 1.8, sont particulièrement intéressants. La ^^ 
poena, dans la matière du fœnus nauticum semble si importante qu'elle 
est étudiée dans un chapitre spécial. Examen de l'interpellatio dans la lex 
commissoria du contrat de vente: L'étude se continue par un aperçu de 
la jurisprudence du Moyen-Age et des théories du Code civil allemand. 
^ Nouvelles observations sur la date de la loi Aebutia [P. J. Girard]. Réponse 20 
à un article de Wlassak. G. n'abandonne aucune de ses idées de 1893 et 
soumet la question à une révision d'ensemble. Il n'y a pas eu de documents 
nouveaux d'une portée réelle. Les actions en répétition des legesimperfectae 
et minus quam imperfectae témoignent en particulier du maintien inté- 
gral du système ancien et l'impossibilité pour le magistrat d'arrêter l'exer- 25 
cice d'une action de la loi. Ce n'est qu'après la loi Aebutia et par contre- 
coup que cela a pu se produire. Les formules ne sont employées que depuis 
la loi Aebutia. La loi est placée dans le premier tiers du vii^ siècle de Rome, 
à une date postérieure à l'an 605, antérieure à l'an 628. % La réforme du 
collège des decemvirs stlilibus iudicandis sous le règne de Claude et la deu- 3o 
xième loi Valéria Horatia. [Stephan Brassloff]. On admet en générai que 
parmi les fonctions dites des « vigintiviri » les patriciens de l'époque qui va 
de Vespasien à Alexandre Sévère ne remplissent que celles de triumvir 
monetalis. Il est inexact de dire qu'il n'existe pas de règle fixe avant Ves- 35 
pasien. Auguste avait posé le principe déjà ancien que la nomination des 
patriciens aux fonctions de quaestores Augusti doit être précédée de celle 
de triumvir monitalis ou de decemvir stlitibus iudicandis. La réforme ac- 
complie sous Vespasien aurait donc consisté à considérer comme plébéien 
le collège des decemvirs. M. Brassloff ne le pense pas. D'après une hypo- 40 
thèse fréquente les decemviri stlitibus iudicandisisont une institution très 
ancienne d'origine plébéienne. Huschke et Mommsen qui soutiennent cette 
théorie se basent sur la 2^ Loi Valeria, Horatia (305 a. u. c.) citée par Tite- 
Live (III. 57.7). Déjà sous la République cet emploi est rempli par des pa- 
triciens. Cette théorie a soulevé des objections. Les decemvirs de Tite-Live 
ne peuvent être les decemviri stlitibus iudicandis. M. Brassloff repousse 45 
l'argumentation des adversaires de Mommsen. Il montre que c'est l'em- 
pereur Claude, amateur d'archéologie judiciaire, qui a réformé le collège 
des decemvirs. Il admettait comme certaine l'identité des deux collèges de 
decemvirs et voulait rendre aux plébéiens une fonction plébéienne. 
^ Mémoirif juridiques en grec dans des ouvrages de pratique (fin). [Bern- 50 
hard Kûbler]. L'auteur continue l'étude des questions de droit résultant 
de dispositions testamentaires. Les papyrus nous font voir que les Romains et 
les Gréco- Egyptiens avaient des conceptions juridiques parfois opposées. 



138 1908. 



ALLEMAGNE. 



Le passage de Paul (Dig. 16,3. 26.1) cité dans le premier article est étudié 
de nouveau. Gino Segré a très bien résolu les difficultés du texte. Il s'agit 
du depositum irregulare. En dernier lieu, examen de deux passages des 
Responsa de Scaevola qii traitent l'un de la repréfentation légale (tutelle), 

5 l'autre du mandat, et d'un passage de Scaevola (D. 50.9.6), qui a été mal 
compris par Mommsen et Mitteis et où il est question de procédure. Il 
ressort de toute cette étude qu'en devenant citoyen romain, un pérégrin 
devait accepter toutes les conséquences juridiques de cet acte. •[[ Le nexum 
et son rapport avec le mancipium [P. Kretschman]. On sait qu'à l'origine 

10 de Rome il existe l'esclavage pour dettes. Mais les historiens et les grammai- 

. riens qui en parlent ne nous permettent pas de très bien comprendre la 
nature juridique du nexum. De là des opinions très diverses sur la nature 
du nexi m et même sur son existence. Nextm signifie dans un certain sens 
le contrat peraes et libram; c'est le sens de l'expression delaLoi des^XIl 

ir. Tables nexum mancipiumque. Dans un sens étroit et matériel c'est le con- 
trat per libram nécessaire pour s'engager, c'est la plus ancienne forme du 
crédit. Le nexum n'est pas une mancipation de soi-même. Manlius et 
Q. Mucius avaient étudié le nexum (Varro. L. L. VII. 105) à l'occasion de 
la Lex Poetelia qui supprimait les nexa civium. Il n'y a pas de capitis 

20 deminutio, seul le travail du nexus est mis au service du créancier, et ain^ 
il est servi loco, mais pour le reste il reste Sui juris. ][ Détails d'histoire dû 
droit [Fitting]. I. Écrivains cités par les juristes romains. Pour certaines 
théories on ne cite que certains auteurs, parfois très anciens. Il semble que 
l'on assiste à la formation par couches des doctrines du droit romain. 

25 2. Histoire de la formation du Digeste de Justinien. Les différentes com- 
missions .qui ont travaillé au Digeste partageaient la besogne entre leurs 
membres, d'où certaines anomalies dans l'indication des œuvres citées. 
Tf La prétendue signification technique de « dare « dans la langue juridique 
des Romains [Schlossmann]. Dare n'a pas le sens de produire la propriété, 

80 comme le prétendent Erman et Scialoja. Mitteis et Schlossmann le nient. 
C'est une question importante, car certaines théories modernes sont juste- 
ment fondées sur le sens technique attribué à ce mot. Emploi du mot dare 
par les juristes romains (actiones in personam, dare oportere, dare facere 
oportere). Schlossmann réunit de nombreuses citations se rapportant à 

3D la condictio certae rei (I Dig. 30. 82) à la condictio triticaria, à l'actio ex 
stipulatu, à l'actio ex testamento. L'examen de tous ces textes lui permet 
d'affirmer que le mot dare n'a jamais eu de signification technique différente 
du sens général. ^ Étude d'un texte du Digeste (I. 16. Dig. de cond. causa 
data 12.4.) et de la garantie d'éviction dans la stipulation rem dari. [Schloss- 

40 mann]. Étude d'un des passages les plus obscurs du Digeste. Un essai d'in- 
terprétation d'Appleton a été rejeté par Scialoja. Une première hypothèse 
de Schlossmann est également erronée, mais l'explication de Scialoja qui 
se fonde sur le sens technique de dare doit être repoussée. Un débiteur 
stipulant une certa rcs, ne s'oblige pas à donner une cautio de evictione. 

*5 La promissio pro evictione du texte cité dans Dig. XII. 4. 16 ne se com- 
prend pas. Dans l'état actuel, tout ce passage est un affreux galimatias. 
^ Endogamie et exogamie dans l'Empire romain [E. Weiss]. En Grèce, le 
mariage entre frère et sœur existe de tout temps. A Athènes, on se marie 
seulement entre demi-frère et demi-sœur issus du même père. Minucius 

50 Fehx est encore témoin de cet usage. Jusqu'à Caracalla ces mariages sont 
légaux, à plus forte raison les mariages entre parents plus éloignés. Les 
Perses, établis dans l'Empire, avaient un droit matrimonial spécial, si 
libre, qu'il autorise les unions entre mère et fils. En Egypte, les mariages 



ZEITSCHRIFT (d. SAVIGNY STIFTUNG) F. RECHTSGESCHICHTE. 139 

entre frère et sœur sont licites. Les papyrus nous fournissent seulement un 
petit nombre d'exemples, mais un rescrit impérial de 212 en prouve l'exis- 
tence. — Les Romains ont toujours été exogames. Le mariage est interdit 
entre parents les plus éloignés; mais il se produit lentement dans les mœurs 
une évolution qui se traduit dans les lois. A l'époque d'Ulpien on auto- 5 
rise le mariage entre cousins et entre oncle et nièce, (fille du frère). Pour- 
tant, il fallait tenir compte des habitudes des provinces. On avait distingué 
entre l'incestus iuris gentiumetl'incestusiuriscivilis. On cherchait pourtant 
à réagir. Constitution de Dioclétien, de 295; rescrit de 342, spécial à la Phé- 
nicie. Malgré tout, les unions incestueuses étaient toujours fréquentes, lo 
La chancellerie impériale en autorisait parfois. Un document littéraire en 
signale encore l'existence en 450. ^ Théorie des privilèges gagés. [D. Pappa- 
îias]. Enumération classique (privilège pour cause de versio in rem, privilège 
dotal, privilège de l'État contre le primipilus et le privilège de la militia). 
On y ajoute aussi le privilège du fisc pour la levée de l'impôt et les dettes 16 
contractuelles. Texte confirmant ces derniers privilèges. Antoninus C. 4. 46,1. 
Ils ont provoqué quelques doutes. Leur non-existence semble certaine d'après 
l'ouvrage d'un auteur byzantin anonyme, postérieur aux Basiliques et 
antérieur à Michel Psellos (Tractatus de creditis). Il ne connaît que quatre 
privilèges gagés. — ^'.Pappulias étudie en dernier lieu les polémiques relatives 20 
à l'ordre des privilèges. ^ Les expressions qua de re agitur et (res)quade 
agitur dans la procédure jformulaire [Hugo Kruger]. Deux textes de Cicéron 
affirment l'existence de « qua de re agitur » dans la procédure formulaire. 
Quel est le sens de l'expression. Question encore peu étudiée. Le q. d. r. a. 
doit se trouver dans les formules des actions créatrices d'obligations, et ne 25 
se trouve pas dans les formules d'actionsréelles. Démonstration de Ja nécessité 
de l'expression dans l'actio certae pecuniae creditae. Étude du procès contre 
Roscius. La formula incerta aussi bien que la formula certa doit contenir 
le r. q. d. a. Il n'y a pas de preuve directe. On ne trouve pas l'expression dans 
les formules données par Gaïus, mais Wlassak a prouvé qu'on ne peut pas se 30 
fier à leur exactitude. L'expression qaa de agitur est nécessaire dans les 
formules où il est question d'un droit réel. ^ La compétence pour la nomina- 
tion des tuteurs dans les provinces romaines [Ludwig Mitteis]. Il s'agit de 
la nomination des tuteurs des vieillards et des femmes. Jusqu'ici on admet- 
tait la compétence du praeses provinciae. Des papyrusrécemment décou- 35 
verts permettent de mieux connaître cette question sans la résoudre com- 
plètement. Rejet d'une assertion de Mommsen. Les magistrats des muni- 
cipalités romaines ou latines avaient le droit de nommer les tuteurs. Pour 
les magistrats des cités pérégrines, ce droit est hors de doute après les 
Antonins; le texte des Institutes 1. 20. 4 n'intéresse que le droit de Justi- 40 
nien. Mais à côté de la datio par le magistrat municipal il y a aussi la 
datio par le préfet. Avant Caracalla dans les villes provinciales, les autorités 
municipales nomment les tuteurs des pérégrins; il est impossible de savoir ce 
qui se passait pour les Romains, car on n'a pas de documents. Le magis- 
trat local n'est pas toujours V kl-i\Yr^xr\<;. % Le contrat de garantie par 45 
rcceptum de l'Édit [J. Partsch]. Les travaux de Lenel ont transformé les 
théories relatives au titre « de receptis ». Le contrat de garantie est une 
imitation du droit grec, adopté sans doute au ii^ siècle avant notre ère. 
Etude des contrats de garantie du droit grec. L'IyyijYi ou àvaoo/7^ et les 
recepta. Le receptum argentarii est une création du droit prétorien. T[ Re- 60 
vue des ouvrages italiens de droit romain. 1907-1908 [P. Zanzucchi]. L'é- 
tude intime des institutions, la tendance sociologique, la recherche des inter- 
polations, ce sont là les caractères des travaux de droit romain en Italie. — 



140 1908. ALLEMAGNE. 

Ouvrages relatifs aux sources. (Buonamici, Scialoja). Histoire générale du 
droit romain (Bonfante De Sanctis Storia dei Romani. Histoire des 
sources (Costa, Pacchioni, Riccobono). Costa a particulièrement étudié 
Cicéron jurisconsulte. De Fancesci, place la date de l'Edit de S. Julien 
6 sûrement avant le 14 mars 129 et sans doute vers l'an 125/126. Longo 
fortifie de nouveaux arguments la théorie de Bluhme sur l'histoire de la 
composition des Pandectes. Riccobono montre le grand intérêt des collec- 
tions byzantines pour l'histoire du droit classique. En droit privé, les 
traités de Bonfante et de Perozzi font époque. Longue analyse de ces 

10 deux ouvrages, remarquables par la nouveauté des idées et l'originalité 
de la méthode. Longo fait une tentative habile mais peu réussie pour 
prouver la classicité de la division tripartite du droit en naturale, gentium 
et civile. Vassali consacre une monographie au concept et à la nature da 
fisc. La question du « silenzio » a donné heu à des articles de Bonfante, 

lâ Pacchioni, Perozzi, Segré. Volta cherche à déterminer les limitas d^ 
la controverse relative aux conditions impossibles entre Sabiniens et Pro- 
cuhens. / documenti per la storia del matrimonio e del divorzio nelVEgitto 
greco-romano sont étudiés par Del Ruggiero. Brini étudie des passages 
discutés de la littera florentina relatifs au mariage. Solazzi termine ses 

20 études sur l'action de peculio, Pampaloni a déterminé le concept des 
choses fongibles. Vassalli observe qu'au temps des Antonins les res popu- 
licae sont qualifiées publicae. Leçons de Fadda sur la propriété. Observa- 
tions de Riccobono sur le droit de propriété (tignum iunctum, edetto 
publiciano, Ruiz a étudié les actions confusoires et négatoires. Tf^ Mé- 

23 langes. — Documents nouveaux [L. Mitteis]. 2^ fascicule des Papyrus de 
Strasbourg, pp. Preisigke. Enregistrement des actes. Livre foncier. Papy- 
rus d'Eléphantine, pp. O. Rubensohn. Contrat de mariage entre Grecs. 
Contrat d'héritage. 2^ fascicule des Papyrus de Lille (Collart et Lesquier). 
N° 28. débats judiciaires. N» 29. Copie d'une loi sur les esclaves. — Papyrus 

30 Pétrie III. et P. Hibeh I éclairent le sens de dicam scribere dans Cic. in 
Verr. 3. 15,37. Hiller v. Gaertringen publie une inscr. grecque relative 
au capital d'une fondation. Un fragment de la Constitutio Antoniana 
[Paul M. Meyer]. Papyrus n» 15 des P. de Giessen donne la date du 11 juillet 
212. Curatrix [L. Wenger]. Texte d'Oxyrh. III. 495, qui nomme curatrice 

35 une tante. — 'ETraçT,[B. Kûbler]. Mot fréquent dans des actes relatifs à 
des ventes d'esclaves. C'est le droit de réserve du maître. Lex Julia de civi- 
tate danda [K. Dessau]. Gatti a découvert sur une table de bronze 2 décrets 
de Cn. Pompeius Strabo. — Receptum argentarii [L. Mitteis]. Il en est fait 
mention dans le P. Oxyhr. 91 1. 1. 11, a» 187 et P. Oxyrh. 513, 1. 36, f. a^. 

40 184 T[ H. SiiBER, Die Passiçlegitimation beider Reiçindicatio als Beitragzur 
Lehre von der Aktionen- Konkurrenz [B. Kubler]. Mérite tous les éloges 
reçus. ^ E. Rabel, Elterliche Teilung [B. Kubler]. Aussi remarquable 
au point de vue philologique que juridique. Étudie le droit allemand et 
le droit romain, la Grèce (inscriptions et orateurs) les papyrus. T[ G. Beseler, 

45 Das Edictum de eo quod certoloco [Kruger]. Trop de considérations a priori 
et psychologiques, trop grand usage d'interpolations. ^ 'H. H. Pfluger. 
Nexum und Mancipium [Mitteis]. Cherche à conciher quelques opinions 
extrêmes. ^ Aus rômischen und burgerlichen Recht E. I. Bekker zum 46 Au- 
gust 1907 uberreicht [Paul Koschaker]. Articles de Mitteis (stipulation) 

00 Kruger (Décisions de Justinien dans le Code et le Digeste). P. F. Girard. 
(Edit antérieur à Julien). Wenger (Droit d'habitation d'après les papyrus). 
Beckel (Cautio de pecuHo et de in rem verso). Gradenwitz (Questions de 
procédure). Tf L. von Seuffert. Der Loskauf von Skalven mit ihrtm Geld 



ZEITSCHRIFT FUR DAS GYMNASIALWESEN. 141 

[Koschaker]. Il s'agit de la redemtio suis nummis. ^ Binder, Julius. Das 
Problem der juristischen Personlichkeit. On retrouve la doctrine des juristes 
classiques dans le Digeste [KrngeT].'i^ Geschichteund System des rôm. Rechts 
(Manuel élémentaire de droit romain) von Paul Friedrich Girard, ûbersezt 
von R. von Mayr [L. Wenger]. ^ F. Hitzig, Altgriechische Staatsvertrage s 
liber Rechtshilfe l[h. Mitteis]. ^ Mélanges Gérardin [B. Kubler]. Appleton 
(Lex Furia de sponsu), Audibert (Actio praescriptis verbis). Bonnet 
(Obligation du vendeur). E. M. L. 

Zeitschrift fur das Gymnasial-wesen, Volume 62 (1908). Janv. 
R. KuNZE, Die Germanen in der antiken Literatur, II. [Opitz]. Extraits des lo 
auteurs grecs; utile, bien que renfermant des parti s de valeur inégale. 
1[ H. WoLF, Die Religion der alten Griechen. Die Religion der alten Rômer 
[Becker]. Bons manuels bien au courant : W. a mis à profit, parfois indis- 
crètement, les travaux d'Usener et de Rhode; réserves sur quelques points. 
][ A. Chudzinski, Tod und Totenkultus bei den alten Griechen. [Id]. Complète 16 
et rectifie les travaux de Wolf. ^ E. Lange, Sokrates [Id.].. Facile à lire, et 
intéressant : plusieurs points contestables. ^ F. Gaffiot, Le subjonctif de 
subordination en latin. Id. Ecqui fuerit si particulae in interrogando latine 
usus [H. Lattmann]. Statistiques précieuses (de Caton à Aulu-Gelle); 
conclusions parfois téméraires; observations. 1[ A. G. Roos, Flavii Arriani 20 
quae exstant omnia, I. Alexandri Anabasis. [Reuss]. Nouv. éd. critique, 
de grand mérite et de haute valeur; discussion de nombreux passages. 
^ Masqueray, Abriss der griech. Metrik [Schroeder]. Trad. ail., parfois 
fautive, de Pressler. ^^ Fév.-mars. J. Vahlen, Opuscula Academica, I : 
Proœmia I-XXXIII (1875-1891). [Harder]. Précieux; détail. ^^ Avril. 28 
Horace, Carm. IV, 8 [Knôgel]. Appréc. détaillée, avec discussion à l'appui, 
des mérites du Programme consacré à cette ode par Elter (Bonn, 1907); 
il a donné maintes fois la solution des difficultés qu'elle présente. TfL. Adam, 
Uber die Unsicherheit literarischen Eigentums bei Griechen und Rômern, 
[Wackermann]. Vif intérêt; analyse et remarques. ^ W. Niedermann, 30 
Historische Lautlehre des Lateinischen. [Meltzer]. Eloge. IJ Marie Pan- 
CRiTius, Studien ûber die Schlacht bei Kunaxa.[RQ\is%}. Prend le contre-pied 
de la thèse de G. Consin (Cyrus le Jeune en Asie Mineure); exposition et 
réserves. ^^ Mai. Horace, Carm. II 13. Ille et nefasto. [Fr. Heidenhein]. 
Interprétation développée des v. 21-36. ^ M. Wohlrab, Sophokles Kônig 35 
Oedipus [Wetzel]. Trad. fort estimable; 1[ Paul Harre, Latein. Schulgram. 
II, Syntax [NitscheJ. Très recomandée. *f[1| Juin. H. Swoboda, Griech. 
GeschichtelG. Reinhardt]. Éloge de cette 3« éd. amendée; quelques réserves 
et remarques. ^^ Juillet- août. Sturmer, Griech. Lautlehre auf etymolo- 
gischer Grundlage [Sachse]. Utile. ^ W. Dittberner, Issos, ein Beitrag zur *« 
Geschichte Alexanders des Grossen. [Reuss]. Confirme la thèse de Delbrûck, 
qui inchne à identifier le Pinaros avec le Pajas-Tschai; mais la question 
n'est pas nettement résolue. ^ J. Dietze, Griech. Sagen, I [Hodermann] 
Se recommmande par ses mérite à tous les amis de l'antiquité classique. 
in[ Sept. Karl Zangemeister, Th. Mommsen als Schriftsteller [Tschirch]. 15 
Bibliographie précieuse. ^ J. P. Krebs, Antibarbarus der latein. Sprache, 
[Stegmann]. Appréciation favorable de cette 7^ éd., refondue avec soin par 
ScHMALz. Examen détaillé et discussion de nombreux points. Tî^ Oct. Fr. 
PiCHLMAYR, Lucian aus Samosata, Traum und Charon [Helm]. Très bonne 
éd. classique; ^ W. Hoffmann, Das literarische Portrât Alexanders des 50 
Grossen im griech. und rôm. Altertum [Wackermann]. Intéressant et solide. 
Ifll Nov. J. Vahlen, Opuscula Academica, 2 : Proœmia XXXIV-LXIII 

11892-1906) [Harder]. Complément de cette publication de haute valeur; 
i 



142 1908. — ALLEMAGNE. 

plan et remarques. ^^ Dec. Horace, Carm. IV, 5 [L. Wendriner]. Interpré- 
tation détaillée. If César, Bellum gallicum. Remarques critiques [Nitsche]. 
Discute une vingtaine de passages de la seconde éd. de Meusel. ^ Conjecture 
d'un écolier pour Tacite, Agricola 24 [Fr. Heideuhain]. Ex eo, qui fait 

5 difficulté dans le passage, devient intelligible si on lit audivit au lieu 
de audivi. ^ W. Gemoll, Griech deutsches Schul-und Handwôrterbuch. 
[Sttirmer]. Méritoire; réserves et -vmarques sur un grand nombre d'articles. 
If R. Schneider, Antike Geschûtze auf der Saalburg. [Nische]. Intéressant; 
polémique avec Schramm. Analyse développée. Tf Id., 'A-jroXXoocopoi» IloXtop- 

10 xYjTtxà. Griechischen Poliorketiker. [Id.]. Édition critique de haute valeur; 
discussion de plusieurs passages du texte, du comm. et de la trad. ^ Id., 
Anonymi de rébus bellicis liber. [Id.]. Éloge; a utilisé l'éd. de Froben (Bâle 
1552). Observations. ^ S. Giinther, Geschichte der Mathematik, I Von den 
àltesten Zeiten bis Cartesius. [Nath]. Très recommandable. A. G. D. 

16 Zeitschrift fur Numismatik. T. 26 4^ livr. (parue en 1908). Ne 
contient pas d'art, concernant l'antiquité classique. *ff^ T. 27 (1908). V^ et 
2^ livr. Die metrologischen Grundlagen der aeltesten mittelitalischen 
Munzsysteme [E. J. Heaberlin]. La métrologie a déterminé exactement 
les données premières du système ancien des poids et mesures existant chez 

20 les Babyloniens et les Phéniciens, longtemps avant l'invention de la mon- 
naie. On avait bien observé qu'en passant dans l'Europe Occidentale ces 
données s'étaient conservées plus intactes da.ns l'Italie moyenne, venue 
tard au monnayage, que dans l'Italie méridionale et la Sicile, mais les 
recherches métrologiques n'étaient pas encore en état de les déterminer 

25 exactement pour les diverses contrées de l'Itahe moyenne. On était arrivé 
à des résultats à peu près sûrs pour les monnaies d'or et d'argent de l'Etru- 
rie, de Rome et de la Campanie et pour l'aes grave de l'Italie' moyenne, 
mais on se savait pas sur quelles bases reposait les systèmes monétaires 
du littoral de l'Adriatique, formé de l'Apulie, du pays des Vestins et des 

30 Picéniens et plus loin de l'Ombrie et même de l'Etrurie. C'est pour étabhr 
cette base que depuis de longues années H. a fait des pesées fréquemment 
répétées des monnaies (aes gravis) des musées et des collections privées 
et publiqres de l'Europe, dont il a consigné les résultats dans son « Corpus 
aeris gravis », et dont il se sert dans cet art. de 116 p. pour déterminer quels 

36 sont les poids provenant de l'Orient qui ont servi de base au monnayage 
des pays de l'Italie moyenne. 1, Les systèmes primitifs des Babyloniens et 
des Phéniciens. 2, Modifications de ces systèmes primitifs. 3, Réception 
dans l'Itahe moyenne du système des poids des Babyloniens et des Phéni- 
ciens. 4, Division duodécimale et décimale de l'as. 5. Résultats d'après les 

40 systèmes de poids et d'après les pays. ^ Zur metrologischen Systematik 
[C. F. Lehmann-Haupt]. Remarques à propos de l'art, précédent. Impor- 
tance des résultats acquis : réserves sur certains points, notamment sur les 
rapports de la valeur du cuivre avec l'argent et sur la division du talent 
en cinquante mines. Tf Errata corrigé [H. Dressel]. Défend contre Dattari du 

45 Caire l'authenticité des médaillons d'or trouvés à Aboukir en 1902, et qui 
sont au Cab. des médailles de BerHn. Tf J. Sundwall, Untersuchungen ûber 
die attischen Miinzen des neuen Stiles [Weil]. Appréc. favorable. Sera utile 
pour des recherches futures. % K. Bissinger, Funde rôm. Mûnzen im 
Grossherzogtung Baden 2 [Reghng]. Appréc. favorable. ^ F. Gnecchi, 

50 Monete romane. Manuale elementare [id]. Cette S** éd., augmentée et revue, 
montre que cet ouvrage répond à un besoin et qu'il a du succès : quelques 
critiques de détail. Y. 

Zeitschrift fiir vergleichende Sprachforschung. T. XLII. N» 1. 



ZEITSCHRIFT FUR VERGLEICHENDE SPRACHFORSCHUNG. 143 

Les plus anciens témoignages datés de Ja langue iranienne et de la 
religion de Zoroastre [Edouard Meyer]. Les documents assyriens nous font 
connaître les populations iraniennes par des noms propres à partir du ix^siè- 
cle avant notre ère. Une liste de Sargon, de 713 env., présente le nom propre 
Mazdaka. Il y avait donc déjà des mazdéens, un culte spécial de Mazdao; 6 
par suite, Zoroastre est sûrement antérieur. On peut le placer vers. 1000, 
peut-être vers 1100 ou 1200. Mais les attestations historiques de l'existence 
des Iraniens, puisque parmi les noms des dynastes de Syrie et de leurs voi- 
sins conservés dans la correspondance de Tell et Amarna nous trouvons 
des noms incontestablement iraniens, témoignent d'établissements mili- lo 
taires au milieu de populations étrangères. — Supplément. Trouvailles 
de Boghazkiœi, Cappadoce <voy. plus haut, Sitzungsberichte de Berlin, 
9 janvier 1908>. ^ Y a-t-il évolution phonétique [Richard M. Meyer]. 
Il y a eu cinq explications des changements phonétiques : 1° l'explication 
bibhque fondée sur la légende de la tour de Babel, que personne ne sou- 16 
tient plus; 2° l'explication philosophique, qui suppose l'expansion d'un 
germe, le développement d'un idéal qui se précise (G. de Humboldt, Stein- 
thal, Paul Finck); 3° l'explication psychologique, qui donne le premier rôle 
à la réflexion, une part importante à la culture et à l'action d'individualités 
marquantes (W. Scherer); 4° l'explication ethnographique, qui fait inter- 20 
venir les idiomes parlés précédemment dans le pays et admet un retour en 
arrière (Ascoli, Fôrstemann); 5° l'explication physiologique, qui admet 
une action prépondérante et une modification des organes (Fr. Kauffmann). 
En réalité, il n'y a pas évolution, mais choix entre formes parallèles et 
coexistantes. ^ PaSêi, r3bbi [W. S<chulze>]. rebbi, plur. rebbites dans 25 
C. gl. 1., V, 12, 20; CIL., 9, 648 = 6220; 10, 3303; Hûbner, Inscr. chr. Hisp. 
34. Tf 'Attôooç [A. Bezzenberger]. Contre Meillet, I, F., 21, 339, à propos de 
l'accenti;ation. ^ La contraction des voyelles en grec [B. Zupitza]. Sur la 
non contraction de Oeô; (à cause de son caractère dissyllabique qui laissait 
le temps de prononcer les voyelles distinctes), tjoéoç, r,o£a;surlacontraciton 30 
dans les différents dialectes. ^ Tlàvet Pûsan [W. S<chulze>]. Cette. iden- 
tification est confirmée par le vrai nom du dieu arcadien, Ilauiv. La forme 
primitive aurait été Ilâuffwv. Cf. 'Aa)<;etUsâs(*aù(7coç)- ^Le suffixe 6X et ses 
succédanés [A. Fick]. Là où on a cru trouver un suffixe -tXo-, on avait affaire 
à"-6Xo- avec déaspiration (;^u-tXov). Après X, on trouve -ôp- : oXeôpoç. Cette 35 
forme se rencontre souvent après p, la langue aimant lasuccession des p:ipGpov, 
ïnblôz repose sur hsffXcJ; (arcad.), * hecaloç, *h£Ta:Xo;, *h£9(TXoç. TJ "Eêpo; 
[A. Fick]. rpâyo;, fiàxTiç * xat Troraf^bç OpâxTjÇ. Un nom d'animal est très con- 
venable pour un fleuve, cf. Tpàyoç en Arcadie, Kptdç en Achaïe, KotTrpoç en 
Lydie, Su; en Orient. C'est la Maritza, appelée encore à sa source Iber 40 
{Hebrus en latin). Le sens de riocTr,? s'explique par celui de la racine, 
« forcer, posséder», cf. sk. yabhati, futuere. L'allemand Eberest delà mémo 
racine. Le changement de sens n'a rien d'étonnant; cf. xocttcoç en regard 
de caper. ^ àTtô-voiFe « caendendo fecit » [E. W. Fay]. Près de Sellasie, 
Cauer ^7 : E'jp.uOtç aTvdvaFs. C'est un prétérit sans augment ; cf. 45 
gl. lat. nauia, lignum caualum; nauat, frangat; naus, rescinde; 
aTTo sert à marquer l'accomplissement, cf. àTtEpyQc^sTat. Dans nauat, 
surtout operam nauat, on a un mot apparenté, au sens de « conficere»; 
de même nauus == industrius, si le g de ignauus est secondaire. % Pontifex 
et imperator [A. Bezzenberger]. Walde rattache pontifex à ombr. punti- 50 
lustration, et à lat. quinquare, purifier; cela est confirmé par des rappro- 
chements slaves. De même imperium esta comparer avec prussien emperri 
« rassembler »; imperare serait ordonner en vue de l'assemblée. % 'AToîffôaXoç 



144 1908. — ALLEMAGNE. 

[W. Frellurtz]. Décomposer à -xa -<y9aXoç, où ra est un redoublement; cf. 
xo- (7xuX -[jLixTiov (quisquiliae) avec axùXXto. La racine se retrouve dans un 
anc. bulg. star « pécher », astara « péché », lat. stellio, stolidus, allem. stehlen, 
stolz. ^^ N" 2. Préformantes [Jos. Schrijnen]. Eléments qui diversifient le 
^ commencement de la racine et qui peuvent être de très anciens préfixes 
vidés de leur sens. En tout cas, on a comme préformantes: l^w. péfxêoaaifFpéiy..) 
et xpàjjLêoç (avec gutturale); 2" gutturale : vé<foç, vecpéX-/], et yvdtpoç; 3° den- 
tale : Bpôffoç et lat. vos; trepidus, trepit et pémo pour FpéTroj (avec préform. 
w); 4° sifflante : irâXoç (cFàXoç), àdEXyi^;, insolens, et éXiaato FsXiffffo)); 

10 scribo, axaptipeûa), et l-pgtTrw, ripa. ^ èwvi [W. S<chultze>]. Hésych. : 
£. ô ' • Kup7]vatot est confirmé par les inscr. de Delphes, BCH. 27, 21. ^ [xw [id.]. 
Nom de lettre dans Démocrite, Diels, Vorsok. 1^,2394, nr 19; confirmé par 
une inscr. de Délos, BCH. 29, 483. ^ SOeww [id]. Hésd. Théog. 276 d'après 
Rzach, confirmé par CIL. 6, 20911 luniae Stenno. ^Sur la question des 

15 racines indo-européennes contenant r et n [E. Fraenkel]. Étude des mots 
grecs qui sont dans ce cas. Etude des composés de -xpdtTwp. Composés d'un 
premier élément au locatif en-ai- (fxiaicpovoç) : KXuTat|xr|OTpaest celle qui con- 
çoit des résolutions dans une manière fameuse. ^ Mélanges [E. Fraenkel] 
1. Aor. des verbes en -atvetv : èptoa{v£tv, £pioT|V£. 2. Hom. ào<;(j7iTr,p. 3 

20 Formule ô8"£T£0O(; sans contrepartie antécédente : Milet, Collitz 5495 
Hom., X, 157; Xénophane, fr. 1, 2 D.; Amphis, II, p. 237, fr. 7 K. ^ Athén 
III, 123e (cf. Alexis, ibid.), Inscr. att. Ditt. syll. '•'586, 45 (397-6 av. J.-C.) 
Meisterhans, 3^ éd., 250 et n 1955. Cet usage est sorti d'exemples comme 
Antiphane, II, p. 73, fr. 153 K.; Mnésim., II, 437, fr. 4, 14 K. = Athén. IX, 

26 p. 402 f.; Platon, Phèdre, 266 A; Protag. 330 A. Celui qui parle conçoit 
d'abord la chose d'une manière générale; puis, il songe à des exceptions, 
qu'il introduit par É'xEpoç. ^ èqpôxE [W. S<chulze>]. IG. XII, 7, 414, 
(Amorgos) : "Eûafft'ç (ji.£ Iqpoxe. | 'ETiaiAEivov : cf. Eurip. Cycl. 179suiv. ; 
CI L., 5 supp!, 670; 4, 2215, 2217; IG., 12, 3, 536 suiv.; CIL., 6, 248. 

80 ^ L'usage homérique des propositions dépendant de £t avec l'indicatif 
futur [C. Hentze]. I. En protase (conditionnelles, concessives). II. En apodose 
(conditionnelles, concessives, question indirecte), ti >c£ avec l'indic. fut. 
n'est pas douteux, mais appartient aux parties les plus récentes de l'épo- 
pée : B 258, E 212, P 556, o 253. 1[ Gloses d'Hésychius IV et V [A. Fick]. 

'5 atvo), yaêaXà, Y!xê£va, SaXàyya, oiÇa, xàxa xoipavéovxa (fragment épique 
perdu), ZïiOoç et ZéaOoç, xÙ£(7(Tav, ^ùÇeiv, a'tvw, àv£tv, àêuodv, àyÉpaa, xotoç 
« nombre » (cf. Athén. 455 D). 1[ La flexion de lauo [Hermann Jacobsohn]. 
Étude des différentes formes de la racine et des multiples temps et modes. 
^ Les types de mots communs aux langues indo-européennes et sémitiques 

*o qui présentent des racines à deux ou trois consonnes et les correspondances 
vocaliques dans les deux groupes de langues [Hermann Môller]. ^^j N° 3-4. 
6apa7ra)£iv [W. S<chulze>]. Cette assimilation de voyelles ne se trouve 
pas seulement en néo-grec; OapaTrsuÔTÎç (Ainos, ii^ s. av. J.-C), Rev. arch., 
1873, t. 26, 85; £6apà7r£U(j£ (1«'' s. av. J.-C), CIA. 3, 1296,18; £eap[à7r£u(jav] 

« (ne s. av. J.-C), CIA. 2. 471, 35; Tharapon CIL. 6, 14412; cf. Soden, Sch. 
des N. T., 1, 1308. ^ Ulysse et Pénélope [F. Solmsen]. La forme véritable 
du nom est 'OouaaEuç. 'OXucdEÙç peut être une dissimilation facihtée par 
la prononciation spirante de o, en tout cas, est secondaire. La plus ancienne 
étymologie connue d'un mot grec est donc juste (t 407 suiv. ; a 60, cf. 

w Sophocle, fr. 880 N'.) : c'est celui qui s'irrite (x 407) ou contre lequel on 
s'irrite (a 60 et Soph.), cf. ôBuadàixEvoç, etc. Le sens actif n'est pas douteux : 
c'est le dieu qui s'irrite, dieu dégradé ensuite en héros. Voy. Ed. Meyer, 
Hermès, XXX, 241. Quant à Pénélope, on ne- peut séparer son nom de celui 



ZEITSCHRIFT FrjR VERGLEICHENDE SPRACHFORSCHUNG. 145 

d'un oiseau, ttyivéXo'}, dor. TravéXo-ji (Alcée 84 B., Stésichore 89, Ibyc. 8, 
Arist. Av. 298 et 302) ; c'est une canne au cou bigarré. C'est sans doute aussi 
une ancienne divinité qui se rencontre aux mêmes lieux qu'Odysseus, en 
Arcadie (surtout à l'est) et en Laconie. Elle avait l'aspect d'un oiseau rare 
et venant de loin et remonte à un temps où les divinités grecques étaient s 
thériomorphiques (Athéna chouette, Héra vache, Dionysos taureau, 
Zeus loup). Chez les Mégariens, Athéna était vénérée comme AïOuta (Hé- 
sych., v°), c.-à-d. un oiseau de mer qui couvre une déesse dans l'Od. s, 352, 
Ino-Leucothée. ^ Xàêpoç [W. S<chulze>]. Se rattache à rabies avec dissi- 
milation, comme àxpo; macer scaber lacer à acies (àxtç) macies scabies lo 
Xaxtç. *1[ Mélanges [E. Fraenke]]. 1. Mots impliquant idée d'assaisonnement 
et de sel et désignant des douceurs ou inversement : -/jouffaa, « épices », 
Athén. 67c; Pollux, 6, 65; Hippocr., VIII, 386 L. ; Galien Glôss. 19, 102 K. 

— 2. £V7]yYU'yi<rev Coll. 5147,3, 12, est un compromis entre riyy6yi<jBv et 
èveyuYiffEv. — 3. Rapport de oaTravav et de lat. daps. — 4. pe en éolien pour pi. 13 

— 5. Adjectif et substantif : 'éto; uetus, cpôdpo;, pernicies = perniciosus, 
oXeOpoç, /otpoç désignant une fille nubile (Ar. Thesmoph. 289), TJêr] = 
acSota (id:, Nub., 976; Hipp., Epid., 3, 4), xc55tov (Arift. Paix, 1078). Tf Le 
traitement des racines à voyelle longue dans les substantifs des langues 
indo-européennes [E. Fraenkel]. Exemples surtout tirés dugrec.^nToXefxaro!; '^^ 
et le changement de ttt- et tt- à l'initiale en grec [Hermann Jacobsohn]. 
Question très importante pour le jugement de la traditioti du texte d'Ho- 
mère. Tf La préposition Trpôç [Hermann Jacobsohn]. Rapport et usage des 
diverses formes. ^ Gloses d'Hésychius, V [A. Fick]. àêàXTi, àSadai, àêptva, 
aêwç, aysa, àyXÊt'Sta, àyXs'JTXç, àcpïijJLoGvTaç, ypuêo; (se rapproche encore plus 25 
de Cherûb, que ypu'}), 'éêpûdôvi, kijxxziix'Xtv, >cu6T,Xtç, ^t^mtoç. porapia, puoi'a, 

iraîç (z=*(JJXtv6-ç), arpoûç (:=: *CTpO'j6-ç), XpcOaC, i7XlVU1f|, TptOTlTjXtÇ, TptXOTTYjXl'ç, 

Sopôayopt'ffxoç, xévxacupot, PuTca;. Tj Lat. uêna [A. Bezzenberger]. Si uena vient 
de uesna (Wharton), il est apparenté à véd. vaksânâ(plur. fém.), «ventre»; 
cf. Ader de a. h. a. adara « entrailles » et -fiTpov. H Contribution à l'ancienne 30 
langue des Macédoniens [V. Lesn;^]. SurHésych.:yw7rot; • xoXotoùç. MaxeSôveç. 

— La substitiiiion des moyennes en macédonien aux aspirées grecques. 
Grâce à l'influence grecque sur les hautes classes, les noms propres ont des 
aspirées. Mais Bspevtxiri fait exception, parce qu'il appartient à une famille 
populaire. ^ Gré£o-égyptien pw^ [W. S<chulze>]. De l'égyptien rms « na- 35 
vire»; cf. Nij'.j/'.&<;avecosque Niumsis(même traitement phonétique). If L'ori- 
gine des mots latins abstraits en-tQra(sûra)[A. Zimmermann]. Ils se ratta- 
chent bien aux noms en -tor- P. 307, satura se rattache à satis: Saturas 
palus (En. 7, 801) désigne la divinité appelée Copia ailleurs. Le suffixe 
est intermédiaire entre -tra et-taïa. P. 310, simitur désigne d'abord le com- 40 
pagnon, d'où adverbialement « avec ». De même igitur doit être rattaché 

à iungere (iug- réduit à ig-, cf. bïgae = bi-igae), et signifie d'abord « en 
résumé ». Ces nominatifs en -tur (-sur) sont des altérations phonétiques 
(uoltur : cf. Voltorius, Volturius, Voltricius), mais ont été remplacés par 
les formes anciennes en -tor sous l'influence des cas obliques. ^ Deux pro- 43 
blêmes italiques [Hugo Ehrlich]. 1. L'origine du gérondif latin. Il vient du 
participe présent, d'où le sens actif : * ferentidos * ferontidos. 2. Les adj. 
lat. en -ensis. Ils sont récents Le plus ancien exemple est Megalesia (204 
av. J.-C); 4 ex. dans Plt. où ordinairement -ionsis. La forme -ensis vient 
d'adj. comme Massiliensis opposé à Massilia où l'i paraissait appartenir au 5o 
thème. De fait, -ius et -iensis sont en rapport étroit.^ sI-Tia, Yjvstxa [A. Bez- 
zenberger]. Formations récentes. ^ Les noms des Goths [J. A. Frantzen]. 
Tf Latin gradior [Trautmann]. Rapprochement lithuanien. ^ Hav et Pûsan 
R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908. 10 



146 1908. AUTRICHE-HONGRIE. 

[W. S<chultze>]. Rapprochement déjà proposé en 1907 par Dôhring. 
Tf liG(yi(jxtTo foûvMv [W. S<chii]tze>]. Même figure en lithuanien. 
^ Béarn [id.]. Au moyen âge, Benarno offre un parallèle à la suppression 
par dissimilation d'une nasale dans septuaginta (* sept(u)maginta, éêoo)- 

^ ixrjjtovTa) et septuennis (*sept(u)mennis). Cf. rododendrum> eloendro 
(esp. port.). T[ Les nouveaux fragments de Corinne [E. Fraenkel]. xpoucpâSav. 
^ Notes sur des mots latins [E. W. Fay]. 1. aliter contient le suffixe de sk. 
anyâtra, « dans un autre lieu »; ce suffixe a eu un grand développement 
en latin, d'après la formule : alis : aliter : : breuis:breuiter. 2. cumulus con- 

1° tient une métathèse, de * colomos, cf. columen, culmen, xolwwôç, angl. 
holm. 3. clemens de *tlemens, d'après inclementer (cf. raXai'tppwv, TX-/]-6ufxoç) 
est justifié par Lucr., III, 313. ^ Mélanges étymologiques [W. Prellwitz]. 
Le féminin reXyïva; de Stésichore (cf. Hérod. I, 17 at ûtto Tzlr^yriç eîç 6àva- 
Tov xaTatfopat) s'explique par une racine telegh- existant en slave, 

15 « fracasser ». ^ Trautmann, Gesamtregister zu den Beitràgen zur Kunde der 
indogermanischen Sprachen [W. Prellwitz]. Table précieuse de la revue 
disparue et fondue maintenant avec la « Zeitschrift ». Paul Lejay. 



20 AUTRICHE-HONGRIE 

AUTRICHE 

Rédacteur général : Adrien Krebs. 
25 

Commentationes Aenipontanae, Fasc. 3 (1908) Der Artikel vor 
Personen- und Gôtternamen bei Thukydides und Herodot [A. Pfeifauf]. 
Etude très détaillée de 67 p. sur l'emploi de l'article devant les noms de 
personne et les noms de divinité chez Thucydide et chez Hérodote. A) Les 

30 noms de personne avec et sans art., chez Thucydide; B) chez Hérodote; C) 
Les noms de divinité avec et sans article chez ces deux auteurs. Suit une 
liste de tous les passages cités et étudiés. A. S. 

Jahreshefte des Oesterreichischen archaeologischen Instituts 
in Wien. Vol. XI (1908). l^e Jivr. Mutter Erde [E. Maass]. Son culte, 

85 ses sancttaiies, ses fêtes. ^ Apelles und Protogenes [E. Maass]. Le fameux 
tableau d' Apelles (Pétrone, Sat. 83), qu'il se trouvât soit dans la maison de 
campagne de Pétrone, ou dans celle d'un voisin, ou même dans la villa de 
l'empereur Néron, était à l'époque de Pétrone dans les environs de la ville 
de Misène, il représentait Aphrodite MovôxvT,aoç, c-à-d. celle dont une seule 

40 cuisse est découverte et dont les charmes plus intimes xk |xyj pXe7rô[X£va 
(comme dit Athénée dans un cas pareil, XIII, 500 E) étaient cachés sous 
d'épais vêtements. Laïs avait servi de modèle à l'artiste. — Le Trspt ypapixT)? 
d' Apelles, traité dans lequel il parlait de ses œuvres. — Il y parlait aussi 
de son contemporain Protogènes, dont il admirait les œuvres : c'est à lui 

45 que nous devons de pouvoir nous faire une idée du fameux tableau de P., 
représentant Jalysos; ce chef-d'œuvre, qui était à Rhodes, fut transporté 
à Rome et périt dans un incendie. On y voyait Jalysos déchiré par un chien 
en fureur, et étant déjà dans les affres de la mort. ^ Zur Herki^uft des 
jonischen Frieses [H. Thiersch]. Examine l'opinion de Birt (Die Buchrolle, 

50 p. 310) qui voit en Egypte l'oiigine de la frise grecque. ^ Inschriften aus 
Halikarnassos und Theangela [A. Wilhelm]. Texte, restitution et commentaire 
de 8 décrets ? Eine Inschrift des Kônigs Epiphanes Nikomedes [id.]. Elle 
se trouve au Musée du Pirée et date de 149 à 120. On y voit mentionnés les 



JA.HRESHEFTE D. OESTERBEICH. ARCHAEOL. INSTITUTS. 147 

noms de Nicomède Epiphane, de son père Prusias Ilet de sa mère Apamée, 
du nom de laq.,elle il appela la ville de Myrleia Apamée, ce que confirme 
Etienne deByzance, contrairement à Strabon qui faisait d' Apamée le femme 
de Prusias I. ^ Beschliisse der Athener aus dem lahre des Archon Apollo- 
doros 319/8 v. Chr. [id.]. Texte, restitution et commentaire de plusieurs » 
fragments de décrets de l'archontat d'Apollodore; détermination despryta- 
nies ; les àvapacpetç des prytanies. ![ Zur Geschichte der Hymnoden in der Pro- 
vinz Asia[J. Keil]. Détails nouveaux d'après une inscr. d'Oedemisch com- 
mentée et restituée, où on lit une dédicace des hymnodes d'Asie en l'honneur 
de l'empereur Claude, la réponse de l'empereur, et un décret du sénat de la lo 
province. ^ Jugendlicher Asklepios [K. Hadacksek]. Etude d'un buste 
en marbre du Museo nationale à Rome, représentant un Apollon jeune et 
imberbe, et qui doit être tne copie d'un original gi-ec de la première moitié 
du ive s. av. J.-C. Il Weiblicher Kopf in Spalato [A. Hekler]. Le type de 
cette tête de femme du Musée archéol. de Spalato offre des analogies avec is 
celui des certaines têtes attribuées à Scopas. ^ Die Passade der Bibliothek 
in Ephesus [W. Wilberg]. Rapport sommaire sur les travaux entrepris pour 
restaurer cette façade, dont la restauration peut être considérée comme 
définitive (13 flg.). ^ Sull'anfora attica di Milo con gigantomachia [P. Du- 
cati]. Étude sur cette précieuse amphore du Louvre (2 fig.) sur laquelle 20 
est figurée une gigantomachie. 7 Thasische Antiken [H. Sitte]. Description 
(22 fig.) d'un certain nombre de marbres antiques de Thasos de la collection 
Wix parmi lesquels une tête archaïque d'Apollon, très importante; une sta- 
tuette en marbre blanc représentant une femme drapée, une statuette de 
Cybèle assise; une tête de femme à moitié voilée; la tête d'une statue funé- 25 
raire; plusieurs têtes : une statuette d'une jeune fille vêtue, debout, la main 
droite appuyée sur un pilastre, la gauche sur la hanche; un torse de Diony- 
sos, d'Hermès; un pilastre avec chapiteau, etc. ^ Petrons Lebensendo 
[F. Lohr]. Il est permis de conclure de Tac. Ann. XVL 18 sq. que la villa do 
campagne de Pétrone était bien à Cumes. ^^ Beiblatt. Rapport sur la 30 
séance annuelle de l'Institut archéol. Autrichien 1908. Fouilles d'Éphèse, 
Salone, Spalato, Zara, Obrovazzo, Pola, Aqailée, Grado, Verunum, Car- 
nuntum. — Continuation de la publication d'ouvrages commencés.^ Fouilles 
à Asseria [H. Liebl et W. Wilberg]. 63 fig. Fouilles anciennes; nouvelles; 
murs de la ville et portes; constructions dans l'intérieur de la ville, débris 35 
architecturaux; tombeaux; sculptures; 31 inscr. Objets divers. ^ Tettix III 
[F. Hauser]. En réponse à Petersen <Rh. Mus. 1907, p. 540 sq. R. des. R. 
32, 117, 48 > H. montre que les renseignements donnés par Héraclide de 
Pont sur la tettigophorie sont concluants et véridiques et détermine le 
sens de xpwêûXoç, par « touffe de cheveux sur le front » (Stirnschopf). Tj 10 
Antiques d'Amphipolis [H. Sette]. Description de qqs. objets antiques de 
la coll. Wix de Zsolna, terres cuites, statuettes, reliefs. î^ Antiquités de 
Doclea [C. Patsch]. Deux petits reliefs de Hermès Psychopompe, auj. à 
Cettigne. ^ Inscr. grecques de Bulgarie [W. Crônert]. Restitutions pour 
13 inscr. publiées par Kalinka (Schriften der Bulkankomm. Antiquar. Abt 45 
IV). ^ Sur le Vase Vagnonville [E. Pfuhl et R. Engelmann]. P. confirme ses 
conclusions précédentes quela;grenade servait d'ornement pour les tombeaux. 
E. s'en tient à ce qu'il a écrit précédemment .]f Sur les formes architectu- 
rales premycéniennes et mycéniennes [A. J. Evans et J. Durm]. Échanges 
de lettres à propos de la publication de certains débris architecturaux par 50 
Durm q i se justifie. ^^ 2« livr. Athena des Phidias [W. Amelung]. Resti- 
tution de l'Athena Médicis de Paris, au moyen d'un buste en marbre de la 
villa Carpegna, apparenté de très près à la tête du Museo Chiaramonte n° 197 , 



148 1908. — AUTRICHE-HONGRIE. 

à celle de Vienne et à celle du Br. Muséum, et par conséquent répétition 
du même original; comparaison détaillée de ces quatre répliques et d'autres 
têtes d'Athéna : l'original devait être ou une statue servant au culte ou une 
statue votive à Athènes, comme on peut le conclure du fait qu'elle est re- 
f' produite sur une monnaie d'Athènes. Mais ce n'est pas la Promachos en 
bronze de l'Acropole; il devait être l'œuvre de Phidias ou d'un de ses élèves. 
Étude sur l'Athéna Lemnia qui était sur l'Acropole avec la Promachos et 
la Parthenos (82 fig.). Tf Untersuchungen zur antiken Toreutik [E. Pernice] 
Etudie au point de vue scientifique et historique la technique de sept grands 

10 bronzes des Musées de Naples, Rome et Berlin. ^ Bronzereliefs vom Limes 
[R. Mûnsterberg]. Description (2 pi., 5 fig.) de reliefs en bronze trouvés dans 
le castel rom. de Traismauer. Ih sont composés de deux plaques triangulaires : 
sur l'une on voit Dolichenus sous la figure d'un guerrier barbu : au-dessus 
de lui, au sommet du triangle, un aigle; sur l'autre le dieu Mars représenté 

15 sous la figure d'un jeune homme, armé d'une pique et d'un bouclier et accom- 
pagné d'une oie. Comparaison avec deux reliefs en bronze de Szamos- 
Ujvar; ils datent de 260-270 ap. J.-C. Tf Rômische Bronzen aus Ungarn 
[A. Hekler]. Statuette en bronze d'un très beau travail du Musée national 
Hongrois; elle représente Hermès, tenant de la dr. une tortue, de la g. abaissée 

20 un rouleau; une autre du musée de Vestprem représente Apollon le carquois 
au dos, tenant de la droite une coupe plate et dans l'attitude d'une personne 
en marche, s'appuyant sur la jambe droite. Les deux sont des copies d'un 
original grec. Tf Studien zur kretisch-mykenischen Kunst [A. Reichel]. Art. 
do 16 p. sur l'art crétois-mycénien. ^ Der Goldfund von Dàlj [M. Ebert]. 

25 Description d'un certain nombre d'ornements en or trouvés sur un squelette 
masculin à Dàlj (Esclavonie). Comparaison avec d'autres ornements sem- 
blables; étude sur leurs formes et leur technique. ^ Die Statuenbasis des 
C. Sempronius Tuditanus [E. Reisch]. Bûcheler a reconnu dans les deux 
fragments de l'inscr. de Tuditanus publiée par Premerstein <cf. Jahresb.. 

30 X, p. 264 R. d. R. 32, 144, 20 sqq> six vers saturnins qu'il a restitués. 
R. retrouve dans Pline N.^H. IIL 19, 129 un septième vers et donne, en la com- 
plétant, une lecture de cette inscr. de la base de la statue de Tuditanue 
un peu différente de celle de Bûcheler et plus complète. ]f*|| Beiblatt. Us- 

. tensiles en bronze antiques de Sissek [V. Hoffitter]. 69 ustensiles de difïéren- 

35 tes formes, quelques-uns avec marques du fabricant; d'origine rom. (20 fig.) 

' trouvés à Sissek en 1858. H Zur Topographie der ionischen Kuste sûdlich 
von Ephesos [J. Keil]. Pygela-Phygela; Marathesion; localités antiques 
entre Marathesion et Anaia; Anaia. Trouvailles diverses, inscr. stèles, etc. 
Ruines, tombeaux. ^ Forschungen im siidlichen Istrien [A. Gniro]. Fouilles 

40 à Val Catena et à Monte Collesi (Brioni Grande). Trouvailles à Pola, monu- 
ments funéraires : forum "[f Zu den delischen Schatzinschriften [W. Crônert]. 
Corrections et restitutions aux inscr. publiées dans le B. C. H. ][ Uebereine 
rom. weibliche Gewandstatue [A. Hekler]. Montre que l'original d'une statue 
de femme assise du Musée du Capitole n" 42 date non du 5® s. comme il 

45 l'avait supposé, mais du 4° s. ][ Votivstele aus Dorylaion [F. Calice]. Les trois 
figures féminines qui se trouvent représentées entre les deux déesses sont 
peut-être une triade divine (fig.). ^ Petrons Lebensende [F. Lôhr]. Maintient 
sa conclusion précédente <cf. supra> que Pétrone est mort dans sa maison 
de campagne de Cumes- T[ Astragalgewichte aus Falerio [W. Kubitschek]. 

50 Les deux poids en bronze du Museo Gregoriano que K. a étr.diés <cf. 
Jahresb. X. 134 R. d. R. 32, 142, 43 > proviennent de sculptures de Falerio 
dans le Picenum (CL L. IX 6088). Un exemplaire pareil est à la Bibl. nat. 
de Paris. ^ Zum Mausoleum von Halikarnassos [G. Niemann]. Rappelle 



WIENER STUDIEN. 149 

qu'il a dressé un modèle de ce mausolée. ]f Vom rôm. Kastell bel Szamos- 
Ujvar [J. Ornstein]. D'après une inscr. trouvée en 1905 sous les murs du 
praetorium, ce castel aurait été élevé sous Antonin le Pieux. A. S. 

Wiener Studien, 30^ année, l^e Hvr. Das attische Btirgerrecht und die 
Frauen (A. Ledl] 2. Dans ce 2e art. <cf. W. St. 1907. R. d. R.32,146,28> 5 
L. étudie Vk^yùr^diç dans le droit athénien et l'âTrtotxaffi'a, ce qu'on en- 
tendait par ces termes et comment on s'y prenait. Il examine tous les cas 
possibles. Tf Kritisches und Sprachliches zu Nemesius [K. Burkhard]. 2eart. 
<cf. W.St.l904,p.212. R.d.R. 28,119, 41>,K. commente 40 passages pour 
lesquels il propose des corrections au texte reçu. ^ Des Aelius Aristides lo 
verlorene Rede gegen die Tânzer [Jos. Mesk]. Parmi les écrits perdts d' Ae- 
lius Aristide de Smyrne, on compte son « Traité contre les danses » dont 
nous pouvons nous faire une idée à peu près exacte par le traité de Libanius 
Inzïa Twv op/vi?7Ttov qui nous renseigne sur son contenu et sur son plan, 
et qui en reproduit même les passages les plus importants. On peut d'autre 15 
part avoir recours à deux autres discours d'Aeiius, les tz. tou a-rj oeïv xwulco- 
Seïv et le xaxà tc5v l^opyou[j.£vwv. C'est en se servant de ces trois sources en 
même temps que du traité de Lucien sur la danse que M. reconstitue la 
teneur du discours d'Aeiius. ^ Vulgarlateinisches bei Terenz [P. Wahrmann]. 
Térence s'écarte dans sa langue, dans ses constructions et dans ses mots de 20 
l'usage classique; il reste fidèle en partie à l'ancien latin, et sous l'influence 
de la langue courante, il emploie certaines alliances de mots qui avaient un 
caractère populaire déjà dans le latin archaïque, mais d'autre part il repro- 
duit la langue des gens cultivés de son temps sans tomber dans le réalisme ; 
sa langue n'est pas le latin vulgaire, il est le représentant de la belle langue 25 
courante latine. ^ Textkritische Studien zu Seneca rhetor [R. Novak]. 
Complétant les recherches de H. J. Mtiller, dans son éd. des Controverses 
et des Suasoires de Sénèque le rhéteur (Vienne, 1888), N. étudie dans ce 
l^r art. un certain nombre de passages de Sènèque au point de vue de la 
place qu'occupent les mots et des clausules finales et propose des correc- 30 
lions au texte reçu d'après les principes de la prose métrique. Tf Marginalien 
zu einer neuen Ausgabe des jûngeren Plinius [R. C. Kukula]. Corrections 
au texte de Pline le jeune d'après une recension partielle faite récemment 
des mss. italiens et d'après les travaux parus et les recensions faites de- 
puis l'éd. maior de Keil (1870), épuisée depuis longtemps (à suivre). ]['Apal 35 
(Tibulle 1,5) [E. Oppenheim]. L'élégie 5du]iv. I de Tibulle contient en quatre 
distiques, quatre imprécations, qui se ramènent à deux pensées: les philtres 
employés doivent servir de nourriture abjecte à la sorcière affamée et les 
démons obéissants deviendront ses tourmenteurs. Ces deux pensées sont 
exprimées dans la première paire de distiques, et dans la seconde repris, 4o 
variés et renforcés. T[ Mélanges. Zu Grattius [B. A. Muller]. A propos de 
l'étude de Schenkl sur Grattius, où il était fait allusion à la comparaison 
des anciens entre la chasse et la guerre, M. donne un certain nombre de 
textes grecs où cette comparaison se retrouve. ^ Beitraege zur rôm. Staats- 
recht. 3, Kollegialitat bei der Stadtpraefektur [St Brasslof]. Montre que la *'> 
praefectura urbis formait elle aussi un collège au moins dans les premiers 
temps de l'Empire.^ Zu Vergils Aen. II, 485 [F. Gatscha]. Le sujet de vident 
est penetralia personnifiés; armatos, ce sont les Grecs placés à l'extérieur ^ 
Zu einer Tibullstelle [M. Schuster]. Revendique pour lui-même la correction 
macies au 1. de acies proposée par Goldbacher pour Tibulle I, 3,47 <W. St. w 
28, 163>. T[ Zu Tibull I, 3,47. [E. Hauler]. Défend la leçon « acies ». IfH 2= 
livr. Das attische Btirgerrecht und die Frauen [A. Ledl] 3. < cf. supra>. 
Situation des voOo'.iréfb te les conclLsions de Mùller : les yvtict'.o'.: importance 



150 1908. AUTRICHE-HONGRIE. 

de l'èyyÛTifft; avant 451. ^ Technik der Romanschlûsse im griech. Liebes- 
roman [O. Schissel v. Fleschenberg]. W. Schmid (Der griech. Roman. Neue 
Jahrb f. das klass. Altertum 1904, p. 485) a divisé les romans grecs en deux 
classes tl'une avant 160 ap. J.-C, l'autre après, les présophisfiques et les 
s néosophistiques, qui ne différeraient entre eux qu'au point de vue linguo- 
stilistique; l'auteur combat ces conclusions et, après un examen des fins 
de romans, montre qu'elles différaient non seulement par la langue et le 
style, mais encore par la technique. ^ Textkritische Studien zu Seneca 
rhetor 2 [Rob. Novâk]. Suite des corrections proposées <cf. supra> pour 

10 51 passages des Controverses et des Suasoires. ^ Lexikalische Vermutungen 
zu Bûchelers Carmina epigraphica [J. M. Stowasser]. Nouvelles remarques 
de grammaire que S. ajoute à ses art. précédents <cf. W. St. 25 et 27>. 
^ Isidorus und die Lucanscholien [J. Endt]. Au vol. 3 de son éd. deLucain, 
Weber a émis l'hypothèse que Isidore avait beaucoup emprunté aux sco- 

^6 lies de Lucien, mais il faisait des glosesetdesscoliesqu'ilrencontraitdansles 
différents mss. de Lucien une sorte de corpus auquel il donnait le nom de 
Scoliasta. En réalité, il n'en est pas ainsi, ily a quatre recensionsdecesgloses, 
et E. détermine à laquelle Isidore a puisé, comme il a puisé dans Servius, 
Donat et autres commentateurs. ^ Zu den neuen latein. Bruchstûcken d(r 

-0 Thomasapokalypse und eines apostolischen Sendschreibens im Cod. Vindob. 
n» 16. [E. Hauler]. Après une courte introd.surlesdifférentstravauxdont le 
palimpseste qu'il étudie à nouveau a été l'objet, H. donne la description, 
le texte restitué et le commentaire des feuillets 60 et 67 du Cod. -Vindob. 16, 
écrits en belle onciale romaine, et contenant des fragments de l'Apocalypse 

^û de Thomas et d'une Epître des Apôtres. ^ Mélanges. Zu Platons Lysis 
205 C. D. [M. Schuster}. Lire : tiç Stà TvTiv xoo 'HpaxXs'cu; ouYYÉveiav b 
Tcpôyovoç aûxôv ÛTreoet^aro ysyovojç aùxôç kx Atôç x. t. X. If Zu Ovids Tristia 
V. 1, 44 [Golling]. Corriger mec des mss. en mihi. ^ Zu Tacitus Germania c. 26 
[id.]. Montre par des exemples tirés de Térence, Andr. 416; T. Live 39, 14,10: 

^° Hor. Sat. II, 3, 59 que « servare » est souvent synonyme de «cavere». Cicéron 
Lael. 58. De orat. II, 229, emploie dans ce sens « observare ». A. S. 

Zeitschrift fur die oesterreichischen Gymnasien, 59^ année 
(1909), l^e livr. Hasta pura [M. Nistler]. Comme suite à l'art, de 
Steiner <cf. Bonn. Jahrb. 1906. 114/115 p. 1-98, R. d. R. 31, 29, 2sqq>, 

35 N. montre qu'il ne faut pas entendre par « hasta pura » une « lance dont on 
ne s'est pas encore servi, qui n'a pas encore été consacrée ou « sanguine 
pura », mais que « pura » a le sens de simple, unie, non ornée, et que l'ex- 
pression hasta pura = yatffoç (Pol. VI, 39) désigne une lance toute en fer et 
dont aucune partie n'est en bois. ^ Paula Wahrmann, Prolegomena zu 

40 einer Geschichte der griech. Dialekte im Zeitaller des Hellenismus [Stolz]. 
Bien au courant de la question. ^ K. Reik, Der Optativ bei Polybius und 
Philo von Alexandrin [id.]. Contribution très soignée et très exacte, ^fl, 
H. Kleingûnther, Quaest. ad Astronomicorum libros, qui sub Manilii 
nomine feruntur, pertinentes; 2, Id., Textkritische und. exegetische Beitràge 

4.") zum astrologischen Lehrgedicht des sogenannten Manilius: 3, Th. Breiter, 
M. Manilii Astronomica éd. I. Carmina [Prinz]. 1, Soigné, bien au courant 
de la question, bien pensé; 2, Sera lu avec profit; 3, Fnjt de 50 années 
d'études, le crit. suspend sonjugement définitif jusqu'àcequele2^vol., con- 
tenant le commentaire, ait paru. ^ F. Gaffiot, Ecqui fuerit si particulae in 

50 interrogando Latine usus [Golling]. Des réserves. ^ Zur griech. und latein. 
Lektûre an unserem Gymnasium [F. Ladek]. Dans cette étude qui se con- 
tinue dans 5 livr., L. examine, expose et critique les opinions émisés par 
différents professeurs, pédagogues ou philologues sur les auteurs grecs et 



ZEITSCHRIFT FCR DIE OESTERREICHISCHEN GYMNASIEN. 151 

latins portés aux programmes des gymnases autrichiens ou désignés pour 
être étudiés seulement à la maison par les élèves, ^j P. Cauer, Siebzehn 
Jahre im Kampf um die Schulreform [Frank]. Analyse des art. réunis dans 
ce vol. ^ E. Meyer, Humanistische und geschichtliche Bildung [Bauer]. 
Mérite d'attirer l'attention. ^ S. Cybulski, Tabulas quitus antiquitates s 
Graecae et Romanae illustrantur ; XI. Domus Romana. Id. Dasrônische Haus 
Erklàrender Text zu Tafel XI [Oehler]. Grands éloges de cette 3^ édition. 
^ Programmes. G. Hettegger, Qua ratione M. Fabius Quintilianus in 
institutione oratoria laudaverit scriptores [Wôhrer]. Analyse. ^[^ 2^ livr. 
F. Sturmer, Griech. Lautlehre auf etymol. Grundlage [Stolz]. Devrait être lo 
remanié à fond, pour devenir un livre d'enseignement irréprochable. 
T[ O. Kraus, Neue Studien zur aristotelischen Rhetorik, insbesondere ûber das 
fivoq ÈTriSeixTixdv [Zycha]. Des réserves à faire, malgré cela peut rendre . 
service à la science en poussant à étudier bien des points encore obscurs 
de la rhétorique d'Aristote. ^ Margaret Bieber, Das Dresdener Schau- i6 
spielerrelief. Ein Beitrag zur Geschichte des tragischen KostUms und der griech. 
Kunst [Oehler]. A sa place marqi;ée dans la bibliothèque de tout professeur, 
et montre combien l'étude des monuments figurés complète les rensei- 
gnements donnés par les auteurs, f, C. Bardt, Rôm. Komôdien. 2 [Kauer]. 
Appréc. favorable de cette trad. allemande. Remarques personnelles 20 
du critique. T| F. Skutsch, Gallus und Vergil [Zingerle] . Intéressant. 
^ H. MET'iGE,Latein.-deutschesSchula'ôrterb.mithesondeTeTBeTiicksichtigang 
der Etymologie [Bitschofwsky]. Se propose de répondre à un besoin des clas- 
ses supérieures des écoles. Soigné et commode à consulter, recommandé 
aux maîtres et aux élèves. ^ P. Rasi, De positione debili, quae vocatur, seu de 25 
syllabae ancipitis ante mutam cum liquida usu apud Tibullum [Huemer]. 
Résumé des conclusions. ^ E. Richter, Xenophon in der rôm Literatur. 
[Kunz]. Rien de nouveau. 111Î 3^ livr. W. Larfeld, Hdb. der griech. Epi- 
graphik: 1, Einleittng und Hilfdizciplin. Die nicht attischen Inschriften 
[Wiedemann]. Très grands éloges; qqs. remarques et additions de détail so 
à cet ouvrage qui rendra les pli s grands services. ^\ H. Schone, Repertorium 
griech. W ôrterveri^ichnisse und Speziallexika [Stolz]. A droit à toute notre 
reconnaissance. T[ F. Vollmer, Q. Horati Flacci carmina sel. éd. maior 
[Prinz]. Le crit. résume les vues de V. sur la transmission des œuvres 
d'Horace et sur la valear des mss. il indique les observations qui ont été 35 
faites : appréc. favorable. ^ I Prammer-A. Kappelmacher, C. J. Cae&aris 
comm. de B. G. [Bitschofsky]. Éloges de cette 10'' éd. ^ F. Weigel, Kurz- 
gefasste Griech. Schulgramm. nach Curtius-v. Hartels Schulgramm. bearb. 
[Stolz]. Encore plus résimée que l'éd. précédente. ^ H. Wolf, Die Religion 
der alten Griechen [Oehler]. Recommandé aux élèves des classes supérieures. 40 
^ Programmes. J. Stastn^. Trakové (Die Traker. Eine Probe aus der 
Schrift : Geschichte Makedoniens in Altertum; 2, Die Ethnographische 
Problème) [Peroutka]. Résumé, le crit. suspend son jugement jusqu'à la 
publication du livre qu'annonce cet opuscule écrit en tchèque, ^^f 4*^ livr. 
A. Fritsch, Herodotus B. I-IV; K. Abicht, Herodotos. III, B V-VI, G. 45 
BôHME-S. WiDMANN, Thukydidcs B. VI [Kalinka]. Éloges de ces éd. de clas- 
se. ^ O. ScHROEDER, Sophoclis cantica dig. [Jurenka]. Des réserves. ^P. 
Le H MANN, Franciscus Modius als Handschriftenforscher (Quelle n und Unter- 
suchungen zur latein. Philologie des Mittelalters von L. Traube. Vol. 31), 
[Weinberger]. Éloges de ce livre, dédié à la mémoire de Traube. ^ Th. 5o 
ScHiCHE, M. T. Ciceronis Tusculanarum disputationuin libri quinque 
[Gschwind]. Appréc. élogieuse. ^ A. Rademann, Vorlagen zu latein. Stilil- 
bungen im Anschlusse an Cic. Tusculanen B. 1. 2 u. o[Dorsch]. Mention. 



152 1908. — AUTRICHE-HONGRIE. 

^ F. Matroye, La Conquête Vandale en Afrique et la destruction de VEmpire 
d'Occident [Loserth]. N'apporte rien de bien nouveau, mais est sériei sèment 
fait. lITf 5e livr. Die neuen Bruchstiicke der Korinna [H. Jurenka]. Restitu- 
tion, traduction et commentaire des nouveaux fragments de Corinne, la 
5 poétesse béotienne, contemporaine de Pindare qui fut son élève, d'après 
le papyrus de Berlin 284 (Berl. Klassikertexte V, 2). Ils rehaussent encore 
la gloire de Corinne. Ce qui frappe avant tout, c'est la simplicité de la 
langue et le coloris. ][ Die sogenannte relative Verschrânkung und verwandte 
Satzfûgungen in ihrem Verhaltnis zum deutschen Satzbau [K. Kunst]. 
10 Cherche pourquoi ces constructions fréquentes dans les langues classiques 
n'ont pas passé dans la langue allemande, et en même temps explique cer- 
taines particularités de la langue allemande qui s'écartent du génie des 
langues classiques. Tf M. Barone, SulVuso delVaoristo nel tt. ttjç àvTtodcewç 
di Isocrate con una introduzione intorno al significato fondamentale delVao- 
16 risto greco [Kalinka]. Ne réalise pas un progrès, mais n'est pas sans valeur. 
^ E. BoiSACQ, Dictionnaire étymologique de la langue grecque étudiée dans 
ses rapports avec les autres langues européennes. 1""^ livr. [Stolz]. On ne peut 
que saluer avec plaisir ce nouv. dictionnaire étymologiqi e de la langt.e grec- 
que et lui souhaiter le plus grand succès. ^ M. Niedermann und E. Her- 
20 MANN, H istorische Lautlehre des Lateinischen [id]. Eloges, ^f A. Scheindler. 
Des C. Sallustius Crispus bellum Catilinae, hélium Jugurthinum und Reden 
und Briefe aus den Historien [Perschinka]. Eloge avec qqs réserves. 
Tf C. Annibaldi, V Agricola e la Germania di Corn. Tacito nel ms. Lat. n. 8 
délia biblioth. Balleani in lesi [Pschor]. De toute manière ce livre est un 
25 ûôjpov digne d'être apprécié. ^ I. Vogel-A. Weinhold, Q. Curti Rufi, His- 
toriarum Alexandri Magni Macedonis libri qui supersunt, II, B 6-10 [Bit- 
schofsky]. Cette éd. de classe n'est pas faite pour les élèves de 3^ à qui elle 
est destinée, mais pour des élèves plus âgés et plus au courant de la langue 
latine. Remarques de détail. If Th. Nissen, Latein. Satzlehre fur Reform- 
30 anstalten [Scheindler]. Appréciation favorable avec qqs réserves. If E. 
SzANTO, Ausgewàhlte Abhandlungen [Oehler]. A droit à la reconnaissance de 
tous ceux qui s'occupent d'antiquités grecques. Tf H. Grimm, Homers Ilias 
[Prim]. Intéressant. ^ Programmes. G. Pitacco, De mulierum Roma- 
narum cultu atque eruditione [Siess]. Est au courant de toute la bibliographie 
36 du sujet et sait s'en servir; qqs petites inexactitudes. ^ J. Oehler, 
Epigraphische Beitraege zur Geschichte des Aerstestandes [Lackenbacher]. 
Très soigné. H Fr.Biicheler [E. Hauler]. Art. nécrologique.^^ 6^ livr. A. Za- 
NOLLi, Osservazioni sulla traduzione armena del tz. ouaewç àvOpcoTrou di 
Nemesio [Burkhard]. Méritoire. Tf 1, Th. Ladewig u. C. Schaper, Vergils 
40 Gedichte. 1, Bukolika u. Georgika; 2, J. San der, Schûlerkomm. zu Vergils 
Aeneid in Auswahl [GoUing]. 1, Cette 8^ éd. complètement remaniée est 
l'œuvre de P. Deuticke. Appréc. favorable. Remarques de détail; 2, Malgré 
des défauts, rendra des services. ^ A. Zingerle, T. Livi a. u. c. libri;Yll, 5 
Lib. 45 Ed. mai or [Schmidt]. Grands éloges; cette éd. a sa place marquée 
45 dans toutes les bibliothèques. Tf H. Nohl, Ciceros Rede gegen Q. Caecilius 
und das vierte B. der Anklageschrift g. C. Fe/res hrsg.[Kunz]. Appréc. favo- 
rable de cette 3^ éd. qui diffère peu de la 2^. ^ Al. Malinin, Hat Dôrpfeld 
die Enneakrunos-Episode bei Pausanias tatsàchlich gelôst oder auf welchem 
Wcge kann diese gelôst werden? [Oehler]. Le critique ne souscrit pas aux 
60 conclusions de cette dissertation et donne raison à Dôrpfeld. ^Programmes. 
M. Schuster, De Apollodoris poetis comicis : accedit cujusdam Apollodori 
interpretatio [Haas]. Analyse. Appréc. favorable. ^ D. Werenka, Kritische 
Bemerkungen ii. die Gefechte der Thebaner von der Schlacht bei Haliartus 



ZEITSCHRIFT FUR DIE OESTERREICHISCHEN GYMNASIEN. 153 

bis zur Schlacht bei Mantinea [A. Bauer]. Appréc. défavorable. Tf P. J. Wurm, 
Kapharnaum [Janak]. Éloges : Capernaum = Tell- Hûm' moderne. 1[ Zu 
Alkmans Partherneion [R. C. Kuktla]. Réponse à certaines assertions de 
H . Jirenka <cf. Zeitschr. f. oest. Gymn. 58 p. 1084 sq> et réplique de 
[Jurenka]. Tf^ 7''Iivr. Zi.m antiken Bibliotheks -und Buchwesen [W.Wein- 5 
berger]. Après avoir dit quelques mots sur ce que nous ont appris les fouilles 
do Herculanum et de Pergame sur les bibliothèques dans l'antiquité et 
indiqué les ouvrages divers publiés par plusieurs savants modernes sur 
cette question, W. consacre qqs pages à Birt [Die BuchroUe in der 
Kunst) et à ce qu'il a dit des mss. conservés sous forme de rouleaux; il lo 
explique à son tour qu'il faut entendre par « cornua » l'extrémité 
des rouleaux consolidée (pour obvier à l'usure) et colorée (pour facilitei les 
recherches) : il termine ce court art. en montrant que si l'on peut admettre 
que plusieurs copistes écrivaient ensemble sous dictée un ouvrage qui de- 
vait être tiré à 500 exemplaires, il faut cependant se rappeler que d'après la 
les textes (inscr. de Priène) le même scribe copiait toujours la même partie 
du ms. ^ Philologisches ai s Aigistinus und Ambrosius [A. Engelbrecht]. 
1, Saint Augistin considéré comme poète populaire. Complétant ce que 
W. Meyer (Anfang und Ursprung der latein. und griech. rhythmischen 
Dichtung, p. 284-288) a écrit sur le « Psalmus contra partem Donati)>de 20 
S. Aug. qu'il considère comme le monument le plus ancien de la poésie 
latine rhythmique, E. montre que Meyer est arrivé à des conclusions en 
partie erronées, parce que malgré son zèle il n'avait pu mettre la main sur 
aucun ms. de ce Psaume et avait dû s'en tenir au texte reçu ; comme plus 
tard Petschenig a découvert six mss. de ce Psaume, dont aucun, il est vrai, 25 
n'est plus ancien que le xii" s., mais qui rendent possible en bien des endroits 
la correction du texte, E. estime devoir faire de nouvelles recherches sur 
l'histoire de la transmission manuscrite de ce Psaume et sur sa rédaction 
rhythmique, et en donne les résultats. 2, Questions de lexicologie surSt Am- 
broise : E. rectifie ce qu'on lit dans le lexique de Georges au mot « grumula 30 
ae f. (== * glumula, diminutif de gluma) gousse, pelure, agresiis uitis gru- 
mulae, Ambros. de Elia. 6, 18 » : il faut lire «'grumulum, i n, (= *glumulum, 
dimin. de glomus) proprement un petit peloton, se dit du fruit déforme 
ronde de la grosseur du poing de la coloquinte (cf. toXûttt, IV Reg. 4, 39) 
agrestis uitis grumula (plur.), Ambros. de Elia. 6, 18.«^ N.Wecklein, Eu- 35 
ripides' //eZena [Jurenka]. Des réserves. TjGeffcken-JuI. Schultz, Sophokles 
Antigone ûbersetzt [Siess]. Cette trad. ne rend pas la beauté de l'original 
grec. ][ J. Krall, Éeckà a femskà rhytmika a metrika; 2, Éeckâ a remskà 
mctrika (Rhythmique et métrique grecque et romaine; 2, Métrique) [Pavlu]. 
Analyse : excellent. ^ M. Schneidewin, Eine antike Instruktion an einem 40 
Verwaltungschef. Mit einer Einleitung ùber rôm. Provinzialverwaltung 
[GschwJnd]. Très grands éloges. ^ J. W. Beck, Horazstudien [Endt]. Se 
recommande de lui-même. ^ A. Draeger-W. Heraeus, Die Annalen des 
Tacitus I. 1. B. I und 2 [Bitschofwsky]. 7^ éd. revue. Remarques de détail. 
^f K. Hue mer, Der Geist der altklass. Studien und die Schriftstellerwahl 4.'> 
bci der Schullektiire [Heiderich]. Longue analyse de ce livre qui cherche 
pour quelles raisons les études classiques anciennes peuvent aujourd'hui 
encore être considérées comme nécessaires et même indispensables. Vive- 
ment recommandé aux gens du métier. ^ J. Muller, Die Germania des 
P. Corn. Tacitus hrsg. fur den Schulgebrauch bearb. v. A. Th. Christ 50 
[Kunz]. Cette 2" éd. a subi des changements. ^ F. Stahelin, Der Antise- 
mitismus des Altertums in seiner Entstehung und Entwicklung[Oppenh.eiin]- 
Appréc. favorable. % Pro grammes. E. Vetter, Kleine Beitraege zur latein. 



154 1908. AUTRICHE-HONGRIE. 

Wortforschung [Stolz]. Méritoire. ^^ 8^ et 9^ livr. Ueber die Entwicklung 
des aeltesten griech. Alphabets [F. Wiedermann]. Donne, répartis soi. s vingt 
chefs, le résbltat de ses recherches si.r le développement de l'alphabet grec 
le plus ancien. C'est là une question qti est loin d'être éh.cidée et W. espère 
5 qu'un livre qu'il va publier et dont il donne les conchisions sera utile à 
ceux qui s'occupent de cette étude. ^ Zur Charakteristik Phokions [C. Rû- 
ger]. Histoire de la vie et de la carrière politique de Phocion, né en 402, 
mort avant 319 : son caractère, son influence, ses études, les charges qu'il 
remplit, etc. Tf Studien zur christl.-latein. Inschriften-poesie [C. Weyman]. 

10 1. Les tituli composés par saint Ambroise pour les peintures de la Basilique 
de Milan; 2, L'éloge des papes du Cod. Corbeiensis. ^ Ein altes Kolle- 
gienheft [A. Huemer]. Cahier d'un élève du commencement du 14^ s. 
contenu dans le Cod. 81 de la Bibl. du couvent de KremmiJnster : extraits; 
il nous donne une idée des méthodes d'enseignement employées à cette épo- 

15 que : le texte est en latin, f E. Schwartz, Rede auf H. Usener. H. Usener 
Vortrâge unf Aufsàtze [Kalinka]. Grands éloges.^ P. Wendland, Die helle- 
nistisch-rôm. Kultur in ihren Beziehungen zu Judentum und Christentum 
[Meister]. Longue analyse élogieuse. ^ Stromuia in honorent Casimiri Mo- 
rawsky [Dembitzer]. Indication des art. contenus dans ce vol. de Mélanges 

20 en l'honneur de Morawsky, professeur de philologie classique à l'Université 
de Cracovie. If K. Pavlatos, 'IlTtarpt? tou 'Oouorcréa); [Groschl]. Vivement 
recommandé, c'est l'exposé historique et critique de la question Leucade 
= Ithaque, le meilleur et le plus étendu que nous ayons: il combaties théories 
de Dôrpfeld. ^ H. Richards, Notes on Xenophon and others [Kalinka]. 

26 Appréc. favorable. ^ K. Prinz, Ausw. aus Xenophon [Weishaupl]. Répond 
admirablement à ce qu'on est en droit d'attendre d'une éd. de classe. 
^ 1, J. Geffcken, Das griech. Drama : Aischylos, Sophokles, Euripides 
bearb. ; 2, H. Weil, Aeschyli tragoediae it. éd. 3, F. Schubert-L. Hijter, 
Sophokles Oidipus Tyrannus : k. F. Schneidewin-A. Nauck, Sophokles; 

30 7, Philoktetes la Axiii. bes. v. L. RADERMACHER[Mekler]. 1, Éloges; 2, Grands 
éloges; 3, Complètement remanié; 4, Excellente éd. revue avec soin et à\s- 
c.rétion.^ Dissertationes philologue Vindohonenses VIII. [Weehrich]. Contient 
<cf. R. ch. R. 31, 96> : 1, J. Pavlu, Alcibiades prior quo jure vulgo tribuatur 
Platoni. Bonne contribution à la solution de cette question difficile; 2, 

35 J. ZuREK, De S. Aurelii Augustini praeceptis rhetoricis. Aippréc. favorable; 
3, L. KoTERBA, De sermone Pacuviano et Acciano. Excellente étude qui aidera 
puissamment à la critique du texte des fragments de ces deux tragiques 
^ H. GoELZER, C. J. Caesaris comm. de h. Gall [Bitschofsky]. Le texte laisse 
à désirer, mais le commentaire est bon : remarqi es de détail.^ K. Meissner- 

40 G. Landgraf, m. t. Ciceronis Cato Major' de Senectute [Stettner]. Appréc. 
favorable de cette 5^ éd. ^ L. Maccari, Osservazioni ad Orazio [Prinz]. 
Des réserves. ^ P. Brandt, P. Ovidii Nasonis Fasti, Tristia; Epp. ex Ponto. 
[Jurenka]. Appréc. favorable. ^ L. Bloch, Rom. Altertumskunde [Oehler]. 
Ce petit vol. fait partie de la coll. Goeschen. Chaudement recommandé. 

45 ^ R. Schneider, Geschûtze auf handschriftlichen Bildern [id]. A sa place 
marquée dans la bibliothèque de tous les maîtres. ^ F. F. Abbott, Notes 
upon mss. containing Persius and Petrus Diaconus [Golling]. Donne la colla- 
tion d'un ms. de Tolède pour le Prologue et la Sat. I 1-50 de Perse et celle 
du Cod. Casinensis 361. ^ J. A. Scott, Prohibitives with xpôç and the Gene- 

50 tive [Stolz]. Approfondi. ^ Programmes. L. Kryczyjsski, Quonam 
die M. T. Ciceronis oratio in Catilinam prima habita sit [Kunz]. Réserves 
sur les conclusions. ^ L. Pschor, Realerklàrung und Anschauungs-U nterricht 
bei der Lektûre von Ciceros Rede « Pro L. Murena » [id]. Sera le bienvenu. 



ZEITSCHRIFT FUR DIE OESTERREICHISCHEN GYMNASIEN. 155 

^ J. B. Hassny, De interrogationum dis junctw arum apud Tacitum struc- 
tura [Golling]. A de la valeur. T| 10^ livr. Zur Odyssée a 1-31 [F. Sturmer]. 
Soumet à un examen approfondi les reproches nombreux et variés qi.e la 
critique négative a faits au début de l'Odyssée et aux vers qui suivent 
jusqu'au v. 31, afin de montrer que la critique conservatrice est en état de s 
lutter contre ses adversaires. Art. de 35 p., où S. étudie chaque vers en 
détail. ^ Jos. Stark, Der latente Sprachschatz Homers [Stolz]. Rendra sans 
doute des services, mais prête le flanc à bien des critiques, d'autant plus 
que l'horizon scientifique de l'auteur en fait de science du langage n'est plus 
celui des savants d'ai joi rd'hui. Ij F. Baumgarten-F. Poland-R. Wagner, lo 
Die hellenische Kultur I [Prinz]. Grands éloges; puisse le vol. II bientôt pa- 
caître et être à la hauteur du vol. I. If Der rôm. Limes in Ocsterreich [A. Ga- 
heis]. Analyse de ce 8® fasc. ^ F. Richter u. A. Fleckeisen. Ciceros Rede 
fUr Sex. Roscius [Kornitze]. Cette 4^ éd. revue par G. Ammon répond aux 
besoins non seulement des élèves, mais encore des étudiants en philologie is 
et des jeunes maîtres qui ont à expliquer ce discours. Recommandée. 
Tf C. Bardt, Die Sermonen des Q. Horatius Flaccus [Hanna]. Le critique 
note les changements apportés dans cette 3^ éd. qui montrent le zèle du 
traducteur. ^ L. Maccari, De Ovidii Metamorphoseon distichis [Golling]. 
Veut démontrer qu'Ovide n'a pas cessé d'être poète élégiaque dans les 20 
Métamorphoses et cherche pourquoi il a écrit les Métamorphoses en hexa- 
mètres alors que partout ailleurs il se servait du vers élégiaque; des réserves 
1| J. MiiLLER, P. Corn. Taciti opéra quae supersunt éd. min. Il, H istorias 
et opéra minora continens [Golling]. Fautes d'impression et mauvais papier. 
]T E. Lange, Sokrates [Kohm]. Rendra de bons services aux élèves, à qui il 26 
est destiné et les instruira. Tf^ 11^ livr. W. Janell, Ausgewdhlte Inschrijten 
griech. und deutsch hrsg. [Kalinka]. Répond admirablement à un besoin 
réel. ^ F.Brandscheid, Novum Testamentum Graece et Latine: 1, Evangelia; 
2, Apostolicum [Weihrich]. Grands éloges de cette 3^ éd. qui ne s'adresse 
pas sei lement aux théologiens. 1[ M. Gitlbauer, Corn. Nepotis vitae [Bit- 80 
schofsky]. Ed. de classe, suivie d'un dictionnaire; qqs réserves. ^ M. 
Petschenig, s. Aurelii Augustini opéra (Sect. VII, 1) [Huemer]. Contient le 
Psalmus contra partem Donati, le Contra epistulam Parmeniani libri très 
et le De baptismo libri septem ; il est à regretter que P ne dise pas au lec- 
teur pourquoi il préfère tel mss. à tel autre pour l'établissement du texte. 35 
^ A. Blanchet, Les enceintes rom. de la Gaule [Oehler]. Rendra de grands 
services. ^ F. F. Abbott, The Accent in Vulgar and Formai Latin [Golling]. 
Analyse. If -j- K. Zettel-A. Brunner, Hellas und Rom im Spiegel deutscher 
Dichtung [Wolkar]. Grandes réserves à faire. If J. Golling, Erklàrung der 
Eigennamen zu P. Vergilii Maronis carmina selecta [Bitschowsky]. Cette 40 
3e éd. ne diffère pas des précédentes. ^ Programmes. E. Hora, Der 
Komparativ. Ein neuer Deutun gsversuch [Golling]. Appréc. favorable. 
If^ 12e livr. Zu Aristophanes [L. Siegel]. Aux v. 1326 et 1631 dos Oiseaux, 
on lit dans tous les mss. la forme ionienne auxt;, au v. 422 des Guêpes 
aÙTiç ou aù-Ti?, enfin au v. 605 de la Paix aÙTTJ; qui pèche contre le sens 45 
et contre la métrique. S. montre que pour ces quatre cas il faut corriger en 
aÙTtxa et explique comment l'altération a pu se produire paléographi- 
quement. ]f Zur Frage der Définition und Entstehung von Kompositis 
[H. W. Pollak]. Divise les mots composés en deux groupes d'après leur 
origine : l'un contient les composita d'apposition, l'autre les composita 5o 
syntactiques; les premiers naissent simultanément, les seconds petit à 
petit; ceux-ci comprennent toutes les alliances de mots nées de liaisons 
syntactiques, ceux-là toutes les « unmittelbaren Benennungen » et toutes 



156 1908. — AUTRICHE-HONGRIE. 

les formations par analogie. ^ Jahreshefte des oesterr. archaeol. Institutes in 
Wien. X, 2 [Jtithner]. Grands éloges. <( cf. R. des R.32, 144 sq> ^ R. Menge, 
Troja und die Troas nach eigener Anschauung geschildert [Kalinka]. Atteint 
son but d'éveiller l'intérêt même dans le grand public. ^ O. Schroeder, 

6 Vorarbeiten zur griech. Versgeschichte [Jurenka]. Reproduit neuf disserta- 
tions de l'auteur parues de 1903-1907, corrigées etcomplétées. Appréc. 
en somme favorable. ]f M. Lambertz, Die griech. Sklavennanien [Stolz]. 
Méritoire. T[ R. Heinze, • Virgils epische Technik [Bitschofsky]. Ëloges. 
Tf J. BiCK, Wiener Palimpseste I [E. Hauler]. B. était tout désigné pour ce 

10 travail difficile et tout de patience, mais riche en résultats et intéressant, 
\ W. M. LiNDSAY, Contractions in early Latin minuscule Mss. [Weinburger]. 
Recueil méritoire de matériaux. ^ Seldmayer-Scheindler, Latein» 
Uebgsb. Keyslar]. 4^ éd. de ce livre d'exercices destiné aux classes supérieures, 
atteint son but. ^ A. KoRNiT7,ER,Za«ejn. Uebgsb. [id.]. Recommandé. T[J. 

iB DoRSCH-J. Fritsch, J. Haulers. Lot. Stilûbungen [id]. Sera utile. 1[ Remar- 
ques de détail sur ces ouvrages [Endt]. ^ A. Struck, Makedonische Fahrten; 
2, Die Makedon. Niederlande [Imendôrffer]. Très important pour la topo- 
graphie et l'histoire de la Macédoine ancienne. ^ J. Geffcken, Sokrates 
und dus alte Christentum [Sedlmayer]. Très grands éloges de ce petit vol. 

20 qui traite à fond son sujet. T[ Programmes. R. Strelli Quaest. Catul- 
lianae : 1, De prisca et genuina carminum Catulli cditione; 2, De ordine et 
temporibus carminum Catulli [Fritsch]. Analyse de la l''^ partie; appréc. 
favorable de la seconde. ^ L. Granello, // culto di Dioniso nelle Bacche 
di Euripide [Juthner]. N'est pas sans valeur. A. K. 



25 



30 



BOHÊME 

Rédacteur général : Joseph KrAl. 



Listy filologické XXXV, 1908. Articles de fond: Les sources mytho- 
logiques du traité Adversus nationes d'Arnobe (O. Jirâni). Après avoir 
montré les rapports de ce traité avec les HpoTpeTCT'.xôç de Clément d'Alexan- 
drie et avec le De natura deorum de Cicéron et cherché comment Arnobe 
se servait de ses sources, J. étudie en détails les motifs qui ont amené 

35 G. Kettner à affirmer qu'Arnobe aurait abondamment puisé, surtout pour 
la mythologie latine, dans les écrits de Cornélius Labeo. Bien que ce soit 
là l'opinion généralement admise, J. trouve qu'aucune des raisons données 
jusqu'à présent n'est tellement concluante que l'on puisse soutenir qu'Ar- 
nobe ait directement puisé dans ces écrits. Tout fait voir, au contraire, 

40 qu'il ne connaissait les idées de Labeo que de seconde main. J. en conclut 
qu'Arnobe a pris les passages que, jusqu'à présent, l'on dérive de Labeo et 
aussi la polémique contre ces théories, d'une source chrétienne, d'une apo- 
logie écrite en latin. L'auteur de cette apologie reste, il est vrai, inconnu, 
mais il faut croire à l'existence d'une telle apologie à cause des coïncidences 

45 évidentes dans Minucius (Octavius), dans Tertullien (Apologeticus, Ad na- 
tiones), dans Arnobe et dans Lactance. Arnobe a pris de cette apologie 
non seulement de nombreux motifs de polémique, mais encore les faits 
mythologiques qui s'opposent surtout à la religion et au culte des Romains. 
La plus considérable de ces coïncidences est le passage où sont énumérécs 

50 les opinions des différents théologiens sur l'essence de nombreux dieux païens. 
J. a encore constaté que, souvent, Arnobe empruntait de l'apologie un sujet 
d'ordre général et, aussi, quelques faits pour le corroborer, mais qu'il se 
servait encore d'autres exemples qu'il avait trouvés ou bien dans le Diction- 



LISTY FILOLOGICKÈ. 157 

naire de Verrius Festus, ou bien dans Tite-Live. C'est à Verrius que revien- 
nent les passages, à la forme SLCcinte et stricte, qui contiennent desénumé- 
rations d'ordre sacral et archéologique, surtout au livre II, 67 ss, IV, 3-9. 
VII' 18-31. Dans Tite-Live sont puisés différents faits historiques, surtout 
dans le livre VII, 38-51. Mais il reste encore à établir une source spéciale, 5 
jusqu'à présent inconnue, pour les faits historiques allégués au kvre V, 
1-15, tandis qu'il est évident qu'Arnobe ne connaissait point l'ouvrage 
de Sammonicus Serenus que, pourtant, W. Kahl inclinait à regarder 
comme la source de certaines parties dans Arnobe. Enfin, il est très vrai- 
semblable que telle allusion mythologique dans Arnobe n'est qu'une réminis- lo 
cence de la lecture des poètes, surtout d'Homère et de Virgile, ou bien des 
prosateurs, surtout de Cicéron. ^ L'Heautontimoroumenos de Térence 
(J. Hrûsa). Est-ce une des comédies dites de « contamination »? L'auteur 
voudrait apporter un peu de lumière. C'est pourquoi il étudie la pièce 
entière au point de vue de l'action. Herrmanowski et Rôtter trouvent que i6 
les V. 53 ss. et 183 s. ne s'accordent pas entre eux, mais leurs doutes ne sont 
pas fondés, la société antique admettant que les parents de deux amis 
ne se connussent pas. Les pères des jeunes amis de Socrate connais- 
saient-ils le philosophe en personne? D'ailleurs Térence avait besoin d'une 
telle situation afin de pouvoir, dans l'exposition du drame, apprendre 20 
aux spectateurs par un dialogue tout ce qu'il jugeait nécessaire pour que 
l'action suivante fût comprise. D'après le v. 2, Ménédème n'est le voisin 
de Chrêmes que depuis quelques jours et, déjà, il le sonde en indiscret. 
Les deux passages donc, au lieu de se contredire, s'accordent parfaitement 
avec eux-mêmes et avec l'action qui suit. Le v. 159 s. ne dit pas, comme le 25 
pense Herrmanowski, que Chrêmes ait su d'avance l'arrivée de Clinio, 
mais Chrêmes veut tout simplement consoler Ménédème (cf. le v. 86). 
Le gi'and motif dont parle Syrus (v. 335 s.) est que l'esclave pressent 
qu'Antifile est une fille libre, mais abandonnée, et que ses parents à elle 
seront bientôt retrouvés. Le v. 242 le fait supposer. C'est probablement 30 
la fin d'un dialogue des deux esclaves revenant de la ville. Ce dialogue de- 
vait être de grande importance, puisque les esclaves avaient, en causant, 
complètement oublié les jeunes filles et qu'ils les avaient de beaucoup 
précédées. Ils causaient peut-être d'Antifile. Le but que Syrus s'était pro- 
posé est de tromper Chrêmes, car ce n'est qu'à celui-là qu'il en veut. Nous 35 
comprendrons ainsi l'embarras de Syr^s, blâmé par Schanz, qui trouve la 
pièce médiocre et l'intrigue pauvre. Syrus feint souvent de vouloir dire 
ce qu'il entend faire; mais tantôt la porte a grincé, tantôt survient quelque 
autre chose et les spectateurs n'apprennent jamais rien. Ce n'est pas sans 
intention que le poète tient en éveil l'attention du public pour, ensuite, 40 
brusquer l'action. C'est Syrus qui amènera Chrêmes à payer à son propre fils 
l'argent poursa maîtresse, après avoir assisté lui-même etdans sapropremai- 
son à l'entrevue de son fils avec l'hétaire. L'astuce de Syrus triomphe alors, 
l'esclave a réalisé tout ce qu'il désirait. S'il s'était agi de tromper Ménédème 
qui, comme nous le savons, se prêtait intentionnellement à la ruse de 45 
l'esclave, cela ne témoignerait pas d'une extraordinaire adresse chez Syrus 
qui, pourtant, doit être regardé comme l'un des représentants du fameux 
type. Mais il en est tout autrement avec Chrêmes. La pièce ne mérite donc 
pas la critique rigoureuse de Schanz. Le v. 409, q^^i prêtait aussi à la contro- 
verse, doit être interprété comme suit : Chrêmes aurait tacitement con- 50 
senti à laisser introduire Antifile dans sa maison; d'ailleurs Clitifo supposait 
évidemment que, bon gré mal gré, le père serait d'accord. Syrus, après le 
V. 402, a quitté la scène pour entrer dans la maison et, pendant que, sur 



158 1908. AUTRICHE-HONGRIE. 

la scène, les deux amants se revoient, l'esclave s'attarde dans l'intérieur de 
la maison et annonce à Chrêmes qu'il y a du monde chez lui; puis, retourné 
sur la scène, il invite le couple à entrer. Les v. 497-509, qi.i ne sont pour 
rien dans l'action, sont là probablement pour caractériser Chrêmes l'indis- 

5 cret. Mais il se peut aussi que le texte y soit altéré. L'objection de Herr- 
manowski manque de fondement : il ne s'agit pas de deux hétaires différentes, 
mais bien d'une seule Bacchide. L'objection de Rôtter ne vaut rien non 
plus, car Ménédème a tout lieu de se réjouir que son fils se soit assagi, 
qu'il soit revenu auprès de lui, qu'il ait reconnu sa faute et qu'il ne soit plus 

10 en colère. — Le titre de Heautontimoroumenos n'est précisément de mise 
qu'en tant qu'il s'agit de la première scène de la comédie. Mais c'est le 
même cas dans Rudens, Stichus, Asinaria. Somme toute, on n'a trouvé ni 
dans la pièce ni dans le prologue (cf. Listy filol. XXXII, 1905, p. 415-222) 
aucune trace de ce que l'on appelle une « contamination ». H Les ouvrages 

15 récents sur les lettres de Platon (F. Novotny). C. r. des livres et des traités 
suivants : M, Odau, Quaestionum de septima et octova Platonis episiola 
capita duo; R. Adam, Ueher die Echtheit der platonischen Briefe; Hans 
Raeder, Ueher die Echtheit der platonischen Briefe, et Jean Bertheau, 
De Platonis epistula septima. Odau élimine de la lettre VII deux digressions. 

20 La première est la soi-disant ^uixêouXT] (p. 330 B-338 A). Mais les raisons 
de Odau ne suffisent point. Des négligences dans l'arrangement ne doivent 
pas nous embarrasser; au contraire, on peut dire qu'une disposition savante 
pourrait plutôt rendre l'épître suspecte. Le conseil inséré dans l'épître, 
coupe, il est vrai, en deux le rapport sur le second séjour de Platon à Syra- 

25 cuse, mais c'est facile à expliquer au point de vue psychologique. L'hypo- 
hèse que Odau émet au sujet de l'origine de la digression est donc peu 
probable. Il élimine encore l'interprétation philosophique à la page 341 B- 
345 C, mais il ne l'eût pas fait s'il eût su apprécier la valeur philosophique 
du passage. En outre, il y a dans ce passage des allusions à Dionysios où 

80 apparaît la véritable raison de l'interprétation philosophique en question: 
Dionysios n'avait pas l'esprit philosophique et de là viendraient tous 
les insuccès de Platon dans la théorie et toutes les actions désastreuseii 
de Dionysios dans la pratiq;.e. Pour remplacer la ^ujjiêouX-/] qu'il avait 
éliminée, Odau a soudé lalettre VIII àla septième; mais il le fait sans raison 

35 qL.i vaille. L'autre partie de l'ouvrage est meilleure. O. interprète des pas- 
sages discutés dans les lettres VII et VIII. — Adam ne reconnaît que l'épître 
VII comme authentique, mais il la regarde à tort comme un livret apologé- 
tique; ses observations stylométriques sont incomplètes et ses critériums 
ne sont pas bien choisis. Les raisons qui, chez lui, militent contre les diverses 

40 épîtres sont ou bien de vieille date, ou bien subjectives, naïves même; 
aussi l'auteur les réfute-t-il l'une après l'autre. Dans l'épître VII il y a, tou- 
tefois, une objection à retenir : c'est que parmi les trois rois recommandés 
aux Syracusains on leur propose Hipparinos, fils de Dion., bien que, selon 
d'autres sources, il se soit suicidé avant la mort de son père. Mais on peut 

45 admettre que Platon, lorsqu'il rédigeait les épîtres VII et VIII, ne savait pas 
encore la mort de ce fils de Dionysios. Adam n'a même apporté rien d'ap- 

. préciable po^r l'éclaircissement de la lettre VII qu'il regarde comme authen- 
tique. — D'une grande valeur est,au contraire, l'article de Raeder. Ses recher- 
ches stylométriques qui corroborent l'authenticité des Épîtres, sont à peu 

50 près d'accord, et comme méthode et comme résultats, avec l'article de 
Novotu]^ publié dans les Listy filol. 1906, un peu avant la publication de 
celui de Raeder, Celui-ci fait valoir le haut intérêt des passages philoso- 
phiques des Épîtres, et c'est par l'interprétation de ces passages qu'il réfute les 



LISTY FILOLOGICKÈ. 159 

objections de ses contradicteurs. — Bertheau, dans son écrit qui, à vrai dire, 
est une édition avec commentaire de l'épître VII, maintient le principe, 
très fondé d'ailleurs, que toute décision à prendre en fait de l'authenticité 
doit être précédée d'une sérieuse interprétation. Mais ses interprétations à 
lui manquent de symétrie et restent incomplètes. Elles n'en remplissent & 
pas moins leur mission apologétique. Il importe, toutefois, que les ouvrages 
sur les Lettres de Platon s'allègent enfin de tout lest apologétique afin qu'on 
puisse s'en servir comme des écrits authentiques du philosophe. Leur 
grande valeur consistera alors en ce qu'elles rapprocheront de nous Platon 
comme être humain, tandis que les dialogues en ont fait le Penseur sublime, lo 
^ Les Églogues de Virgile et la poésie romaine contemporaine ( Karel Wenig). 
Dans cette étude , l'auteur cherche à définir le véritable caractère des 
Bucoliques de Virgile (est-ce de la poésie naïve et campagnarde, ou plutôt 
de la poésie citadine et raffinée?), ensuite il établit le rapport qui existe 
entre les Églogues et d'autres poèmes contemporains. Aussi le caractère 1.5 
de l'époque tout entière est à étudier, comme milieu où Virgile évoluait. 
Évidemment les classes supérieures romaines du dernier siècle av. J.-C. 
approchaient du comble du raffinement. L'invasion de l'hellénisme, telle- 
ment subite, y entrait pour beaucoup. Il se forma dans le high-life romain 
un groupe d'hommes au goût extrêmement difficile en fait de choses 20 
littéraires et artistiques. C'est dans ce milieu de délicats que sont nées, sous 
les auspices de Pollion, les Églogues de Virgile. Plusieurs savants aiment à 
voir dans Virgile un poète de la nature simple (Naturdichter) et ils invoquent 
en faveur de leur thèse l'origine campagnarde du poète. De la sorte les 
tableaux de scènes rustiques dans les Églogues trouveraient aisément leur 25 
explication, mais il y a, dans ces poésies, encore l'allégorie et le panthéisme 
sentimental qu'il reste à expliquer. Virgile sort, il est vrai, d'une famille 
de paysans, mais il n'y a qu'à le comparer à Watteau qui, tout en étant 
campagnard d'origine, n'en excellait pas moins à rendre l'état d'âme des 
plus raffinés aristocrates. Le culte de la nature se manifeste dans Virgile 30 
surtout par le nombre considérable de ses paysages. Mais ces paysages 
sont stéréotypés. Il saute aux yeux qu'un seul cliché de paysage convenait 
à l'espèce de sensibilité de Virgile. Voici les éléments dont se compose 
le paysage virgilien : arbres à large ramure, gazons, ruisseaux ou fleuves, 
grottes, rochers, petits vallons. Figi ration d'animaux. Caractère tout idyl- 85 
lique. Pour ce culte virgilien du plein air, il y a une excellente analogie 
dans les peintures pompéiennes contemporaines, dites du deuxième style. 
Cet enthousiasme des Romains d'alors pour la nature était encore nourri 
par la philosophie, par l'épicuréisme, alors en vogue. Or, l'idée fondamentale 
d'où le système découle tout entier, c'est la tendance au repos. Il n'est 40 
que naturel que l'homme qui cherche le repos, se mette à chérir la campagne. 
Pline (Nat. hist. XIX. 51) n'attribue-t-il pas à Épicure l'innovation d'éta- 
blir des jardins dans les villes? Les sectateurs d'Épicure n'étaient-ils pas 
dénommés ot cltzo twç xTiTtcov? Épicure lui-même ne sort-il pas un peu du 
cadre de l'antiquité? Dans les lettres l'épicuréisme fait son apparition 46 
avec le poème de Lucrèce « De natura rerum ». Virgile avait appris cette 
espèce de littérature non seulement à l'école de Siron, mais encore par 
l'intermédiaire du poème de Lucrèce, comme cela résulte de nombreuses 
réminiscences dans les Églogues et dans les Géorgiqtes. Disciple des maîtres 
de la pensée, Virgile reprodi it, il est vrai, les conceptions religieuses des 60 
classes supérieures, conceptions qui différaient essentiellement de celles 
du peuple. L'état de choses politique n'était pas non plus sans favoriser 
le bucolisme romain. Non que l'idyllisme de Rome soit le résultat d'un 



160 1908. AUTRICHE-HONGRIE 

état de choses tranquille, tant s'en faut, car il est né dans une époque ora- 
geuse et peu rassurante! Un document intéressant sur l'état d'âme des 
Romains d'alors est l'églogue IV. En prenant la poésie bucolique à la lettre, 
c'est-à-dire si nous tenons à la forme pastorale, cette églogue n'est pas 
5 bucolique. Mais l'accoutrement pastoral n'y est que secondaire, l'essentiel 
est le caractère intime de la pièce qui est encore idyllique. Les soi-disant 
élégies sont autant d'idylles. La distinction entre idylle et élégie n'est que 
superficielle et se base exclusivement sur la métrique. Le caractère intime 
d'une églogue de Virgile est, en fin de compte, celui d'une élégie de Tibulle. 

"lo Une même époque les avait engendrées l'une et l'autre. Les pasteurs de 
Virgile sont des patriciens déguisés. C'est ce qu'on appelle le caractère allé- 
gorique des Églogues de Virgile. Mais aussi l'élément erotique y est for- 
tement représenté; seulement l'éros virgilien est tout de tendresse et très 
sentimental. La sentimentalité s'était déjà manifestée dans la poésie 

15 d'Alexandrie et elle a toujours caractérisé les époques et les milieux raffinés. 
Ce n'est pas seulement Virgile qui subit ces influences, mais encore les autres 
poètes, et l'on peut parler alors de tout un courant idyllique. Les poèmes 
qui s'y rattachent sont les poèmes bucoliques perdus de Messalla et de 
Pollion, les Églogues de Virgile et les élégies de Tibulle. De curieux exem- 

2u pies de cette espèce de poésie sont encore les poèmes Dirae et Lydia. Wenig 
a montré que les Dirae sont l'œuvre de Virgile, mais qu'elles n'ont pas été 
admises parmi les Églogues, le même motif (la prise de l'immeuble du 
poète par les soldats) ayant déjà été traité dans l'Égl. IX (cf. aussi l'Égl. I). 
Il appuie son hypothèse de nombreuses ressemblances dans la diction 

2B (surtout avec l'Égl. I) et il fait observer que le v. 1 s. et le v. 14 du poème 
Dirae indique la reprise du thème Enfin, du v. 26 s. on apprend que l'au- 
teur des Dirae avait déjà composé des morceaux de poésie bucolique. Ré- 
cemment, Skutsch soutenait, en s'appuyant sur une analyse de la X'' Égl. 
de Virgile, que Cornélius Gallus aurait, lui aussi, écrit des poèmes bucoliques. 

30 Wenig le conteste et trouve que Virgile caractérise, dans l'Égl. X, les 
poésies de Gallus comme erotiques. Gallus est de l'école néo-romaine et, 
dans cette école, la forme seule a été influencée par la poésie pastorale. 
L'auteur conclut donc que, dans l'histoire de la poésie romaine du 1^"^ s. 
av. J.-C, il faut admettre après l'avènement de l'école néo-romaine, au 

35 commencement de l'autre moitié du siècle, l'idyllisme comme mode litté- 
raire. Il est l'un des symptômes de la décadence antique et a pris origine 
dans les classes supérieures de la société romaine, comme résultat de leur 
raffinement et d'un état politique orageux. Cet idyllisme a été 
fortement secondé à son début et dans son développement par la philo- 

io Sophie d'Épicure. Sa caractéristique est le sentimentalisme qui se manifeste 
par l'érotisme et par leculte delà campagne. % Mélanges de grammaire et 
d'étymologie (O. Hujer). Le gén. sg. cuius est identique à l'adjectif cuias. 
Mais cette hypothèse, émise déjà par Schweizer-Sidler (Grammatik der 
lat. Sprache P, p. 123) et par Buck (Vokalismus der oskischen Sprache, 

^5 p. 151), a été contredite par tous les philologues suivants. Or, Hujer .'a 
réhabilite en rapprochant ce gén. du pronom slave cïjï Vîvoç, cuius' qui 
s'était formé de la même façon. ^^ H. Bulue, Orchomenos. I. Die àlteren 
Ansiedelungsschichten. Description consciencieuse, claire et détaillée des 
fouilles, mais il semble que ces fouilles n'ont pas été entreprise avec assez 

•M de précautions; il aurait fallu appeler, pour reconnaître les couches, les spé- 
cialistes les plus expérimentés, Dôrpfeld, Evans et Mackenzie [E. Peroutka]. 
•f[ Berliner Klassikertexte. Heft V. Griech. Dichterfragmente. Énumération et 
analyse des fragments pubhés [O. Jiràni]. TI Jules Dutoit, Zur Geschichte 



LISTY FILOLOGICKÈ. 161 

und Kritik der Gutturaltheorie. Instructif et intéressant [O. Hujer}. ^ A. 
CuNY, Le nombre duel en grec. Ouvrage de valeur pour l'histoire de là langue 
grecque [F. Groh]. 11 L'Odyssée d'Homère. Publiée par Vilém Steinmann à 
l'usage des écoles tchèques. 2^ éd., revue par R. Knîze. Peut être recom- 
mandée [F. Groh]. ^ G. Suran, Vocabulaire pour les premiers quatre chants '^ 
de l'Iliade. 3^ éd. (en tchèque). Utile aux élèves [Fr. Groh]. ^ D. Robinson, 
Ancient Sinope. V. Skorpil ajoute de nombreuses .additions à cette belle 
monographie. Tf The Oxyrhynchus Papyri. Edited by B. P. Grenfell 
and A. S. Hunt. Part IV and V. Analyse de cette importante publication 
[O. Jiràni]. 1[ E. M. Rankin, The roll of the [^âysipoi in the life of the ancient *0 
Greeks. Ouvrage substantiel et intéressant [O. Jiràni]. ^ A. Meillet, Intro- 
duction à l'étude comparative des langues indo-européennes. 2^ éd. Très 
beau livre et très utile, comme même la littérature allemande n'en a pas 
de pareil [O. Hujer]. ^ F. Lepar, Le vocabulaire grec et tchèque pour Homère. 
2^ éd. Copie conforme de la 1" éd. de 1887, vieillie aujourd'hui [Jos. Nëmec]. <^ 
^ Paul Masqueray, Euripide et ses idées. Très réussi [O. Jiràni]. If H. L. 
AxTELL, The deificatian of abstract ideas in Roman literature and inscrip- 
tions. Éloges. [O. Jiràni]. ^f I. van Wageningen, Scaenica Romana. Très 
utile et très pratique [F. Hoffmeister]. ^ I. van Wageningen, Album 
Terentianum. Très pratique [F. Hoffmeister]. ^ W. M. Lindsay, The ancient 20 
éditions of Plautus. L'ouvrage le plus important de toute la littérature sur 
Plaute dp ces dix derniers années [F. Hoffmeister]. ^W. M.lAfiX)%K\ , Syntax 
of Plautus. Vient à propos [F. Hoffmeister]. ^ Der Ringveda in Auswahl 
von K. F. Geldner. Livre excellent [V. Lesny]. T[ V. Porzezinskij, Vvede- 
nie vr jazykov edënie. Très utile aux commençants [O. Hujer]. ^ A. Meillet, «5 
Les dialectes indo-européens. L'auteur a droit à la reconnaissance de tous 
ceux qui s'intéressent aux rapports mutuels des langues indo-européennes 
[O. Hujer]. ^j Les Éléments d'Euclide. Trad. en tchèque par François Servît. 
Éloges [Fr. Cada]. ^ Ed. Meyer, Geschichte des Altertums. 2. Aufl. I Bd, 
1. Hâlfte. Excellent; chaleureusement recommandé [E. Peroutka]. ^ B. Mo- 30 
destov. Introduction à l'histoire romaine. Répond à l'état actuel des recher- 
ches scientifiques [E. Peroutka]. ^ H. Francotte, La polis grecque. Analyse 
des travaux réunis sous ce titre [O. Jiràni]. ^ A. Mentz, Geschichte und 
System der griech. Tachygraphie. Lecture attachante et instructive pour 
les sténographes aussi bien que pour les philologues [F. Novotnf]. ^ Stro- 35 
mata in honorem Morawski. Le livre témoigne des études intenses et multi- 
ples de la philologie classique enGalicie[Fr. Groh]. ^ G. Cousin, Kyros le Jeune 
en Asie Mtneure. [F. Hoffmeister] est en désaccord avec l'auteur sur Kyros. 
^ M. Pancritius, Studien iiber die Schlacht bei Kunaxa. Critique pénétrante, 
résultats acceptables dans la plupart des cas [F. Hoffmeister]. ^ F. Sommer, *« 
Zum inschriftlichen w l^sXxucTtxôv. Intéressant. [O. Hujer]. ^Programmes 
tchèques. ^ K. Mûller, L'importance de l'empire de Byzance dans l'histoire 
de l'humanité. I. Travail de vulgarisation, mais qui n'est pas sans différents 
défauts [J. Bidlo]. ^ L. Fidler, L'activité politique d'Eschine. I. Éloges 
[K. Wenig]. T[ Le calcul de sable d' Archimède de Syracuse, trad. par M. Va- 45 
louch. Trad. soignée, mais volontiers lourde [F. Câda]. ^ J. Janâgek, 
Etude comparative des Ethiques de Platon et d'Aristote. Rien de neuf 
[F. Ûàda]. ^ V. SEJvL, Eleusis, I et II. L'auteur a recueilli avec un grand soin 
et une grande conscience les données anciennes sur Eleusis et les mystères 
[E. Peroutka]. 1| J. Veverka, Hérodote. Extrait de la traduction de l'ou- ^^ 
vrage de V. Buzescul, Introduction à l'histoire grecque. Traduction très con- 
sciencieuse [E. Peroutka]. ^ La IIP épitre de Platon. Trad. et introd. 
par F. Novotny. La traduction se lit très agréablement [Zd. Hujer]. 1[ Les 

u. DE piiiLOL. — Revue des Revues de 190S. XXXIH. — 11 



162 1908. AUTRICHE-HONGRIE. 

Élémentsde ta géométrie d'Euclide, livre II, trad. par F. Fabinger. Le tra- 
ducteur interprète avec assez d'indépendance Eiiclide au moyen de termes 
et de tours modernes [F. Càda]. ^ O, Jakubicet, Des prépositions dans C. Sue- 
tonius Tranquillus I: Prépositions avec l'accusatif. Complet, mais beaucoup 
6 de coquilles [Ed. Hujer]. ^ Z. Marti nic, La chute de Troie et la façon 
d'écrire de Virgile. Plagiat [Jos. Sedlâcek]. 'li Morceaux choisis d' Epictète. 
Trad. par K. Errina. Trad. soignée et adroite [R. Schenk]. •[ Nombreuses 
notes sur les découvertes archéologiques récentes et sur des livres nou- 
veaux. Fr. Groh. 

10 

HONGRIE 

Rédacteur général : I. Kont. 

^5 Archaeologiai Èrtesitô (Bulletin archéologique). Nouv. série. 
Vol. XXVIII, 1908, l^r fasc. Statues de femmes romaines drapées depuis 
le règne des Flaviens jusqu'à la fin de l'empire [A. Hekler]. Démontre 
le manque d'originalité et de goût pour la forme à cette époque. L'étude de 
ces monuments est néanmoins intéressante au point de vue de l'art grec, 

^° parce qu'ils nous montrent les traits que les artistes romains ont ajoutés aux . 
modèles grecs. Comp. l'étude plus détaillée du même auteur parue en alle- 
mand dans : Mûnchener archaeologische Studien dem Andenken Ad. Furt- 
wànglers gewidmet (1909). ^ Deux modèles d'architecture antique de Duna- 
pentele [F. Drexel]. L'un représente une porte de ville romaine avec cette 

25 inscription : Ilarus fecit porta(m) fel(iciter), en bon état de conservation; 
l'autre également une porte, mais dont il ne reste que des débris. T| Le modèle 
d'Intercisa [R. Engelmann] s'occupe également du premier de ces monu- 
ments que Mahler a découvert dans ses fouilles à Dunapentele. ^ Tombeaux 
scythiquesàGyôngyôs [L. Mârton]. Avec un plan, 5 planches et 15 vignettes. 

^° Description des objets trouvés dans le comitat de Heves au pied de la 
montagne Matra. ^ Deux monuments de Sarmizegethusa représentant un 
cavalier thrace [G. .Téglâs]. Description avec deux illustrations. ^ Jules 
FoRSTER, Les monuments d'art de la Hongrie [R. Békefi]. Deux volumes 
auxquels plusieurs savants ont collaboré. Important. ^[^ 2^ fasc. Monnaie et 

35 fonderie celtiques à Szalacska [H. Darnay]. Description des objets trouvés. 
^ Les reliefs mythologiques du monument d'Igel [S. Csermelyi]. Description 
minutieuse de ces reliefs et comparaison avec ceux trouvés en Hongrie. 
•^ Statuettes de Hermès-Thoth au Musée national hongrois [A. Hekler]. 
Description de quatre statuettes dont une est très remarquable. 1[^ 3^ fasc. 

40 Tête en marbre et masque en bronze au Musée national hongrois [A. Hek- 
ler]. Les deux objets furent trouvés sur l'emplacement du nouveau Parle- 
ment de Budapest aux bords du Danube. La tête fort endommagée' n'est 
pas l'œuvre d'un artiste de Pannonie; elle appartenait probablement à 
une statue de Hygie et date de l'époque hellénistique; le masque de bronze 

■»•' date de l'époque du bas empire. ^ Un coffret romain de la Pannonie [R. En- 
gelmann]. Description d'un coffret trouvé dans les fouilles de Dunapentele; 
on y voit représentées la tête de la Méduse et celle de Bellérophon. Compa- 
raison de ce coffret avec ceux trouvés antérieurement en Hongrie, à Cologne 
et à Cumes. ][ Antiquités romaines provenant de la colline Fordulo, près de 

50 Torda [E. Téglâs]. Description des débiis d'un bâtiment découvert sur l'em- 
placement de Potaissa; on y a trouvé des monnaies, un bas-relief, une sta- 
tuette représentant Vénus sortant de l'onde et la tête d'une grande statue. 
^ J. Hampel, Nouvelles études sur les monuments de l'époque de l'occupation 



EGYETEMES PHILOLOGIAI KQZLÔNY. 163 

de la Hongrie [G. Supka]. Éloge. ^ Deux autels romains trouvés à Aquin- 
cum [A. Hekler]. On y trouve les inscriptions suivantes : 1° Invicto Mitrae 
P(ublius) Ael(ius) Atta actaf(ius) ]eg(ionis) Il ad(jutricis) P(iae) f(idelis) 
Ant(oninianae) V(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito). — 2" .... lus pro salute 
sua V. s. 1. m. ^1| 4^ fasc. Statuette d'Asclépios au Musée national [A. 5 
Hekler]. Elle est au Musée depuis 1875 et fut trouvée à 0-Szôny, l'ancien 
Bregetio; c'était probablement un monument votif. La statuette rentre 
dans la catégorie des monuments décrits par Savignoni et Amelung. ][ Mes 
fouilles à Dunapentele enl908 [E. Mahler].On y a découvert les fondements 
d'une maison romaine, des monnaies du iv^ siècle avant J.-C, quelques ins- 10 
criptions, des bas-reliefs, des statues de la Fortune et de Mercure. Les ins- 
criptions sont les suivantes : l» Dis omnibus Sabinus vet(eranus) Sabinia- 
nus vet(eranus) ex voto posuit; 2° Septimiae Constanlini conjugi qu(ae) 
v(ixit) an(nis) XXXII et Aureliae Florentinae filiae q(uae v(ixit) ann(is) I 
M(arcus) Aur(elius) Bassus f. c — 2» Jovi optimo maximo Titus Clavius 35 
Petronianus beneficiarius v. s. 1. m. — 3° Otio Una vixit annis XII et Regilia 
annorum III hic siti sunt Januarius Otio filiis et sibi vivi posuerunt. — 
40 Aelius Cesumarius Libertus sibi et conjugi et filio.vivo posuit. — 5° Ma- 
tutina Flaviani filia annorum XX hic sita est Flavianus Sarini filiae pien- 
ti-ssimae et Comatimarae Colvedinis conjugi et Flavianae Flaviani filiae 20 
et Marcelliano nepoti et sibi vivus vivis posuit. ^ Pierre tombale romaine 
de Somlyô-Vâsârhely [J. Lucksics]. On y lit l'inscription suivante : Aurelius 
Rufinus miles cohortis miliariae Himisenorum annorum XX. consobrino 
et Aureliae Jezenae Aviae annorum LXXX Aurelius Proculinus pequarius 
legionis. ^ Recherches archéologiques à l'étranger [A. H.]. Revue des 25 
fouilles en Asie-Mineure, en Grèce, en Crète, en Italie et dans l'Afrique du 
Nord. T[ R. Schneider, Antike Geschûtze auf der Saalburg. Bon. %^ 5^ fasc. 
Modèle d'une tour romaine à Potaissa (Dacie) [J. Téglâs]. Ce modèle a 
beaucoup de ressemblance avec celui que l'on a découvert à Intercisa, (voy. 
le'' fasc). ^ W. Altmann, Die italischen Rundbauten. AnsL]yse. l. Kont. 30 

Egyetemes Philologiai Kôzlôny (Revue générale de philologie). Tome 
XXXII, 1908, l^fasc. Homerica[R. Vâri]. Explication détaillée de IHade,I. 
191, et du mot KuavwTrtç. If La Fuite de Zalân et l'Iliade [I. Loôsz]. Compa- 
raison de plusieurs passages de l'épopée du poète hongi'ois Vôrôsmarty avec 
l'Iliade. ^ Les débuts du mime grec. Suite dans fasc. 2 [E. Kalocsay]. Cha- 35 
pitre d'un ouvrage posthume qui devait compléter le travail de l'auteur 
sur l'histoire du mime grec et romain paru en 1906. ^ A. Dieterich, Eine 
Mithrasliturgie et Mutter Erde [G. Hornyânszky]. Éloge. ^ Travaux sur 
l'histoire des rehgions et sur la mythologie grecque. Tf Études sur la topo- 
graphie du Forum romain [G. Finâly]. Passe en revue les publications de ^Q 
Boni, Pinza, St. -Clair Baddeley, Burton-Brown et de Huelsen. ^ O. Puch- 
stein : Die ioniscke Saule als klassisches Bauglied orientalischer Herkunft 
[S. Csermelyi]. Bon. ^ R. Reitzenstein, Hellenistische Wundererzàhlungen 
[J. Révay]. Éloge. ^^ 2^ fasc. La théorie du comique dans l'antiquité 
[I. SzigetvâriJ. Passages de Platon, d'Aristote, de Cicéron et de Quintilien. 45 
^ J. Csengeri, Homère[E. Reményi]. Bon travail d'ensemble. T[ H. Brewer, 
Kommodian von Gaza [J. Révay]. Recherches utiles. ^ Ad Homerica. 
Remarques de Fôrster et de Csengeri à l'art, de Vâri. ^^ 3« fasc. Vergilius 
dormitans [G. Némethy]. Article écrit en latin contre les assertions de 
Skutschà propos delà Cii-is deVirgile. ^Où Hérodote est-il mort? [R. Vâri]. ^^ 
A Pella. ^ G. Lefebvre, Fragments d'un manuscrit de Ménandre [G. Czebe]. 
Analyse. ^^ 4^ fasc. Les deux Kalamis [S. Csermelyi]. Résumé des travaux 
de Reisch et de Studniczka. ^ Stephanus de Werbôcz in Glossario mediae et 



164 1908 — BELGIQUE. 

infimae latinitatis regni Hungariae [D. Vértesy]. Additions et corrections 
au Glossaire de Bartal, d'après le Tripartitum de Verbôczy (1517). If Lucius 
Annaeus Seneca, Lettres morales, texte latin et traduction hongioise par 
J. Barcza [I. Székely]. Critiques de détail. ]f G. Alleram, La morale de 
5 Sénlque [J. Baksay]. Éloge ^ W. Janell, Ausgewàhhe Inschriften grie- 
chisch und deutsch [N. Lâng]. Bon. ^^ 5® fasc. Mots grecs terminés en 
-tout;; -wTtsç (o7î£;) [G. Hornyânszky]. Cette désinence se rapportait à la 
forme extérieure (image, couleur); elle indiquait aussi le signe caractéris- 
tique grâce auquel un individu appartient à telle ou telle tribu; ce n'est qu'à 
10 l'époque historique qu'elle s'appliquait aux yeux. ^ J. Vahlen, Opuscula 
academica [E. Kallôs]. Éloge. If M. Bréal, Pour mieux connaître Homère 
[D. Vértesy]. La première partie est excellente; le lexique contient beaucoup 
de choses déjà connues. ^^ 6^ et 7^ fasc. Les mots Kavtov et à-rtoxpucpoç 
[J. Erdôs]. Variation du sens de ces mots depuis Homère et Euripide jus- 
15 qu'au Nouveau Testament. If Diorthumena [J. Cserép]. Sur Livius Andro- 
nicus et sur quelques passages des Phéniciens de Victor Bérard. ^ H. Wolf, 
l^ie Religion der alten Griechen et Die Religion der alten Rômer [G. Hornyân- 
szky]. Éloge. ^ O. Fritsch, Delos, et Delphi; R. Thiele, Im ionischen 
Kleinasien [N. Lâng]. Bon pour les élèves. Tf G. Treu, Skovgaards Anord- 
20 nung der Westgiebelgruppe vom Zeustempel [M. Lâng]. Donne raison à Treu. 
Tf R. Blogh : De Pseudo-Luciani Amoribus [D. Vértesy]. Solide, mais peu 
attrayant. Tf H. Diels, Die Fragmente der V orsokratiker [J. Nagy]. Éloge. 
^ J. Darkô, Caractéristique de l'historien Laonikos Chalkondyles [G. Szigeti]. 
Eloge. ^ La littérature philologique hongroise en 1907 [A. Hellebrant]. 
25 Liste de tous les livres, articles et notices concernant les langues et les litté- 
ratures de tous les peuples, avec l'indication des comptes rendus sur les . 
ouvrages les plus importants. 2670 numéros. ^^ 8^ fasc. La vie, les œuvres 
et l'époque de Commodianus [J. Révay]. Suite dans fasc. 9 et 10. S'occupe 
surtout des manuscrits et des éditions. Tf Origine des Fastes d'Ovide [A.Ker- 
30 tész]. Suite dans fasc. 9. C'est la dernière œuvre du poète latin, écrite en 
exil ; malgré quelques défauts, c'est une création remarquable. Tf J. S. Simon, 
Platon, le Sophiste, texte grec et traduction hongroise [J. Nagy]. Se range 
dignement à côté des autres traductions de Platon que l'auteur a déjà 
données. Tf Nécrologie de Gaston Boissier. ^^f 10^ fasc. Un fragment d'Oxy- 
35 rhynchus [A. Marmorstein]. Prouve que le fragment édité par Grenfell et 
Hunt sous le titre : Fragment of an uncanonical Gospel from Oxyrhynchus 
émane d'un écrivain qui connaissait les rites juifs et mêmela topographie du 
temple; le fragment est dirigé contre les gnostiques et l'abus des ablutions. 
Tl G. NÉMETHY, De epodo Horatii CataleptisVergilii inserto [J. Pruzsinszky]. 
40 A voulu trop prouver, mais la dissertation est remarquable. ^ A. Lan g, 
Homer and his âge [K. Marôt]. Analyse. ^ M. Niedermann-E. Hermann, 
Historische Lautlehre des Lateinischen [G. Endrei]. Bon. ^ G. Dalmeyda, 
Goethe et le drame antique [R. Gragger]. Beaucoup de travail, ouvrage con- 
sidérable. L KONT. 



BELGIQUE 

Rédacteur général : Alphonse Roersch. 

60 Académie royale de Belgique. Bulletins de la Classe des Lettres 
et des Sciences morales et politiques et de la Classe des Beaux- 
Arts. 1908. N» 11. Notes sur les Thesmophories d'Aristophane 
[Alphonse Willeras]. Touche certains passages mal interprétés et surtout 

\ 



BULLETIN DE l'iNSTITUT ARCHEOLOGIQUE LIEGEOIS. 165 

corrigés mal à propos par la généralité des éditeurs; aujourd'hui on ne se 
borne pas à amender tant bien que mal ce qui est ou paraît fautif, on 
s'applique à dénaturer, à tort et à travers, tout ce qui est susceptible de 
subir un changement. Les observations portent sur l'interprétation des, 
vers 18, 21, 23-24, 217, 230, 263, 281, 289, 354, 360, 365, 367, 400, 419, 500 6 
509, 532, 569, 575, 593, 655 et suivants, 710, 773, 809, 811,' 1019, 1050, 
1054, 1181. If Notes sur le Ploutos [Alphonse Willems]. Notes sur les vers 
138, — qu'est-ce que la pâte appelée i|;at(TTOv — 725, 815, 885, 1055, 1083. 

Analecta Bollandiana. 1908. Fascicule 1, L. Duchesne, Fastes épis- 
copaux de l'ancienne Gaule, t. I [A. Poncelet]. De premier ordre.1I J. Zeil- io 
hEK, Les origines chrétiennes de la province romaine de Dalmatie [H. Delahaye]. 
Bien informé et circonspect; quelques réserves. T[ F. Cumont, Monuments 
syriens [H. D.]. Reprend l'examen d'un texte de Cyrrhus, relatif à un 
droit d'asile concédé au sanctuaire de S. Denys. ^ Rudolf Knopf, Das 
nachapostolische Zcitalter [H. D.]. Documentation étendue et minutieuse, is 
^ RoB. Nostitz-Rieneck, Vom Tode des Kaisers Julian [H. D.]. Excellent. 
il*!! Fascicule II. R. Reitzeî^stein, Hellenistische Wundererzàhlungen[P. P.]. 
'Le côté technique du travail ne mérite que des éloges; pour le reste, diver- 
gence irréductible de principe» et de méthode entre l'auteur et le rp. 1[ Th. 
MoMMSEN, trad. par J. Duquesne, Le droit pénal romain [H. D.]. Il est à 20 
regretter que Mommsen n'ait point étudié au point de vue juridique un 
certain nombre de pièces hagiographiques bien choisies. 

Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles. Tome XXII, 
1908. Livr. 1 et 2. Poignées de bronze décorées de bustes de Cybèleetd'Attis 
[Fr. Cumont]. Plaque trouvée à Chapelle-lez-Herlaimont, sur la route ro- 25 
maine de Bavay à Tongres et Cologne; coll. de M. Waroqué, au château 
de Mariencourt. Plusieurs objets similaires trouvés dans la même région. 
Ces éléments de morceaux décoratifs empruntés au culte de Cybèle etd'Attis 
sont un curieux indice de la popularité dont jouissaient dans cette con- 
trée les divinités orientales sous l'empire romain. ^1f Livr. 3 et 4. De Fin- so 
l'rastructure de la chaussée romaine de Tongres à Bavay dans la traverse de 
Gembloux [X. Stainier]. Description détaillée des différentes couches. Le 
matériaux proviennent de trois centres : l°le bassin de la Meuse, deNamur 
à Huy ; 2° les massifs crétacés du Hainaut; 3° la vallée voisine de l'Orneau. 
La route est d'une durabilité extraordinaire et témoigne d'une technique 85 
des plus avancée. 

Annuaire de la Société pour le progrès des études philolo- 
giques et historiques. Bruxelles, 1908. l^r bulletin. La prononciation 
du latin [A. Bayot]. Notre prononciation latine est incorrecte et présente de 
nombreuses variétés nationales. Restaurer la prononciation classique dans 40 
son entière pureté serait malaisé, la science peut arriver cependant à une 
fidélité relative et très satisfaisante. Avantages que présente la prononciation 
correcte du latin. Règles pour le perfectionnement de la prononciation 
latine en Belgique : principe général; voyelles; diphtongues; consonnes; 
Anales; accent et quantité; bibliographie. If Les luttes morales d'un em- 46 
pereur romain [P. Hoffmann]. Les Pensées de Marc-Aurèle nous font voir 
les luttes que l'empereur philosophe a dû soutenir jour par jour pour rester 
fidèle à son idéal. La composition même de l'ouvrage était pour lui un instru- 
ment de combat spirituel. Circonstances dans lesquelles l'ouvrage a été 
commencé. Deux objections contre la thèse soutenue par l'auteur. 50 

Bulletin de l'Institut archéologique liégeois. T . XXXVII, 
1907. 2^ fasc. A propos d'une donation de monnaies romaines faite par 
M. le D'' Alexandre à l'Institut archéologique liégeois [L. Renard]. Inven- 



166 1908. — BELGIQUE. 

taire de 1057 monnaies formant une suite assez complète depuis Auguste 
jusqu'à Honorius et provenant toutes de l'ancien pays de Liège, et spécia- 
lement de Tongres, Celles-lez-Waremme et communes limitrophes. Plu- 
sieurs pièces ïort rares; quelques fort beaux exemplaires. ^ La tombe belgo- 
^ romaine de Borsu [F. Hénaux]. Tombe avec riche mobilier, permettant de 
confirmer les idées émises lors des découvertes de Vervoz. — Objets en 
plomb, en or, en bronze, en verre, en fer, en terre. 

Bulletins des Musées royaux des arts décoratifs et indus- 
triels à Bruxelles. 1^ série, l^e année, 1908. N° 1. Une nouvelle réplique 

^" du discobole de Myron [Jean de Mot]. Le discobole de Castel Porziano, 
trouvé en avril 1906, actuellement au Musée des Thermes, à Rome. Dis- 
cussion de la reconstitution de M. Rizzo. ^^T N» 2. Un vase funéraire du style 
du Dipylon [Jean de Mot]. Description d'un vase de dimensions considérables, 
entré récemment aux musées royaux de Bruxelles, découvert non loin du 

^^ Dipylon. Du style des grands vases du Musée d'Athènes, auxquels il est à 
peine inférieur comme exécution et conservation; il représente une scène 
d'exposition funéraire : femme défunte et pleureuses. HTf N» 3. Tête de 
marbre du iv^ siècle offerte par les «Amis des Musées royaux « [F. Cumont]". 
Tête de marbre, portrait d'homme, trouvée en Carie. Marque la transition 

20 entre l'art antique et l'art byzantin, entre l'esprit païen et l'esprit chrétien. 
Porte un sigle chrétien. ^ Bronze découvert en Flandre [F. Cumont]. Douille 
de bronze accostée de dei.x solides poignées recourbées ayant l'apparence 
d'animaux marins et surmontée d'un buste de Minerve; trouvée en 1906 à 
Dendcrwindeke (Flandre Orientale). Il s'agit d'une pièce ayant fait partie 

2û de la décoration d'un char : les anneaux ou poignées recourbées ont servi, 
fans doute, à passer les rênes de l'attelage ou à fixer les courroies qui rete- 
naient les chevaux de volée. ^^ N° 4. Continuation des fouilles de La Panne 
[A. de Loë]. Fouilles dans les dunes de La Panne, tout à fait à l'ouest 
du littoral belge, près de la frontière française. En un point de la station 

3° n° 1, dite le Camp romain, débris de poteries romaines. Presque tout le 
foyer, qui est immense, est d'époque hallstattienne. Station n» 2 : nom- 
breux débris romains. ^1| N^ 10. A propos du dessin des peintres céramistes 
grecs [Jean De Mot]. Il ne faut pas perdre de vue le caractère essentiellement 
industriel de la peinture céramiqte attique; l'artiste a signé l'aspect déco- 

'^ ratif plus que le sujet, et les vases aux sujets les plus simples sont les plus 
intéressants. Un grand nombre de motifs peuvent se ramener, si l'on fait 
abstraction des traits intérieurs, à un nombre relativement restreint de 
silhouettes. Les maîtres établissaient des modèles, se bornant à un contour, 
qui servait de base à l'esquisse au burin des ouvriers. 

*" Le Musée Belge. Revue de philologie classique. T. XII, 1908. 
N** 1. Mélanges d'archéologie et d'épigraphie [Paul Graindor]. Ténos. I. 
Inscription latine relative au temple de Poséidon. Trouvée dans la mer. 
Ne serait pas postérieure à la première moitié du i*^' siècle. II. Ténos. 
Delphes et les Cariens. Restitution de Jardé, B. C. H., 1902, p. 278. III. 

*^ Liste de magistrats de Ténos. IV. Observations sur Hiller von Gaertringen, 
Archiv f. Religionwiss. VIII, 1905, p. 317. VI. Épigramme d'Andronicos. 
Cf. Musée belge, t. X, p. 359. Discu-ssion des restitutions de Crônert, Wiener 
Jahresh. 1907, Beiblatt, p. 41, VIII. Inscription métrique. Restitution de 
id., ibid., p. 42, VIII. Restitution de Le Bas, Voyage arch., II, 1845. IX. 

50 Id. de Musée belge, VII, 1904, p. 87, n. 13. X. Fragments de vases archaïques 
à reliefs. — Diverses observations concernant l'épigraphie de Kéos. I. lulis. 
II. Karthaia. III. Karthaia. Sculptures antiques. — Inscriptions de Paros, 
los. — Fragment de vase en porphyre rouge de Mycènes. • — Les vases, 



LE MUSÉE BELGE. REVUE DE PHILOLOGIE CLASSIQUE. 167 

au nègre. Liste des vases. Description d'un arybalJe du Mi.sée de Bruxelles, 
rentrant dans cette catégorie. Origine des vases au nègre. Discussion et 
explication. ^ Petrus Jacobi Arlunensis. 1459-1595 [J.-P. Waltzing]. 
25 documents, en partie inédits, d'après lesquels l'auteur a écrit une étude 
biographique sur l'humaniste Petrus Jacobi, insérée dans les Mélanges 5 
Godefroid Kurth. Tf Particularités concernant François Modius [Alph. 
Roersch]. Critique approfondie de l'ouvrage consacré au philologue Modius 
par Paul Lehmann, Munich, 1908. Indications nouvelles concernant Modius. 
^^ N** 2. Liturgies dans l'Egypte romaine [Nie. Hohlwein]. Liturgies; 
répartition; durée des fonctions liturgiques; remplacement; cumul; exemp- 10 
tion; importance; intervention de l'Etat; liturgies locales; liturgies de 
l'État; liturgies temporaires; liste des fonctions liturgiques.^ Inscriptions 
des Cyclades [Paul Graindor]. I. Dédicace latine de Délos trouvée à Ténos 
II. Restitutions. Décrets des Nésiotes.^ Étude historique sur la Legio VI 
Victrix [Albert Sauveur]. Introduction. Bibliographie. Ch. I, § 1. Origine 15 
et histoire de la légion VI Victrix jusqu'à la bataille d'Actium. § 2. Les 
noms et les surnoms. Macedonica, Victrix, Hispàna. Pia fidelis, Severiana, 
Gordiana, Pia felix. § 3. Le recrutement de la légion. § 4. Les insignes. 
Ch. II. La Légion VI Victrix en Espagne. § 1. Arrivée en Espagne. § 2. Les 
camps. § 3. L'histoire. Depuis Auguste jusqu'aux guerres civiles. Les 20 
guerres civiles. Ch. III. La légion VI Victrix en Germanie inférieure. § 1. 
Arrivée. § 2. Les camps. Le quartier général. Novaesium, Vetera. Les cas- 
tella. § 3. L'histoire. Ch. IV. La légion VI Victrix en Bretagne. § 1. Arrivée. 
§ 2. Les camps. Le quartier général. Eburacum. Le vallum Hadriani. Le 
vallum Antonini. Les castella. § 3. L'histoire. If^j N° 3. Étude historique 25 
sur la Legio VI Victrix. Suite [Albert Sauveur]. Appendice I. Liste des 
officiers et des soldats. Appendice II. Inscriptions. Tj Sur un fragment de 
Néanthe [A. Delatte]. La source unique des §§ 5-57 de la Vie de Pythagore 
de Porphyre est Néanthe, biographe alexandrin du iii^ siècle. ^ Titulus 
Teno vindicatus [F. Hiller de Gaertringen]. Inscription de Ténos rangée 30 
par erreur dans C. I. G,. IV, 6820 comme d'origine incertaine. Marbre de 
Choiseul. ^ Dédicaces d'archontes et listes de magistrats à Ténos [Paul 
Graindor]. Certaines inscriptions de Ténos, où il est question de plusieurs 
archontes ne sont pas des dédicaces, mais bien des fragments de listes ofTi- 
cielles d'archontes dont elles narrent les principaux faits. De même pour 35 
les listes de magistrats. ^Lettres inédites d'humanistes belges du xvi« et du 
XV 11^ siècles [Th. Simar]. Rapide esquisse de l'histoire de l'humanisme en 
Belgique de 1560 à 1630. Nombreuses pièces inédites. ^ Études sur la 
dissimilation consonantique en latin [Max Niedermann]. A. Un cas de dis- 
similat. cons. en Sandhi chez Lucilius. — B. Dentitio : dentio. Tf^ N° 4. 4c 
Le poète comique Cécilius, sa vie et son œuvre [Paul Faider]. Introduction. 
— Bibliographie : 1° Les éditions; 2° les traités de littérature; 3° les trava.;x 
spéciaux. — La vie de Cécilius. I. Biographie. Dates de sa mort et de sa 
naissance. Son temps. Son origine. Expédition de Marcellus en Gaule. 
Statius esclave. Son affranchissement. Choix d'une carrière. II. L'œuvre 45 
de Cécilius jugée par ceux qui l'ont connue. Térence. Varron. Volcacius 
Sedigitus. Cicéron. Horace. Velleius Paterculus. Sénèquc. Quintilien. 
Suétone. Aulu-Gelle. Les grammairiens. Les derniers lecteurs. III. L'œuvre 
d'après les fragments. Les modèles grecs. Le Plocium. Les sujets traités. 
11 Addendum ad p. 213 [H. v. G. et P. G.]. Le fragment de Ténos identifié 50 
par H. V. G. au n° 3 avait déjà été attribué à cette île par Keil et Oehler, 
dans des travaux publiés indépendamment. 

Bulletin bibliographique et pédagogique du Musée belge. 



168 1908. — BELGIQUE. 

Revue de philologie classique. 12"' année, 1908. N° 1. Mrs. Ar- 
thur Strong, Roman sculpture from Augustus to Constantine [E. Remy]. 
De très grande valeur.^ J.-C. Bruce, The Hand-book to the roman wall. 
5e éd. par Rob. Blair [Ad. De Ceuleneer]. Ce qui a été écrit de mieux surla 

ft question. Tf A. W. Hodgman, Verb forms in Plautus [Paul Henen]. Intéres- 
sant. Tf L. Laurand, Études sur le style des discours de Cicéron, avec une 
esquisse de l'histoire du Cursus [E. Remy]. De premier ordre.. ^ Rom. Woer- 
NER, Adrianus Ronlerius Stuarta tragoedia [A. Roersch]. Travail en général 
très soigné. ^^ N" 2. R. Oehler, Bilder-Atlas zu Cdsars BUchern de Bello 

10 Gallico [J.-J. Van Dooren]. Appelé à rendre grand service. If M. Sham- 
BERGER, De L. Papinio Statio verborum nôvatore [L. Lucassen]. Utile. 
^ P. Lehmann, Franciscus Modius als Handschriftenforscher [Th. Simar]. 
Excellent. ^ F. Cabrol, Dictionnaire d^ archéologie chrétienne et de liturgie, 
13® fascicule [J.-P. Waltzing]. Elogieux; certaines réserves sur le plan 

if' adopté. ^ A. Schaefer, Einfiihrung in die Kulturwelt der alten Griechen 
und Roemer [J.-P. Waltzing]. Instructif et bien fait. If L. Van Miert, Bloem- 
lezing uit Ovidius, Catullus, Tibullus, Propertius, Martialis en Juvenalis 
[J.-P. Waltzing]. Bon. ^ C. Jullian, Histoire de la Gaule 1 et 2 [V. Tour- 
neur]. Annule tous les travaux précédents, tout en présentant des points 

20 faibles. Tout ce qui touche à la linguistique devra être sévèrement contrôlé. 
^Tf N°s 3 et 4 K. Riezler, Ueber Finanzen und Monopole im alten Griechen- 
land. [H. Francotte]. De réelle valeur; quelques réserves. ^ Ch. Gilliard, 
Quelques réformes de Solon [H. Francotte]. Très satisfaisant. •! P. Wendland, 
Die hellenistisch rômische Kultur in ihren Beziehungen zu Judentum undChris- 

25 tentum [A. Thomissen]. Fait l'effet d'une œuvre manquée; l'érudition est 
incontestable, mais les qualités indispensables de toute bonne synthèse, 
la logique, la clarté, la perspicacité et la profondeur font défaut. Tf L. Dela- 
RUELLE, Répertoire analytique et chronologique de la correspondance de Guil- 
laume Budé [A. Roersch]. Excellent. ^ L. Delaruelle, Guillaume Budé. 

ao Les origines, les débuts, les idées maîtresses [A. Roersch]. Jamais monographie, 
d'humaniste n'aura été plus consciencieusement préparée, plus approfondie 
plus évocatrice. ^ R. F orker, Reallexikon der praehistorischen, klassischen 
und frUhchristlichen AltertUmer [J.-P. Waltzing]. Bon; quelques lacunes. 
Tf Cl. Jugé, Nicolas Denisot du Mans [A. Roersch]. Bon travail sur un cu- 

36 rieux humaniste français. % Les premières pages du Pro Milone [V. Gérard]. 
Analyse littéraire très complète, étude très détaillée du plan des § 1-123. 
Appréciation. ^]f N° 5. Paul Grain d or, Histoire de Vile de Skyros jusquen 
^338 [H. Francotte]. Très recommandable. ^ Ch. Dubois, Pouzzoles antique 
[Th. Simar]. Œuvre excellente et très attrayante. ]f G.-D. Hadzidakis, La 

40 question de la langue écrite néo-grecque [P.Graindor]. La querelle des puristes 
et des vulgaristes devient bien fastidieuse; il y a, dans les deux systèmes, 
du pour et du contre. ]f Pantelakis, 'EÀXtjvixtj Xp7jCiT0[xàÔ£ta [P- Grain- 
dor]. Les notes empiètent trop sur le texte. ^ L. Bodin et P. Mazon, Extraits 
d'Aristophane et de Ménandre [J.-P. Waltzing]. Bon ouvrage. Tf A. de 

45 Maschi, Apologisti Cristiani scelti e commentati [J.-P. Waltzing]. Rendra de 
grands services. ^ W. Kroll, Geschichte der klassischen Philologie [P. He- 
nen]. Excellent. If XII. Kal. Sextiles 1907 [A. Poissinger]. Conversation 
latine,entre l'auteur et ses élèves, à l'Athénée royal d'Ath., classe de G'' latine; 
sujet : la vie de Numa. If^ N°s 6 et 7. P. Cauer, Palsestra vitm [E. Remy]. 

&o Longue analyse; livre actuel et excellent. % U. von Wilamowitz-Moellen- 
DORFF, Greek historical writing and Apollo [A. Humpers]. Original et pro- 
fond. Il Ad. Engeli, Die oratio variata bei Pausanias [A. Humpers]. Inté- 
ressant. ^ J. Chaineux, Quelques racines grecques [A. Humpers]. Utile; 



REVUE BELGE DE NUMISMATIQUE. 169 

quelques réserves. ^ A. Boxler, Précis des institutions publiques de la Grèce 
et de Rome anciennes [L. HalkinJ.Le meilleur manuel en son genre que l'on 
possède en français.^ V. Chapot, La frontière de VEuplvate de Pompée à la 
conquête arabe. [Th. Simar]. De premier ordre. ^ R. Gagnât, Les deux camps 
de la légion Ille Auguste à Lambèse d'après les fouilles récentes [H. Van de ^ 
Weerd]. Savant, méthodique et clair. ^ G. Pitacco, De mulierum romanarum 
cultu atque eruditione [R. Nihard]. Résumé. Tf G. W. Van Bleek, Quae de 
hominum post mortem condicione doceant carmina sepulcralia latina [M. 
Laurent]. Excellent et fort utile. ^ Georg Schmid, Das unterirdische Rom 
[J.-P. Waltzing]. Fort utile. ^ Dom F. Cabrol, Dictionnaire d'archéologie 'o 
chrétienne et de liturgie, fasc. 14 [J.-B. W.]. Savant. If Emil Reich, Atlas 
Antiquus [J.-P. W.]. Utile surtout pour l'étude de l'histoire militaire. ^T[ N° 8. 
E. Cavaignac, Études sur Vhistoire financière d'Athènes au v*^ siècle. Le trésor 
d'Athènes de 480 à 404 [Henri Francotte]. De grand mérite et fort utile. 
^ U. von Wilamowitz-Mœllendorff, Greek historical writing and Apollo i^ 
[A. Humpers]. Résumé. ^ Félix Gaffiot, Ecqui fuerit SI particulae in 
interrogando latine usus [A. Delatte]. Montre décidément la fausseté d'une 
théorie basée sur une collection de fausses inductions. ^ J.-E. Demar- 
teau, Le vase planétaire de Jupille [A. de Ceuleneer]. N'est pas convain- 
cant; il faut plutôt voir dans le vase du musée archéol. de Liège un mo- "o 
nument représentant les divinités des sept jours de la semaine. If Ed. 
Meyer, Humanistische und geschichtliche Bildung [P. M. Claeys-BoûûaertJ. 
Résumé. ^^ Nos 9 et 10. C. Robert, Der neue Menander [A. Humpers]. 
Parfaitement au courant de la science. If Th. Zielinski, Le monde an- 
tique et nous, trad. par E. Derume [E. Remy]. Excellent; bien pensé et 25 
bien écrit. ^ K. J. Freeman, Schools of Hellas [A. Humpers]. Fort instruc- 
tif et fait de première main. ^ J.-E. Sandys, A history of classical scolar- 
ship. Yo\. 2 et 3 [J.-P. Waltzing]. Excellent. If J. Vahlen, Opuscula 
academica, pars posterior [J. P. Waltzing]. Aucune de ces études n'a 
perdu de sa valeur ni de son intérêt. ^ Ch. Van de Vorst, Grammaire so 
grecque élémentaire [Ant. Grégoire]. Excellent. ^ Jos. Janssens et Ch. Van 
DE Vorst, Grammaire latine [Ch. Caeymaex]. Donnera satisfaction aux 
plus exigeants.^ P. Dôrwald, Beitràge zur Kunst des Uebersetzens und 
zum grammatisihen Unterricht [Arth. Humpers]. Guide pratique pour la 
tf-'- ici.-tion d'Homère et de Xénophon, très recommandable.lf Anton 35 
Elter, Itinerarstudien, 1 et 2 [J. P. Waltzing]. Sérieux et intéressant. 
1 R. MuLDER, De conscientise notions quae et qualis fuerit Romanis [A. 
Delatte]. Travail solide. ^ Th. Elsaesser, Nos in schola latine loquimur 
[A. Poissinger]. Très utile. ^ Georg Finsler, Homer [J.-B. Waltzing] 
Bon exposé. ^ M. Besnier, Les catacombes de Rome [J.-P. Waltzing]. De 40 
premier ordre. 

Revue belge de numismatique. 1908.1'"6livr. FR.GNECCHI,/<^/?^mone- 
^a/•à' di Roma impériale [G. BigwoodJ. Donne avec précision de nombreux 
renseignements indispensables aux collectionneurs- Tf][ 3^ et 4« livr. Leçons 
numismatiques. \. Les premières monnaies. [N. Svoronos]. Les hommes ont *â 
d'abord échangé simplement et directement leurs produits. A la longue, cer- 
tains produits furent consacrés comme valeur monétaire. En Grèce, le bœuf 
mesure générale de valeur. Plus tard, on adopte aussi comme étalons nu misma- 
tiques, des métaux utiles, bruts ou non. Nombreux exemples. Dans les pays 
de production, ces métaux sont fondus en formes fixes de différents poids, so 
Haches et demi-haches. Description de la série de haches de fer, possédant 
une valeur monétaire, trouvée en 1857 à Serra-IIixi, Sardaigne. Les lingots 
de Phœstos (Crète) et de Kymé [Eubée]. Autres types de lingots monétaires. 



170 1908. — BELGIQUE. 

En Chypre et en Crète, on appelait haches des lingots pesant 12, 10, 8 et 
6 mines. La monnaie a été inventée à l'époque de Minos et bien avant la 
date fixée par l'opinion courante. II. Les talents d'or homériques. Le talent 
d'or chez Homère n'a aucun rapport avec le mot grec des temps histo- 

6 riques. Chez Homère, le mot désigne un morceau d'or de forme fixe, mais 
de grandeur et de qualité fixes. Forme : plateaux de balance. Les 701 lames 
d'or de Mycènes en forme de disques. Leur identité avec les Savàxat, 
monnaies funéraires d'or des temps classiques. Les balances. III. Les 
Pelanoi de Lycurgue. En forme de galette. 

10 Revue bénédictine. 1908. N° 1. J. Toutain, Les cultes païens dans 
VEmpire romain. Tome I [D. H. Quentin]. Une des plus remarquables ten- 
tatives qui aient été faites pour mettre dans son. vrai jour l'histoire reli- 
gieuse de l'Empire. Tf F. Cumont, Les religions orientales dans le Paganisme 
romain [D. H. Quentin]. L'auteur est absolument maître de son sujet et 

15 le traite avec infiniment d'aisance et de charme, mais excède parfois la 
limite dans la stiicte interprétation des textes. 1| L. R. Farnell, The culte 
ofthegreek States. Homes. lll-VJ[D. H. Quentin]. Recommandable; nombr. 
réserves à faire. ^1f N'^ 2. Paul Lehmann, Franciscus Modius als 
Handschriftenforscher [D. IJ Berlière]. Fécond en résultats excellents. 

20 ]j^ N» 3. Joseph Bidez, La tradition manuscrite de Sozomène et la Tripartite 
de Théodore le lecteur [D. Lî. B.]. Excellent. 

La Revue générale. 44'^ année. N° 4. Les papyrus grecs et l'Egypte, 
province romaine [Nicolas Hohlweiri]. Les papyrus de nos musées; origine; 
découverte; apprêt; déchiffrement. Valeur des papyrus comme source 

'■^'^ historique; moyen de documentation sociale. La papyrologie et les services 
qu'elle rend : grammaire, dialectologie, géographie, étude du droit, études 
littéraires, histoire religieuse. L'administration de l'Egypte : éléments de 
la population; revenus; exportations; gouvernement; perception des 
impôts; recensement. 

"° La Revue des Humanités en Belgique. 11^ année, 1908. N° 1. 
Référendum ouvert par le « Samedi « sur la question du grec et du latin 
[V. Sondervost]. Examen des réponses envoyées au journal bruxellois « le 
Samedi » par les éorivains belges; arguments invoqués de part et d'autre; 
conclusions. ^ Le maintien de la langue grecque au programme de l'en- 

^''' seignement moyen [C. Gelders]. Examen des articles de MM. Remy, Verest, 
Dupont, Carher, Creusen, en faveur du maintien du grec. ^^ Bulletin n° 1. 
O. WoLF, Die Religion der alten Griechen [J. Creusen]. Exposé bien ordonné; 
restrictions à faire. ^ Max Niedermann, Précis de phonétique historique 
du latin [J. Gessler]. Excellent. ^T[ N» 2. L. Bellermann, Inwiefemfôr- 

*" dert der altsprachliche Unterrichteintieferes VerslàndnisdermodernenLiteratur 
[G. Gelders]. Recommandable. ^ F. Stûrmer, Griechische Lautlehre [A. 
Geerebaert]. Élogieux; quelques critiques. ^ S. H. Butcher, Demosthenis 
Orationes [A. Dupont]. Excellent. ]f H. Goelzer, C. J. Caesaris de bello 
gallico [A. Masson]. Très bon. ][][ N° 3. J. Chaîne ux, Quelques racines 

*^ grecques [A. Dupont]. Très utile. ^ P. Crouzet et Berthet, Méthode latine; 
Méthodes solidaires de version latine et de thème latin [J. Hombert]. Excel- 
lent; quelques réserves. If^j N° 4. Glotta, 1907 [J. Gessler]. Intéressant. 
<Cf. pour l'analyse R. d. R. 32, 50 sq.> ^ A. Stauffer, Zwôlf Gestalt der 
Glanzzeit Athens [L. Mallinger]. Fera aimer la Grèce. If P. Masqueray, Euri- 

5J pide et ses idéds [J.-B. Herman]. Plein de clarté et de précision. T[ Rogge et 
Smit, Latijnsch Themaen Vertaalboek[h. Caers]. Très bon manuel. ^N°8 5-6. 
A. Schaefer, Einfiihrung in die Kulturwelt der alten Griechen und Rômer 
[C. Hontoir]. Précieux. 1[ Chudzinski, Tod und Totenkultus bei den alten 



REVUE DE l'instruction PUBLIQUE EN BELGIQUE. 171 

Griechen [A. Jamar]. Bon ouvrage de vulgarisation. *[[ R. Thiele, Im ioni- 
schen Klein-Asien [N. Hohiwein]. Bon. T[ P. Landormy, Socrate et M. Re- 
nault, Platon [J. Hombert]. Deux bons guides. ^ L. Schunck, Sophokles 
Elektra und Oedipus [A. Geerebaert]. Intéressant; quelques critiques. 
^ G. Ammon, Lateinische Grammatik [?]. Utile. ^ H. Ludwig, Lateinische 5 
Phraséologie [h. Caers]. Résunfié. ]f E.-A. Sonnenschein, Plauti Mostellaria 
[J. Herbillon]. De premier ordre. "^ H. Petitmangin, Tacitus de vita et 
moribus Agricolae [H. Glaesener]. Utile. ^^ N» 7. Ed. Stettner, Wozu 
studiert man noch heutzutage Latein und Griechisch [C. Gelders]. Conscien- 
cieux. ^ W. Kroll, Geschichte des klassischen Philologie [A. Dupont]. Bon. 10 
^ H. MuFFANG, Proverbia latina[J. Masson]. Résumé. ][ J. Lejard^ P. Ver- 
gilii Maronis Opéra [H. Glaesener]. Critiques et éloges. ]î^| N° 8. Pohl- 
HAMMER et Maisch, Griechische Altertumskunde [J. Herbillon]. Excellent 
résumé. ^ J. Delcroix, Les tragiques grecs en rhétorique [A. Dup&nt]. 
Intéressant. If B. Grimmelt, Platos Apologie und Krito [H. Glaesener]. Excel- 15 
lent, "ff A. Legrand, Précis de grammaire latine [A. Masson]. De grand 
mérite.^ M. Levaillant, M. T. Ciceronis in Catilinam orationes [J. Her- 
billon]. Très bon. 

Revue de rinstruction publique en Belgique. T. LI, 1908. 
fe livr. P. Hildebrandt, Scholia in Ciceronis orationes Bobiensia 20 
[C. Brakman]. L'auteur a entrepris une tâche au-dessus de ses forces et son 
œuvre n'est pas mûrie. ^ A. Herchen, Histoire ancienne [Em. Dony]. 
Recommandable. ^ Alb. Grenier, Habitations gauloises et villas latines 
dans la cité des Médiomatrices [Ad. de Ceuleneer]. Très important. ^[If 2** et 
3e ]ivr. Les idées de M. Bréal sur Homère [Jules Feller]. Analyse et 25 
critique détaillée des idées émises par M. Bréal dans: Pour connaître Homère. 
^ R. FoRRER, Reallexikon der praehistorischen, klassischen und fruehchrist- 
lichen Alterthuemer [M. Delhaxhe]. Beau et intéressant. 1[ H. Diels, Die 
griechischen Zuckungsbucher [J. Bidez]. De premier ordre, ^i F. Boll, Die 
Erforschung der antiken Astrologie. Très instructif. ^ Kroll, V ettii V alentis 30 
anthologiarum libri [Fr. Cumont]. Très important et très bien fait. ^Blass, 
Die EumenidendesAischylos[h. P.]. Magistral. ^ Karl Reik, De/- OpiattV bei 
Polybius und Philo von Alexandria [A. Delatte]. Modèle de précision, 
d'exactitude et de pénétration. 1T Joseph Bidez, La tradition manuscrite de 
Sozomène et la Tripartite de Théodore le lecteur [L. Parmentier]. Excellent. 35 
Il M. Levaillaux, m. Tullii Ciceronis in Catilinam orat. /F[P. Faider]. ^ 
Édition des plus achevées. ]f G. Ramain, Cicéron, choix de lettres [P. Faider]. 
Excellent. % H. Goelzer, C. J. Caesaris de bello gallico [P. Faider]. De 
premier ordre.^ Anton Elter, Donarem pateras...Horat. carm. /F.S [P.T.]. 
De grand mérite, qi:oique prolixe. If G. Curcio, Poeti Latini minori,Yol II, m 
fasc. 2. Appendix Vergiliana [P. T.]. Remarques sur ce travail. Tf G. Land- 
GRAF, Grammaire latine trad.. J.-P. Waltzing [P. T.]. Fort utile. ^ A. 
Roux, Le livre des élèves de latin [J. Hombert]. Faible et banal. ^ Fr. Or- 
LANDO, Le letture pubbliche in Roma impériale [P. T.].5Mauvais. ^ D. Det- 
lefsen. Die Géographie Afrikas bei Plinius und ihre'Quellen [H. Van der 45 
Linden]. Magistral. ^If 4^ livr. Le recueil des inscriptions grecques chrétien- 
nes d'Egypte [Henri Grégoire]. Nombreuses critiques de détail et observa- 
tions sur le Recueil, etc., tome I, par Gustave Lefebyre. L'ensemble est 
très satisfaisant et contient de nombreux textes inédits. Tf Note sur une 
inscription de Priène [H. Grégoire]. L'originalité cryptogi-aphique du texte, 50 
Inschriften von Priene n^ 217, réside dans l'emploi simultané de noms de 
nombre sémitiques et de lettres grecques à valeur numérale. ^ Notes 
épigraphiques [id.]. STcaTTjybç Sùpcov. Kévr-rjcj'.; : mosaïque. -TsToaevTov : 



172 1908. — BELGIQUE. 

pavement, dallage. ^ Pauly-Wissowa, Realencyclopddie der class. Aller- 
tumswiss. XI, Hlbd. [F. C.]. Résumé. Tf Edon et Simore, Grammaire pra- 
tique de la langue latine [J. Hombert}. Il faudrait simplifier encore, 
condenser et réduire la morphologie aux paradigmes indispensables et la 

5 syntaxe aux règles essentielles. ^^ 5^ livr. Notes épigraphiques, suite 
[Henri Grégoire]. La xoj[xvi d'Etsya-Estya, près de Seleucia Sidéra en Pisidie. 
Étude de deux dédicaces de confréries. — Le chevreau orphique dans l'épi- 
graphie chrétienne. — Le véritable nom de l'église de la Kot[jL7](jtç à Nicée. 
^ Th. W. Allen, Homeri opéra, t. III et IV [L. P.]. On ne peut assez admirer 

1" la sobriété, l'élégance et la clarté de l'appareil critique. ^ I. H. Leo- 
POLD, M. Antoninus Imperator ad se ipsum [L. P.]. Recommandable. 
^ Otto Jahn et W. Kroll, Ciceros Brutus [Paul Faider]. Excellent. ^ Ed. 
Meyer, Geschichte des Altertums, 2^ éd. I, 1 [Ch. Michel]. Magistral. ^^ 6^ 
livr. La religion offlcielle et la religion populaire dans la Grèce ancienne 

15 [Ch. Michel]. Première leçon d'un cours sur la rel. pop. dans la Gr. anc, 
professé au Collège de France. Le polythéisme hellénique impressionne 
d'abord par son unité et cependant son harmonie n'est qu'apparente, elle 
est récente et artificielle. L'œuvre et l'action des poètes épiques, des litté- 
rateurs et des artistes. La mythologie des Grecs ne fut pas toute leur reli- 

20 gion. Les cultes et les dieux étudiés dans les inscriptions et dans les œuvres 
de Pausanias. Grossièreté et multiplicité des cultes populaires. Il y a, en 
Grèce, deux religions chronologiquement distinctes et comme superposées : 
cultes officiels et religion inférieure. Étude de celle-ci. Sources d'information. 
Inscriptions et auteurs : Plutarque, Strabon, Lucien, les premiers apologistes 

25 chrétiens, Pausanias. Considérations sur Pausanias. Division des leçons 
suivantes. ^ J. Vahlen, Opuscula academica, pars post. [P. T.]. Magistral. 
^ Ch. Van de Vorst, Grammaire grecque [J. Hombert]. Bon. ^ C. Kalb- 
fleisch, Sitnplicii in Aristotelis categorias commentarium; Schulte, 
Archytae... reliquiae; H. Schmidt, De Hermino peripatetico [J. Bidez]. 

ao Trois excellents travaux. 1[ Ad. Deissmann, Licht von Osten [F. Cumont]. 
Très utile. ^ P. Terenti Afri Comoediae, éd. S. G. Ashmore [P. T.] Bon *[[ 
Ellis, Appendix Vergiliana [P. T.]. Bon ouvrage; conjectures parfois témé- 
raires Tf A. Kiessling et R. Heinze, Horatius Briefe [Paul Faider]. Très 
recommandable. ^ R. Heinze, Horatius Oden und Epoden [Paul Faider]. 

35 Très bon. ^ C. Bahrdt, Die Sermonen des Q. Horatius Flaccus; K. Staeder, 
Horaz lamhen und Sermonendichtung [G. Du flou]. Deux bonnes traduc- 
tions, dont le rp. précise le caractère et la portée. ]f Nipperdey et Andresen, 
P. Cornélius Tacitus [Paul Faider]. De premier ordre. ^ Paul Graindor, 
Histoire de Vile de Skyros jusquen 4558 [Art. Humpers]. Savant et bien 

*o préparé; quelques reproches. ^ Victor Chapot, La frontière de VEuphrate 
de Pompée à la conquête arabe [F. C.]. Excellent. 

Revue de l'Université de Bruxelles. 1907-1908. N^s 2-3. R. M. 
BuRROWS, The discoveries in Crète and their bearing on the history of ancient 
civilisation [J. De Mot]. Ce livre de mise au point a une valeur qui le sauvera 

*5 de l'oubli, alors même que tous les problèmes qui y sont signalés auront été 
résolus par la science. ^^ N° 6. Em. Boisacq, Dictionnaire étymologique de 
la langue grecque, f^ livr. [M. -A. Kugener]. S'annonce bien. ^]j N°s 9-10. 
Henri Guyot, Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin. Uinfinité 
divine depuis Philon le Juif jusqu'à Plotin [?]. La thèse est démontrée : 

50 Plotin a lu Philon et s'en souvient jusque dans le détail. Dans le second 
ouvrage, l'auteur méconnaît la manière dont Plotin s'est inspiré de la spé- 
culation grecque de Platon aux stoïciens. 

Taxandria verschijnende in Kwartalen (Turnhout), 1908. N^ 3. 



OVERSIGT OVER VIDENSKABERNES SELSKABS FORHANDLINGER. 173 

Découverte d'une villa romaine à Alphen (Brabant septentrional) [Louis 
Stroobant]. A. Roersch. 



DANEMARK 

Rédacleur général : Hans Raeder. 

Nordish Tidsskrift for Filologi, 3^ série. XVI, fasc. 2-3. Thésaurus lo 
linguae latinae [K. Wiilff.]. Rapport sur son élaboration. ^ J. Geffcken. 
Zwei griechische Apologeten [R. Raeder]. Cette édition est un essai sur l'his- 
toire de l'ancienne apologétique. Tf Witkowski, Epistulae privatae graecae. 
[H. Raeder]. Édition de mérite. % H. Usener, Vertràge und Aufsàtze 
[H. Raeder]. Bien digne d'être lu. ^ Radermacher, Quintiliani institu- i5 
tionis oratoriae libri XII, I [Lassen]. Édition élaborée avec beaucoup de 
tact. ^ U. V. WiLAMOwiTZ-MôLLENDORFF, etc, Die griech. und latein. Lite- 
ratur und Sprache [J. Hammer- Jensen]. On comprend que ce livre ait obtenu 
du succès. ^ H. Rabe, Scholia in Lucianum [A. Drachmann]. Édition très 
exacte. If Sur Plat. Crit., p. 54 A [K. Hude]. Il ne faut pas supprimer les 20 
mots t-K\.\i.z\'f\(JOVT(t.i aÛTcov. T|^ Fasc. 4. Quelques remarqeus sur le texte de 
Platon [W. Norvin]. Sur les progrès que l'on doit à l'édition de Burnet. 
If Sur les papyri d'Oxyrhynchos vol. V [H. Raeder]. Compte rendu. ^ Smi- 
ley, Latinitas and 'EXXy|VI(J[jlo; [H. Raeder]. Recommandable. ^ Harvard 
Studies, vol. XVIII [H. Raeder]. Résumé <cf. R. d. R. 32, 184 sq.>.26 
^ AxTELL, The déification of abstract ideas in Roman literature and inscrip- 
tions [H. Raeder]. Soigné et judicieux. ^ Prott und Ziehen, Leges graeco- 
rum sacrae, II, I [Ada Thowsen]. Utile, quoique le commentaire laisse 
beaucoup à désirer. ^ A. Ludwich, Homeri ILias, vol. II [Ôstergaard]. 
Monumental. ^ G. Peterson, Ciceronis Divinatio in Q. Caecilium, in C. 30 
Verrem [Jôrgensen]. Éloges:1f W. M. Lindsay, Contractions in early Latin 
minuscule Mss. [Jôrgensen]. Fort utile. ^ Abbott, The Accent in vulgar and 
formai Latin [H. Pedersen]. La théorie de l'auteur n'est pas acceptable. 
Oversigt over det kgl danske Videnskabernes Selskabs For- 
handlinger. 1908. Fasc. 6. Recherches sur quelques questions relatives 35 
à la topographie de Delphes [Fr. Poulsen]. I. La topographie de Marmariâ 
à Delphes. L'ancien temple dans la partie orientale de Marmariâ, qui fut 
bâti vers l'an .500 av. "J.-C. et que Pausanias vit en ruines, était le temple 
d'Athéna Pronaia. A l'ouest de ce temple se trouvent deux petits trésors, 
dont le second ne doit pas être appelé « trésor de Phocée », comme le veut 40 
Homolle, mais qui était probablement un « trésor des Massaliotes » (cp. 
Diodor. XIV 93). Le tholos, qui se trouve à l'ouest de ce trésor, fut construit 
à la fin du v<= siècle au-dessus de la tombe de Phylacos. Après la destruction 
de l'ancien temple d'Athéna, on construisit à l'ouest du tholos un nouveau 
temple d'Athéna Pronaia, celui qu'a vu Pausanias; et qu'il n'y a aucune 45 
raison d'appeler « temple d'Ergané », comme le fait M. Homolle. Au temps 
d'Hérodote, ce temple n'existait pas encore; il est du iv^ siècle au plus tôt. 
Hérodote ne parle donc que du premier. L'édifice plus à l'ouest, qu'on ap- 
pelle « l'habitation des prêtres», est vraiment l'heroon de Phylacos. 2. La 
niche aux offrandes de Marathon. Il est démontré contre Pomtow que l'ana- 50 
théma des Spartiates se trouvait sur le côté sud de la route. Il fut construit 
après la bataille d'Aegos-Potamos en face du monument élevé en 414 par 
les Athéniens et les Argiens. . H. R. 



174 1908. — ÉTATS-UNIS DE l' AMÉRIQUE DU NORD. 

ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD 

Rdéacteur général : Alfred Jacob. 

American historical Review, vol. XIII (1907-1908), n^ 1 : Amun- 
clae a serpentibus deletae [E. Pais]. La légende d'Amunclae détruite par les 
serpents vient d'une confusion à laquelle a donné lieu la' forme grecque 
ocpuot pour Opici. ^1f V. Prasek, Geschichte der Medtn und Perstr bis zur 
10 makedonischen Eroberung [Jackson]. Une grande partie de cette histoire 
n'est qu'une sorte de prolégomène de pure érudition et aurait dû trouver 
place plutôt dans des publications spéciales q^e dans un livre destiné aux 
étudiants d'histoire en général. ]| J. Donaldson, Woman; her position and 
influence in ancient Greece and Rome and among the early Christians [Shorey]. 
15 Du goût, un style agréable, une érudition solide quoiqu'un peu superfi- 
cielle ^ F. Martroyç, Genséric, la conquête vandale en Afrique et la destruc- 
tion de Vempire d'Occident [Mac Neale] Ouvrage basé sur un emploi judi- 
cieux de toutes les sources utiles ^flj N° 2 : F. M. Cornford, Thucydides 
Mythistoricus [Perrin]. On peut ne pas donner son assentiment aux deux 
20 principales propositions de cette piquante étude et cependant être recon- 
naissant des points de vue riches et nombreux qu'elle suggère. 1[ G. de 
Sanctis, Storia dei Romani. La conquista del primato in Italia. Ce livre 
n'est pas aussi original ni aussi attrayant que celui de Pais, il est cependant 
utile et bien fait. ^^ N° 3 : T. D. Seymour, Life in the Homeric âge [Ma- 
25 natt]. Le meilleur livre sur Homère en langue anglaise. ^If^N» 4: G. Ferrero, 
The greatness and décline of Rome transi, by Zimmern, vol. I, II [Perrin]. Le 
travail auquel se livre un historien exercé et scientifique pour constater les 
faits réels est remplacé par des déductions de faits imparfaitement déter- 
minés et l'application sans contrôle au passé de principes économiques, 
30 sociologiques ou psychologiques tout modernes. ^ T. R. Holmes, Ancient 
Rritain and the invasions of Julius Caesar [Robinson]. Montre une connais- 
sance étendue et complète des diverses sciences qui touchent à un pareil 
sujet; les références constituent par elles-mêmes une bibliographie pré- 
cieuse. M. B. 
35 American Journal of Archaeology, vol. XII (1908), n° 1 : Le 
mausolée d'Halicarnasse [W. B. Dinsmoor]. 1° l'ordre : établit les dimen- 
sions et les proportions des colonnes, des chapiteaux et de l'entablement 
par comparaison avec les monuments de Priène, Éphèse et Milet (à suivre). 
][ Le Chiron de Codrus et une peinture d'Herculanum [F. W. Kelsey]. Le 
40 Chiron que possédait le poète Codrus (Juvénal, Sat. III) était vraisembla- 
blement une réduction du groupe des Saepta à Rome, groupe cité par 
Pline l'Ancien et dont une peinture trouvée à Herculanum existe au Musée 
de Naples. Tf Inscriptions latines inédites [G. N. Olcott]. 13 inscriptions 
dont une sur une sorte d'amphore employée comme urne funéraire trouvée 
45 à Rome en 1905 à l'extérieur de la porte Saint-Laurent, les autres sur 
diverses plaques de marbre. ^ Fragment d'une amphore panathé- 
naïque avec le nom de l'archonte Neaichmos [D. M. Robinson]. Fragment 
d'amphore trouvée au Dipylon. Liste de 18 noms d'archontes donnés par 
les amphores. 1[ Nouveaux mss. de la Bible provenant d'Egypte [H. A. 
50 Sanders]. Quatre manuscrits achetés par M. Frear au Caire en 1907 et, d'a- 
près le vendeur, provenant d'Akhnûm. ^ Les bustes du type dit de Scipion 
[F. Hauser]. La partie supérieure d'une statue grandeur naturelle trouvée 
dans des fouilles récentes présente les caractéristiques des bustes dits de 



AMERICAN JOURNAL OF ARCHAEOLOGY. 175 

Scipion, elle porte un costume que l'on trouve sur les prêtres d'Isis et nulle 
part ailleurs. Cette découverte confirme la théorie de Dennison. ^ Frag- 
ments perdus d'un groupe représentant Artémis et Iphigénie [F. Studniczka]. 
Sollicite des indications pour retrouver les fragments qui manquent au 
groupe de marbre de la Glyptothèque Ny-Carlsberg de Copenhague. Ce groupe & 
fut trouvé en 1886 dans les anciens jardins de Salluste^ à Rome. If Assemblée 
générale de l'Inst. arch. d'Amérique (déc. 1907). Analyse des communica- 
tions suivantes : Roma quadrata et le Septimontium [J. B. Carter]. ^ Notes 
sur des poteries d'Arezzo [G. H. Chase]. Dans la collection de poteries d'A- 
rezzo de Loeb (musée Fogg à Cambridge) se trouve un moule récemment lo 
acquis par Loeb et représentant la célébration de la naissance de Dionysus. 
L'empreinte a probablement été prise à l'origine sur un vase d'argent de 
la période hellénique, jf Notes archéologiques [A. S. Cooley]. Projection 
de vues de l'Odéon d'Hérode Atticus découvert à Corinthe, des découvertes 
de Tyrinthe; exposition de la théorie de Dôrpfeld sur Leucas-Ithaca. i& 
^ Lindus [J. M. Paton]. C. r. des fouilles danoises sur l'acropole de Lindus 
à Rhodes. ^ Une nouvelle divinité italique [H. L. Wilson]. Publié in ex- 
tenso dans Am. Journ. of Phil., XXVIO. ]f Le travail archéologique récent 
en Grèce [D. M. Robinson]. Description des fouilles récentes principalement 
à Corinthe, Epidaure, Sparte et Pylos. ^ Les fouilles récentes sur le Palatin 20 
[H. L. Wilson]. Étudie les rapports entre les découvertes faites et l'histoire 
ancienne de Rome. ^ La situation de l'Aglaurion à Athènes [C. H. Weller]. 
Le temenos d'Aglaurus doit être localisé près de la région de la Clepsydre. 
^ La palme de la victoire [F. B. Tarbell]. Sera publié in-extenso dans Class. 
Phil. Tf Le prétendu Praetorium dans le camp romain de Lambèse ^^ 
[G- H. Allen]. Le prétendu praetorium de Lambèse est une basilica 
comme celles mentionnées par Végèce. H Temples anciens à Ephèse[D. G.]. 
Hogarth] C. r. des fouilles sur l'emplacement de l'Artemisium à Ephèse. 
TfTf No 2. : Le mausolée d'Halicarnasse. IL La composition architecturale 
[W. B. Dinsmooi]. Essai de restauration de l'ensemble du monument. 30 
Liste des auteurs anciens qui ont décrit le mausolée; liste des essais de res- 
tauration. ^ Roma quadrata et le Septimontium [J. B. Carter]. Le dévelop- 
pement de Rome tel qu'il est indiqué par tous les manuels comprend quatre 
états successifs : 1° la Roma quadrata, 2" le Septimontium, 3° la cité des 
quatre régions, 4° la cité de Servius. L'existence de la cité de Servius est 35 
prouvée par les restes des murs, celle de la cité des quatre régions par. le 
calendrier \lit de Numa; mais rien ne nous permet de remonter plus avant. 
]f Le « Metopon » dans l'Erechtheion [L. D. Caskey et B. H. Hill] .Essai 
d'interprétation de l'inscription L G. I, 322. ]f Le conducteur du char 
d'Amphion à Delphes [O. M. Washburn]. Discute la thèse de Pomtow et *o 
soutient la provenance cyrénaïque du monument. ^^ N** 3 : Trois trépieds 
de bronze appartenant à James Loeb [G. H. Chase]. Achetés à Rome en 
1905, comme ayant été découverts dans une tombe étrusque près de Pérouse. 
Les bases portent des bas-reliefs représentant des scènes mythologiques. 
On peut les dater du milieu du vi^ s. av. J.-C. Comparaison avec les bas- <" 
reliefs du char de Monteleone. Les trépieds sont des produits de l'art grec 
ionique. ^ La valeur des statues de vestales comme originaux [E. B. Van 
Deman]. Étude des statues mises au jour par les fouilles de l'Atrium Vestae. 
Des quatorze statues existantes, cinq sont évidemment des copies de types 
du IV® siècle; il est difficile d'accepter les autres pour des originaux : sept 50 
ne portent pas les marques distinctives de la prêtrise et ne sont peut-être 
pas du tout des statues de vestales. ^ Deux nouvelles inscr. de Beer- 
sheba [B. W. Robinson]. Deu3ç inscriptions grecques provenant 



176 1908. — ÉTATS-UNIS DE l'amérique du nord. 

de Beersheba achetées à Hébron en mai 1908. Til[ N° 4 : La cor- 
niche du temple d'Athèna Nikè [G. P. Stevens]. La corniche attribuée au 
temple d'Athèna Nikè par Daumet : Fragments d'architecture antique 
doit être identifiée avec la corniche du portique nord de l'Erechtheion. 
5 Tf La mort de Thersite sur une^ amphore d'ApuIie du Musée des Beaux- 
Arts de Boston [J. M. Paton]. Étude d'un vase trouvé en 1899 à Ceglie 
près Bari, actuellement dans la coll. Bartlett (Musée des Beaux-Arts 
de Boston). Sur l'un des côtés de cette amphore, on voit Thersite blessé 
mortellement par Achille; Diomède se présente pour le venger. Cette com- 

10 position paraît se rattacher à une légende dans laquelle Thersite est tué 
par Achille au moment où il vole un trésor sacré. ^ Expériences sur le vernis 
noir des vases grecs [O. S. Tonks]. Description d'une série d'expériences 
d'où il résulte qu'une combinaison de nitrate de soude et d'argile auxquels on 
ajoute de l'oxyde de fer produit un vernis identique à celui des vases grecs. 

15 Les lignes en relief qui apparaissent sur les vases à figures rouges ont été 
tracées avec un bec de plume et non avec une pointe. ^ Un lécythe blanc 
athénien appartenant à l'Université de Chicago [F. B. Tarbell]. Lécythe acheté 
à Athè nés et donné à l'Université de Chicago par E. P. Warren. On n'y voit 
aucune figure humaine, mais trois stèles avec chacune un nom propre mascu- 

£0 lin y sont représentées. N'est probablement pas postérieur à l'année 450 A. C. 
^ Notes sur des vases de Philadelphie [D. M. Robinson]. 1° Le vase étudié 
par Bâtes (A. J. A., IX, 1905, p. 170) a été publié par Noël Des Vergers 
(L'Étrurie et les Étrusques, III, p. 8, pi. IX); la date peut en être reportée 
à 525 A. C. 2° Le vase publié par Bâtes [Transact. Dep. of Arch., Univ. 

26 of Penn. I, 1*^04, p. 45), attribué à Amasis, est maintenant catalogué 
sous le nom d'Execias; 3° Sur J'amphore tyrrhénienne publiée par Bâtes 
(A. J. A., XI, 1907, p. 429), il faut voir non un concours de discoboles, 
mais la danse appelée sphaera. 4° La cylix dont des fragments ont été pu- 
bliés par Bâtes (Trans., Dep. oj Arch., Univ. of Penn. II, 1907, p. 133) se 

30 trouve au Musée métropolitain de New- York. Réplique et explications 
de W. N. Bâtes. M. B. 

American Journal of Philology, vol. XXIX (1908), n» 1 (n» 113). 
Les Géorgiques de Virgile et les poètes anglais [W. P. Mustard]. 
Énumérations et citations des poètes anglais qui se sont inspirés 

35 des Géorgiques. ^ Notes et recherches sur les Utopies chez Plante 
[H. W. Prescott]. Les allusions à des pays imaginaires ont été rele- 
vées dans la comédie attique et on peut les retrouver chez Plaute et 
chez Térence. Étude de six passages de Plaute à ce point de vue. lî Le 
sigmatisme dans la poésie dramatique grecque [J. A. Scott]. Étude du 

40 sigmatismedansles pièces d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide et d'Aristo- 
phane. L'opinion qu'Euripide a dans une certaine mesure* gâté son style 
par un usage excessif du sigma ne repose sur rien de réel. ^ L'étymologie 
de irpéffêuç [M. Bloomfield]. Au point de vue de la sémantique, Ttpéaê'jç est 
l'équivalent du védique purogavâ qui signifie à l'origine l'animal attaché 

45 devant un attelage pour en faciliter la direction. ^ C. E. Bennett, The 
latin language [Michelson]. Nouv. éd. revue de 1' « Appendice à la gram- 
maire latine de Bennett ». Le mérite de cet ouvrage consiste en ce qu'il pré- 
sente avce clarté et concision une exposition scientifique de la langue latine 
aux étudiants qui n'ont que peu ou pas de notion des langues apparentées. 

50 Cet ouvrage, comme le précédent, montre la faiblesse de B. en ce qui con- 
cerne la phonétiqie et 'es inflexions. "H L. R. Farnell, The cuits of the 
Greek States, III, IV [Robinson]. Montre l'immense savoir de l'autenr; dans 
l'ensemble, c'est en anglais l'ouvrage classique sur les cultes grecs et il peut 



AMERICAN JOURNAL OF PHILOLOGY. 177 

soutenir honorablement la comparaison avec l'ouvrage de Gruppe et les 
articles des dictionnaires de Daremberg et Saglio, Pauly-Wissowa et Ros- 
cher. •[ napaTtXT^pwjxa [B. L. G[ildersleeve]]. Eupolis ap. Poil, 10, 136 (I. 530 
Mein. 329 K.) Les déserteurs étaient sans doute marqués au fer rouge d'un 
A. If Causerie à propos de l'art, de Heidel sur les dissertations philologi- * 
ques américaines de doctorat, l'ouvrage de Murray, The rise of the greek 
epic; FouCART, Etude sur Didyme; Oxyrhyncus Papyri V de Grenfell et 
HuNT et en particulier des fragments de Pindare qu'il contient. ^T[ N*> 2 
(n° 114). Sur la source de la pièce de vers de Ben Jonson : Still to be neat 
[K. F. Smith]. Le poème latin d'où Ben Jonson a tiré sa pièce de vers : lo 
« Still to be neat. still to be dressed » (Epicoene or thesilent woman, act. 1, 
se. 1) figure dans le Cod. Vossianus 2. 86; le nom de l'auteur ne nous est 
pas parvenu, mais la date de la composition peut être placée entre le ii*^ 
et le v^ siècle de notre ère. Il a été imprimé pour la première fois en 1572 
par Scaligei dans son Appendice à Virgile, puis peu après dans les éditions i* 
de Pétrone. En 1759, il a été publié dans l'Anth. lat. de Burmann. ^I Les 
religions anciennes dans l'histoire universelle [G. Showerman]. Résumé 
des derniers travaux sur l'histoire des religions. Le paganisme des siècles qui 
précédèrent immédiatement le triomphe du christianisme fut en fait carac- 
térisé par ses tendances spiritualistes, ce qui explique à la fois sa force et sa -° 
persistance devant le christianisme et la facilité avec laquelle, quand sa 
cause fut désespérée, la société païenne se tourna vers la religion nouvelle. 
Tl Notes sur quelques inscriptions de vestales [E. B. Van Deman]. Notes cri- 
tiques sur les inscriptions C. L L. VI, 2144, 32423, 32419, 32410, 32422. 
If Notes et suggestions sur les comédies de Ménandre publiées par Lefebvre 25 
(Le Caire, 1907) [R. Ellis]. Propose de nouvelles lectures à 97 passages 
du texte publié par Lefebvre. If Jérémie de Montagnone à Catulle [A. L. 
Wheeler]. Les citations de Catulle qui se trouvent dans le Compendium 
moralium de J. de Montagnone ont été prises par lui non pas comme l'a cru 
Ellisjdans le Cod. Veronensis mais dans unms. où les poèmes étaient grou- ^° 
pés d'après leur mètre.lf 'E^ àitaXwv ovu;(a)v. [E. W. Fay]. A probablement 
à l'origine le sens de : depuis la pointe des pieds. ^ 'TitoxpixTiç et xpaYcoSô; in 
Schol. Dem. De Pace 6. [E. Capps]. Dans la note du scoliaste les mots : 
Toùç TTotTQTàç, otov Tov EûptTCt'oTjv xal ' AptffTotpxvTjv uc sout pas à leur 
place mais doivent être reportés à la fin. Les assertions du scoliaste sont 35 
d'accord avec les faits pris en général. ^ R. Hirzel, Themis, Dike und 
Verwandtes, etc. [Heidel]. Ceux qui reconnaissent volontiers ce qu'ils doivent 
déjà à H. s'intéresseront à son dernier ouvrage, comptant y retrouver sous 
une forme intelligible ce qui auparavant paraissait fragmentaire. ^ J. Van 
Wageningen : 1° Album Terentianum, etc.; 2° Scaenica Romana [Basore]. *° 
1° La valeur réelle de l'album repose sur les reproductions qu'il fournit 
plutôt que sur les interprétations qui en sont données; 2° L'ouvrage, qui se 
justifie par son intéressant dessein, manque dans l'exécution de l'autorité 
qui s'attache à des recherches approfondies. If Causeries à propos de l'ou- 
vrage de Smith (B. W.), Der vorchristliche Jésus, de Schlachter (L.), *^ 
Statistische Untersuchungen iiber dén Gebrauch der Tempora u. Modi bel 
einzelnen griechischen SchHftstellern. lfTfN° 3 (n° 115). La syntaxe du verbe 
grec par Stahl, I [B. L. Gildersleeve]. Prolegomena. Analyse approfondie 
de l'ouvrage. Les voix. Cet ouvrage sera précieux pour ceux qui aiment à 
écrire sur la syntaxe grecque sans avoir lu de grec; les étudiants en grec 5o 
recevront avec joie les matériaux qui y sont rassemblés; mais le spécia- 
liste en syntaxe n'en sera pas édifié.^ Les clausules métriques dans la 
prose grecque du premier et du second siècles de notre ère. I : L'Épître de 

R. DE PHU-OL. — Revue des Revues de 190S. XXXIII — 12 



178 1908. ÉTATS-UlSflS DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 

Clément aux Corinthiens [G. L. Hendrickson]. Étude des clausules dans 
l'Épître de Clément dans le but de montrer que, même chez des auteurs 
plus anciens que ceux étudiés par Meyer, le rythme des clausules est déter- 
miné par l'accent plutôt que par la quantité. ^ L'accusatif d'exclamation 

6 chez Plaute et chez Térence [R. C Flickinger]. Cette construction est trois 
fois plus fréquente chez Térence que chez Plaute, mais elle n'a plus la même 
plasticité. L'interjection o est presque seule employée. L'ordre des mots 
est plus libre. ^ Cicéron : Pro Sulla 18,52 [H. C. Nutting]. Cicéron aproba- 
blement pris la phrase : nocte ea... Non. Nov. dans les dépositions fournies 

10 le 3 décembre 63 et ajouté : me consule, pour la liaison des idées. ^ Ulpien 
b KetToùxsiToç; l'influence de la théorie stoïcienne du style sur Athénée 
[C. N. Smiley]. Montre par des phrases mises par Athénée dans la bouche 
d'Ulpien et par des passages de ce juriste dans le Digeste que l'affection 
pour les termes anciens qui est signalée comme une caractéristique de cet 

15 auteur vient de la rhétorique des stoïciens. ^ Le texte grec de la chronique 
dite de Dictys [N. E. Griffin]. Comparaison du texte donné par les Tebtunis 
Papyri avec le texte latin de l'Ephemeris Belli Trojani; le texte latin est 
bien une traduction du grec. Le récit dit de Dictys a probablement été 
composé peu de temps après le règne de Néron. Jean Malalas, qui a reproduit 

2" des passages de ce récit, ne les a pas retraduits du latin, mais il n'a pas eu 
sous les yeux l'original. ^ Contraction dans les formes des. cas de Deus et 
meus, is et idem; étude de la contraction dans les racines latines io- et eo-, 
ia- et ea [R. S. Radford]. Dans le cas de voyelles très voisines en quantité 
formant hiatus, la contraction se produit comme développement de la 

'^s synérèse dans des formes pronominales d'un usage fréquent. ^ Causerie à 
propos de l'ouvrage de Marx, Ueber die neueren Forschungen auf dem Ge- 
biete der griechischen und lateinischen Meirik, de Pais, Ancient Italy transi, 
by C. D. CuBTis. TfT[ N° 4 (n» 116). La syntaxe du verbe grec par Stahl, II 
[B. L. Gildersleeve]. Les temps. La question des temps des divers modes est 

3-" traitée avec une prolixité caractéristique. If Le plan des Epitrepontes de 
Ménandre [E. Capps]. Les 22 lignes citées par Tischendorf viennent de cette 
pièce; elles appartiennent, comme le fragment de Jernstedt, à la fin du 
3® acte ainsi que R et NT. Q' est continué par H' et suit Q^. M contient le 
morceau de dialogue (Men. fragm. 600 K.) que Croiset attribue aux Epitre- 

35 pontes; c'est un fragment du dernier acte. T[ La quatrième églogue de 
Virgile; une source négligée [R. T. Kerlin]. Compare la quatrième églogue 
avec divers passages de Théocrite. Le poète grec a été un intermédiaire 
important, tant au point de vue de la matière qu'au point de vue du style 
entre Isaïe et Virgile. Tf Une nouvelle inscription de Rhodes [T. L. Shear]. 

JO Sur un vase acheté en 1906 par le Musée métropolitain d'Arts de New York, 
on peut lire sur une face : xaXXi'axa yaç à Bpatjta wç £[i.tv 8oxet; sur 
l'autre, le nom de quatre divinités : Aeo'ç, 'Epfjt-aç, "ApxaijLtç, 'Aôavata. ff 1° 
F. Marx, C. Lucilii Carm. Reliquiae rec. ; 2° C. Cichorius, Untersuchungen 
zu Lucilius [Knapp]. Les fragments donnés par Marx sont bien publiés. 

4i Analyse détaillée des prolégomènes. Comparaison avec l'ouvrage de Cicho- 
rius. Le point de vue de C. est surtout historique. H J. Toutain, Les cultes 
païens dans l'Empire romain I, 1 [Moore]. L'exécution de l'ouvrage mérite 
hautement l'éloge. Nous éprouvons seulement le regret qu'il n'ait pas été 
attaché plus d'importance aux données chronologiques. Naturellement ie 

50 livre ne remplace pas les monographies traitant d'un culte en particulier. 

If Causerie à propos du vol. d'Addenda à l'ouvrage de Sandys, History of 

clas's. scholarship ; du vol. 2 des Opuscula Academica de Vahlen. M. B. 

Classical Philology. Vol. III (1900). N» 1. The semantic of modal 



CLASSICAL PHILOLOGY. 179 

constructions [T. Frank]. Suite. 2 Nihil ca^sast quin det. Après avoir étudié 
dans un art. précédent <cf. Class. Phil. 2, 163 sqq. R.des R. 32, 180, 41 > 
des tournures comme « nil est quod det », marquant l'obligation quand 
quod est employé adverbialement, F. examine dans cet art. des propositions 
introduites par cur, quin, quam ob rem, introduisant l'idée de raison, de 5 
motif ou de cause, en latin et dans les lang..es apparentées. ][ Some spurious 
inscriptions and their authors [F. F. Abbott]. Montre par l'étude d,. Corpus 
et par les notes des épigraphistes comment s'est développé l'art de forger 
des inscr. de to^te pièce et comment les ph s fameux faussaires s'y sont 
pris. ][ The verbs àstpco, a'tpw and apvuaat [N. W. De Witt]. Se propose de lo 
prouver qu'à l'origine a'tpw et àei'pw étaient de..x mots distincts, de deux 
racines différentes, que le sens de a'tpw est aller, se mouvoir, partir, se lever 
ou mettre en mouvement, commencer, q.i'il est apparenté avec la racine 
skt. ar — aller, mouvoir, tendre en avant, tandis que àsipio remonte à i ne 
racine Fepa- parente du latin verro et du skt. varsa. D. W. étudie ensiàte i* 
trois passages de Sophocle : Ajax 191, 247 et Trach. 491, puis Iliade XIV, 
509. ij The Word-group accent in latin hexameter [A. G. Harkness]. Relation 
de l'accent à l'ictus dans les cas qui comprennent un dissyllabe avec la pre- 
mière brève ou un monosyllable, c.-à-d. des mots qui peuvent perdre leur 
accent, lorsqu'ils font partie d'un gi'oupe de mots, ^f The point of an Emperor "^ 
jest [D. R. Stuart]. Ammien Marcellin (XXVII, 3,5), parlant delà manie 
qu'avait Lampadius d'inscrire son nom sur les monuments anciens qu'il 
avait restaurés « non ut veterum instaurator, sed conditor », ajoute : « quo vitio 
laborasse Traianus dicitnr princeps, unde eum herbam parietinam jocando 
cognominarunt ». Constantin était l'auteur de ce bon mot, qui signifie sim- 26 
plement que les inscr. portant le nom de Trajan étaient visibles et nombreu- 
ses dans la ville de Rome et dans les faubourgs, et pas du tout que Trajan 
prenait des mesures pour faire inscrire son nom là où il n'avait que faire, 
comme le faisait Lampadius. T[ The ara Martis [S. B. Platner]. Soutient 
contre Huelsen qu'il n'y a pas de preuves suffisantes pour affirmer q'uà côté 'o 
du temple de Mars bâti in circo Flaminis par D. Junius Brutus Callaicus 
en 138 av. J.-C, il y avait encore deux autres sanctuaires de Mars importants 
au Campus Martius; l'antique Ara Martis, dont on peut seul affirmer l'exis- 
tence, était probablement à l'est du Panthéon, ^f Greek and Latin Etymo- 
logies [F. A. Wood]. Étymologies des mots suivants : àpTrâî^w, appaxoç, ^3 
oaxTuXoç, ooXoç, £7rtffTa[/.at, xtSacpo;, xipacpoç, w-ocpï), u-lpSet, (JLévco, opaoç, Trerpa, 
pÉôoç, asêoixai, axoXoTra^, cwfjia, ^et'8o[xat, cpoirocw, cpuysôXov, /ocpt; — Colostra, 
febris, impor^unus, lapit, medulla, melior, mora, olor, rancens, rancidus, 
sarcio, sardare, severus, tempus, tongere (nosse, scire). Tf Notes on the 
Monumentum Ancyranum fCh. Houng]. Propose un certain nombre de res- *o 
titutions du texte, différant de celles proposées par Mommsen : Res gestae 
divi Augusti. ^ Notes to Homer [J. A. Scott]. Odyssée, 19, 303, mettre la 
virgule après ÔeàJv — 16, 206 et Iliade 18, 284, explication : — Place 
qu'Achille occupe dans le chant 22; —23, 358 sqq., explication. ^ Tacite^ 
Annales, I, 28,1 [F. W. Shipley]. Lire « nam luna claro ore plena visa *& 
languescere ». ][ Notes on the text of Alcinous Etaaywy/i [P- Schorey]. Cor- 
rections pour huit passages. ^ Accent in Latin [J. P. Postgate]. Examine 
la solution proposée par Abbott pour la question si controversée de l'accent 
en latin. ^ Réponse d'Abbott. ^ An Emendation of Aelian II. C<i>wv VIII, 
1,5 [P. Shorey]. Lire èxeîvot au 1. de èxstvw, d'après Hérodote 6, 91, 92. i>o 
^ O. Hoffmann, Die Makedonen, ihre Sprache und ihre Volkstum [Buck]- 
Appréc. favorable. ^ M. Bréal, Pour mieux connaître Homère [Seymour]. 
Suggestif et stimulant, mais pas toujours convaincant. ^ F. Knoke, Begriff 



180 1S08. — ÉTATS-UNIS DE l'AMÉRIQUE DU NORD. 

°'er Tragôdie nach Aristoteles [Milner]. Eloges.^ J. I. Beare, Greek Théories 
oj elementary Cognition from Alcmaeon to Aristotle [Heidel]. Excellent. 
Quelques petites réserves. ^ L. Hahn, Rom und Romanismus im griech.- 
rôm. Osten, mit besonderer Reriicksichtigung der Sprache. Ris auf die Zeit 
f, Hadrians [Rolfe]. Intéressant, stimulant et suggestif. ^ A. Fairbanks, 
The Mythology of Greece and Roms, présentée! with spécial référence to its 
influence on the Literature [Showerman]. Sera utile. -^ R. Kunze, Die Ger- 
manen in der antiken Literatur : I, Rôm. Lit. [Terry]. Analyse. ^ G. W. El- 
derkin, Aspects of the Speech in the later Greek Epie [Paschal]. Apurée, élo- 
10 gieuse. ^ L. Legras, Etude sur la Théhaïde de Stace [Burnam]. Éloges. 
][ C. N. Smile Y, Zaïmifas and 'EXX"rivicjji.oç [Rand]. Soigné.^ J. P. Mahaffy, 
The silver âge of the Greek World [Ferguson]. Appréc. élogieuse. ^ W. Otto, 
Priester und Tempel im hellenistischen Atgypten. Ein Reitrag zur Kultur- 
geschichte des Hellenismus [Br^easted]. Acquisition de valeur. ^ W. Drumann, 
15 Geschichte Roms in seinem Uebergange von der republikanischen zur mo- 
narchischen Verfassung III 2*^ Aufl. v. P. Groebe [Abbott]. Appréc. favo- 
rable. Tf 1, A. C. Clark, Q. Asconii Pediani orationum Ciceronis quinque 
enarratio; 2, C. D. Fischer. Corn. Taciti Annalium a. ex. A. libri [Rolfe]. 
1, Éloges; 2, Texte par trop conservateur. ^ J. J. Crumley, On the social 
20 standing of freedmen as indicated in the lat. Writers, ï [Moore]. Beaucoup de 
soin pour réunir les matériaux, mais s'arrête là. ^ D. Muelder, Homer und 
die altionische Elégie [Scott]. Éloges. % H. Plenkers, Untersuchung^-n zur 
Ueberlieferungs geschichte der aeltesten latein. Mônchsregeln [Rand]. Investi- 
gations minutieuses qui corroborent les conclusions de j-Traube, qu'il con- 
25 tinue. ^ G. R. T. Ross, Aristotle, De sensu and De memoria [Schovey]. Éloges, 
avec qqs. critiques de détail. ^ K. von Garnier geb. Moewes, Die 
Praeposition als sinnverstdrkendes Prdfix in Rigveda, in den homer. Gedichten 
und in den Lustspielen des Plautus [Kellermann]. Analyse rapide. T| L. J. 
Richard SON, Horace's Alcaic Strophe [Goodell]. Travail de statistique : 
30 des réserves. ^^ N° 2. When did Caesar write his Commentaries on the civil 
War [M. W. Fowler]. Si César n'a jamais été à Utique avant le printemps 
de 46, et si nous avons des indications convaincantes dans certains chap. 
du livr. 2 qu'il était sur les lieux en les écrivant (ce qui est le cas), nous avons 
un terminus ex quo pour la composition de la 2^ partie du liv. 2 de la Guerre 
35 civile et une forte présomption qu'il a écrit tout l'ouvrage avant la bataille 
de Thapsus. Le moment le plus favorable pour la composition paraît 
avoir été immédiatement après son départ de l'Afrique (13 juin) ou entre 
cette date et la fin de nov. suivant. ^ The el yàp wishes [G. Misener]. Étude 
de l'emploi de et yàp dans les propositions votives.^ The Mission|of Agrippa 
*o to the Orient in 23 b. G [D. Maggie]. Ce n'est ni par jalousie contre Marcellus, 
le neveu d'Auguste, comme l'a dit Velleius Paterculus, ni par suite d'une 
disgrâce que Agrippa partit subitement en 23 pour l'Orient, mais parce 
qu'il était l'homme désigné pour traiter au nom d'Auguste avec les Parthes, 
en leur rendant le flls de Phraates livré aux Romains comme otage par 
45 Tiridates, le rival de Phraates. ^ Notes on latin Synizesis [R. S. Radford]. 
1, Relation de l'ancienne synizèse latine avec l'accent; 2, Quelques cas de 
synizèse. ^ The légal setting of Plato's Apology [R. J. Bonner]. Montre le 
côté légal de l'Apologie de Socrate par Platon, et la compare avec les dis- 
cours contemporains du même genre. ^ The substantive si-clause [H. C. 
50 Nutting]. Beaucoup plus rare que la clause si-, et quod-si, elle mérite cepen- 
dant d'être étudiée et c'est ce que fait N. dans cet art. accompagné d'exem- 
ples. ^ On the pronominal use of b aùxoç in Plato [J. Elmore]. Exemples 
de cet emploi de 6 auxoç dans plusieurs passages de Platon. ^ The Bod- 



CLASSICAL PHILOLOGY. 181 

leian ms. of the Notitia [E. T. Merrill]. Une étude préliminaire absolument 
nécessaire pour toute étude critique du texte de la Notitia dignitatum 
consiste à essayer de trouver des mss. importants de ce document autres que 
ceux qui sont connus, notamment le Spirensis aujourd'hui perdu. C'est ce 
que fait M. pour les mss. de la Bodléienne à Oxford et il donne un certain 5 
nombre de variantes du Canonicianus lat. mise. 378 (O) qui diffèrent du 
texte du Cod. Monac. ';^9 a. n. 794 (N). ^ Varia [P. Shorey] 1, A propos de 
l'art, de Elmore sur 6 aùxdç <cf. supra > dont S. conteste les conclusions; 
2, Dialexeis 6. 1, lire îxavdç au 1. de xsvôç; 3, Tiberius iz. (7yTri(jL!XTcov, lire 
oûBetç poi)Xd[jL£vov au 1. de ouSevbç ^ouXoixévou; 4, Scholies d'Hephaestion lo 
XV, 8, lire 'éXaOe [xt] (i,i(ji.7)(7(X[Ji.evoç et XVI, 1, p 107. lire où Sé/ovrat. 1[ The 
new fragments of Menander [H. W. Prescott]. Corrections proposées au 
texte publié par Lefebvre. ^ The latin grammarians and the latin accent 
[B. O. Foster]. Discussion des opinions d' Abbott et réponse d'[Abbott]. 
^ CaesaV B. Gall. VI, 30, 4 [W. Dennison]. Défend contre Knapp <Class. i5 
Phil. 2, 465 > sa correction de « multum » en « mortem «. ][ Transposition 
variants in Cicero's Pro Cluentio [W. Peterson]. Liste d'un certain nombre 
de variantes. ^ J. W. Mackail, Select Epigrams from the Greek Anthology 
[Murray]. 2^ éd. soigneusement revue. ^ E. Barrer, The politicaL thought 
of Plato and Aristotle [Shorey]. Excellent. ^ B. C. Bondurant, Decimus Ju- 20 
nius Brutus Albinus. A historical study [Sanders]. Appréc. favorable. If E. W. 
HoPE , The language of Parody ; a study of the diction of Aristophanes [C. F. S.]. 
Soigné. *[f T. G. Tucker, The Frogs of Aristophanes [Formàn]. Indispensable. 
^ W. G. Wright, A short History of Greek Literature from Homer ta Julian 
[Fowler]. Excellent manuel. ^ N. Wecklein, Ausgew. Tragôdien des Euri- 25 
pides; 6, Elektra; 7, Orestes [Capps]. Éloges. ^ C. D. Adams, Lysias, Selected 
Speeches [Bridgman]. Éloges. ^ E. M. Rankin, The Rôle of the <j.â.'{zi^oi in 
the life of the ancient Greeks as depicted in Greek Literature and Inscriptions 
[Peppler]. Appréc. favorable. ^ N. W. De Witt, The Dido Episode in the 
Aeneid of Virgil [Fairclough]. Intéressant. ^ F. Behn, Die ficoronische 30 
Cista [Tarbell]. Sera la bienvenue. ^ W. Altmann, Die rôm. Grahaltdre der 
Kaiserzeit\\à.']. Importante contribution à l'histoire de l'art chez les Romains, 
mais n'est pas fait pour les commençants. ^ G. N. Olcott, Thésaurus lin. 
guae latinae epigraphicae. A Dictionary of the latin Inscr. [Dennison]. I, fasc. 
1-10. Indispensable. ^^ N" 3. De Euripidis Stheneboea [tf. v. Wilamowitz- 33 
Moellendorff]. Argument et prologue de la Stheneboea d'Euripide, analyse 
de la pièce. ^ The manuscripts of Catullus [W. G. Haie]. Liste des mss. de 
Catulle : leurs dérivations; considérations sur plusieurs d'entre eux. ^ On 
some passages of Catullus and Martial [J. P. Postgate]. Explication et 
commentaire de Catulle 66, 75 sqq. ; — 113. — Variantes du nom propre 40 
Caecilianus dans certains mss. de Martial. Tf The palm of Victory [F. B. 
Tarbell]. Jusqu'en 400 av. J.-C, la palme n'est nulle part, ni chez les auteurs, 
ni sur les monuments, considérée comme l'emblème de la victoire; ce n'est 
qu'à partir de cette date qu'on la trouve mentionnée; c'est probablement 
Athènes qui la première la décerna en prix dans les jeux; ce nouveau sym- 45 
bole de la victoire devint bientôt populaire et eut aux yeux de la foule une 
importance égale aux couronnes données en prix, mais ofTiciellement il 
n'en était pas ainsi. Elle ne tint jamais lieu de couronnes. Le passage de 
Plutarque VIII, 48, duquel on a cru pouvoir inférer qu'on la donnait au 
lieu de couronne, est altéré, il portait xodfXTJffat oe aÙTov toÙç vtxwvraç tw 50 
cpotvtxt qu'un interpolateur a corrigé en crscpavoûv, par suite de la phrase qui 
précède et qui n'est qu'une glose : ol os àyùivsç cpot'vtxoç ejcouffiv ot TtoXXol 
(jTi(oixvov. 11 The mss. of the Historia Augusta [Suy-aa H- Ballou]. Con" 



182 1908. — ÉTATS-UNIS DE l'amérique du nord. 

sidérations générales sur la nécessité qu'il y a de faire une recension nou- 
velle du ms MS de l'Historia Au^sta de la Palatine, considéré comme la 
source la plus ancienne du texte; preuves à l'appui : d'autres mss. ont été 
colligés à nouveau, ainsi P et B, par l'auteur de l'art, qui publiera bientôt sa 

5 collation de P, avec des notes sur les mss. de moindre importance et leurs 
relations avec P; observations sur plusieurs mss. ^ The tabula Valeria and 
the tabula Sestia [Ch. J. O'Connor]. Cicéron, dan^deux passages, parle 
d'une « tabula Valeria » (Ad fam. 14,2,2 — C Vatin,^21), comme si c'était 
un objet ou un lipu bien connu sur le Forum; dans un troisième passage 

10 (Pro QuinHo, 6, 25), il mentionne de la même manière une « tabula Sestia ». 
Les uns ont pensé que ces termes désignaient un comptoir de banquier, les 
autres une peinture se trouvant sur le mur du lieu des séances du Sénat. 
O'C. croit que c'étaient plutôt des tablettes de bronze sur lesquelles étaient 
gravées certaines lois, mais dont on ne peut pas déterminer exactement 

15 la situation. ^ A new ms. of Cicero's De Senectute [G. R. Throop]. Descrip- 
tion de ce Cod. C. de la bibl. de la CornellUniversity, catalogué MSS. B 3, 
qui a été acheté à Paris en 1886. Il contient les « Paradoxa », « Cato maior » 
et « Laelius »; il descend d'une source excellente. Variantes qu'il contient. 
^ Livy'e Use of neque and neve [E..B. Lease]. Cherche les raisons pour 

20 lesquelles T. Live employait une de ces négations de préférence à l'autre, 
puis montre dans quelle mesure l'emploi de la forme plus longue ou plus 
courte est en harmonie avec les règles générales déterminant l'usage des 
autres particules négatives à double forme : atque-ac, neque-nec, etc. ^ The 
Chronology of early Rome [H. A. Sanders}. Étudie la chronologie des pre- 

25 miers siècles de Rome, montre combien elle est incertaine et cherche à 
déterminer ce dont nous pouvons être à peu près sxics. ^ Varia [C. Bonner]. 
Alciphron II, 7,2, lire xépxcoû. au lieu de xexpuil/. — Artemidorus, Onirocr. II, 
25 (p. 119 Hercher) au lieu de (ptXépTifiov (V) ou cptX7]peaov (L), corriger 
cp'.X-(^v£[xov. — Suidas II. 1, 1234 (Bernhardy), lire '^ixTrouaaau lieu de 'épTrouua. 

30 î[ Notes on the Epitrepontes of Menander [A. G. Laird]. 1, Commentaire de 
là scène de la reconnaissance 358-79 et restitution au vers 377 (oùj^ outoç -r^y 
T&ij8')où ye TTjvvtjfxcpYjV épà). Outoç c.-à.-d l'anneau; 2, Onesimus, son rôle ; 3, 
Restituer v. 387 au lieu de tiç ayavxic;, qui n'offre aucun sens, rt [xeXàvxepov 
olov oÙSèv aXXo yéyové tto). ^ Two notes on latin satire [G. C. Fiske]. 

35 1, Le fragment 605 (Marx) de Lucilius et la convocation de l'assemblée du 
peuple chez les Romains; 2, Satire Ménippée de Varron, fragment 57 et le 
mètre choliambique. If Juvénal I, 7-9 [S. B. P.]. Discute le passage du 
scoliaste sur « h eus Martis ». ^ Ovid Fasti IV, 209 [W. E. D. Downes]. 
Manibus est la vraie leçon. ^ Note on Plato Philebus 11 B, C [P. Schorey]. 

40 Explique l'emploi de àyaOdv sans l'article et la construction de Suvarotç aï 
[xsTad/etv X. T. X.lf Notes on the text of Simplicius De Caelo [id.]. Corrections 
proposées. ^ L. Radermacher, M. Fabi Quintiliani Institutionis Oratoriae 
lib. XII éd. [Peterson]. Appréc. favorable. ^ Renkema, Ohservationes 
criticae et exegeticae ad C. Valerii Flacii Argonautica [R. Ellis]. Ne con- 

45 vainc pas toujours, mais est scientifique et suggestif. 1[ F. Blass, Die Eume- 
niden des Aischylos [Shorey]. Éloges de cette éd. posthume. ^ A. Ausfeld, 
Der griech.. Alexanderroman [Ferg, son]. Pi blié par W.-Kroll. Éloges. 
^ M. Ihm, c. Suetoni Tranquilli de Vita Caesarum lib. VIII [A. A. Howard]. 
En progrès si.r l'éd. de Roth qui faisait loi jusqu'ici. ^ B. P. Grenfell and 

50 A. S. HuNT, The Hibeh Papyri l [E. J. Goodspeed]. Mention élogieuse. 
^ O. Schroeder, Sophoclis Cantica [Shorey]. Même ceux qui n'acceptent 
pas les théories de S. seront heureux de les voir appliquées systématiquement 
à un plus grand nombre de textes. If H. JoRDAN-Ch. Huelsen, Topographie 



CLASSICAL PHILOLOGY. 183 

der Stadt Rom in Altertum I, 3 [S. B.' P.]/ Éloges. ^ G. Busolt, Griech. Ge- 
schichte bis zur Schlacht bei Chaeronea; 2, Der peloponnesische K rie g [Bonner]. 
Indispensable. ^ W. Nitsche, Demosthenes und Anaximenes : eine Untersu- 
chung [Burgess]. Important. ]f J. A. Shawyer, The Menexenus of Plato 
[Heidel]. Sera utile. If E. Herkenrath, Der Enoplios. Ein Beitrag zur 6 
griec/i. Metrik [Shorey]. Éloges. ^ E. Mayser, Gramm. der griech. Papyri 
aus der Ptolemàerzeit, mit Einschluss der gleichzeitigen Ostraka und der in 
Aepypten verfassten Inschriften. Laut und Wortlehre [Buck]. Éloges. ^ A. 
Meili-et, De quelques innovations de la déclinaison latine [C. D. B.]. Suggestif. 
^ P. Passy, Petite phonétique comparée des principales langues européennes lo 
[id.]. Intéressera. ^ J. A. Nairn, II. ispoaùvTiç (De Sacerdotio) of S. John 
Chrysostom [Goodspeed]. Appréc. favorable. ^ F. J. Miller, The tragédies 
of Seneca [Magio]. Éloges de cette trad. en anglais. ^ W. Lermann, Alt- 
griech. Plastik [Tarbell]. Indispensable. ^ Max Collignon, Scopas et Praxi- 
tèle [id.]. Mention élogieuse. ^ A. Emerson, Catalogue of the Art Institute of i5 
Chicago : 1, Oriental and early greek art; 2, Early greek art [Chase]. Rendra 
des services. Tf][ N» 4. Is there a science of classicaJ Philology [F. W. Kelsey], 
Discours d'ouverture dans lequel K. montre que la philologie classique 
constitue une science. Tf The Athenian Calendar [W. S. Ferguson]. Les années 
ordinaires et les intercalaires, la manière dont ces dernières se succédaient. 20 
L'année xax ' 'ip'/ovxn et l'anhée xaxà Oeôv, explication de ces doubles années 
ayant chacune leurs mois particuliers. ^ The use and effect of Attic seals 
[R. J. Bonner]. Circonstances où on scellait les objets à Athènes, importance 
qu'on attachait à cette formalité. If The origine of Quin-clauses [F. H. Fow- 
1er]. Discute l'opinion de Kienitz sur la nature, l'emploi et l'origine de 26 
quin. ^ Karanis accounts [E. J. Goodsperd]. Texte avec restitutions d'un 
papyrus donnant en sept colonnes les comptes d'un superintendant d'une 
province; il doit être de la 2^ moitié du 2^ siècle. On y lit la mention de plu- 
sieurs villes bien connues du Fayoum. ^ Notes on greek ètymology [E. H. 
Sturtevant].!, xtùtcoç. Examine l'hypothèse de Trautmann qu'il y a parenté »o 
entre xtuttoç et le lat. supo, dessipo, etc.; 2, Composés en -xotto;; 3, Féyw. 
^ Note on the introductory epistle to the eighth book of Caesars Gallic War 
[J. S. Reid]. Poursuivant l'étude de Kelsey <Class. Phil. 2, 92, cf. R. d. R. 
32, 179, 46>, R. propose « non comparentes » au lieu de « non comparan- 
tibus »; discussion du passage d'Orose Historiarum adv. paganos lib. VI, 30 
7-12 où le liv. 8 des Commentaires est attribué à Suétone : explication de 
Sidoine Apollinaire, Ep. 9. 14, où «Suetonii opéra» désigne la vie de César 
et « Balbi ephemeris» non pas le liv. 8 des Comm., mais une biographie de 
César, contemporaine de Sid. — Le passage de Servius sur Virg. Aen. XI. 
743 où il est fait mention de César doit avoir été emprunté aux chap. perdus 4o 
de la Vie de César de Suétone.- ^ Catuilus LXIV, 382 sqq. [J. Postgate]. 
Propose de ponctuer autrement les v. 383 et 384. If Note on Plato. Rep. III, 
387 G [C. Bonner]. Lire tcwç o'ist au 1. de wç oYsxat des mss. ^ Emendations 
of Themistius Paraphrase of Aristotles Physics [P. Shorey]. 19 corrections 
proposées au texte reçu. Tf W. Weber, Untersuchungen zur Geschichte des 45 
Kaisers Hadrianus [Sanders]. Très intéressant. % Et. Païs, Ancient Italy 
transi, by C. D. CuRTis[Botsford]. P. soulève bien des objections, mais 
impose le respect par sa science et son habileté : la trad. anglaise laisse à 
désirer. ^ Th. D. Seymour, Life in the Homeric Age [Norlin]. Éloges de cet 
ouvrage posthume.^ Inscr. graecae ad res Romanas pertinentes aLUCtoritaite. . . jq 
AcAD. Inscr. et Litt. Human. éd. [Capps]. Très soigné, ^f T. R. Holmes, 
Ancient Britain and the invasions of Jul. Caesar [Dennison]. Éloges. % O. 
Hense, Die Modificirung der Maske in der griech. Tragédie [Hutson]. 



184 1908. — ÉTATS-UNIS DE l'amérique du nord. 

Instructif, mais soulève des objections. *[| G. Modugno, // concetto délia 
cita nella Filosofia greca [Shorey]. ÉlogeS; ^ U. v. Wilamowitz-Moellen- 
dorff-Krumbacher-Waessernagel-Leo-Norden-Skutsch, Die Kultur 
der Gegenwart I, 8, Die griech. u. latein. Literatur und Sprache [Peppler]. 

5 2'' éd. augmentée. ^ G. Finsler, Platon und die Aristotelische Poefi/r [Shorey]. 
Appréc. élogieuse. Tf C. E. Marchant, Xenophons Hellenica, notes by G. E. 
Underhill [Laird]. Texte hyperconservateur; excellent commentaire. 
^ D. M. RoBiNSON, Ancient 6'inope [Westermann]. Malgré qqs réserves, 
hionographie de premier ordre. ^ F. Cumont, Zes religions orientales dans 

10 le paganisme romain [Showermann]. Grands éloges de ces conférences faites 
au Collège de France. ^ W. Altmann, Die italischen Rundbauten [Platner], 
Appréc. élogieuse. D. R. 

Cornell Studies in class. Philology. N° 18 (1908). Index to the frag- 
ments of the greek elegiac and iambic poets [Mary C Lane]. Cet index 

is alphabétique, très complet, est fait d'après le texte des fragments de l'édi- 
tion de Hiller-Crusius (Teubner) de l'Anthologie Lyrique de Berk. Il com- 
prend 128 pagee sur deux colonnes et est précédé d'une courte introduction 
destinée à en faciliter l'emploi. X. 

Harvard Studies in classical Philology. Volume XIX (1908). The 

20 Olympian Council house and Council [L. Dyer]. Montre contre Frazer qu'il 
ne peut pas y avoir de doute sur la situation du pouXeuTTÎpiov d'Olympie 
dont les ruines, encore visibles, peuvent être identifiées, et qu'il était bien 
placé au S. -E. du grand temple de Libon. Recherches sur l'histoire de la 
partie N. O. du Péloponnèse et existence à Olympie d'une Amphyctionie 

25 Pylienne prédorienne jusqu'ici non soupçonnée. L"OXu[jt.7:[X7i pouÀ7Î,sonhis- 
toir;?, re^ rapports avec les Hellanodiques qui exerçaient le pouvoir suprême 
en Elide et avec ce qui nous reste du SouXeuTT^piov. ]f The propitiation of 
Zeus [J. W. Hewitt]. Recherches sur le culte de Zeus d'après les épithètes 
diverses données à ce dieu : à l'origine, Zeus était le dieu du ciel brillant, 

30 auquel on n'offrait pas de sacrifices propitiatoires, et non pas un de ces 
dieux chtoniens, qu'on devait apaiser, qui vivaient sous la terre là où sont 
les dieux des morts et les morts eux-mêmes, ainsi que les dieux de l'agricul- 
ture. H. cherche par suite de quel syncrétisme le Zeus primitif s'est trans- 
formé en un dieu d'une autre nature, au point d'admettre ces sacrifices 

35 qu'il ne recevait pas à l'origine. Il passe en revue toutes les épithètes qu'il 
range sous cinq chefs, représentant chacun un type spécial et nouveau de 
Zeus. ^ The autorschip and the date of the double letters in Ovid's Heroides 
[S. B. Clark]. L'authenticité de quelques-unes des Héroïdes d'Ovide a été 
souvent mise en doute; ainsi Schanz soutient que les Héroïdes 16-21 ne sont 

40 pas d'Ovide, tandis que d'autres sont d'un avis contraire. C. les étudie à 
son tour au point de vue delà métrique, et montre que ces six lettres offrent 
toutes certaines particularités de métrique propres à Ovide, qu'elles ne lui 
sont donc pas étrangères et doivent être considérées comme étant bien de 
lui ; mais on ne peut pas déterminer le moment où elles furent composées. 

45^ The use of àXtTTJptoç, àÀirpoç, àpaïoç, âvôojxto;, TraXatxvatoç and irpo- 
cjTpÔTiatoç. A study in gieek lexicography [W. H. P. Hatch]. Étude sur 
la signification et l'emploi par les différents écrivains grecs, des temps les 
plus reculés jusqu'à 300 av. J.-C, de ces sept mots qui ont tous un sens 
l'eligieux : leur étymologie, leur passage d'un sens à un autre : examen des 

50 variantes qu'ils présentent et des corrections qu'on a proposées. A. S. 

- Transactions and Proceedings of the American philological Asso- 
ciation, 1907, vol. XXXVIII : Note sur la lapidation chez les Grecs et 
les Romains TA. S. Peakl. Énumération des exemples de lapidation fournis 



TRANSACTIONS A. PROCEEDINGS, ETC. 185 

par les textes anciens. La lapidation n'était ni chez les Grecs ni chez les 
Romains un châtiment légal; elle était due surtout à l'ignorance et à la 
barbarie de la populace. H Ruscinia [E. W. Martin]. Explique la forme 
ruscinia ou roscinia donnée au nom du rossignol par une confusion entre 
le rossignol proprement dit (luscinia) et un autre oiseau chanteur habitant & 
un buisson (ruscus) acalantis vel ruscinia. T| La critique des orateurs atti- 
ques dans Photius [L. Van Hook]. La source des critiques importantes des 
orateurs attiques dans Photius est le traité perdu de Caecilius de Calacte. 
^ Le théâtre comme facteur de la politique romaine sous la République 
[F. F. Abbott]. Discussion de Cicéron, Pro Sestio 106-127. Montre que lo 
l'opinion du peuple romain sur les questions politiques ne trouvait pas sa 
libre expression dans une assemblée ordinaire (contio ou comitia), mais au 
théâtre quand entrait un chef politique ou quand la pièce représentée con- 
tenait des passages qui pouvaient être appliqués à la situation politique. 
]f Le dimètre choriambique et la réhabilitation de l'antispaste [P. Shorey]. 15 
Critique de la « métrique nouvelle » en défense des principes d'Apel. La nou- 
velle métrique implique des antispastes absolus, ce qui est impossible. 
Les pieds dissyllabiques et trisyllabiques sont les unités les plus commodes 
de l'analyse métrique et de l'analyse rythmique à la fois ; cependant on peut 
admettre le mouvement choriambique spécifique ou d'autres groupes quand 20 
le sens de la'phrase ou l'ensemble du rythme l'indique. ^.La distribution des 
cultes orientaux dans les Gaules et les Germanies[C. H. Moore]. Étude sur la 
répartition géographique des cultes de Baal (Belus), Dea Caelestis, Bellone, 
Jupiter Olbius, Jupiter Ammon, Jupiter Sabasius, J. O. M. Heliopolitanus, J. 
O.M. Dolichenus, Isis et ses associés Magna Mater et Mithra. Table statistique 25 
des inscriptions dédicatoires par divinités et par localités. ^ C. r. de la 39« 
assemblée annuelle de l'Association philologique américaine (décembre 
1907) ; analyse des communications suivantes : Le prétendu praetorium dans 
le camp des légionnaires romains à Lambèse [G. H. Allen]. D'après son empla- 
cement sur la via principalis, est en réalité la basilica ou salle de réunion, g^ 
][ L'adjectif verbal en -reo dans Polybe [H. F. Allen]. Employé 153 fois 
de 70 verbes différents simples et composés. ^ Deux notes critiques : 1° sur 
une glose de Suidas, 2° sur Artemidorus, II, 25 [C. Donner]. 1° Suidas (Bern- 
hardy, II, 1, 1234), Hre 'Éjxirouffa au lieu de ep;:ouffa, 2° (ptX7^v£[i.ov au Heu de 
9tXépvj[xov.^ L'alternance et la coïncidence rythmique de l'accent et de l'ictus 35 
dans la métrique latine [T. Fitz-Hugh]. Sera publié.^ L'accusatif d'exclama- 
tion dans Plante et dans Térence [R. C. Flickinger]. Voy. Am. J. of. Phil. 
H Le mythe d'Apollon et du Python [G. D. Hadzsits]. Le culte d'Apollon 
était, avant son établissement à Delphes, lié au culte de la terre et de la mer. 
1[ L'emploi de oto;, ttoÎoç et ôttoÏoç [J. E. Harry]. A l'origine, les pronoms 40 
interrogatifs et indéfinis sont identiques, plus tard le relatif se différencie. 
H Sur l'interprétation de la première antistrophe de l'Ajax de Sophocle 
[J. E. Harry]. Sera publié in-extenso dans Class. Rev. If Y a-t-il une science 
de la philologie classique? [F. W. Kelsey]. Sera publié dans Class. Phil. 
<cf. supra 183, 1 7 > ^ Deux notes sur la mythologie classique [W. P. Mustard]. ^^ 
1[ Manuscrits grecs d'Egypte appartenant à C. L. Freer [H. A. Sanders]. 
Cf. Amer. Journ. of Archaeol. XII, 49. ^ Les Grecs et le suicide [W. S. Scar- 
borough]. A propos d'un passage de Platon (Phédon, 61, E.), montre que le 
sentiment général chez les Grecs était contraire au suicide. ^ La force du 
sigmatisme chez Homère [J. A. Scott]. Montre par des exemples tirés d'Ho- 50 
mère que le commentaire de Denis d'Halicarnasse sur le caractère du 
sigmatisme n'a pas de fondement. ^ L'histoire et la légende dans le récit 
d'Hérodote sur l'avènement de Darius, III, 27-28 [H. C. Tolman]. A. Lé- 



186 1908. — ÉTATS-UNIS DE l'amérique du nord. 

gendaires : 1° Le meurtre du taureau Apis et la folie subséquente de Cam- 
byse, 2° la date du meurtre de Smerdis, 3° le nom du prétendant, 4° la poli- 
tique de réconciliation suivie par le mage, 5" la prééminence d'Otanès, 
6° la place de la [xayocpôvta, 7° l'avènement de Darius au trône. B. Histo- 

B riques : 1° Le meurtre de Smerdis, 2° l'usurpation du pouvoir royal par le 
mage Gaumâta, 3° la restauration sur le trône de la maison royale des Achéraé- 
nides, 4° le nom des alliés de Darius. Tf Compte rendu de la 9^ assemblée 
annuelle de l'Association philologique de la Côte du Pacifique. Analyse- 
des communications suivantes : L'identité de l'enfant dans l'églogue de 

10 Virgile à Pollion [J. E. Church]. Identifié avec le fils attendu d'Octave. 
Tl Le texte de Properce, II, 28,54 [M. E. Deutsch]. Propose de lire Phthii 
au lieu de Phoebi. % Note sur l'épisode de l'oracle de Delphes dans l'Apo- 
logie de Platon [J. Elmore]. Cet épisode est une addition de Platon pour 
répondre indirectement à l'accusation d'impiété lancée contre Socrate. 

15 ^f Virgile [H. R. Fairclough]. De toutes les légendes, la poésie, les mystères, 
la religion et la philosophie de la Grèce et de Rome, Virgile a recueilli les 
éléments les plus nobles et a fait un effort suprême pour atteindre une vision 
de l'univers au delà de la tombe. If Notes sur l'Enéide [Fairclough]. a) I, 198 
est une traduction d'Homère; b) I, 469 et ss., avertit a été employé au lieu 

80 d'avertebat à cause du mètre; c) II, 178-179, numen s'applique au palla- 
dium emporté en Grèce; d) II, 738 et ss., maintient la lecture des mss. 
fatone ; e ) V, 560 et ss., les évolutions du ludus Troiae ; f ) VI, 851 et ss., lire paci 
plutôt que pacis. ^ La légende de Daphnis dans Théocrite [A. T. Murray]. 
Dans l'idylle VIII, nous trouvons des allusions au récit traditionnel; la 

26 (chanson de Thyrsis dans l'idylle I exprime une conception nouvelle. If Note 
sur Cic. Pro Sulla, 52 [H. C. Nutting]. Cf. Am. J. of Phil. 1ï Propositions en 
ni dans Virgile, et particulièrement les protases dans lesquelles se trouve 
le présent du subjonctif [A. Oliver]. Virgile ne suit pas l'usage archaïque. 
Table des propositions en ni avec les divers temps. M. B. 

80 University of Galifornia Publications. Classical Philology. Vol. 2. 
n» 1 (1908). Some textual criticisms on the eight Book of the « De 
vita Caesarum » of Suetonius [W. H. Alexander]. Après une courte introd. 
sur les résultats des études critiques récentes sur les mss. de Suétone, et sur 
leur classification du point de vue de l'établissement du texte, notamment 

3& sur les études de L. Preud'homme, A. étudie 14 passages de Suétone; il 
commence par donner le texte de l'éd. de C. L. Roth (Teubner], puis donne 
les diverses leçons des mss. et les corrections proposées qu'il discute avant 
de proposer la sienne. I. Vesp. 2 (225, 24), lire : Tribunus militum au 1. de 
Tribunatum militum; 2, Vesp. 4 (226, 15) conserver, « amici »; 3, Vesp. 12 

40 (231, 25). suppléer « aut » après potestatem; 4, Vesp. 15 (232, 23), après 
umquam, suppléer laetatus est et quamquam; 5, Vesp. 23 (234,21), lire : 
satis ut et de; 6, Vesp. 23, lire : ponerent (235,16); 7, Tit. 2, (236,16) 
supprimez « que «; 8, Tit. 8 (238,38), après superioribus, lire : a se concessa; 
et supprimer (239,1) principibus; 9, Tit. 8 (239, 30), lire : nihil publice nisi 

45 sibi périsse; 10, Domit. I (241,16), lire : variae; II, Domit. 3 (242,37), lire : 
filiam au 1. de filium, et après alteroque anno, suppléer principatus filium. 
eodem ille anno; 12, Dom. 4 (244, 8), lire : sacro, quum quidem; 13, Dom. 
14 (250, 4), lire : coi, xàirpe, OuofJLÉvo); 14, Dom. 21, (250,9), suppléez dixit après 
« ac ». D. R. 



BULLETIN ARCHÉOLOGIQUE DES TRAVAUX HISTORIQUES. 187 

FRANCE 

Rédacteur général : Albert Martin. 

5 

Annales de l'Université de Grenoble. Tome I. 20 (1908), n» 2. Cicéron 
« Pro Flacco « c. 30-32 et 1' « in integrum restitutio » [J: Duquesne]. I. Exposé 
de ce qui est relatif à Decianus, discussion de quelques idées de R. Dareste. 
II. Caractères de 1' « I. I. R. »; l'auteur examine les opinions relatives à la 
date de son apparition et recherche ensuite si le prononcé a lieu par décret lo 
spécial ou si « l'I. I. R-se traduit uniquement par l'organisation directe 
de l'action rescisoire ». 1[ N° 3. Correction d'un texte de Tite-Live (XXI, 31) 
[T. Montanari]. M. fait ressortir le désaccord entre Polybe et Tite-Live 
au sujet des Allobroges, et propose d'écrire « incolunt, prope Allobroges, 
<Aliboeces> », et plus bas corrige « Allobrogorum » en « Aliboecum ». 15 
Il expose ensuite ce que fut la puissance des Aliboeces. C'est à dessein, 
selon lui, que Polybe les a passés sous silence. If Thucydide et Cléon à pro- 
pos de l'affaire de Sphactérie [Colardeau]. Thucydide n'est pas exempt de 
parti pris à l'égard de Cléon. Analyse et examen détaillé de IV, 27 à IV, 39. 
Comparaison avec qqs. passages d'Aristophane. A. J. 20 

Bulletin archéologique du Comité ^des'ï travaux r. historiques. 
1908. 1^^ livr. Les tabellae defixionum de SouJse (suite) [Audollent]. Les 
trois dernières forment un groupe à part. La langue et l'orthographe en 
sont curieuses. ^ Fouilles à Thina [Barrier et Benson]. L'enceinte, qui serait 
imposante encore si les Arabes ne l'avaient démolie' pour construire Sfax, 25 
se composait d'une muraille, et de 84 tours espacées d'environ 45 mètres. 
Description de nombreuses tombes de la nécropole. Inscr. et objets trouvés 
dans ces tombes. 1[ Fouilles du champ de manœu\Tes de Sfax [Id.]. f L'inscr. 
des martyrs de Dougga et les banquets' des'^martyrs en Afrique [Monceaux}. 
Elle présente un triple intérêt : en elle-même, pour l'histoire du christia- 30 
nisme à Dougga, et pour l'histoire du culte des martyrs. ^ L'emplacement 
de la localité gauloise et romaine d'Admagetobriga [A. Berget]. B. appuie 
sur des documents nouveaux l'opinion de Dunod qui fixe cet emplacement 
aux abords du confluent de l'Ognon et de la Saône, près de Pontailler-sur- 
Saône. ^^ 2" livr. Stations légionnaires de Pontailler-sur-Saône et de la 35 
Noue [de Villefosse]. Celles-là viennent encore rendre plus probable la dé- 
termination de l'emplacement d'Admagetobriga. ^ Mosaïque romaine de 
Rouquet [Id.]. Composée de cubes blancs et noirs, elle est de basse époque. 
Tf Fouilles du mont Auxois en 1907 [Espérandieu]. Objets trouvés parmi les- 
quels serait une fourchette? ^ Deuxième rapport sur les fouilles du mont Jouer 40 
[Dercier]. Théâtre, objets divers. ][ Fouilles du forum de Drevant [Mallard]. ^ 
Dei.xième rapport sur l'établissement céramique de Lavoye [Meunier]. 
Étude de chacun des fours et nouvelle liste d'estampilles de potiers. ^ 
Tombeaux gallo-romains à incinération à Soissons [Blanchard]. ^ Fragment 
céramique gallo-roniain à Nourard-le-franc [Leblond]. ^ Stèle funéraire à 45 
Arles [Véran]. ^ Trésor de monnaies romaines et substmctions à Thoiry 
[A. Blanchet]. 3 ou 4000 pièces, toutes à l'exception d'une seule, des Anto- 
niniani. ^ Trésor de monnaies romaines à Anglefort [Chanel] .Dans un 
gutturnium ou aquaemanalis en bronze en forme de carafe, environ 1430 
pièces en argent, d'une frappe remarquable, appartenant à la période com- 60 
prise entre Pertinax et Aurélien. ^ Fouilles faites en Algérie par le service 
des monuments historiques en 1907 [Ballu]. Descr. complète de deux ther- 
mes découverts par M. Joly à M'Daourouch. État des fouilles à Khamissa, 



les 1908. — FRANCE. 

. Announa, Lambèse. A Timgad, on a dégagé 7 îlots de maisons, découvert le 
onzième établissement de bains publics, et un grand monastère contenant 
une importante église. Il est donc probable que nous connaissons mainte- 
nant les deux cathédrales que possédait Timgad. Inscriptions. ^ Fouilles 

^ dans une maison romaine à Henchir-Touta [Guénin]. D'époque byzantine, 
cette maison était un magasin de produits alimentaires. ^ Notes pour ser- 
vir à la restitution de la frontière romaine au sud de la Maurétanie césarien- 
ne [Fort].T[ Fouilles dans deux nécropoles d'Hammam-Lif [Icard]. L'inciné- 
ration et l'inhumation y avaient été employées; inscr.^ Lamelles de plomb 

10 avec inscr. à Sousse [Audollent]. Deux nouvelles tabulœ defixionum. 1|^ 
3^ livr. Épée de bronze trouvée à Beynost [Chanel]. Coulée entièrement 
d'une seule pièce, lame et poignée, cette épée est d'un type différent de celles 
déjà connues. ^ Résumé des reconnaissances des officiers des brigades to- 
pogr. en 1906-1907 [Toussaint]. Peu fructueuses; on a recueilli cependant 

15 quelques inscr. et quelques renseignements intéressants, surtout sur la via- 
bihté de l'Afrique du nord et le développement de la colonisation à l'époque 
romaine. 1 Fouilles à Thuburnica et à Chemtou [Carton]. Sanctuaire de Sa- 
turne. Stèles votives avec inscr. dont beaucoup en grec ; thermes assez im- 
portants. Nécropole romaine de Simittu. Inscriptions. TJ Ruines du château 

20 byzantin d'Henchir-Zaga (Hovart]. Ch. B. 

Bulletin critique, 29^ année, 10-25 jr. F. Plessis, Epitaphes[A. Dupouy]. 

Inspirée par les Carmina Épigraphica de Biicheler, cette œuvre est d'un 

intérêt littéraire, historique et moral. H Carton, Le sanctuaire de Tanit à El- 

Kenissia (pi.) [Martin] Contribution sérieuse, en dépit de qqs imperfections, 

25 à l'étude des religions sémitiques. 1j A. Blanchet, Les enceintes romaines 
de la Gaule [Thédenat]. Est le premier qui ait traité le sujet dans son ensem- 
ble et sous tous ses aspects. If J. Toutain, Les cultes païens dans VEmpire 
romain Pi. Tl. [id.]. A louer l'esprit judicieux de T., la sûreté de la méthode 
et la clarté de l'exposition. 1|^ 10 fév. 1 ) D. Comparetti, Sulla iscrizione délia 

30 cohnna Traiana. — 2.) A. Sogliano, Il mons e la Colonna Traiana [Id.]. 
S. a fait bonne justice des rêveries de C. et démontré que Dion ne s'était pas 
trompé. ^1[25 fév.-lO mars. Félix Mouret, Sulpice Sévère à Primuliac (p\.) 
[A. Baudrillart]. Utile contribution en dépit de réserves formulées dans 
l'art, à l'histoire de Sulp. Sévère et à l'intelligence de qqs. passages des lettres 

35 de saint Paulin. ^[^ 25 mars. Laurano, Études sur le style des discours de 
Cicéron avec une esquisse de l'histoire du « Cursus» [J. Vessereau]. Il faut 
louer la méthode rigoureuse de L. et l'étendue de son érudition. ^ Fondation 
Eugène Piot. Monuments et mémoires... t. 13, fasc. 2 (pi.) [Et. Michon]. 
Analyse et éloges, ^f Victor Chapot, La colonne torse et le décor en hélice 

40 dans Vart antique [A. B]. Utile contribution à l'histoire de l'architecture et 
de la décoration, ^^f 10 avi. Chr. Baur, Saint Jean Chrysostome et ses œuvres 
dans Vhistoire littéraire [ A. V.]. Admirable répertoire bibliographique et 
critique. ^^ 25 avr.-25 mai. Cagnat, Les deux camps de la légion III^ Auguste 
à Lambèse (Extr. Mém. Acad. Inscr. T. 18 P. 1.) (pi.) [Thédenat]. Impor- 

45 tante contribution à l'étude générale de l'armée romaine. ^ Congrès archéo- 
logique de France, 73^ session tenue à Carcassonne et Perpignan (1906) 
[Id.] Analyse. '^Rutilii Claudi Namatiani de reditu suo libri duo edited by 
Charles H. Keene and translated into english verse by G. F. Savage- 
Armstrong [F. Plessis]. Fait preuve de conscience, de savoir et de distinc- 

50 tion et mérite un accueil favorable. ^ Fernand Boulenger, Grégoire de 
Naziance, discours funèbres en Vhonneur de son frère Césaire et de Basile 
de Césarée. Texte, trad. française (Textes et documents, p.p. Lejay et Hem- 
mer) [M. Andrieu]. B. a suivi in général le texte des Bénédictins, en relevant 



BULLETIN CRITIQUE. 189 

toutefois dans les mss de la Bibl. Nat. un assez grand nombre de variantes- 
La trad. est claire et exacte. ^ R. Reitzenstein, Poimandres, Studien 
zur griech. aegyptischen u. fruhchristlichen Literatur [C. E. R.]. Le livre ga- 
gnerait à être remanié et soumis à une adaptation française dans une forme 
plus méthodique. T| 10-25 jn. W. Déonna, Les statues déterre cuite dans Vanti- 6 
quits; Sicile, Grande Grèce, Etrurie et Rome [A. Baudrillart]. Maintient 
malgré ce qu'elle a de hasardeux l'hypothèse que les premières statues 
(surtout dans la sculpture ionienne) furent en argile et l'hypothèse que la 
statue serait sortie du vase à figure humaine. T| Maspero, Causeries 
d'Egypte [Ph. Virey]. Offrira beaucoup de profit et d'agrément aux lecteurs, lo 
^ Mrs. Arthur Strong, Roman sculpture from Augustus to Constantine (pi.) 
[Et. Michon]. Constitue un manuel d'art romain, ouvrage dont l'apparition 
est tout particulièrement bienvenue. If Léon Robin, 1) La théorie platoni- 
cienne de V Amour. — 2) La théorie platonienne des Idées et des Nombres 
d'après Aristote [H. Villassère]- 1) Exposé des résultats. — 2) Par l'ampleur i6 
et l'originalité de la conception, parla richesse de l'érudition et la pénétra- 
tion de la pensée, fait le plus grand honneur à R. et à la philosophie française, 
^ Xavier Poli, La Corse dans l'antiquité et dans le haut moyen âge [A. L. G.]. 
Méritoire : comble une lacune. ]|1| 10-25 jlt. M. Tulli Ciceronis orationes. 
Divinatio in Q. Caecilium. In Verrem recog. W. Peterson (Bibl. Oxon.) 20 
[L. Laurand]. Indispensable à une étude sérieuse des discours ou de la langue 
de Cicéron ; toutefois les conjectures de P. inspirées par les théories des clau- 
sules de Zielinski ne semblent pas justifiées. ^ Salvioli, Le capitalisme 
dans le monde antique, trad. fr. par Alfred Bonnet [B. R.]. Du plus grand 
intérêt. ^^ 10-25 août. Pierre Gusman, L'art décoratif de Rome de la fin de 25 
la République au 4^ s. Fasc. 1 (pi.) [Thédenat]. Ouvrage appelé à rendre 
des services inconstestables aux artistes et aux archéologues. ^ Charles 
Dubois, Pouzzoles antique (Histoire et topographie) (pi.) [E. Maynial]. 
Monographie définitive, facile à consulter et agréable à lire. ^ Amédée 
Gastoué, Introduction à la Paléographie musicale byzantine. Catalogue des 30 
mss. de musique bysantine de la Bibliothèque Nationale et des Bibliothèques 
publiques de France (pi.) [H. Villetard]. Travail de haute valeur. ^ Espa- 
gnolle, L'origine des Aquitains {itvn. Soulagnet]. Originale et précieuse con- 
tribution à l'histoire. TfH 10-25 sept. L'année philosophique (18^ Sinnée 1907), 
p. p. F. PiLLON [H.V]. < mentionnée à cause de l'analyse des mémoires de 36 
Victor Brochard : « La théorie platonicienne delà participation d'après le 
Parménide et le Sophiste », et de G. Rodier,« Les preuves de l'immortalité 
d'après le Phédon ». ^^ 10-25 oct. Cicéron. Choix de lettres p. G. Ramain [L. 
Laurand]. Sera accueilli avec faveur dans les lycées et collèges. Tj L. Dela- 
ruelle, Guillaume Rude [J. Paquier]. Eloges; qqes réserves. l)Kttv£XXou w 
STravou. rp(X[ji.[j.(XTtx'}iT7)Ç)cotv7içTàJv 'EXXtjvwv cpXu)<7ff7]ç. — 2) riaj^o)- 
[xtou 'Pouoravou xarà yaoa'.ÇdvTwv xat aïp£Ttx(»iv...éd. pour lal''^fois 
par Jean Basilikos [C. E. R.]. 1 ) Instructive et intéressante. — 2) Analyse de 
ce travail que précède une savante etintéressante lettre de Sathas. Tf A. Dra- 
KROUSisetM. Zané,'0 Kp-ririxoç 7roXf[jLoç( 1645-1 669) p. p. A Xeroudaki ** 
[Id.]. Belle publication Tf Max Egger, Histoire de la littérature grecqUe. Nouv. 
éd.[Id.]. E. a mis à jour un livre que la critique avait salué comme le meilleur 
précis de ce genre. ^ Institut papyrologique de l' Université de Lille. Papyrus 
grecs p. p. P. JouGUET. I. Fasc. 2 [Id.]- Eloge?. ^ Poeti Latini Minori da 
G. CuRCio, II. Fasc. 2. Appendix Vergiliana (Dirae, Lydia, Ciris) [F. Plessis]. ** 
Rendra service aux humanistes et aux philologues pour l'interprétation 
du texte, mais non pour la partie critique. ^ Ullman, The Rook division 
of Propertius [Id.]. Travail méritoire et intéressant qui cherche à montrer 



190 1908. — FRANCE. 

que le l^'"^ livre de la Vulgate, le Monobiblas.aurait été moins connu de l'anti- 
quité que l'ensemble des 4 autres. ^ Cicerçs Brutus erki, v. Otto Jahn. 
5. Aufl. bearb. v. W. KroLL [L. Laurand]. Pas de modification importante 
dans {'introduction; la critique est devenue plus conservatrice. Dans le 
5 commentaire la plupart des notes subsistent sans aucun changement. 
^ Martroye, Genséric, La conquête vandale en Afrique et la destruction 
de VEmpire d'Occident [A. P.]. L'auteur est en progrès sérieux, bien qu'il 
lui manque une méthode sûre.^^ 10-25 nov. Menandri quatuor fabularum, 
Heroïs. Disceptantum, Circwntunsae, S amiae. fragmenta nuper reperta, iterum 
10 éd. J. van Leeuwen [L. Bodin]. Texte considérablement amélioré et 
accompagné d'un excellent comm. C'est à cette éd. qu'il faudra recourir. 
^ Cari. Robert, 1( Szenen aus Menanders Komôdien, deutsch. — 2) Der 
Neue Menander. — 3^ Menandri sex fabularum... reliquias rec. [Id.]. 1) La 
trad. risque fort de faire connaître Ménandre au grand public sous un jour 
iû inexact. — 2 Essai de reconstiiution bien fragile en dépit d'hypothèses 
ingénieuses. — 3) Excellent instrument de travail. ^ Ménandre, V Arbitrage, 
éd. crit., expl.et trad. par M Croiset [Id.]. Texte soigneusement établi, com- 
mentaire intéresssant et d'un mérite orginal, traduction très habile. Tf 
Edward Capps, The plot of Menander's Epitrepontes [Id.]. Très remarquable 
20 diss. dont la partie la plus importante et la plus solide est la reconstitution 
de la fin du 3^ acte de la pièce fH <. Le dernier n*^ (décembre) n'a pas 
encore paru>. Henri Lebègue. 

Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France 1908. 
Lampe chrétienne à Lens [A. de Loisne] à décoration symbolique; la pré- 
vis raicre signalée dans la région du Nord. Tf Sceaux byzantins trouvés à Carthage 
par Delattre [Monceaux].^ Inscr. chrétiennes trouvées à Aïn-Cherchouch 
par le Cap. Nicolas [Monceaux] ^ Inscr. découverte à Carthage [Merlin et 
Toutain]. Elle fournit le premier indice connu d'un culte de dieu en Afrique. 
Ce dieu est Hero, ou Héros, désigné jusqu'ici sous le nom de «héros thrace ». 
yo Comment son culte a-t-il été importé à Carthage? ^ Inscr. chrétiennes 
trouvées à Mdeina, l'ancienne Althiburus par le Cap. Nicolas [Merlin et 
Monceaux] ^ Médaillon en terre cuite représentant le Génie de Lyon [de 
Villefosse]. D'un type nouveau. ^ Bouchon de jarre, en plâtre, avec inscr. 
[Merhn et Monceaux]. ^ Eros dit le tireur d'arc de Thespies, en plâtre, au 
aâ Louvre [Ravaisson-Mollien]. Analogue à la belle tête^jd'Harcourt-Bioncourt 
publiée dans le Rec. Piot (xiii, 2, 1907). ^ Pièce de bronze de Kasrin [Mer- 
lin et de Villefosse]. En forme d'anneau d'un genre spécial; Cumont pense 
que les pièces de ce genre appartenaient à des chars. ^ Plombs trouvés à 
Carthage [Delattre et Monceaux ] Sur l'un figure — pour la l""^ fois en Afri- 
*o que — le titre de magister militum. % Monnaies trouvées à Bosc-NormanJ 
[de Vesly]. Deniers de monétaires de différentes familles; deniers d'Auguste, 
Néron,... Antonin le Pieux. ^ Quatre bas-reliefs romains conservés en Corse 
[Michon]. T[ Notice sur la chapelle chrétienne d'Henchir-el-Rhiria [Duporcq]. 
Elle présente des dispositions assez anormales dans l'architecture chrétienne 
4& de l'Afrique latine ou byzantine. Ij Trois plombs de bulle [Delattre].^ Commu- 
nication de J. Pilloy au sujet d'une statuette de bronze gallo-romaine repré- 
sentant,' comme celle trouvée à Caucourt, un esclave de faction avec une lan- 
terne. ^ Etude de fragments d'inscr. de Mcidfa [Monceaux]. % Note sur une 
stèle de Cherchel [Cagnat]. ^ Statue romaine drapée trouvée à Montagnac 
51' [de .Villefosse]. C'est une statue municipale; on en a peu d'exemples pour 
la Gaule. ^ Plomb curieux [Delattre et Monceaux] d'un intérêt particulier 
pour l'étude de la technique des plombs, il est, visiblement, composé de 
deux lamelles soudées autour des fils à réunir, tandis que dans d'autres cas 



BULLETIN MONUMENTAL. 191 

le fabricant perçait d'un trou, dans le sens du diamètre, un plomb d'une seule 
pièce, déjà façonné. ^ Note rectificative sur les lanternes romaines [Rou- 
quette]. "jf Tête de Dieu Silvain tiouvée à Roquefeuil [de Villefosse]. Tf F. 
Martroye fait une communication à propos de la date de la prise de Carthage 
par Bélisaire, et propose une correction au texte du Laterculus regum Wan- 5 
dalorum et Alanorum. Tf Etude d'une inscr. grecque trouvée à Carthage 
[Monceaux]. Paraît être l'épitaphe d'une Egyptienne morte en Afrique vers 
la fin de la domination byzantine. ^ Communication de Fallu de Lessert 
à propos d'inscr. où le nom du légat de Numidie qui y était mentionné a 
été martelé. ^ Coupes en argent, de Carthage [Monceaux]. If Nouvelle com- lo 
munication de Michon, à propos de fragments pouvant aider à l'étude des 
origines d'antiquités chrétiennes de provenance grecque ou orientale. ^ 
Note sur une insCr. de Sidi-bou-Ark'oub [Carton]. Tj Etude d'une inscr. 
d'Henchir-ben-Hassen, déjà publiée, moins complètement dans le Bull. 1902, 
p. 432. •[ Sceau byzantin à Carthage [Delattre]. 1[ Deux coins monétaires is 
trouvés à Soissons [Vauvillé]. Viennent-ils d'un atelier fondé à Augusta 
Suessionum ou d'un faux monnayeur? If Inscr.trouvée à Miliana [Monceaux]. 
C'est la l'"^ inscr. chrétienne qu'on y découvre. If Sardoine gravée de Duran, 
près Auch. [de Villefosse]. Représente un guerrier, et deux noms, celui du 
graveur, et sans doute celui du guerrier, ^f A propos d'un prétendu buste 2u 
de Néron trouvé dans la cour du théâtre moderne de Vienne [de Villefosse]. 
Ce buste est de l'époque des successeurs de Constantin. Bizot suppose 
avec vraisemblance qu'il représente Magnence. Tf Note de Zeiller à propos 
des fouilles faites par Mgr Bulic dans les ruines de Salone, et de la construc- 
tion de la basilique urbaine de cette ville par les évêques Symphorius et 26 
Hesychius. If Inscr. chrétienne d'Hadjeb-el-Aïoun qui paraît se rapporter 
à un martyr du iv® siècle [Merlin] La rédaction en est singulière. ^ Plomb 
de bulle d'un intérêt particulier [Delattre]. Il nous fait connaître le nom, 
Jean, d'un membre du clergé de l'église des Blachernes, le plus illustre sanc- 
tuaire de Byzance, après Sainte Sophie. ^ Fragment d'inscr. romaine d'Am- 30 
peils [de Villefosse].^ Communication de Michon à propos du n» 911 du Re- 
cueil des bas-reliefs de la Gaule romaine d'Espérandieu, vol. 2; c'est une sta- 
tue de femme drapée qui se trouve au musée de Toulouse. Or cette femme, 
Sauer l'a à peu près prouvé, est très vraisemblablement l'Athéna de Myron 
qui était placée sur l'Acropole d'Athènes. ^ Une inscr. découverte à Gortyne s» 
donne quelques renseignements précis sur diveres dates de l'histoire des An- 
tonins [Toutain]. ^ Tablette d'héliaste, ou tessère judiciaire athénienne, 
acquise par le Louvre [MichonJ. Les lettres du nom du possesseur y sont 
figurées par des trous indiquant les extrémités de chacune d'elles; ce.s 
trous sont relies par des traits légers. C'est l'un des exemplaires les plus 40 
caractéristiques qui nous soient parvenus des tessères judiciaires athénien- 
nes. Tf Meilleure lecture de l'inscr. latine de Pellefigue [de Villefosse]. If 
Musée du Louvre. Antiquités grecques et romaines. Acquisitions de 1908. 

Ch. B. 
Bulletin monumental 1908. N^s 1 et 2. Le sens du mot abside [A 46 
Morte t] chez les Byzantins et chez les Romains abside signifiait une courbe 
moindre que la demi-circonference. % Dans chaque livr. : Chronique [Serbat]. 
Analyses d'art intéressant l'antiquité rom. et gallo-rom. parus dans diffé- 
rentes revues. ^ L. Bonnard, La Gaule thermale [A. Blanchet]. Ce livre, 
plein de faits, remplace le travail de l'abbé Greppo; il y manque un index j.o 
détaillé. ^ P. Gvshau, L'art décoratif à Rome, de la fin de la République au 
ire siècle [de Villefosse]. La 1""® livraison, qui comprend 20 planches d'une 
netteté admirable, accompagnées de notice courtes et précises nous donne 



192 1908. — FRANCE. 

déjà une excellente idée de cette publication. ^^ N°* 3-4 V. MoRTET,iîe- 
cherches critiques sur Vitruve et son œuvre. [A. Blanchet]. Etude suggestive 
de différents problèmes, parsemée de remarques très fines sur la valeur 
de certains termes techniques obscurs. ^]| N^^ 5-6. J. Mavrice, Nusmimati- 

5 que Constantinienne. [de Villefosse.]. Précieux pour les historiens, cet 
ouvrage sera en même temps le meilleur guide pour le classement si com- 
pliqué des monnaies de la période Constantinienne. Ch. B. 

Comptes Rendus des Séances de l'Académie des Inscriptions et 
Belles-Lettres 1908. Janv. [S. Reinach], Li.cain, au 7<' livre de la Phar- 

10 sale, s'est inspiré d'un passage de la 2^ Philippique de Cicéron, celle où il 
y a le plus de rhétorique, comme le confirme Boissier. ^ [Bouché- Leclercq] 
Notice, extraite des papyrus de Gourob, sur le dessèchement et l'irrigation 
du Fayoûm sous la direction de l'ingénieur Cléon, au temps de Ptolémée II 
Philadelphe. ^ [Id.] Fragments juridiques, extraits de 3 papyrus de Ghoraû, 

16 dont un sur la condition de l'esclave en Egypte au 3« s. a. C. 1| [René Pichon] 
Passages de Tite-Live sur Otacilius, précuresur du premier Scipion;il fut 
écarté du pouvoir par l'aristocratie romaine, parce qu'il voulait porter en 
Afrique la guerre contre Carthage. ^ [Noël Giron] Etablit que certains 
fragments en démotique, appartenant à l'Académie, représentaient une 

20 partie du début du papyrus moral de Leyde. If [E. Pottier] Rapport sur la 
fondation Piot en 1907 : fouilles de Delattre à Carthage. de Leynaud à 
Hadrumète, d'Hébrard à Spalato (Dalmatie), de Carthailhac, Breuil et 
Capitan (grottes des Pyrénées et du Périgord) de Rouraud (oppidum de 
Montlaurès), etc. Tf [G. Perrot] Rapport sur les publications de l'Académie : 

iiô le Corpus inscr. graec. ad res romanas pertinentium de Foucart et Cagnat 
en est au 1*"" fasc. du tome IV. ^ [Philippe Berger] Inscr. funéraire de Bordj- 
Djedid, trouvée par Delattre; les noms propres semblent des noms grecs 
transcrits en punique. ^ Héron de Villefosse] Delattre a trouvé, près de 
la Basilica majorum de Mcidfa, un puits remplis de squelettes (sans doute 

80 des Donatistes tués en 317 p. C.) avec débris d'inscr. au nom de Perpétue 
et de la gens Vibia. If [Paul Monceaux] Etablit que les Confessions d'Au- 
gustin furent le 6" ouvrage composé après son épiscopat (395 ou 396) elles 
datent donc de la fin de 397 ou du début de 398. If [Collignon] Statuette 
grecque archaïque d'Auxerre; c'est une orante de la première moitié du 

J6 vje s. a. C, et elle relève nettement de l'école Cretoise. Tf^ Février [Glotz] 
Note sur le conseil fédéral des Béotiens en 395 a. C, d'après un fragment 
de Théopompe ou Cratippe (tome V des Papyri d'Oxyrhynchus), rapproché 
d'un passage de Thucydide (V, 38). If [Adrien Blanchet] Etude sur le 
monnayage de l'Empire romain après le partage de Théodose P''. If [Michel 

10 Bréal] C'est l'habillement qui a fourni, en général, les termes relatifs à la 
bienséance. Témoin ce mot, et aussi TrpÉTtetv = habiller, ôsoitpÔTtoç = 
celui qui habille le dieu. If [De Mély] L'accusation, pour les chrétiens, d'adorer 
un dieu à tête d'âne avait d'abord été portée contre les Juifs par Apion 
(tête de xàvôwv^xàvOapoç) dans la seconde moitié du i^' s. p. C. C'est seule- 

<f' ment trois siècles après qu'elle fut reprise et précisée contre les Chrétiens 
(Christ découvert au Palatin, en 1856). Tf [Pottier] Etude sur l'art dorien 
Il n'a rien d'original, mais procède du canon ionieU; qui devint prépondé- 
rant au 6e s. a. C. Observations de Collignon (t S. Reinach. ^ [Pottier] 
Vases et fragments de poteries, d'une date antérieure à Naram-Sin, décou- 

M verts à Suze par de Morgan, ^f [Cagnat] Dédicace à Septime Sévère, trouvée 
par Gondouin à l'Henchir-Chett, qui est ainsi identifié avec le pagusSuttuen- 
sis (=Sittu ou Sittua), bourgade de l'Uci Majus. Iflf Mars [Boissier] Inscr. 
signalée par Merlin, provenant des thermes de Korbous (en face de Car- 



COMPTES-RENDUS DE l' ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS. 193 

thage),et datant du dernier siècle de la République: on y lit le pluriel assa 
(=sudatoria ou laconica) qu'on ne trouve qu'une fois ailleurs (Cic. adQu. 
fr. III, 1, 2). Il [Philippe Berger] Lettre de Merlin sur des graffiti peints sur 
des vases puniques, et contenant des noms de personnes. ^ [Héron de 
Villefosse] Leynaud envoie de Malte la photographie d'une inscr. latine * 
chrétienne (verset des actes des apôtres, ch. 3., et formule de prière usitée 
en Numidie). If [Pottierj Note de Regnault sur des terres cuites de Smyrne 
du 2'' et du 1®"^ siècles a. C, fétiches à déformations pathologiques très 
réalistes, qu'on plaçait dans les maisons pour détourner la maladie ou 
l'accident qu'elles représentaient. ^ [Bouché-Leclercq] Etude sur la date lo 
des 5 premiers papyri grecs d'Eléphantine; conclusions relatives à la durée 
officielle des règnes de Ptolémée Soter et de Ptolémée Philadelphe, et au 
culte d'Alexandre. ^ [Jules Maurice] Valeur historique du De mortibus 
persecutorum de Lactance, qui nous fait mieux connaître qu'aucun autre 
les règnes de Dioclétien et de Constantin. ^ [Maurice Holleaux] Rapport 16 
sur les fouilles de l'École française d'Athènes à Délos en 1907 : le téménos 
d'Apollon et l'agora de Théophrastos (partie nord) ont été explorés; des- 
cription détaillée, inscriptions. ^^ Avril [Charles Diehl]. Deux inscr. byzan- 
tines d'Ephèse; la première est une réplique du 6^ s. de l'ordonnance impé- 
riale de 569 sur la vénalité des charges. Tf [Jean Psichari] Eclaire, par cer- eo 
tains passages d'Hippocrate, la scène où Sophocle nous montre Philoctète 
en proie à un des accès de son mal (Phil. 730-826). ^ [Coliignon] Travail 
de Radet sur l'invention du type archaïque de la Niké volante de Délos, 
attribuée à Arohermos (vi® s.). Son prototype aurait été une déesse asiatique, 
la souveraine des animaux ou Artémis persique. ^ [G. Perrot] Note de Mer- 26 
lin sur les statues en bronze trouvées au large de Mahdia, an N. E. du cap 
Africa (Tunisie) : statues d'adolescents, Hermès de Dionysos, têtes de 
femmes. ^ [Mispoulet] Contrairement à l'opinion de Mommsen, il n'y avait 
pas, sous Dioclétien, concordance entre les circonscriptions des ateliers 
monétaires et les circonscriptions administratives ou diocèses. *[[ [Perrot] 30 
Note de Gauckler sur une statue de marbre des jardins de Salluste, à Rome : 
c'est une amazone au repos, réplique hellénistique d'une statue de bronze 
à type inédit du milieu du v*' s. a. C. ^ [D'Arbois de Jubainville] Etudie, 
d'après les noms de lieux, les différences de l'accent gaulois d'avec l'accent 
latin. 1[ [E. Châtelain] Rapport sur les travaux des Ecoles françaises 35 
d'Athènes et de Rome en 1906-1907. ^^ Mai. [Th. Reinach] Le nom de 
Parthénon n'a rien à voir avec Athéna Parthenos, mais s'appliquait à tous 
les temples dont les rites et les cérémonies étaient exécutés par des jeunes 
filles. ^ [D. Chaineux] Étude sur le costume et l'armement des habitants 
primitifs de la Grèce (Pélasges, Egéens, Achéens) : le costume grec connu; 40 
ne remonte pas au-delà du vii^ s. a. C, et avait trouvé son perfectionne- 
ment complet sous Périclès. ^f [Clermont-Ganneau] Fragment d'inscr. phé- 
nicienne de Chypre, communiqué par S. Reinach, et où est mentionnée 
pour la première fois en épigraphie sémitique Astarté de Paphos. ^ [Perrot] 
Note de Gauckler sur un sarcophage à représentations historiques, décou- 45 
vert à Malabarba (banlieue de Rome), en marbre blanc, avec bas-reliefs sur 
le couvercle et sur trois faces qui symbolisent la victoire de Rome sur des 
barbares, il est d'excellent style et semble se rapporter à l'une des cam- 
pagnes de Trajan contre les Arméniens. ^^ Juin [Pottier] Rapport de Bigot 
sur ses fouilles au Circus Maximus de Rome, analogue en plus grand au 50 
cirque de Maxence. Plan en relief de tous les monuments antiques dont 
on a retrouvé des vestiges sur l'emplacement de Rome. ][ [Paul Gauckler] 
Admirable bas-relief, trouvé dans les terres Routines: c'est un Antinous 

IL. DE PHILOL. — Bei'ue des Revues de 1908. XXXIII — 13 



194 1908. — FRANCE. 

faisant la vendange, signé du sculpteur jusqu'alors inconnu Antonianus 
d'Aphi'odisias, et qui constitue un des meilleurs morceaux de la sculpture 
grecque au temps des Antonins. ^ [Héron de Villefosse] Deux fragments 
trouvés à Narbonne par Rouzaud, d'une inscr. importante, relatant une 
5 donation de la famille Fadia aux Augustales de Narbonne. ^ [Ph. Berger] 
Inscr. punique de Bir bou Rekba (ancienne Siagu), trouvée en Tunisie 
par Cassaigne : c'est la dédicace datée, avec introït également daté, de 
deux sanctuaires à Baal et à Tanit. ^ [A. Moret] Grand scarabée gravé au 
nom de Néchao II (610-595 a. C), relatif au périple d'Afrique dont parle 

10 Hérodote (IV, 42). ^^ Juillet [J. de Morgan] Fouilles à Suse en 1906-1907; 
elles ont atteint à 28 m. de profondeur le sol de la première ville. Sépultures, 
poteries, objets de cuivre, 2000 vases peints, cachets avec sceau, statues 
et inscr., briques inscrites et tablettes, lampes, etc. ^ [René Pichon] Diverses 
allusions historiques, le caractère du style et l'emploi de la prose métrique 

15 indiquent que Quinte-Curce a vécu, non sous le règne de Claude ou de 
Vespasien, mais sous celui de Constantin. 1 [Ch. E. Ruelle] Le musicographe 
Aristide Quintilien, probablement affranchi de Fabius Quintilien, fut con- 
temporian de Plutarque ; son important traité, original sur qqs points, expose 
fidèlement la doctrine d'Aristoxène. If [G. Perrot] Note de Merlin et Poinsot 

20 sur les bronzes de Mahdia : description de l'Eros androgyne, réplique d'une 
œuvre de Praxitèle, et de l'hermès de Dionysos, signé par Boéthos. ^ 
[Capart] Les scarabées datés de Nechao II et relatifs au périple de l'Afrique 
par les Egyptiens sont reconnus apocryphes. If [Noël Valois] Rapport sur 
le concours des antiquités de la France en 1908 ; mention très élogieuse 

25 du recueil général des bas-reliefs de la Gaule Romaine par Espérandieu. If 
[Heuzey] Description de deux curieuses armes en cuivre à tranchant 
recourbé, trouvées par Cros dans un tombeau chaldéen, analogues aux 
couperets sculptés sur la stèle des Vautours. Tf [Jacques Zeiller] Fouilles 
avec Hébrard au palais de Dioclétien à Spalato : plan du palais, du mausolée 

30 de l'empereur et du temple de Jupiter. ^ [Clermont-Ganneau] Note de 
Grégoire sur une inscr. bilingue, grecque et araméenne de Farasâ (Cappa- 
doce) : dédicace à Mithra par le mage Sagarios, en même emps stratège 
de la ville d'Ariaramneia- Rhodandos. If [ G. Perrot] Note de Perdrizet 
sur une fiction du droit privé attique, mentionné dans le n° 29 des Papyrus 

35 de Lille : l'esclave cité en justice était considéré comme libre pendant le 
procès. A Rome, par une fiction analogue, le pérégrin était censé civis 
romanus pour ester en justice .^ [Mispculet] Rectifie la chronologie du règne 
de Maximien Hercule, qui n'a été officiellement associé à l'empire qu'en 
286. ^Tf Août. [Antoine Thomas] Vernis vient, non de vitium, mais de 

40 BepevixTi (par l'intermédiaire de l'italien). ^ [Salomon Reinach] Bas-relief 
grec du v® s. a. C, trouvé à Liménas (port de Thasos) : c'est un banquet 
funéraire d'excellent style. ^ [Id] Disque en terre cuite de 16 centim. de 
diamètre, trouvé près de l'Acropole de Phaestos (Crète), et couvert de 
signes, de figures d'hommes ou d'animaux, d'arbres eu plantes imprimés à 

45 l'aide de poinçons. C'est le premier texte considérable de la pictographie 
égéenne. correspondant à l'écriture hérioglyphique de l'Egypte, et qui a 
donné naissance d'aboi d à l'écriture linéaire de la Crète, puis à l'alphabet 
phénicien. Il remonte au xx^ s. a. C, et constitue un premier essai d'impri- 
merie. ^ [Héron de Villefosse] Curieux essais de fonctionnement de lampes 

50 puniques par Ringelmann. ^ [L. Delaporte] Empreinte de deux cylindres 
l'un avec cinq personnanges gravés (dont un lion à face humaine), l'autre 
représentant un mythe solaire (génie à corps humain avec griffes et gueule 
de lion. ^ [Salomon Reinach] Statuette en bronze d'Hercule, vendue à 



COMPTES-RENDUS DE l' ACADEMIE DES INSCRIPTIONS. 195 

Londres en 1907, et qui doit être la copie réduite d'un Héraklès de Polyclète 
mentionné par Cicéron et Pline. T[[Id.] La Vénus de Nauplie, statuette en 
terre cuite récemment découverte, n'est pas une copie ancienne de la Vénus 
de Milo, qui n'est d'ailleurs qu'une Amphitrite et qui tenait de son bras 
gauche non un miroir mai^ un trident. 1j^ Septembre. [Bernard HaussouKier] 5 
Inscr. grecque de Suse : c'est le premier acte d'affranchissement grec trouvé 
dans ces régions. If [Héron de Villefosse] Rouzaud envoie la photographie 
d'une stèle de Narbonne, trouvée dans le lit du vieux rempart : bas-relief . 
et inscr. au nom, assez répandu en Narbonnaise, de Kareius avec le surnom 
nouveau d'Asisabisio. ^[[Id.] Inscr. votive d'Alise-Sainte-Reine, sur vase lo 
de bronze; le dieu Ucuetis et la déesse Bergusia, deux divinités locales, 
y sont nommés au début. Tf [Ph. Berger]. Estampages de deux inscr. votives 
suffétales, envoyées de Carthage par Delattre, et de 5 inscr. puniques trou- 
vées par Vassel. % [Maurice Croiset] Note de Lefebvre sur deux stèles de 
Batn-Herit (Théadelphie), près du Caire : c'est un acte officiel de Bérénice IV 15 
[58-55 a. C.) accordant le droit d'asile à un temple du dieu Pnephéros. ^^ 
Octobre [Paul Gauckler] Fouilles au Janicule, à Rome : mise à jour de 
l'installation hydraulique et du temple des dieux syriens de l'ancien Lucus 
Furrinae, où se tua C. Gracchus. Tj [Merlin] Recherches sous-marines au 
large de Mahdia (Tunisie) : découvertes, par 40 m. de fond, à 5 kil. du 20 
cap Africa. d'un bateau chargé de colonnes, chapiteaux, œuvres d'art, grands 
vases de bronze (dont un double du célèbre cratère Borghèse, au Louvre). ^ 
[Clermont-Ganneau]. Inscr. bilingue, minéo-sabéenne et grecque, trouvée 
à Délos : dédicace d'un autel élevé, au 2« s. a. C, à leur dieu national 
(Ouadd ou Ouodd) par deux Minéens venus d'Arabie. ^ [De Loubat] 25 
Holleaux annonce la découverte à Délos d'un grand bas-relief en bronze, 
d'époque hellénistique, représentant un sacrifice à Hécate. ^ Novembre. 
[G. Perrot] Besnier annonce la découverte, à Tanger, de tombeaux avec 
fresques très bien conservées et inscr., qui attestent l'existence d'une nécro- 
pole romaine. ^ [Gustave Glotz] Mémoire sur les esclaves et la peine de fouet 30 
en droit grec : à Athènes la peine était réglementée (50 coups au maximum 
nombre de coups égal au nombre de drachmes d'amende à payer par 
l'homme libre), non dans le reste de la Grèce. If [Franz Cumont] Mémoire 
sur la théologie, constituée au 2® s. a. C, du Culte solaire, dernière forme 
du paganisme antique. Prolongée par les stoïciens et les mystères orientaux, 35 
elle domina au 3^ s. p. C. dans l'empire romain. ^ [Héron de Villefosse] 
Fouilles de Delattre à Bordj-Djedid (Carthage) : nouvelles sépultures 
puniques, aqueduc, thermes, important dépôt de lampes romaines à images 
Tf [Georges Perrot] Notice sur Gaston Boissier.^^ Décembre [Seymour de 
Ricci] Annonce d'Egypte par lettre l'achat pour le Louvre d'une dédicace 40 
à Bubastis Sôteira, datée du règne de Ptolémée Evergète II. Envoie la 
copie de deux inscr. fragmentaires du temps de Dioclétien, la photographie 
de deux statues grecques (une femme assise, une Nikè), la copie d'une inscr. 
latine et d'une épitaphe gréco-judaïque (28 a. C.) assignant une date exacte 
à la nécropole juive de Tell el-Yahoudiyeh (Basse- Egypte). ^ [S. Reinach]. 45 
Seymour de Rici annonce que Reisner a découvert le temple funéraire de 
la pyramide de Mykérinos à Memphis, avee 4 statues royales en albâtre, dont 
une colossale et fort belle du roi Mykérinos. ]f [Léon Heuzey] Fouilles de 
Gros à Tello (Chaldée) : mise à jour de 2 terrasses du temple du Dieu Nin- 
Ghirsou, fragments sculptés qui illustrent, en les complétant, les textes 50 
de Gondéa. ^f [Héron de Villefosse] Commentaire détaillé de l'inscr. de Nar- 
bonne, du 2® s. p. C. Discussion de plusieurs lectures; historique de la 
famille des Fadii. A. G.-D. 



196 1908. — FRANGE. 

Journal des Savants. N. 5. 6^ année, jr. F. W. v. Bissing, Denkmàler 
àgyptischer Sculptur (pi.) [G. Maspero]. Excelllent. ^ L. Duchesne, His- 
toire ancienne de r Eglise. T. 2 [Monceaux]. Rarement on a vu un écrivain 
unir à tant de science tant d'aisance et d'esprit. ][ A. Blanchet, Enceintes 
6 romaines de la Gaule (pi.) [C. Jullian]. Ouvrage venu àsonheureetqui apporte 
de précieux documents à la science de la géographie humaine. T[ Remar- 
ques sur les nouveaux fragments de Ménandre [H. Weil]. Observations 
sur la portée et le texte de la IleptxeipofxevYi, de l'^Rpcoç et les 'E-irtTpeTrovTe;. 
^ H. Nissen, Orientation, Studien z. Geschichte d. Religion [J. Toutain]. 
10 Analyse. ^^ Mars. Paul Decharme, La critique des traditions religieuses 
chez les Grecs des origines au temps de Plutarque [F. Cumont]. Œuvre d'un 
humaniste épris de l'antiquité plutôt que d'un historien. On est sous le 
charme d'un style limpide et de toutes ces qualités de goût et de mesure 
qui séduisent et qui persuadent. ^ H. Diels, Die fragmente der Versokrati- 
15 ker, 2^ éd. T. I [Am. Hauvette]. Excellent; mais exigera toujours, des lec- 
teurs même les plus avertis, un sérieux effort de travail et de réflexion, ^j 
P. LiNDE, De Epicuri vocabulis ab optima Atthide alienis [Id.]. Met bien en 
lumière un fait historique. ^ Jules Nicole, L'apologie d^Antiphon [Id.]. 
N. a eu le mérite de reconstituer la composition, malgré le caractère hypo- 
20 thétique de qqs-unes de ses restitutions, et d'en bien apprécier le ton et 
l'esprit. ^ Fr. Blass, Die Eumeniden des Aischylos erkl. Ausg. [Id.]. Le 
texte comporte des corrections dont il faudra désormais tenir compte. Le 
commentaire a entre autres mérites celui de présenter une analyse métrique 
fort intéressante des chœurs. ^ npaxTtxà tyi? èv 'AÔTJvai; àp;)(atoXo- 
25 ytxTiç êxaipeiaç tou 'éxouç 1906 [G. Perrot]. Analyse de ce vol. particulière- 
ment intéressant . ^ Alf. Merlin, Le temple d" Apollon àBulla Regia (pi.) [R.]. 
C.]. Etude d'ensemble qui est en même temps une contribution à l'histoire 
religieuse des villes africaines sous l'empire. ^ Les pères apostoliques. 1, Doc- 
trine des apôtres. Épitre de Barnabe. Texte grec, trad. fr. par H. Hemmer, 
80 G. Oger et A. Laurent (Hemmer et P. Lejay, Textes et documents) [C. E. R. 
Annonce. Tj D. Rodrigo Amador de los Rios y Villalta, Monumentos 
Arquiteclônicos de Espaha. T. 1. Toledo (trad. fr.) (pi.) [J. Guiffrey]. Inspire 
pleine confiance dans l'espoir que cet ouvrage occupera une place d'honneur 
parmi les œuvres capitales de l'érudition archéologique. La trad. fr. due 
35 à Paul Prévost est exacte et de tous points satisfaisante. If^f Avr. Les certi- 
ficats de sacrifice pendant la persécution de Décius [P. Foucart]. Texte 
des libelli récemment retrouvés en Egypte, accompagnéd 'un commentaire 
historique. ^ E. Babelon, Traité des monnaies grecques. P. 1. Théorie et 
doctrine, t. I. P. 2. Description historique, t. I [A. Merlin]. Fruit d'une expé- 
40 rience consommée et d'une érudi+ion des plus riches. ^ C. Jullian, Histoire 
de la Gaule. I. Les Invasions gauloises et la colonisation grecque. II. La Gaule 
indépendante [G. Radet]. \^^ art. <dont le fin est au n^ de mai>. Ce livre 
n'intéressera pas seulement les professionnels mais sera le répertoire et le 
guide d'une foule d'érudits locaux. ^ Paolo Orsi, Gela, scavi del 1900-I905 
45 (pi.) [G.]. Fait grand honneur à l'Acad. roy. desLincei. TJP. Gusman, L'art 
décoratif de Rome... Fasc. 1 [R. C] Intéressant pour l'histoire de l'art et 
pour l'histoire de la civilisation romaine. ^ G. de Sanctis, Storia dei Romani. 
1. La conquista del primato in Italia [M. B.]. Les 2 premiers vol. de S., avec 
des qualités bien différentes et moins d'éclat, feront honorable figure auprès 
50 des ouvrages similaires de Mommsen, de Pais et de l'Introduction deModes- 
tov. ^ D. C. Hesseling, Essai sur la civilisation byzantine [CE. R.]. Petit 
vol. qui, sans prétention à l'érudition, révèle une vaste science. Analyse. ^U 
Mai. 1) Hale et Buck, Latin Grammar. - — 2) W. M. Lindsay, Syntax of 



JOURNAL DES SAVANTS. 197 

Plautus. — 3) J. H. ScHMALZ, Antibarbarus der latein. Sprache von Krebs, 
7^ éd. [F. Gaffiot]. 1) Est le fruit (celui de Haie surtout) de longues et 
pénétrantes investigations. — 2) Recueil de faits de première importance 
qui comble une lacune. — 3) Rendra les plus signalés services. Malgré les 
éloges décernés à ces trois ouvrages, le critique se demande s'ils se sont 5 
approchés du vrai latin et si leur conception du latin trop étroite et trop 
rigide n'est pas artificielle et fausse. If M. Collignon, Scopas et Praxitèle 
(pi.) [H. Lechat]. Reprend sous une forme plus ramassée et plus coulante 
qqs.-uns des chapitres de sa grande Histoire (T. 2) sans qu'ils fassent double 
emploi. ^^ Jn. B. Grenfell and A. Hunt, The Oxyrhynchus Papyri t. V 10 
[H. Weil]. Analyse et essais de traduction des Péans de Pindare et des 
Hellenika qu'il semble falloir attribuer à Théopompe. Les textes connus 
sont des fragments du Banquet de Platon, dont le critique relève qqs 
variantes et du Panégyrique d'Isocrate. ^ J. Toutain, Les cultes païens dans 
Vempire romain, P. 1. T. 1 [Merlin]. Contribution de premier ordre à notre 15 
connaissance de la politique impériale vis-à-vis des sujets de Rome. ^ Jlt. 
P. Laurand Études sur le style des discours de Cicéron [Pichon]. Travail 
aussi utile que méritoire; toutefois il contient deux lacunes importantes 
développées par le critique. Tf J. Déchelette, Manuel d'archéologie préhisto- 
rique, celtique et gallo-romaine, T. 1. Archéologie préhistorique [S. Reinach]. 20 
Guide excellent comme nous n'en possédons pas encore pour l'archéologie 
classique. ^G. Norwood, The riddle of the Bacchae, the last stage of Euri- 
pides religiousviews [Maur. Croiset]. Interprétation inacceptable à priori, en 
pépit de l'ingéniosité et l'abondance des arguments qu'elle invoque. ^^ Août. 
P. Gauckler, Rapport sur des inscr. lat. découvertes en Tunisie de 1900 à 25 
i90S [R. C.]. Le principal intérêt du travail est moins dans les inscr. en elles- 
mêmes ques dans la façon dont elles sont présentées.^ Otto Th. Schulz, Das 
Kaiserhaus der Antonine u. der letze H istorikcrRoms [Lécrivain]. Conclusions 
sur l'Anonyme extrêmement vraisemblables. ^1[ Sept. Maxime Collignon, 
L'archéologie grecque. Nouv. éd. [G. Perrot]. l^r art.<dont la fm est au wP 30 
de novembre>. Ouvrage dont le texte a été profondément modifié et 
l'illustration sensiblement enrichie et perfectionnée. Il rendra service aux 
archéologues de métier et surtout aux esprits cultivés et sérieux. ^ La 
Bretagne romaine [J. Toutain]. Exposé des derniers résultats dus au Report 
of the Glasgow archaelogical Society, aux ouvrages de Macdonald et 35 
PARK.d'E. Krûger et de F. Haverfield.1[ V. Ciwpot, La frontière de VEu- 
phrate de Pompée à la conquête arabe [R. C.]. Renferme de nombreux ren- 
seignements nouveaux et des vues d'ensemble intéressantes. ^ Hemmer 
et Lejay, Textes et documents pour Vétude historique du christianisme. T. VI. 
Grégoire de Nazianze. Discours funèbres en Vhonneur de son frère Césaire w 
et de Basile de Césarée , texte et trad. fr. p. F. Boulenger. — T. VII. Gré- 
goire de Nysse. Discours catéchétique , texte grec, etc. p. L. Méridier [C E. R.]. 
La trad. serre de près le texte parfois au détriment de l'élégance. B. a fait 
un examen approfondi des oraisons funèbres en tant que genre littéraire 
M. s'attache plus spécialement aux données historiques \ M Poète, 45 
L'enfance de Paris [A Babeau]. Jette qqs traits de lumière sur les ori- 
gines. 1[^ Oct. Ch. Dubois, Etude sur Vadministation et l'exploitation 
des carrières dans le monde romain [R. C ]. Ouvrage indispensable pour les 
renseignements précis relatifs aux carrières du monde gréco-romain. ^^ 
Nov. Ettove Pais, Storia di Roma, Vol. L 2 P. — G. de Sanctis, Storia dei 50 
Romani, 2 vol- ■ — Giov. Pinza, Monumenti primitivi di Roma e del Latio 
antico (Monum. Accad. Lincei) [A Grenier], l^r art. <dont la fin est au n° 
de déc.> Il Manque de toute conclusion positive. — 2) En réaction contre 



198 . 1908.— FRANCE. 

P , de s. cherche, sans succès, à établir que la substance de la tradition est 
vraie. Le mal s'atténue dès qu'on arrive à l'histoire certaine. — 3) Maté- 
riaux pour une reconstruction positive de l'histoire romaine dont il est 
permis de tirer des conclusions plus hardies que ne l'a fait Pinza. ^ J.-H. 

5 Breasted, a History of the ancient Egyptians [G. Foucart]. Nul n'était 
mieux qualifié pour assumer cette tâche. Tf Paul Friedlander, Herakles 
(Philol. Unters. Fasc. 19) [Maur. Croiset]. Curieuse monographie qui est 
un intéressant exemple de la méthode d'analyse critique appliquée aux 
légendes de l'antiquité. ^ Engelbert Drerup ['HpoSoou] Tiepl TtoXiretaç. 

10 Ein politisches Pamphlet aus Athen 402 von Chr. [C. E. R.l Annonce. ^ 
E. H. Oliver. Roman économie conditions to the close of the Republic 
[Maur. Besnier]. Esquisse claire et bien présentée. ^ Archaeological expédi- 
tion to Syria in l904-\905 [R. C.]. Les inscr. avaient été déjà publiées plus 
ou moins bien;les ruines, sans être entièrement inconnu es,n'avaient jamais 

15 été étudiées avec un tel soin et une telle abondance de reproductions. Le 
tuot constitue un ensemble des plus instructifs pour l'histoire de l'archi- 
tecture en Syrie. Tf A. von Domaszewski Die Rangordnung des rôm. Heeres 
< Cf. pour l'analyse supra 38,5-27 > [Id.]. Guide précieux. ^ Morin-Jean 
Archéologie de la Gaule et des pays circonvoisins... [Ad. Blanchet]. Rendra des 

20 services même aux spécialistes, en leur fournissant des tableaux courts mais 
précis. ^1f Dec. Charles Dubois, Pouzzoles antique, histoire et topographie 
[R. C.]. Fait preuve d'une patiente érudition, d'une conscience très scru- 
puleuse et sera bien accueilli des spécialistes, des archéologues et des archi- 
tectes. %^ Th. Mommsen, Gesammelte Schriften, T. 5 [Histor. Schriften, T. 2) 

25 [Id.]. Annonce (1). Henri Lebègue. 

Mémoires de la Société de linguistique de Paris, t. XV, fasc. 3. 

Etymologies latines et grecques. [Bréal] 1. « Finis » est la représentation 

régulière du gr. (7/oïvoç « jonc », « cordeau », par extension « limite ». On 

n'avait pas encore constaté le changement en f d'un groupe c;^. 2. « Autu- 

30 mare, negare », B. se rallie à l'opinion de ceux qui font dériver « autumare » 
de l'adv. « autem »; il signifie non pas « conjecturer», mais «affirmer, décla- 
rer». 3. «Clam, coram, palam»; le premier vient de la racine «cal» «cacher» 
avec métathèse; sur le modèle de « clam » a été créé un adv. «*oram» « à face 
découverte », qui a été renforcé avec le préfixe « eu m » que l'on a dans « oo- 

35 pia », d'où «co-oram»; l'origine de «palam» reste obscure. 4. « Divites », 
B. le rapproche de « caelites »; il n'y a pas de différence entre les deux termes, 
« Pauper » signifie « celui qui gagne peu » (pauca, pario). 5. « Imitari » vient 
probablement de [j.t[j.£0[ji.a[ avec atténuation du redoublement. 6. « Jejunus » 
est formé comme « securus », la première syllabe contient une particule né- 

40 gative; le j initial est dû à l'attraction. 7. « Taberna » est un mot formé par 
analogie comme les adjectifs en ernus; il se rattache à « tabula », planche ». 
8. « Praestolari », « attendre » est un terme de marine, il doit se décomposer 
en « prae » et « stolari »; sa seconde partie contient un dérivé de o-toXoç. 9. 
« Pro telo », « contimlmerit », la signification abstraite de « telum » « jet » se 

« retrouve dans cette locution adverbiale; de cette locution est sorti le sub- 
stantif « protelum » «continuation » et un verbe « protelare ». 10. « Assiduus » 
dans la loi des XII tables signifie « homme établi »; il est donc dérivé de « as- 
sidere ». ll.«Hostis» désigne l'étranger tantôt en qualité d'hôte, tantôt en 
qualité d'ennemi; la première acception est sortiedel'usageetaété remplacée 

50 : . 

(1) A partir de janvier 1909, le Journal des Savants contiendra, en outre des articles 
de fond et de critique : 1° ,;ies nouvelles et des correspondances; 2" des revues géné- 
rales spéciales à chaque science. 



MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS. 199 

pa « hospes » pour « hosti-pes », B. rapporte au sens d'hôte « hostire» «rendre 
la pareille », « hostimentum » « compensation », « hostia », « victime, expia- 
tion». La finale -pes vient d'une racine qui se retrouve dans « sospes » et 
signifie «protéger»; «hospes» est celui qui protège l'étranger. 12. Le nom de 
la « veuve » dans les langues indo-européennes. Les termes qui désignent s 
la veuve en gothique, vieux haut-allemand, allemand, anglais, ancien 
slave sont des emprunts au latin « vidua » qui est lui-même le féminin de 
« viduus », adjectif qui exprime à l'origine une idée de privation. 13. Une 
nouvelle inscription osque. C'est une « devotio » sur tablette de plomb; 
lecture de Bvicheler, B. se sépare de lui sur deux points. 14. 'Avt^voOev lo 
est un parfait intensif à sens de présent qui se rattache à la racine àvO. 
15. «Alacer», c'est l'homérique aXxap. 16. 'EXeûOspo;, etlelatin« liber», ont une 
origine commune et sont un seul et même terme. 17. « Otium » exprime non 
une idée de vide et de privation, mais une idée de bien-être et de joie. 18. 
'Aeipo), « soulever, élever », vient probablement de ài^p. 19. TufAvoç est i6 
rapproché de yuïa. 20. « Afîatim », composé de « ad et satim ». 21. « Lex » 
est la «loi » et toute stipulation écrite, et forme la transition entre légère et 
lëgare. ^ De quelques emprunts probables en grec et en latin [Meillet]. 
Si dans certains cas il y a lieu de croire que le latin a emprunté au grec, dans 
d'autres il faut supposer que les deux langues ont indépendamment em- 20 
prunté à une troisième langue inconnue. Ainsi ûàxivôoç et « vaccinium » parais- 
sent pris à une troisième forme; de même xuTràpiffsoç et « cupressus », 
(jl{vOoç, (jMvôir) et « menta »; (FlpôSov et « rosa », Xeiptov et « lilium »; 
Tuxov (béot.) ffuxov (att.-ion.) et « ficus »; Fotvoç et « vinum ». M. remarque 
que ocfjLTtsXoç, pôxpuç n'ont, pas plus que le lat. « rac^mus », d'étymologie 25 
indo-europ. satisfaisante. ^ Du caractère artificiel de la langue homérique 
[Meillet]. M. rappelle, d'après Cuny, combien est capricieux et arbitraire 
l'emploi du dyel dans la langue homer. Il insiste ensuite sur la juxtaposition 
des diverses formes d'infinitif; sur celle des datifs en -m, -aai, -saat et des 
formes v)]£(T(T[, véecat, vr|U(yi; sur les formes contractes en -eirai qu'on est so 
obligé de laisser subsister; sur les éolismes dont cette langue est remplie et 
conclut avec M. Bréal que «les poèmes homériques ne sont pas très anciens 
et sont archaïsants » ; mais « la langue épique garde le souvenir de faits no- 
tablement antérieurs à la composition des textes conservés ». ^ Varia [Meil- 
let], L Latin « tum, quum » et zend tem, kem. IL D'une loi de la métathèse 35 
en grec. Dans les groupes du type occlusive -|- p (ou X), -f- voyelle, -|-occlu- 
vise, le gortynien transporte la liquide après la voyelle, excepté quand la 
syllabe est tonique ou quand la métathèse aurait entraîné le contact de p 
avec (jL. Exemples en gortynien et en pamphylien. III Cretois, tôt. Ce dat. 
Gortynien a le sens d'un démonstratif; Buck en a rapproché le lat. « uniis », 40 
M. préfère le rapprochement avec « is, eum ». 1f^ Fasc. 4. Etymologies la- 
tines [Bréal]. 1. « Spes », B. croit que le sens primitif a été « respira ion, ha- 
leine », il en rapproche le grec aTràto. 2. D'où vient le verbe « amare »? C'est 
probablement une formation nouvelle qui peut provenir de la langue des 
enfants; « amma » est l'un des noms de la mère en grec et en latin. B. écarte 46 
l'objection relative aux deux m en rappelant que « ïmitto » est pour « ob- 
mitto, immitto »; du reste la forme « ammat » est sur une inscript, latine. 
Tl Sur l'encbse du verbe « être » en latin [Marouzeau]. Le problème doit 
être examiné au point de vue de l'ordre des mots. Cas où l'ordre normal 
est « bonus est » ou « est bonus ». I. Les f. -s, -st ne se trouvent que lorsque la 60 
copule suit immédiatement l'attribut. II. La place de « autem ». III. Les 
monosyllabes en fin de phrase dans la prose métrique. IV. Comparaison 
avec la métrique des comiques. 1[ De la quantité des voyelles dans quelques 



200 1908. — FRANCE. 

formes de l'article grec [Meillet ]. L'art, est un mot accessoire et atone qui 
se lie intimement au mot suivant et tend à avoir des voyelles plus brèves 
que les mots principaux; ex. tirés de l'inscript. des Labyades, à Delphes, 
Les inconséquences de la graphie de cette inscript, font entrevoir des nuan- 

5 ces délicates de prononciation que l'alphabet grec ne permettait pas de noter 
d'une manière directe, f ^ Fasc. 5. Recherches sur l'emploi du passif latin 
à l'époque républicaine [Ernout]. I. Origine des formes. Avant d'étudier l'em- 
ploi du pass. lat., E. recherche comment et dans quelle mesure les formes 
moyennes ont été conservées dans les dialectes italiques. Examen d ugroupe 

10 celtique, du groupe osco-ombrien. Explication du type latin « fertur », de 
«feruntur»; des 2^ pers. sing. -ère, -eris; des i^^ et 2^ pers. plur. ; de 
l'impér. déponent médio-passif, etc. IL Emploi des formes. L'étude de E. 
« a pour objet d'établir que le passif a la valeur à la fois d'un impersonnel 
et d'un moyen ». Relevé complet des formes passives trouvées dans cinq 

15 comédies de Plaute, deux de Térence, le « de agricultura » de Caton, « Res 
rusticae » de Varron 1. 1, « DivinatioinQ. Caecilium » de Cicéron «, Debello 
Gallico « de César 1. II et III et six textes épigraphiques importants. E. 
traite ensuite de la valeur médio-passive des compléments du passif. 
La conclusion qui s'impose est que le sens impersonnel est le plus largement 

20 développé tandis que le médio-passif est très diminué. •[[ Sur le type de 
3^ per.conne du pluriel homérique w[/.vuov [Meillet], M. regarde comme cer- 
tain que la désinence indo-eur. de la 3^ pers. plur. du type athématique 
admettait le vocalisme o- Le grec a conservé ce vocalisme dans le type on 
-vOfjii. puisqu'une flexion Setxvuw, propre à l'actif, se voit à côté de B£ixvîi[xi. 

25 Exemples homérique des formes d'imparf. en -vuov; M. rappelle que pour 
certains verbes le type athématique fait défaut à l'actif. A .J. 

Nouvelle Bévue historique de Droit français et étranger- 
32^ année (1908). N" 1. La « Deductio quae moribus fit » [C. Chabrun]. 
Apporte à la thèse de Bôgli sur cette question si intéressante des arguments 

«0 propres à la fortifier. Elle servait à introduire l'interdit unde vi, à l'aide 
duquel au temps de Cicéron les plaideurs pouvaient faire régler la question 
de possession après entente amiable. Elle disparut rapidement et n'a jamais 
été qu'un détour ingénieux de procédure et non une véritable institution; 
d'où le silence de Gaïus. T| Quelques problèmes d'histoire des institutions 

35 municipales au temps de l'Empire romain [J. Declareuil]. Suite <cf. R. d. R. 
32, 199, 35>. L'administration municipale au iv^ et v® s. Le curator civi- 
tatis. Le défensor civitatis. ^ Hitzig, Altgriech. Staatsvertraege ûber 
Rechtshilfe [R. D.]. Il est difficile de suivre l'auteur dans son travail de syn- 
thèse qui n'en est pas moins utile comme réunion de textes que H. commente. 
^ Aug. AuDOLLENT, Defixionum tabellae... [Hi velin]. Science et diligence 
dignes de tout éloge. Tf E. Costa, Storia del diritto romano publico [Testaud]. 
Excellente histoire élémentaire. ^ I. BoRTOLucci,7nrfea; verborum graecorum 
quae in Institutionibus et Digestis occurrunt [Boulard]. Excellent travail; 
utile aux romanistes et aux papyrologues. 1î E. Levy, Sponsio, Fidepro- 
missio, Fidejussio : einige Grundfragen zum rôm. Burgschaftsrechte [Er. 
Perrot]. Excellente base de travail pour toute recherche dans ce domaine. ^ 
S. M. QuAGLiA, Il mandato in diritto romano [Lyon]. Mentionné. ^ R. de 
RuGGiERO, Depositum vel commodatum [Id.]. Important. ^ H. Bogli, Ueber 
Ciceros Rede fur A. Caecina [Chabrun]. Mérite une attention toute particu^ 
hère. ^ G. Ci.erici, Sul beneficium competentiae in diritto rom. Id., Sul Diritto 
successorio délie ^2 Tavole. Id., Sui contratti irregolari in diritto rom. — Id., 
Sulla Regola Catoniana. Id., Fr. n D. Ad Legem Juliam peculatus et de 
eacrilegio et de residuis [Lyon]. 1 et 2. Peu de valeur scientifique; 3 et 4 



REVUE ARCHÉOLOGIQUE. 201 

Eloges; 5, Cité pour mémoire, ^^f N» 2. Contribution à l'étude du serment 
nécessaire [L. Debray]. Complète l'étude de Dumelius sur cette institution 
dans la procédure civile rom. et sa réglementation dans l'Edit perpétuel 
(se continue dans le n° 3). ][ A travers la Condictio [J. Duquesne]. Analyse 
et examen du livre de PflUger, Ciceros Rede pro Q. Roscio comoedo, où ^ 
est traiter admirablement cette question importante en droit romain.. ^ 
Observations sur deux études concernant le droit de l'esclavage [W. W. 
Buckland]. 1, Transfert de la propriété par un esclave ; 2, Les manumissions 
prétoriennes. *\ R. Forrer, Reallexikon der praehistor, klassischen und 
iruchchristl. ^/feriitmer [Testaud]. Sera très utile. ^ Mélanges Gérardin [F. !<• 
Senn]. Analyse des mémoires contenus dans ce vol. et qui concernent le 
droit romain. ^ C. Bertolini, Appunti didattici diDiritto romano [Duquesne] 
fasc. 2-6. Eloges. ^ Studi giuridici in onore di C. Fulda [Duquesne]. Analyse 
T[ R. SoHM, The Institutes, a textbook oj the history and system of rom. private 
law [Testaud]. Trad. anglaise de J. C. Ledlie. Grands éloges. ^^ M» 3. i5 
Notes d'Épigraphie et de Papyrologie juridiques [E. Cuq] 1, Publicité des 
créances chirographaires et l'action Paulinienne d'après un papyrus du Br. 
Mus.; 2, Contribution à l'histoire des Novelles d'après une inscr. d'Ephèse; 
3, Deux inscr. inédites d'Aljustrel. ^ L'histoire de la Condictio Incesti 
d'après Koschembahr-Lyskowski [L. Michon]. Exposé avec réserves. T[^ 20 
N^ 5. Quelques problèmes d'histoire des institutions municipales au temps 
de l'Empire romain [J. Dfclareuil] (suite). L'administration des villes, les 
finances, les r( ssources, les dépensf s (se continue au n*' 6). H Le « Privilegium » 
en droit public à la fm de la République romaine [H. Legras]. Divers 
usages du mot « Privilegium » : L. cherche à déterminer le sens technique 26 
qu ce mot revêtait à la fm de la Répi bliqi.e, en écartant tous les usages de 
ce mot qui ne peuvent convenir au rôle alors joué par la règle des 12 tables. 
jfTf 6^ livr. Notes sur l'hypothèque en droit grec [R. Dareste]. 1, Droit de 
suite; 2, Publicité des hypothèques; 3, Ordre et rang des hypothèques 
entre elles; 4, Réalisation de l'h. en cas de non paiement à l'échéance, w 
Saisie et vente. Attribution du prix. — Prouve par l'examen des textes que 
l'hypothèque grecque et l'h. romaine se sont formées et développées de la 
même manière. A Athènes comme à Rome, elles produisaient le même effet. 
If Notes d'Épigraphie et de Papyrologie juridiques [E. Cuq]. Le marbre 
d'Aljustrel. Complément à l'art, précédent <cf. supra>. Corrections au *^ 
texte. A. S. 

Revue archéologique T. XI (1908). Jr et févr. Le sanglier de Meuzek 
[O. Hamdy]. Détails nouveaux sur ce sanglier en bronze d'un très beau 
travail et d'une patine verte très jolie du Musée de Con^tantinople. y, Les 
dieux cornus Galîo-Romains dans la mythologie irlandaise [H. d'Arbois *o 
de Jubainville]. Us y sont désignés par trois dénominations : personnages 
à visage de bouc, de vache, à tête de chèvre. 1[ Le relief de Tralles [R. Engel- 
mann]. Perdrizet à tort d'y voir une scène du mythe d'Antiope, une espèce 
de Taureau Farnèse; c'est une scène de sacrifice, on rapproche le taureau 
pour lui donner le coup de grâce. II LaMessa]inedeBordeaux[E.Espérandieu]. 45 
Trouvée en 1594, cette statue a disparu depuis 222 ans; elle n'est connue 
que par un dessin de J. de Lurbe et elle paraît être plutôt une Muse. If Les 
reliefs Thasiens d'Héraklès et de Dyonisos [W. Deonna]. Us ont concouru 
à l'ornementation des portes de Thasos et devaient être encastrés dans un 
mur, comme l'a supposé Mendel. ^ Maquette d'Apollon archaïque trouvée g© 
au Pentélique [G. Nicole]. Photographie de cette trouvaille; elle offre le 
même aspect qu'une statue d'Apollon archaïque trouvée à Stamato-Vouni 
en 1898 et dont N. la rapproche. ^ Tarpeia [S. Reinach]. Explication, au 



202 1908. — FRANCE. 

point de vue de l'histoire comparée des religions et des coutumes, de cette 
légende, l'une des plus singulières de l'histoire primitive de Rome. Tf Lettres 
de Grèce [G. Perrot]. Délos; historique ds fouilles. Delphes. ][ La pêche 
aux statues dans le temple de Karnak [Maspero]. Résumé des travaux et 

5 des fouilles. 1[ Les débuts de l'histoire de la Gaule [Fustel de Coulanges]. 
Leçon professée aux Tuileries en 1870. ^ Une chronique alexandrine sur 
papyrus [S. de Ricci]. Texte, analyse et comm. d'un précieux papyrus 
rapporté d'Egypte et contenant, malheureusement fort mutilé mais enrichi 
de curieuses miniatures, l'original grec perdu des Excerpta Barbari dont 

10 le texte latin fut décoLvert par Scaliger dans un cod. PnteauMS (auj. à Paris. 
Lat 4884). Il contient une chroniqie annuelle des événements les plus 
importants des années 383-392 ap. J.-C. ^ L'Aurige de Delphes [H. Lechat]. 
Il provient du monument des Kyrénéens exécuté par Amphion de Cnossos; 
dédié par Arkésilas IV de Cyrène pour commémorer son grand prix 

15 Pythique, il avait été commandé en 462. La statue de l'Aurige correspond à 
celui des trois personnages du monument que Pausanias nomme Battos et 
dont les deux autres ont disparu ; on n'a retrouvé que le bras de Kyréné. 
Battos est bien le nom d upersonnage, et les deux autres figures sont bien 
Libye et Kyréné ^ La villa Albani [H. Roujon]. ^ Assyriaca [S. R.]. Détails 

20 nouveaux très importants que King, Chronides concerning early Bahylonian 
Kings, apporte à la chronologie babylonienne. ^ Fouilles de Jéricho [Id.] 
T[ La Victoire de Calvatone trouvée en 1837 près Crémone, et qui date 
de 161 à 169, est bien comme l'a montré B.Schroeder un type grec arrangé 
en Victoire par les Romains. ^ H. Bulle, Orchomenos. 1, Die aelteren Ein- 

2é siedelungsschichten [A. J. Reinach]. Résultat des fouilles dirigées par Furt- 
waengler en 1903 et 1905. ^ Chr. Huelsen, Topographie der Stadt Rom. 
im Altertum, I, 3 [Id.]. Huelsen était tout désigné poi.r achever l'œuvre de 
Jordan. ^ J. Fûhrer i. . V. Schultze, Die altchristl. Grabstàtten Siziliens 
[S. R.]. Fera aiitorité sur la matière. ^ E. Espérandieu, Recueil général 

30 des bas-reliefs de la Gaule romaine [Monceaux]. Attendu et désiré depuis 
longtemps. ^ S. Gsell, Atlas archéol. de V Algérie [Id.]. Un des travaux les 
plus considérables et les plus utiles qu'on ait publiés sur l'Afrique latine. ^I 
Pauly-Wissowa, Real-Enc. u. s. w. XI [S. R.]. Grands éloges. ^ X. Poli, 
La Corse dans Vantiquité et dans le haut moyen âge [Id.]. Bon. ^ H. Nicolas, 

35 Une collection de lampes antiques [Id.]. Travail un peu d'amateur. ^^ Mars- 
avril. Statuette féminine de style grec archaïque (Musée d'Auxerre) [M. Col- 
lignon]. Statuette d'ancien style grec, haute de 65 cm., en calcaire gris jau- 
nâtre; représentant une femme debout, les pieds rassemblés, le bras gauche 
retombant avec raideur le long du corps, la main ouverte et étendue, le 

40 bras droit ramené vers la poitrine et la main posée à plat sur le sein. C'est 
une orante appartenant à la série des figures féminines archaïques en forme 
de xoanon. Examen détaillé du costume, de la tête, de la coiffure et du 
visage. Elle n'offre rien de commun avec les types les plus achevés de la sculp- 
ture ionenne et se place dans le groupe crétois. ^ Byzance et non l'Orient 

45 [G. Millet]. Le psau+ier serbe de Munich n'a pas été, comme le prétend 
Strzygowski, copié au xiv^ s. sur un original syrien du vi^'ou vii«; Byzance 
s'interpose entre lui et l'Orient; il a pris à son milieu la plupart des traits 
qui le distinguent. ^ Sculptures grecques inédites [W. Deonna]. 1, Torse 
archaïque de femme de Tanagra, appartenant à une statuette ressemblant 

60 à la Nicandra de Delos; 2, Fragment d'un groupe en tuf représentant un 
taureau terrassé par un lion : très mutilé; il est du premier quart du vi*^ s. ; 
3, Tête de cheval (Elei sis) pareille aux représentations sur certains vases 
du VI 6 s.; 4, Cheval monté par un cavalier (Eleusis) d'après 480; 5, 6, 7, 



REVUE ARCHÉOLOGIQUE. 203 

Quatre figures féminines; 8, Haut relief (Thespies) représentant une Nikè; 
9, 10, 11, Cippes et stèle funéraires (Thèbes et Tunagra). ^ Statuettes en 
terre cuite de Zuto Brdo en Se.'bie [Miloje M. Vassetz]. Fragments de sta- 
tuettes dont plusieurs acéphales, dont le type doit être d'origine Cretoise.^ 
Sur l'histoire du verre en Egypte [F. W. de Bissing]. Ce ne sont pas les ^ 
Phéniciens qui ont inventé le verre, il est originaire d'Egypte. T[ Une ordalie 
parle poison à Rome et l'affaire desBacchanales[S. Reinach]En331av. J.-C, 
il se produisit à Rome une série d'événements tragiques dont T. Live seul 
nous a laissé le récit (VIII, 18); c'est une véritable «affaire des poisons ». Or, 
le récit de T. Live est un arrangement, et en combinant des témoignages lo. 
dont le caractère rude et primitif lui échappait, il les a non seulement affai- 
blis, mais dénaturés; il en est de même pour cette autre affaire des poisons 
de 180 (T. L. XL, 37). Quant à l'affaire des Bacchanales (186), la relation 
ofTicielle des événements reproduite par T. L. XXXIX, 9, n'est qu'un tissu 
de mensonges destinés à couvrir la conduite inique et barbare du sénat i^ 
romain. ^ Nouvelles du monde grec [S. R.]. Restauration du temple de 
Phigalie, — Temple de Dionysos trouvé à Lindos avec 600 inscr., — Temple 
d'Artémis près de Mauriki.— Nécropoles à Tégée et à Athènes, — Stèles 
peintes de Pagase. T[ Contorniates [Id.]. Erreurs de Frôhner. ^C. Jullian, 
Histoire de la Gaule, 1 et 2 [S. Reinach]. Fondé sur le roc des textes. ^ T. R. ^o 
Holmes, Ancient Britain and the Invasion of Jul. Caesar [S. R.]. H. ne réflé- 
chit pas assez avant d'écrire. ^ W. J. Anderson et R. P. Spiers, The archi- 
tecture of Greccc and Rome [Id.]. Cette seconde éd. de cet utile ouvrage équi- 
vaut à une refonte presque complète de l'ensemble. Encore qqs. desiderata. *f[ 
W. R. Lethaby, Greek buildings represented by fragments in the Br. Mus. : 26 
1, Diana's Temple at Ephesus [id.]. De première main. 1| Jeffery, A Sum- 
mary of the architectural monuments of Cyprus [id.]. Mentionné. 1[. G. Nicole 
Meidias et le style fleuri dans la céramique attique [id]. Bien informé. ^ 
W. Deonna, La statuaire céramique à Chypre [id.]. Mention. ^ R. Knorr, 
Die verzierten. Terra sigillata Gefasse von Robtweil [id.]. Complément 30 
utile à l'ouvrage de Déchelette. ^ A. Merlin, Notes. Le Temple d'Apollon à 
Bulla Regia [id]. Beaucoup de soin. % F. Mouret, Sulpice Sévère à Prt- 
mauliac [id.]. Sérieux.^ E. Folzer, Die Hydria, Ein Beitrag zur griech. 
Vasenkunde [id.]. Très soigné. ^ Revue des Publications épigraphiques 
relatives à l'antiquité romaine [R. Cagnat et M. Besnier]. Texte de 37 inscr. 35 
Tl^ Mai-juin. Étude sur les formes architecturales dans les peintures de vases 
grecs [R. Vallois]. Étude d'ensemble sur les documents que les peintures 
de vases peuvent fournir aux historiens de rarchiteci>ure grecque. La colonne, 
dorique, ionique; entablements; frontons. Tf Grafïïtes figulins des Allieuxet 
d'Auvocourt (Meuse). [G. Chenet]. Supports d'enfournement marqués, avant *o 
cuisson, parles potiers gallo-romains de grafTites divers : Ch. en reproduit 
une quarantaine non cités par Déchelette rVases céramiques ornés. ][ H.Thé- 
denat, Le forum romain et les forums impériaux\G. P.]. 4® éd. de cet excel- 
lent livre. ^ H. Graillot, La villa romaine de Martres-Tolosane, villa Aconiana 
[Espérandieu]. Appréc. favorable. ^W.LARFELD,//odè.rfe/-gn'ecA.£'pigm/?AiÂ:, *5 
I Einleitungs- und Hilfsdisziplinen. Die nicht-attischen Inschriften [Jalabert.]. 
Commande le respect. Rendra les plus grands services aux professeurs et 
étudiants déjà au courant de l'épigraphie. *[f R. Forrer, Reallexikon der 
praehistor. klass. und friihchristl. AltertUmer [S. R.]. Grands éloges. ^ V. 
DoBRUSKY, Matériaux d'archéologie en Bulgarie, VI [S. R.]. Du plus ^o 
haut intérêt; rédigé malheureusement en bulgare. ^ Bienkowski-Bulanda- 
Przychocki-Sadjak, De aliquot Cracoviensis Musei principum Czartoryski 
monumentis [S. R.]. Extrait des Stromata in honorem C. Morawski [S. R.]. 



204 1908. — FRANCE. 

Ce musée contient qqs antiques de prix. •[[ W. H. S. Jones, R. Ross et G. G. 
Ellett, Malaria. A neglected factor in the history of Greece and Rom [id.]. Si- 
gnalé à l'attention des historiens, bien que mal composé et contenant des er- 
reurs singulières. Tf L. BoNNARD, La Gaule médicale [id.]. Excellente méthode : 

* bon livre. Mais les citations sont peu précises et même incorrectes.^ H. Wil- 
LERS, Neue Untersuchungen ilber die rôm. Bronzeindustrie von Capua und von 
Niedergermanien [id.]. Guide indispensable pour les archéologues qui ont à 
classer des récipients en bronze de l'époque rom. |[ W. Deonna, Les Sta- 
tues de terre cuite dans V antiquité : Sicile, Grande- Grèce, Étrurie et Rome [id.]. 

.'" Clairement disposé et bien illustré. Tn| Juill.-août. Nicopolis ad Istrum 
[G. Seure]. Suite <cf. R. d. R. 32. 203, 5>. Continuation delasériedesinscr. 
nicopolitaines, presque toutes grecques; variantes et restitutions, n^s 22- 
106. Monuments figurés : 8 bas-reliefs, 7 bronzes. Tables. ^ Sculptures 
inédites ou peu connues [S. Reinach]. Description de six statuettes. Héra- 

'^ klès assis; enfant endormi; Héraklès debout en bronze; guerrier de Celeia 
(Norique) offrant un mélange d'éléments gréco-rom. et barbares; bas-relief 
de Monaco : il n-^ doit être ni romain, ni antique. Tf Découverte en Hongrie 
[S. R]. Fouilles du camp rom. d'Inicrcisa (Dunapentèle). ^ Les papyrus 
Jouiga [J. Offord]. Tf Un hipposaïKia''- à supports [Ch. Dangebaud]. Trouvé 

20 à Alésia. ^ D. Baud-Bovy et F. Boissonnas. En Grèce, par monts et par 
vaux [Deonna]. Publication de luxe qui n'est pas destinée à dos érudits. 
Éloges. T[ A. J. EvANS, The prehistoric tombs of Knossos [A. J. Reinach]. 
Résumé. ^ L. W. King et H. R. Hall, Egypt and westcn Asia in the light 
of récent discoveries [Id.]. Véritable répertoire des faits nouveaux qui inté- 

2b ressent la civilisation ancienne. 1| J. de Saint-Venant, Dodécaèdres perlés 
en bronze creux ajouré de Vépoque gallo-romaine [Id.]. Modèle du genre. ^ 
Chr. HuELSEN, La Planta di Roma delV Anonimo Einsidlense. Id. La Roma 
Antica di Ciriaco d'Ancona [id.]. Résumé dans deux mémoires de deux sour- 
ces spéciales de la topographie romaine. Tf G. Macdonald and Al. Park, 

30 The Roman Forts on the Bar Hill [id.]. Résumé. ^ Th. A. Abele, Der Sénat 
unter Augustus [id.]. Minutieux : montre, contre Ed. Meyer, commen- 
A. a cherché à restreindre les attributions du Sénat romain. ^ O. Hirsch- 
FELD, Die rôm. Meilensteine [Id.]. Eloges. ^ M. Jatta, Le rappresentanze 
figurate délie proçincie romane [S. R.]. Des réserves. ^ G. H. Chase, The 

36 Loeb Collection of arretine Pottery [Id.]. Catalogue raisonné descriptif et 
explicatif sans vain bavardage. ^ F. Nicolardot, Les procédés de rédaction 
des trois premiers Évangélistes [Id.]. Recommandé à l'attention des histo- 
riens. ^Tl Sept. -cet. Marbres antiques des collections de Genève [W. Deonna]. 
Etude d'un certain nombre de marbres antiques qui méritent d'être publiés, 

40 bien qu'aucun ne se distingue par des qualités artistiques de premier ordre. 
17 n°8. ^ Les mercenaires et les colonies militaires de Pergame [A. J. Rei- 
nach]. Dans cet art. qui se continuera dans les livr. suivantes, R. réunit et 
classe pour la première fois tous les renseignements épars sur l'organisation 
mihtaire de Pergame. I. Convention d'Euméne I avec ses mercenaires. Epo- 

4b que delà Convention et débuts de la puissance militaire de Pergame (260). 
Clauses de la Convention. II (Nov.-déc.) Origine et organisation des merce- 
naires de Pergame. Caractères généraux de l'armée pergaménienne. Recru- 
tement des mercenaires dans ses rapports avec le développement de la puis- 
sance pergaménienne. (La fin de cette 2^ partie : Commandement et arme- 
'•*' ment des mercenaires, et une 3"^ partie sur les Colonies militaires de Pergame 
suivront dans les livr. de 1909.)^ Essai de chronologie préhistorique de la 
Péninsule Ibérique [J. Déchelette]. Sera continué dans les livr. suivantes. 
Présente une synthèse des découvertes récentes en les rapprochant des pré- 



REVUE CELTIQUE. 205 

cédentes et en soumet les résultats à un examen critique nécessaire. Epoque 
néolithique; âge du bronze. — (Nov.-déc.) Le premier âge du fer; le second 
âge du fer. ^ Catalogue des cartes postales illustrées, d'après les monuments 
romains de la France, l**' supplément [J. Déchelette]. 217 n"". ^ Le sarco- 
phage de Haghia Triada [A. J. Reinach]. Explication (3 fig.) des figures s 
décorant les quatre faces : questions qu'elles soulèvent. ^ Nouvelles fouilles à 
Knossos [Id.]. Résumé. ^ Un nouveau traité de saint Irénée [S. R.]. Publié 
en 1907 par Harnack : l'intérêt en est médiocre, mais il contient un passage 
d'après lequel Jésus serait mort sous Claude, à l'âge de 46 à 50 ans. ^ La 
danse grecque [S. R.]. Excellent article dans Nineteenth Century (mars 1906) lo 
par Miss M. A. Hincks. ^ L'origine du blé cultivé [Id.].][ A. Mosso, Le.Armi 
piu antiche di Rome e di Bronze [A. J. Reinach]. Recrue précieuse pour 
l'anthropologie et l'archéologie préhistorique. T[ R. Paribeni, Statuine 
in bronzo di guerrieri Galli [Id.]. Résumé. ^ Br. Kaiser, Untersuchungen 
zur Geschichte der Samniten, I [Id.]. Consciencieux. Apporte plus d'un rensei- is 
gnement nouveau. H G. Napoletani, Termo nel Piceno. J. Colasanti, 
Fregellae Id. Pinna [Id.]. Eloges. ^ J. Roman y Calvet, Los nombres e 
importancia arqueol. de las Islas Pythiusas [P. Paris]. Eloges. ^ Chaume, Le 
Trajectus de la Dordogne [Dieudonné]. Offre un intérêt archéologique, géo- 
graphique et philologique.^ Publication of the Princeton University. Archaeol. so 
Expédition to Syria in i904-i905. III, Greek and latin Inscriptions by 
E. LiTTMANN and W. K. Prentice [Jalabert]. Eloges. % Revue des Publi- 
cations épigraphiques relatives à l'antiquité romaine [Gagnât et Besnier]. 
104 textes grecs et latins. ^Tf Nov.-déc. Poids bilingue provenant de Pales- 
tine [R. Dussaud]. Plaquette en verre, de provenance syrienne, portant en 2S 
."•elief un lion accroupi et une inscr. bilingue assyrienne et araméenne. ^\ 
Le groupe des muses de la Villa d'Hadrien [P.G. Hvibner]. Huit de ces muses 
sont identiques avec le groupe de statues anciennes découvertes vers 1500 
dans la Viila d'Hadrien, comme le prouvent les dessins de Heemskerck 
[1 pi.); la neuvième est moderne. ^ M. Besnier, Les Catacombes de Rome so 
[Monceaux]. Excellente et très commode introduction à l'étude des Cata- 
combes. ^ E. Espérandieu, Recueil général des bas-reliefs de la Gaule 
romaine, II [Id.]. Eioges. ^ J. Maurice, Numismatique Constantinienne. 
Iconographe et chronologie : description historique des émissions monétaires 
[Id.]. Deviendra vite classique. Tj P. Gusman, La villa d'Hadrien près de se 
Tivoli. Guide et description [Id.]. Rendra service aux lecteurs pressés. % 
H. Sensine, Dans la lumière de la Grèce [Deonna]. Eloges. ^ Publications 
of an American archaeol. Expédition to Syria in 1899 1900. III, Greek and 
Latin Inscr. by W. K. Prentice [Jaiabert]. Qqs légères imperfections 
de détail n enlèvent rien à la valeur scientifique de ce livre. ^ V. Chapot, 4© 
La frontière de VEuphrate de Pompée à la conquête arabe [Bouché-Leclercq]. 
Appréc. élogieuse. T[ Revue des Publications épigraphiques relatives à 
l'antiquité romaine [R. Cagnat et M. Besnier]. 132 n°* suivis de Tables 
analytiques. ^T[ On trouvera en plus dans cette-Revue le Bulletin mensuel 
de l'Acad. des Inscr. et B. -lettres et le C. r. des séances de la Soc. Nat. 45 
des Antiquaires de France. H. S. 

Revue celtique, t. XXIX, n*" 1-2. Chronique de numismatique celtique 
[Ad. Blanchet]. 1. Quelques monnaies de bronze de Massalia portant la tête 
casquée de Minerve et, au revers, la figure de la déesse armée, du type de 
la Minerve Pronoia, on peut admettre qu'une statue semblable se trouvait m 
dans un temple de l'Acropole de Massalia. 2. L'inventaire des monnaies 
gauloises recueillies dans l'arrondissement de Clermont (Oise) fait connaître 
un nouvel exemplaire du bronze portant au revers « celecorix » avec la lé- 



206 1908. — FRANCE. 

gende ANADGOVONI. 3. Une monnaie de bronze, trouvée aux environs de 
Narbonne, porte la égende BITOYIOTOYO[C] qui est peut-être la forme 
celtique du nom de « Bituitus ». 4. Découverte d'un dépôt de 200 pièces de 
monnaies à la croix à Castelnau (Aude). 5. Trouvaille de 400 statères armo- 
5 ricains près Roz-Landrieux (Ille-et- Vilaine). 6. Objections à une théorie 
de Mowat relative aux pièces de bronze de Massalia qui portent un dau- 
phin au revers. 7. Sur les pièces de Nemausus au type des deux têtes et 
du crocodile avec adjonction d'une patte qui ressemble à un jambon. 8. 
Sur des statères d'argent de Moravie. 9. Sur un dépôt de pièces 

10 d'argent trouvées à Raffna (Hongrie) qui sont p.-ê. du ii^ s. av. 
J.-C. 10. Sur les monnaies celtiques des musées de Cilli et dePettau (Styrie 
mérid.). 11. Sur les pièces fourrées. 12. Petites monnaies concaves avec cheval 
bondissant sur une face et revers lisse, trouvées à Karlstein (Hte-Bavière), 
dans des cabanes de la dernière période de la Tène. 13. Les fouilles de Sza- 

15 lacska (Hongrie) ont fourni des coins monétaires très importants. ^ Chroni- 
que [D'Arbois de Jubainville]. Camille Julian, Histoire de la Gaule, t. I et II, 
Quelques critiques relatives à des noms de rivières que J. croit être ligures 
et aux druides; elles ne diminuent en rien la haute valeur de l'ouvrage. ^ 
SÉBiLLOT, Folklore de France, t. IV. Contient des passages intéressants à 

20 rapprocher d'usages celtiques constatés dans les îles britanniques. ^ T. R. 
Holmes, Ancient Britain and the invasion of Julius Caesar. La première par- 
tie traite de l'histoire du pays depuis le temps les plus reculés jusqu'à 
43apr. J.-C. La seconde est un recueil de dissertations sur les sujets les plus 
variés. Il y a des points sur lesquels les spécialistes pourront contester la 

2i compétence de l'auuter. ^ William Ridgeway, The date of the first Shaping 
of the Cuchulain-saga. Incontestable valeur au point de vue archéologique; 
mais l'auteur ignore l'irlandais. Critiques de détail. ^ Peter Skok, Die mit 
den sufflxen -acum, -anurn, -ascum, -uscum gebildeten sudjranzôsischen 
Ortsnamen. Mémoire qui semble avoir pour objet de compléter et rectifier 

30 quelques opinions du rp., qui répond au sujet des sufïixes -asco et -usco, 
regardés par lui-même comme ligures. ^ Mario Esposito, Liber de Astronomia 
du moine Dicuil, extrait des « Proceedings » de la R. Irish Academy, t. 26. 
Édition faite d'après un ms. de Valenciennes du ix** s. ^ X. P. Power, The 
placenames of Decies. Par mi les noms de lieu des « Dessi », il y en a qui re- 

36 montent plus haut que l'arrivée des Celtes en Irlande. Cet ouvrage manque 
d'index et les renvois ne sont pas toujours précis. ^ Raoul de Felice, Essai 
sur l'onomastique des rivières de France. Quelques bonnes choses, mais l'au- 
teur ne connaît pas assez les langues celtiques. ^ J. Vendryès, Grammaire 
du vieil islandais. C'est la grammaire des textes réunis par Whitley Stokes 

40 et Strachan dans le « Thésaurus palaeohibernicus». Compte rendu élogieux. 
^^ No 3 Les Cimbres et les Cymry[D'arbois de Jubainville]. L'auteur d'ac- 
cord avec le C.I.L,, Strabon, Pline, Tacite et Ptoléméc, maintient contre 
Kidgeway que les Cimbres étaient des Germains. ^ Chronique [D'Arbois 
de Jub.]. DÉCHELETTE, Mauuel d' Archéologie préhistorique, celtique et gallo- 

46 romaine. Analyse. ^ A. Meillet. Les dialectes indo-européens (dans la collect. 
linguistique publ. p. la Société de linguistique de Paris); brève analyse. Ij 
E. Espérandieu, Les fouilles d'Alésia en 1906. Analyse. A. J. 

Revue critique. 42'= année. T. LXV. 6 jr. Die Briefe des Libanius zeitlich 
geordnet v. O. Seeck [My]. Démonstration élégante et instructive. ^ R. Del- 

50 BRtJCK, Hellenische Bauten in Latium, I (pi.) [R. C.]. Beau travail, digne de 
l'auteur et de l'Académie de Berlin qui en a fait les frais. ^ T. Livi ab U. c. 
libri. Ed. Anton Zingerle. P. 7, fasc. 5 Ed. maior [P. L.]. Edition très 
soignée qui sera la base de tous les travaux sur ce livre de Tite Live. Tf 1) 



REVUE CRITIQUE. 207 

Briefe an Desiderius Erasmus von Rotterdam hrsg. v. L. K. Enthoven 
(1 pi.). — 2) Opus epistolarum Des. Erasmi Roterodami denuo recogn. P. S. 
Ai.LEN [Id.]. 1) A publié les lettres, en partie inédites du ms. de P.reslau 
Rehdigeranus 254, en les accompagnant de remarques historiq es qui résol- 
vent certaines obscurités. — 2) Répond à toutes les exigences de la science. & 
^Tf 13 jr. Wilhelm Weber, Untersuchungen zur Geschichte des Kaisers 
Hadrianus [Gagnât]. Il eût été difficile d'apporter à ce travail d'une lecture 
pénible plus d'érudition que n'en a déployé W. Dans le détail, tout est bou- 
leversé. ^ Des heil. Irenasus Schrift zum Erweise der apostolischen Verkiin- 
digung in armenischer Version entdeckt und ins Deutsche hrsg. v. Karapet lo 
Ter-Mêkêrttschian u. Erwand Ter-Minassiantz [Paul Lejay]. Inté- 
ressant morceau qui paraît contemporain des débuts de Tertullien. Tf 
Hegemonius Acta Archelai hrsg. \. G. H. Beeson [Id.]. Mérite de devenir 
l'édition fondamentale de ce curieux ouvrage. ^ 1) G. N. Bonwetsch, Die 
unter Hippolyts Namen iiberlicferte Schrift ûber den Glauben. — 2) Hugo 15 
KocH, Vincenz von Lerin<s> u. Gennadiusllà.l. l)Trad. allemande d'après 
la trad. russe de Karbelov. — 2) Brochure intéressante, toutefois le critique 
conteste que V. ait écrit le commonitorium pour lui et tout au plus pour ses 
confrères. ^ Origo Contantini Imperatoris sive Anonymi Valesiani pars 
prior. Commentario instruxit Westerhuis [Id.]. Une bonne conjecture 20 
§ 8 Quo Gaesar<e>. Le commentaire gi'ammatical est suffisant; le com- 
mentaire historique est surtout développé, mais appelle quelques réserves. 
1|*If20 jr. Edwin Mayser, Grammatik der griech. Papyri aus der Ptolemder- 
zeit Laut- u. Wortlehre (My]. Ouvrage d'une portée considérable, indispen- 
sable pour l'étude approfondie de la langue grecque, en dépit de qqs légères. 25 
imperfections, ^f A. Boughé-Leclercq, Histoire des Lagides. T. 3 et 4 
[d'Arbois de Jubamville]. Montre quel intérêt offre l'étude de la civilisation 
égyptienne sous les successeurs d'Alexandre. 1[ Gamille Jullian, Histoire 
de la Gaule. T. 1 : Les invasions gauloises et la civilisation grescque. T. 2 : 
La Gaule indépendante [Bouché- Leclercq]. Les historiens feront bon visage 30 
à un système qui abat les cloisons étanches entre des peuples appartenant 
tous (sauf p. e les Ibères) à la branche indo-européenne. Les linguistes seront 
peut-être plus rétifs, mais les uns et les autres reconnaîtront qu'ils sont en 
présence d'une œuvre partie de la main d'un maître qui est, par surcroît, 
un écrivain.^ Pau! Harre, Lateinische Grammatik. P. 2. Syntax et Latei' 35 
nische Wortkunde 4«' éd. p. p. Meusel [P. L.]. Les changements témoignent 
du soin qu'a pris M. et de l'attention avec laquelle il suit le mouvement 
philologique. TJ Le satire d'Orazio da Pasquale Giardelli [Id.]. Des notes 
donnent les renseignements les plus indispensables. %\) Ciceros Reden gegen 
L. Catilina v. H. Nohl. — 2) M. Tulli Ciceronis Tusculanarum libri quin- lu 
que, y. Th. Schiche, 2^ éd.-^ 3) C. Julii Caesaris commentarii de bello civili, 
V. Th. Paul, bearb.v.Gustav Ellger, 2eéd., [Id.].l) Annonce. 2) Les notices 
sont précises et assez développées. 3) Édition très pratique pour laquelle 
Meusel a revu le texte du livre 3. ^ Th. Mommsen, Le droit pénal romain, t. 3, 
trad. française de Duquesne [Id.]. Gomprend la suite du livre iv, les délits 45 
et le livre v, les peines. Trad. exacte et soignée. Tf Ussani, Su VOctavia [Id.]. 
Gonclut que cette pièce a été écrite entre 79 et 83 /84. ^[^ 27 jr. P. Masque- 
RAY, Abriss der griech. Mttrik im deutsche iibers. v. Br. Preller [My]. Trad. 
d'une scrupuleuse exactitude qui a su conserver la clarté et la concision de 
l'original. •[[ Ludwig von Sybel. 1) Einfiihrung in die altchristliche Kunst, 60 
T. 1. Einleitendes, Katakomben (pi.). 2) Die klassische Archaeologie u. die 
altchristliche Kunst [Lejay]. 1 ) Manuel d'art chrétien écrit du point de vue 
de l'antiquité classique. 2) Comme le premier, excellent, neuf aussi plus par 



208 1908. -- FRANCE. 

le détail que par l'idée générale. ^ Félix Mouret, Sulpice Sévère à Pnmuliac 
[P. L.]. Des détails intéressants mais insdfiisants pour identifier la topogra- 
phie de Primuliac. ^ Œuvres complètes de S. Ennodius, T. 1. Lettres, texte 
latin et trad. française par S. Léglise [Id.]. Ne donne pas un décalque 

6 exact de l'original. T| Henriette Dacier, Saint Jean Chrysostome et la femme 
chrétienne au IV* siècte de VEglise grecque [L. S.]. Livre d'édification. ^ 
X.HuRTH,£>e Gregorii Nazianzeni orationibus funebribus <cl. supra p. 57, 
1-15> [P. L.]. Utile travail de débutant. H F. Martroye, Genséric, la conquête 
vandale en Afrique et la destruction de V Empire d'Occident [S.]. Est en progi'ès 

10 sérieux. T|^ 3 fév. Epistulae privatae graecae quae in papyris aetatis Lagi- 
darum servantur [My]. Sera accueilli avec faveur. 5[ Divisiones quae vulgo 
dicuntur Aristoteleae éd. Mutschmann [Id.l. M. a donné du Marcianus 257 
un texte aussi bon qu'il a pu. Au sujet de Diogène Laërce, on s'étonne de 
la préférence donnée au Parisinus 1750 (P) qui très rarement donne seul 

15 le bon texte. 1[ E.H erkenrath, Der Enoplios, ein Beitrag z. griech. musik 
[Id.]. D'une lecture ardue et qui ne laisse pas une impression d'ensemble 
bien définie; utile néanmoins. %^ 10 févr. P. Wendland, Die hellenistische 
rômische Kultur in ihren Beziehungen zu Judenthum n. Christenthum 
[LoisyJ. S'est dignement acquitté de sa tâche. ^ Pierre de Nolhac. Pétrarque 

i*" et l'humanisme. Nouvelle éd. ouvrage excellent comme œuvre d'art et comme 
œuvre de science. ^^ 17 févr. Dionysi Halicarnasensis, Antiquitatumroma- 
narum quae supersunt vol. iv [Am. Hauvette]. Annonce de ce volume qui 
contient les livres x et xi ainsi que les fragments des livres suivants. % 
A. HoLDER, Alt-celtischer Sprachschatz, 11^ livr. U.-Vesontio [G. Dottin]. 

25 Annonce accompagnée de qqs. observations onomatologiques. ^^ 27 fév. 
P. Waltz, 1) Hésiode et son poème moral; — 2) De Antipatro Sidonio [My]. 
1) Est une des bonnes études de littérature grecque qui ont paru en France 
dans ces dernières années. — 2) C'est surtout dans la partie grammaticale 
que W. paraît le plus maître de son sujet. ^ L. Méridier, 1) L'influence de la 

9*^ seconde sophistique sur V œuvre de Grégoire de Nysse \ — 2) Le philosophe Themis- 
tios devant l'opinion de ses contemporains [My]. Deux bons ouvrages (le 
premier ?uHout) qui certes ne sont pas sans défauts et qui décèlent de l'inex- 
périence, mais qui ont aussi de grandes qualités. ^ Excerpta historica jussu 
Imp. Constantini Porphyrogeniti confecta, Vol. 2. Excerpta de Virtutibus 

36 et Vitiis. P. 1 rec. Th. Bûttner-Wobst éd. curavit A. G. Roos. — Vol. iv, 
Excerpta de Sententiis éd. U. Ph. Boîssevain (pi.) [My]. Boissevain a conçu 
son annotation d'une manière plus intéressante et plus instructive que ne 
l'a fait T.-W. Tflf 5 mars. J. Kromayer, Antike Schalchtfelder in Griechen- 
land. T. 2 (pi.) [Am. Hauvette]. Même plan et même soin que pour le 

-*o vol. I. TI Paul FoucART, Étude sur Didymos [My]. Discussion qui est un 
modèle de science, d'ordre et de clarté. Le dernier mot semble bien dit par 
F. sur un grand nombre de questions relatives à Démosthène. ^ Procopii 
Caesarensis opéra omnia recog. J. Haury. Vol. m. 1. Historia quae dici- 
tur arcana [My]. Bonne éd. dont le texte s'appuie sur trois mss. dont P 

*^ (Paris, suppl. graec 1185) est le meilleur, appareil critique soigné, conjec- 
tures souvent excellentes. ^ Scriptorum classicorum bibbotheca OxoniensiS; 
M. Tulli Ciceronis Orationes. Divinatio ifiQ. Caecilium. InC. Ferrem recogn. 
W. Peterson (Clarendon Press) [E. Thomas]. Si l'éd. marque un progrès 
considérable, de l'autre il y a un recul. La mise en œuvre n'a pas répondu 

50 à ce que paraissait annoncer la préparation du livre. Tf H. Hilgenfeld, 
Verzeichnis der von Adolf Hilgenfeld verfassten Schriften [L. C.]. Bibliogra- 
phie très utile, faite avec grand soin. 1[1[ 12 mars. Scriptores originum 
ConstantinopoUtarum rec. Th. Preger. Faso. 2. Ps.-Codini origines conti- 



REVUE CRITIQUE. 209 

nens (pi.) (Bibl. Teubner). [My]. A suivi pour Ja critique du texte le meilleur 
parti. L'ouvrage important par lui-même est rendu plus utile encore grâce 
aux excellents index qui le complètent. ^ Cari Pasch, 7.ur Geschichte u. To- 
pographie von Narona [R. C.]. Description très consciencieuse et commen- 
taires archéologiques fort soignés, ^f Apostolid es, rXw(7<7txat [xsXsTai i\ 5 
àcp&p [i.r|Ç Twv 'AxaoTj [xeVxcSv àvay vio cri/. ârojv tou y.. F. N. XaT^'/joix t 
[My]. Mélange d'observations philologiques discutables et d'étranges 
théories linguistiques aboutissant à une conclusion surprenante. ][ 
Headlam, a Book of greek verse [My]. Traductions élégantes sinon d'une 
exactitude rigoureuse 7 B. Gerth, Griechische Schulgrammatik, 7® éd. [My]. lo 
Quelques changements sur l'éd. précédente. If Alfred Merlin, Rapport sur 
les inscr. latines de la Tunisie (Nouv. Arch. Mss. scientifiques, t. 14) [P. L.]. 
Permettra d'attendre le nouveau supplément du Corpus. If Annonce de la 
Revue ^rcAiV /. Urkundenjorschung éoni le 1®"" numéro contient entre autres 
une étude de K. BRANDT,£)e/* byzantinische Kaiserhrief aus St. Denis. ^ Al- 16 
brecht von Notthaft, Die Légende von der Altertums- Syphilis [N.]. Etude 
érudite qui intéressera les médecins et les philologues.^^ 19 mars.W. Nawijn, 
De praepositwnis Tripa significatione atquu usu apud Cassium Dionem [My]. 
Etude sérieusement faite dans l'ensemble et qui sera utile bien que N. dans 
certains passages n'ait pas saisi la construction exacte et la nuance due 20 
à l'emploi de Tuapi. Tf riopçupioD 'Acpopaat xpôç xà vo-/)Tâ rec. B. Mom- 
MERT [My]. D'heureuses conj. en plusieurs passages. ïf 1) Harold L. 
AxTELL, The déification of abstract ideas in roman Littérature and inscrip- 
tions. — 2) Mary B. Peaks, The gênerai civil and military administration of 
Noricum and Raetia (ibid.) [Cagnat]. 1) Consciencieux et bien documenté. 25 
— 2) Répertoire dont l'abondance des documents et des citations et la 
précision apportée au travail constituent la valeur, ^f Anicii Manlii Severini 
Boethii in Isagogen Porphyrii commenta rec. Samuel Brandt [Lejay]. S'est 
acquitté de sa tâche avec conscience et habileté et offre un texte sous une 
forme lisible et sûre. Tf Sophokles'' Antigone hrsg. Fr. Schubert bearb. v. 30 
L. Hûter, 7^ éd. [My]. Le texte s'écarte de celui de Dindorf-Mekler en une 
soixantaine de passages, pour revenir le plus souvent aux leçons du Lau- 
rentiajius. ^ Herodot, Auswahl f. d. Schulg. hrsg. v. A. Scheindler, L Text, 
2^ éd. [My]. Annonce. ^ Platons Apologie des Sokrates u. Kriton f. d. Schulg- 
hrsg. V. A. Th. Christ, 5^ éd. [My]. Les qqs pages sur Platon et ses écrits sont 35 
assez superficielles. ^ Odissea di Omero edizione da L. Leveghi [My]. Suit 
pas à pas la 4^ éd. d'A. Th. Christ. ^ Homeri Ilias Schulausgabe v. P. Cauer, 
2 vol. Odyssée Schulausg. v. P. CauBR [My]. L'éloge des petites éditions 
d'Homère de C. n'est plus à faire. ^ Griech. Lyriker in Auswahl hrsg. v. A. 
BiesE. P. 2. [My]. A signaler seulement les correction de qqs fautes. ^ R. 40 
KuNZE, Die Germanen in der antiken Literatur, eine Sammiung der wich- 
tigsten Textstellen P. 2. Griech. Literatur [My]. Est le pendant du vol. I : 
Rom-Literatur, publié en 1906. ^ Tourtzevitz, Eine Kaiserrede [My]. Sé- 
rie d'observations relatives au discours d'^lius Aristide Eiç padtXéoc ; 
L'auteur a reconnu "avant B. Keil qu'il s'agissait de Macrin. ^^f 26 mars. 45 
Maxime Collignon, Scopas et Praxitèle, [de Ridder]. Supérieur au Phi- 
dias de Lechat de cette même collection, qui n'était pas sans mérite, 
d'un art supérieur, plus mesuré, plus délicat et plus sobre. If J. Westen- 
BERGER, Galeni qui fertur de Qualitatibus incorporels libellus [My]. Texte 
puis lisible et plus conforme à la tradition manuscrite. Toutefois les argu- bo 
ments de W. pour contester à Galien l'authenticité du traité sont insuffi- 
sants. ^ Georg. Grutzmacher, Hieronymus. T. 2. Sein Leben u. seine 
Schriften [Lejay]. Se lit avec un vif intérêt. Quand il sera terminé, il restera 

R. UE PHiLOL. — Hevua des Revues de 190S. XXXIII — 14 



210 " 1908. 



FRANCE. 



longtemps l'ouvrage capital sur S. Jérôme. 1[^ 2 avr. Otto Apelt, Der Wert 
des Lebens nach Platon [My]. Ce qu'il y a de nouveau dans cet art. c'est l'in- 
terprétation du passage des Lois 803 c. ^ Platonis opéra rec. J. Burnet. T. V. 
Tetralogiam ix. Definitiones et Spuria continens [My]. Fait honneur aussi 
6 bien à B. qu'à la presse Clarendonienne et restera un monument de saine 
critique, indispensable pour l'étude du texte de Platon. ^ C. H. Grandgent, 
An introduction to vulgar Latin [Lejay]. Rendra des services. ^^ 9 avril 1) 
JEschyli cantica. — 2) Sophoclis cantica digessit O. Schrôder [My]. Théorie 
séduisante. Le critique n'est pas pleinement convaincu mais ne demande 

10 qu'à l'être.^ GeschUtze auf handschriftlichen Bildern hrsg. u. erl. v. Rudolf 
Schneider [My]. A victorieusement démontré que les figures qui se mon- 
trent dans les mss. des ingénieurs grecs ne sont nullement dépourvues de 
valeur. S. a publié les Belopoeika de Héron d'après les collations de Wescher 
avec un appareil critique et une trad. en allemand. S. a apporté qqs i^ieu- 

15 reuses, corrections au texte. *f[ L. Wenger, Die Stellvertretung im Rechte der 
Papyri [My]. Important tant pour l'histoire du droit antique que pour la 
connaissance de l'administration des provinces par Rome. ^ Otto Th. Schulz, 
Das Kaiserhaus der Antonine u. der letzte Historiker Roms [Maur. Besnier]. 
Patientes recherches qui fournissent un essai de reconstitution du texte 

20 primitif de 1' « Histoire Anonyme » d'après les extraits qu'en avaient faits 
les auteurs de l'Histoire Auguste. ^^ 16 avr. H. Schone, Repertorium griech- 
W ôrterverzeichnisse u. Speziallexika [My]. Publié trop hâtivement; rendra, 
des services, mais non tous les services qu'on en pourrait attendre. ^ Papyrus 
grecs publiés sous la direction de Jouguet. T. 1. Fasc. 1 [My]. Il est à 

2j souhaiter que les futurs fascicules soient publiés avec autant de soin et de 
compétence. Toutefois le document n° 1 qui contient un devis de terrasse- 
ment eût demandé plus de précision dans le commentaire. ^ Der Anfang 
des Lexikon des Photios hrsg. v. R. Reitzenstein [My]. Importante addi- 
tion à l'histoire des Étymologiques grecs du même auteur. ^^ 23 avr. Eugen 

3(j Petersen, Die Burgtempel der Athenaia (pi.) [de Ridder]. Système qui 
mérite l'attention et dont devra tenir compte toute étude impartiale de 
l'Erechtheion. ^ Alkmans Partheneion. Ein Beitrag z. lakonischen Arte- 
miskulte v. R. C. Kukula [My]. Interprétation qui ne satisfait pas plus 
que celle de ses devanciers; K. a laissé aller son imagination et ne s'est pas 

35 attaché rigoureusement à la lettre du texte <v. R. d. R. 32, 101, 37>. If 
Sophokles erkl. v. Schneidewin u.Nauck 7. Bândchen. 1) Philoktetes. 10. 
Aufl. bes. V. L. Radermacher. — 2) The Ajax of Sophocles with a com- 
mentary abridged from the larger édition of R. Jebb by A. C. Pearson 
[My]. l) Commentaire sensiblement modifié. Le texte a été retouché dans 

40 le sens conservateur. — 2) Bonne œuvre de professeur qui fournit aux étu- 
diants un excellent instrument de travail sans les dispenser toutefois de 
recourir à la grande édition. ^ 1 ) Euripides, The Heraclidae éd. by A. G. 
Pearson. 2) Demosthenes, Philippics i, ii, m éd. by Gilbert A. Davies [My]. 
1) Éd. très soignée qui est une des meilleures de la Pitt Press Séries. — 2) Le 

45 texte est celui de Blass, modifié en certains passagers d'après celui de But- 
cher. Les notes sont copieuses et rendront des services; on les voudrait parfois 
plus explicites et plus solides. ^ Lesbonactis sophistae quae supersunt éd. 
Fr. KiEHR [Id.]. Bon travail. ^ P. Frisch, De compositione libri Plutarchei 
qui inscribitur Hepl "latooç xal 'Oai'ptooç [My]. Diss. intéressante et bien 

50 qu'on y puisse désirer parfois plus de clarté, tout ce que dit F. a une grande 
apparence de raison. *f A. Philippson, Das Mittelmeergebiet, 2^ éd. [B. A]. 
Excellent ouvrage presque sans changements sur la l""^ éd. H f V. Henry, 
Précis de grammaire comparée du grec et du latin, 6^ éd. [Meillet]. H. aurait 



REVUE CRITIQUE. 211 

sans doute fait qqs changements sur divers points s'il avait pu préparer 
J'édition. L'ouvrage néanmoins continuera à rendre les services qu'il rend 
depuis longtemps. ^ Vittorio Macchioro, TJImpero romano nslV età dei 
Severi [R. C.]. Tableau d'ensemble très poussé au noir, mais intéressant. ^^ 
30 avr. Platons Symposion oversat af H.R.'EDER[My]. Trad. dont le principal » 
mérite est de rendre avec exactitude le mouvement et l'allure du texte. 
^ Leges Graecorum sacrœ e titulis collectas. P. 1. Fasc. 1. Leges Grœcise et 
Insularum éd. L. Ziehen [My]. Commentaire sobre, le lecteur est néan- 
moins renseigné sur tout ce qui peut l'éclairer. ^ -{- R. Jebb, Essays and 
Addresses [My]. Réimpression d'articles de valeur bien inégale. ^ Ussani, lo 
Intorno alla novissima edizione di Lucano (Studi italiani de Filol.) [P. L.]. 
Critique avec justesse la 2« éd. d'Hosius, éclaircit plus d'une question 
embrouillée touchant aux textes et aux scholies, et abonde en vues qui 
intéressent les historiens et -les philologues. ^ Fritz Hache, Quaestiones 
archaicae. 1. De A. Gellio veteris sermonis imitatore. 2. De Ennii Eh^emem 15 
[É. T.]. Du soin, mais rien d'original. ^ M. -H. Morgan, On the language of 
Vitruvius [P. L.]. Tout à fait convaincant en faveur de la date tradition- 
nelle et en même temps bonne contribution à la connaissance du latin 
après l'époque classique. ^ H. Weinel, Die Stellung des Urchristenthums zum 
Staat [P. L.]. Beaucoup d'observations fines. % Lateinische Litteraturdenk- 20 
màler. Fasc. 17. A. Roulerius, Stuarta Tragoedia pp. Roman Woerner. 
Fasc. 18. Petrus Mosellanus, Paedologia pp. Hermann Michel [L. R.]. 
Ajoutera à notre connaissance de la littérature pédagogique et dramatique 
de l'humanisme. ^][ 7 mai. W. Deonna, La statuaire céramique à Chypre 
[de Ridder] Répertoire qui rendra des services bien que forcément incomplet. 25 
^ J. W. White. 1) « Logaœdic )> mètre in greek comedy. — 2) Enoplic mètre 
in greek comedy [My]. i) Bon chapitre de métrique grecque. — 2) Ana- 
lyse fine et serrée <Pour l'analyse v. R. d. R. 35, 184, 21 6t 183, 24>. 
^ 1) J. A. Scott, Prohibitives with Ttpdç and the genitive. — 2) Cari 
D.BvcK, The interrelations of the greek dialects [My]. 1) Juste, mais on 30 
demandera si la même conclusion ne vaut pas pour toutes les proposi- 
tions prohibitives de même forme. <lbid. 182, 13>. — 2) Méritoire 
<ibid. 181, 35>.^ Lucianus. Edid. Nils Nilén. Vol. 1. Fasc. 1, libelli 1-14 
(Bibl. Teubner) [My]. N. est conservateur, conjecture rarement et n'admet 
qu'à bon escient les corrections proposées par d'autr.es. Toutefois, en cer- 35 
tains passages on peut estimer une correction inutile lorsque le texte est clair 
et sensé. Tf 1) K. Reik, Der Optativ bei Polybius u. Philo v. Alexandria. 

— 2) H. F. Allen, Theinfinitivein Polybius compared with the Infinitive 
in biblical greek [My].l) D'une clarté presque mathématique. — 2) Etude 
presque entièrement statistique. If fTh. Fritzsche, Die Wiederholungen bei 40 
Horaz [P. L.)] Fait avec le plus grand soin. ][ G. Blecher, De extispicio 
capita tria [Id.]. Bon recueil de textes. B. a le mérite de faire entrer la pré- 
cision et la rigueur dans ces matières, inf 14 mai. E. M. Rankin, The rôle of 
the Motyetpot in the life of the ancient Greeks... [My]. Le meilleur des cha- 
pitres a trait à la condition sociale des y.. R. a tiré des conclusions souvent 45 
justes de l'interprétation des textes, mais l'ensemble manque de coordina- 
tion. TJ E. Capps, 1) Epigraphical problems in the history of ancient Comedy. 

— 2) The « more ancient Dionysia)^ at AthenslMy'l. 1) Conclusions déduites 
avec beaucoup de pénétration, mais qui attendent une démonstration plus 
complète et plus sûre < v. R. d. R. 32, 173, 16>. — 2) Même après l'ingé- 50 
niuese discussion de C, la question reste insoluble, <Cf. ibid. 179, 18>. ^ 
Mschyli Tragœdise, iterum edidit revisas H. Weil [My]. W. fait preuve 
de prudence: en 150 passages environ, il est revenu à la tradition manuscrite; 



2l2 1908. — FRANCE. 

il aurait pu aller plus loin dans cette voie. T[ Grammaticse romanse. fragmenta 
coll. Hygin Funaioli [Lejay]. Recueil de fragments mais qui n'en est 
pas moins précieux, f^ 21 mai. Iphigénie en Tauride, texte grec. 
Comment, critique et explic. p. Jlenri Weil, 3« éd. [My]. La valeur 
5 du texte est à peu près la même dans cette éd. que dans la 2". 
« S'il est amélioré en quelques passages, en d'autres au contraire il est 
douteux qu'il soit préférable. » ^ J. Nicole, L'Apologie d'Antiphon 
ou Aôyoç TreptMsTaffxacewç, d'après des fragments inédits sur papyrus 
d'Egypte [My] .11 a dans cette découverte une source de recherches intéres- 
10 santés sur l'histoire de l'éloquence attique. ^ Philodemi II z ^\ olxùvofjitaç 
qui dicitur libellus. Edid. Chr. Jensen (Bibl. Teubner.) (pi.) [My]. Ce qui 
fait le mérite de cette éd. c'est non « seulement son texte, qui est soigneu- 
sement établi et lisible, mais aussi sa disposition. ^ Henri Bornecque, Les 
clausules métriques latines [R. Pichon]. C'est la «somme» la plus complète 
15 q 'onpuisse souhaiter des questions relatives à laprose métrique. Elle ne met- 
tra pas fin à toutes les controverses, mais sur bien des points B. semble plus 
près de la vérité que ses adversaires. T|*^ 28 mai. Mélanges de la Faculté orien- 
tale de V Université Saint-Joseph de Beyrouth. Vol. 2 (pi.) J.-B. Chabot]. Les 
Inscr. grecques et latines publiées par Jalabert sont de moindre importance 
20 que celles du !<''■ vol. <v. R.d.R.32, 208, 32 >; plusieurs cependant méritent 
l'attention des épigraphistes. Un milliaire, publié par Mouterde, montre 
qu'Antioche était « cap ut viae » d'une voie romaine aboutissant à "Ky.'t\ (Pto- 
lémais). ^Margarete Bieber, Dos Dresdner Schauspielerrelief. EinBeitrag z. 
Geschichte des tragischen Costums... [My]. Très bonne étude, dont les 
26 conclusions, pour hardies qu'elles puissent paraître, sont néanmoins fort 
vraisemblables. ][ Hitzig, Altgriech. Staatsvertrdge [My]. Utile contribution 
à l'histoire du droit international grec, pleine de bonnes observations. ^ 
Flavii Arriani quae exstant omm'a éd. A. G. Roos. Vol. L Alexandri Anaba- 
smcontinens(pl.)[My]. R. est sobre de corrections et sauf urgence conserve 
30 le texte des mss. ^ J. Kamateros, Eiffaywyyj àcTpc/vou.-'aç. Ein Kompendium 
griech. Astronomie u. Astrologie, Météorologie u. Ethnographie in politische 
Versen bearb. v. L. Weigl. P. L [My]. Laisse à faire à la critique, toutefois 
il est difficile avec de pareils textes de discerner avec certitude ce qui est 
une faute du scribe *et ce qui appartient à l'usage vulgaire de l'époque. Tf^j 
35 4 jn. Alfred Merlin, Le temple d'Apollon à Bulla Regia (pi.) [de Ridder]. 
Annonce. T R- Hirzel, Themis Dike u. Verwandtes [My]. Livre d'une 
lecture souvent attachante, d'un style ferme et bien équilibré, d'une pensée 
élevée et suggestive. ^ Konrat Ziegler, Die Ueberlieferungs geschichte der 
ver gleichenden Lebensheschreibungen Plutarchs (pi.) [My]. Marqveunpro- 
40 grès dans la critique de Plutarque et se distingue par la netteté des vues, 
par l'ordonnance rigoureuse de l'ensemble et par une clarté d'exposition 
peu usitée dans ces sortes de recherches. ^ Nikolaos Mesarites, Die Palast- 
rcvolution des Johannes Komnenos Progv. v. A. Heisenberg [My]. Opuscule 
qui ne manque pas d'intérêt au point de vue littéraire et qui fournit de 
45 nombreux renseignements sur le palais impérial de Constantinople. ^ f Adolf 
AusFELD, Der griech. Alexanderroman hrsg. v. Wilhelm Kroll [My]. Sera 
un guide précieux pour ceux qui voudront pousser plus loin les recherches 
sur la légende d'Alexandre le Grand, ^j;^ 11 jn. Victor Chapot, La colonne 
torse et le décor en hélice dans l'art antique (pi.) [de Ridder]. Fait preuve de 
50 zèle et de conscience. ^ 1) Jean Csengeri, Homeroc. — 2) Homeros Iliasa. 
Texte grec et trad. en hexamètres hongrois par Ém. Thewrewk de Ponor, 
T. 1. [Kont]. 1) Trop condensé : les questions les plus importantes sont 
plutôt indiquées que discutées; toutefois C. sait composer et écrit avec 



REVUE CRITIQUE. 213 

élégance. 2) Parmi les trad., celle de T. est la dernière en date mais elle 
dépasse de beaucoup les précédentes. Depuis Vorôsmarty on n'a pas écrit 
d'aussi beaux hexamètres en magyar. ^ Louis Poinssot, Les Inscriptions 
de Thugga [Toutain]. On ne saurait trop louer la méthode et la conscience 
de P. ^1| 18 jn. Georges Nicole, Meidias el le style fleuri dans la céramique .5 
attique (pi.) [de Ridder]. Est, en dépit de taches légères, rédigé avec grand 
soin et mérite de prendre place parmi les meilleurs travaux récents sur la 
céramique grecque. %Q. Horatius Flaccus. Erkl v Adolf Kiessling P. 3. 
Brieje 3te Aufl besorgt v. Richard Heinze [Lejay]. Sous cette forme l'éd. 
rendra de grands services. Tf^ 25 jn. W.-H. Roscher, Enneadische Studien lo 
[My]. Instructif. Tf Vaczy, Kazinczy Ferenez levelèzc. T. 17 [KQnt]. Détails 
intéressants sur les traductions de Kazinczy de Cicéron et Salluste. ^ P. 
Ovidii Nasonis Amores éd. G. IS émeth y [Kont]. Commentaire riche en rappro- 
chements des passages d'auteurs qui ont servi de modèle à Ovide. ^ G. 
NÉMETHY, 1) Ovidius es Lygdamus. — 2) Ds epodo Horatii Cataleptis Ver- I5 
gilii inserto (ibid.) [Id.]]. i) L'énumération des passages dans- lesquels O. 
a imité Lygdamus ne manque pas d'intérêt. — 2) Prouve avec beaucoup 
de probabilité que le n° xiii des Catalepta appartient à Horace et constitue 
la IS*' Épode. N. l'a traduite en hongrois. ^1^ 2 jlt. A. Meillet, Introduction 
à l'étude comparative des langues indo-européennes [Yendryès.]. Ouvrage entiè- 20 
rement remanié <v. R. d. R. 28, 161, 25>. ^ G. Nicole. Le vieux temple 
d'Athena sur r Acropole [de Ridder]. Résultats : L'Opisthodome des inven- 
taires est un édifice distinct et isolé, dont toute trace a disparu. 2)L'àp/aïo; 
v£o)ç est bien l'Erechtheion. If W. Deonna, Les statuettes de terre cuite dans 
l'antiquité : Sicile, Grande-Grèce, Etrurie et Rome (pl.)'[ld.] Le répertoire 25 
est dressé avec le soin minutieux coutumier à D. ^ G. H. Chase, The Loeb 
Collection of Arretine pottery (pi. )[Id.]. Description faite avec grand soin. ^ 
P. Friedlander, h erakles [My] <v. R. d. R. 32, 97, 3>. On ne saurait 
montrer plus d'originalité ni faire preuve d'un plus remarquable talent de 
combinaison que F., toutefois sa thèse gagnerait à être plus solidement 30 
éiSLY ée. ^ Demosthenis Orationcs recognovii S- H. Butcher. T. 2. P. 1 (Cla- 
rendon Press) [My]. L'éd. est essentiellement objective et répond au 
principe des Oxford classical Texts : elle représente les faits de la tradi- 
tion plutôt que les émendations des éditeurs. ^ J. Benedict Carter, The 
religion of Numa [Toutain]. Donnera aux amateurs et aux gens du monde sa 
une idée générale suffisamment exacte des principaux résultats auxquels 
est arrivée l'étude de la religion romaine. ^ Alf. v. Domaszewski, Die 
Anlage der Limeskastelle (pi.) [R. C.]. Intéressant pour l'histoire technique 
du limes germanique et des autres limes de l'Empire romain. 

^T[ T. Lxvi. 9 jlt. Berliner Klassikcrtexte. Fasc. 5. Griech. Dichterfragmente. 40 
P. 2 : Lyrische u. dramntische Fragmente bearb. v. W. Schubart u- von 
WiLAMOwiTz-MôLLENDORFF (pi.) [My]. Bel ouvrage. Non moins curieux 
que le l^r fasc, les morceaux qu'il fait connaître sont, po r la plupart, d'une 
valeur littéraire bien supérieiaw If K. Muenscher, Die Philostrate [My]. 
Malgré les habiles et intéressantes combinaisons de M. <v. R. d: R. 32, 108, 45 
49>,il reste encore dans la parenté des Philostrate et dans l'attribution de 
leurs oeuvres un certain nombre de points obscurs. ^ Ludwig Hahn, Roma- 
nismus u. Hellenismus [Id.]. Esquisse intéressante; toutefois H. aurait dû 
faire le départ entre les mots empruntés par le grec pour exprimer des idées 
romaines et les mots d'usage courant que le grec emprunta sans nécessité. 50 
^ Cabrol, Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie. Fasc. 12-14. 
T. 2 (pi.) [Lejay]. Fascicules très intéressants. Qqs observations du critique. 
Tf^ 16 jlt. Hans Jacobsthal, Der Gebrauch der Tempora u. Modi [My]. 



214 1908. — FRANCE. 

Tient une place tout à fait remarquable dans les diss. sur les inscr. Cretoises. 
^-j-H. Gelzer, Ausgewàhlte kleine Schriften[My'\. Intéressant. ^Homeri car- 
mina rec. A. Ludwich. P. 1. Ilias vol. 2. [My]. Avec ce vol. se termine la 
belle publication des poésies homériques, commencée en 1889. L. a donné en 

6 même temps qu'un texte généralement sûr un incomparable instrument 
de travail. ^ A. Vezin, Eumenes von Kardia [My]. Ouvrage d'une lecture 
attachante non seulement par le sujet lui-même, mais aussi par la manière 
dont il est traité, et qui ne mérite que des éloges. ^ Corpus poetarum latinorum 
éd. I. P. PosTGATE. Fasc. iv : Calpurnius Siculus, Columellse liber x, Silius 

^^ Italiens, Statius. Fasc. v : Martialis, Juvenalis, Nemesianus [Lejay]. 
PosTGATE a publié le 10^ livre de Columelle, et en collaboration avec Davies, 
les Silves. Les autres auteurs sont publiés par H. Schenkl, Summers, 
WiLKiNS, DuFF et HousMAN. Ces deux fasc. terminent le Corpus poetarum 
dont le principal avantage est d'être un livre commode sinon complet. ^ 

16 Der erste Clemensbrief in altkoptischer Uebersetzung. Uebers. u. hrsg. v. Cari 
SChmidt [Id.]. Est une importante donnée de l'établissement du texte; il 
est le complément indispensable de l'éd. de Knopf. ^f^ 23 jlt. Cascilii Calac- 
tini fragmenta coll. Ernst Ofenloch [My]. Sera très utile pour la connais- 
sance des théories de Cécilius. ^ E. Meyer, Mgypten zur Zeit der Pyramiden- 

20 erbauer (pi.) [A. L.]. Très intéressante conférence sur l'art égyptien. ^ E. 
F. Thompson, MeTavoéo) and fjLexaiJLeXei in Greek Literature until 100 A. D. 
[Id.]. Etude instructive et documentée. ^ J. Schmidt, La place de la 
famille des langues italiques dans le groupe indo-européen [Kont]. Conclu- 
sion : l'ancienne patrie des peuples de l'Italie est à placer encore plus au 

26 N. que ne l'a fait Hirt : entre l'Elbe et l'Oder. Au N., ils étaient voisins 
des Germains, à l'O. des Celtes, au S. des Grecs et à l'E. p. e. des Illy- 
riens. ^ F. Gomperz, "Iy,jji.i, Trpàaço) (Fasc. 3 et 4 de la Revue de philologie 
générale <Nylvetudomâny> de Budapest) [Id.]. Annonce. 1[1f 30 jlt. 
FaXTTjvou Trept XP^'°"' ^'^^^^'^ ^^- Galeni de Usu partium libri 17. Rec. G. 

30 Helmreich Vol. 1. lib. 1-8 [My]. Parmi les améliorations apportées 
au texte, beaucoup proviennent des mss., beaucoup aussi sont dues à la 
science d'helléniste de l'éditeur. ^ Quellen u. Forschungen z. alten Geschichte 
u. Geogr. hrsg. v. W. Sieglin. Fasc. 14. D. Detlefsen, Die Géographie 
Africas bei Plinius u. Mêla u. ihre Quellen. Die formulée provinciarum eine 

3^ Hauptquelle des Plinius [É. T.]. On reconnaît à chaque^ page l'avantage 
que D. a sur les savants et sur les critiques à venir. % Emile Camau. La 
Provence à travers les siècles [Labande] Appelle les plus expresses réserves. 
Tf1[ 6 août. H. NissEN, Orientation. Studien z. Geschichte der Religion. 
Fasc. 2 [My]. Rendra les plus grands services aux archéologues. ^ Gilbert 

*° MuRRAY, The rise of the greek epic [My]. La comparaison avec le Pentateuque 
ne peut autoriser des conclusions sur l'Iliade, toutefois la théorie ■< du livre 
traditionnel » de M. dégagée de celle qu'elle a d'étroit et de subjectif explique 
d'une manière intéressante l'origine de l'époque grecque. % Libanii opéra 
rec. R. FoERSTER Vol. 4. Orationes li-liv- [My]. L'étude des mss. a 

*6 fourni à F. d^excellentes leçons ignorées des édd. antérieures.^ Grégoire 
de Nazianze. Discours funèbre en Vhonneur de son frère Césaire et de Basile 
de Césarée. Texte grec, trad. franc, de F. Boulenger [My]. Bon volume 
de cette collection. B. semble avoir rejeté à tort certaines lectures des mss. 
La trad. ne mérite que des éloges. ^ Robert Helbing, Grammatik der 

6° Septuaginta. Laut u. Wortlehre [My]. Sera accueilli avec faveur. Tf Lodge, 
jEschylus Agamemnon. The choral odes and lyric scènes set to music[My]. 
Tentative hardie dans l'état actuel de nos connaissances sur la musique 
dramatique des anciens qui n'est p.-ê, qu'une agréable fantaisie d'un 



REVUE CRITIQUE. 215 

musicien. ^ Cicéron, Catilinaires p. p. Levaillant [R, Pichon]. Est plus et 
mieux qu'une éd. scolaire. ^ Der Obergermanisch-Raelische Limes des Rô- 
merreiches livr. 30. [R. C.]. Contient l'étude du castellum de Kongen. Tj^ 
13 août. N. Reich, Demotische u. Griechische Texte und Mumientàfelchen 
in der Sammlung der Papyrus Erzherzog Rainer [G. Maspero]. Très bon. ^ & 
C. J. Mendelssohn, Studien in the Word-play in Plautus [E. T.]. Partout 
grande clarté. Il est fâcheux que l'on constate ici une fois de plus combien 
est peu plaisant tout ce qui s'écrit sur les plaisanteries et encore plus sur 
les jeux de mots. ^ Emilio Costa, La pretura di Verre [Id.]. Très 
bonnes remarques dans une langue claire. H Cicéron, 1) Catilinaires, éd. p. lo 
M. Levaillant. — 2) Choix de lettres p. G. Ramain [Id.]. 1) On ne voit 
guère que l'inexpérience de l'auteur <V. pi. h. 6 août>. — 2) Bon livre et 
très méritoire. 11 Nicolas Pierrone, Fraseologia Ciceroniana [Id.]. Il est 
regrettable que parmi les livres de Merguet P. n'ait pu avoir à s'a dispo- 
sition que le lexique des traité de philosophie. Tf Ettore Stampini, La is 
metrica di Orazio [Id.]. Clair, sérieux et bien présenté. ^ Carlo Pascal, 
Sur la composition du livre 3 de VÉnéide. Mémoire lu à l'Académie de 
Naples. [Id.]. Le livre 3 serait seiîl resté à l'état de première ébauche. 
Les arguments de P. sont probables mais non décisifs. ^ Gaetano Curcio, 
Appendix Vergiliana. Fasc. 2 : Dirae, Lydea, Ciris [Id.]. Même mé- 20 
thode, mêmes qualités et mêmes défauts que dans le fasc. 1. ^ Seneca. 
Il Tieste Saggio critico e traduzione da Concetto Marchesi [Id.]. « J'avoue 
avoir lu avec ennui ce Saggio sans réussir à en rien tirer d'utile». ^ Krom, 
De populis Germanis antiquo tempère patriam nostram incolentibus [Id] 
A plus qu'un intérêt régional. Les résumés historiques et géographiques 25 
sont faits avec soin. Latin clair et correct. TJ^ 20 août. Ed. Meyer, Geschichte 
des Altertums, 2^'M. T. 1. P. 1. Introduction [Maur. Croiset]. L'Introduction 
permet déjà de juger de l'importance des remaniements. ^ A.Fairbanks, Les 
lécythes blancs attiques peints en couleur lustrée et en silhouettes transparentps 
(pl.l [de Ridder]. A su garder Jin juste milieu entre l'interprétation symbo- ^^ 
lique et l'explication trop littérale des représentations figurées, f \) 
Eusebius Werke. T. 2. Die Kirchengeschichte bearb. v E Schwartz, Die 
lateinische Uebersetzung des Rufinus hearb.Y. Th. Mommsen.P. 2. Livres 
6-10, Sur les martyrs de la Palestine. — 2) Eusebius Kirchengeschichte 
hrsg V. Edi ard Schwartz, petite éd. [Lejay]. l) La méthode suivie est la 36 
même que pour la 1''^ partie. — 2) Bien que réduit à l'apparat, donne tout 
l'essentiel. Même le rapport des mss. apparaît plus clair. ^ TheodorMoMiwsEN, 
Gesammelte Schriften. T. 5. Historische Schrijten. Vol. 2. [Id.]. Réunit ce que 
M. a écrit sur la géographie et la topographie historiques et administratives; 
comme pour les vol. précédents, les éditeurs ont complété la biblio- *o 
graphie et mis au point ou vérifié les textes. T| R. Cagnat, Les deux camps 
de la légion III^ Auguste à Lambèsc [Besnier]. Chap. additionnel au beau 
livre de C. sur l'armée romaine d'Afrique. ^^ 2 août. J. M. Stahl, Krit.- 
histor. Syntax des griech. Verbums df klassischen Zeit [My]. Livre de haute 
valeur mais qui incite à chercher s'il est possible plus d'exactitude et de ♦■'» 
rigueur. ^ Fr. Fischer, Senatus romanus qui fuerit Augusti temporibus [Ca- 
gnat]. Travail de recherches consciencieuses et de patiente érudition qui se 
corrigera et se complétera à l'usage. j[^ 3 sept. Gen-Ichiro Yoshioka, A 
semantic study of the verbs of doing and making in the indo-european lan- 
guages [M. Bréal]. Modèle à recommandera tous nos jeunes linguistes. ^ 50 
Aristotle. De ^nima with translation by R. D. Hicks [My]. H. s'est acquitté 
de sa tâche avec toute la science d'un helléniste et la compétence d'un 
philosophe. ^ Ausgewàhlte Schriften des Lucian erkl. v. J. Sommerbrodt, 



216 1908. — FRANCE. 

Fasc. 2. Nigrinus, der Hahn, Icaromenippus. 3. Aufl. bearb. v. R. Helm 
[My]. Ce n'est pas seulement par une conception nouvelle de l'annotation 
que cette éd. diffère des précédentes, c'est surtout par une introduction 
où H. expose sur Lucien des vues totalement différentes de celles de son 
5 prédécesseur. ^ PluiarcKs Biographie des Aristeides hrsg. u. erkl. v. Jakob 
Simon. Vol. 1. Text. Vol. 2. Einleitung und Kommentar [My]. S. s'est bien 
acquitté de sa tâche. ^ Archimède, Des Théorèmes mécaniques ou De la 
Méthode (Ephodiques); traité découvert et p. p. Heiberg, traduit en 
français, complété et annoté par Th. Reinach [My]. Trad. précieuse pour 

10 les savants qui s'intéressent à l'histoire des mathématiquES,. Une 
introduction due à Painlevé fait ressortir le haut intérêt scientifique 
de ce nouveau traité d'Archimède. ^^ 10 oct. Mélanges de linguistique 
offerts à F. de Saussure [A. Meillet]. Annonce élogieuse. Des 15 art. de 
ces Mélanges, les suivants se rapportent à l'antiquité classique : Ch. Bally, 

15 Accent grec, accent védique, accent indo-européen. M. Niedermann, 
Minutise latinœ. A. Meillet, Sur Vaoriste sigmatique. A. Cuny, Gr. 
BuxàvYj, Lat. bucina. J. Wackernagel, Genetiv u. Adjektiv Ch. A. Se- 
CHEHAYE, La stylistique et la linguistique théorique. A. Ernout, Remarques 
sur Vexpression du genre féminin en latin. K. Schwyzer, KaTTjcpTiç als 

^•0 adjektivische Zusammensetzung miixaxa u- Verhaladjektiv auf-vq. If B. 
W. Henderson, Civil war and rébellion in the roman Empire a- D. 69-70 
[Maur. Besnier]. Exposé fait avec beaucoup de clarté, de précision et 
d'agrément, qui a le mérite d'appliquer à l'histoire ancienne les procédés 
de l'histoire militaire moderne et contemporaine et de bien présenter la 

25 manœuvre de Bedriacum. ^ Carroll, Pausanias, A second century Baedeker 
[My]. Simple notice sur l'œuvre et le caractère du périé^ète. •[[ F. Bour- 
NON. Les arènes de Lutèce [S.]. Précis et intéressant. •[[ Louis Hourticq, 
La Peinture des origines au xvi^ siècle (pi.) [H. de C.]. Bien qu'il se 
défende de faire œuvre de science, est basé néanmoins sur des 

30 recherches sérieuses. ^Tf 8 oct. A. T. Olmstead, Western Asia in the 
days of Sargon of Assyria, 722-705 B. C. [G. Maspero]. Œuvre de vulga- 
risation strictement scientifique qui sera très utile pour les historiens de 
l'antiquité. ^ Brunn u. Bruckmann, Denkmdler griech. u. rômischer 
Sculptur fortgefûhrt v. Paul Arndt. Livr. 101 [Lechat]. Très impor- 

35 tant. ]f Htgo Prinz, Les fouilles de Naucratis (pi.) [de Ridder]. 
Conclut ingénieusement que les importations de produits grecs à Naucratis 
remontent au moins à Psammétique et à la fin du vii^ siècle. Tj^f 15 oct. 
R. Knorr, Die v erzierten Terrasigillata-gefàsse von Rottweil \pl.) [R. C.]. 
K. ne fait guère que se référer aux travaux de ses devanciers et en rappeler 

*o les résultats. T|^22oGt. A. Dufourcq, Histoire comparée des religions païennes 
et de la religion juive [A. L.]. Excellent manuel de vulgarisation.^!. Geffc- 
ken, Sokrates u. dus alte Christenthum [X.]. Intéressante conférence reposant 
sur une bonne documentation et pourvue de notes érudites. ^ Dans un 
art. de la Revue Soc. Sciences de Finlande, 1906-7, n° 3, GuMMERusafait 

45 une étude soignée sur les prestations en nature exigées des Coloni à l'époque 
romaine [R. C.]. ^ G. -M. Edwards, Altéra colloquia latina, adapted from 
Erasmus [P. L.]. On n'a pas là le texte authentique, mais une adapta- 
tion qui comporte de fortes coupures. T[C. Portal, Figure e car atteri [Id.]. 
Reproduction d'articles ou discours relatifs au poète Lucrèce, à Sénè- 

50 que, à Hypatie... TJ^ 29 oct. Georg Misch, Geschichte der Autobiographie. 
T. 1 (Das Altertum) [Lejay]. Clair, bien qu'un peu diffus dans les considé- 
rations générales et se lit avec un intérêt soutenu. 1[T[ 5 nov. Otto Gilbert^ 
Die meteorologischen Theorien des griech. Altertums (prix Zographos) [Lejay] 



REVUE CRITIQUE. 217 

Excellent livre, dont le plan est rationnel et dont l'exposition des idées 
est toujours claire. ^ Th. Zielinski, Cicero im Wandel der Jahrhunderte 
[É. T.]. 2e éd. d'un livre favorablement jugé par la critique, dont l'apport 
nouveau est considérable. Qqs réserves concernant le style de Z. ^ Poematis 
Latini rell. ex vol. Herculanensi evulgatas denuo recog., nova fragmenta ^ 
éd. J. Ferrara [Id.]. Complète tout ce qu'on peut lire sur le poème (sur la 
bataille d'Actium) dans la dernière éd. de l'Anthologie. F. ne s'en est pas 
tenu aux copies de Naples et d'Oxford; poi.r les cas douteux, il s'est reporté 
au papyrus lui-même; malheureusement bien des mots ou lettres ne sont 
plus lisibles depuis 1805. Tf Richard Heinzel, Kleine'Schriften hrsg v. M. H. lo 
Jellinek u. C. von Kraus [A. Ch.] <Dans le nombre un essai inédit 
Missverstàndnisse bei Homer, mérite d'être mentionné>. 1f^ 19 nov. 
Breasted, a history of ancient Egyptians [G. Maspero]. Abrégé du gros 
volume publié par B.,- d'une lecture facile et entraînante. Tf Walter Otto, 
Priester u. Tempel im hellenistischen Mgypten. T. 2 [Id.]. Est supérieur au !•'• 
1" t. L'auteur y est plus pleinement maître de son sujet. Est un des manuels 
les plus précieux qui aient paru dans ces dernières années H Bibliotheca Teub- 
neriana : 1) Paul Thomas, Apulei Platonici Madaurensis de philosophialibri. 
— 2) R. C. KuKULA, C. Plini Csecili Secundi Epistularum libri novem. 
Epistul. ad Trajanum liber. Panegyricus. — 3) Maxim. Ihm, C. Suetoni m 
Tranquilli opéra vol. 1. De vita Caesarum libri VIII. Ed. minor. — 4) 
E. Seckel et B. Kubler, Jurisprudentiae Antejustinianae reliquias com- 
positas a Ph. Ed. Huschke. Ed. sexta. Vol. prius. — 5) Paulus Hilde- 
brandt, Scholia in Ciceronis orationes 5oèt>nsa (pi.) [E. Thomas]. 1 ) Apris 
pour base un ms. de Bruxelles (n° 1054-1056) du ix^ s. inconnu à Gold- 25 
bâcher. T. a semé dans le texte et dans les notes toutes sortes de conjectures 
suggestives dont qqs-unes paraissent très heureuses. Néanmoins il reste 
beaucoup à faire. — 2) Travail d'ensemble qui offre au lecteur les résultats 
essentiels et qui mérite notre reconnaissance en dépit des objections qu'il 
soulève, dont la principale est d'avoir donné trop et trop peu. — 3) Maintient 30 
à peu près le classement de Roth. Pour la partie technique et pour tous les 
passages qui prêtent à discussion, il faudra se reporter à l'éd. major. — 4) 
La différence pour le présent livre se marque surtout par l'addition de textes 
antérieurs ou postérieurs à Gains. De prudentes modifications ont été 
apportées au texte de Huschke. Des références de H. devenues surannées ;[& 
auraient pu être supprimées. — 5) A réussi à mettre de la clarté sur le sujet, 
toutefois le résultat de cet effort semble superficiel. « Qu'avons-nous gagné ici 
pour le fond depuis A. Mai? » ^ B. Dombart, Zur Textgeschichte der Civitas 
Dei Augustins seit dem Entstehen der ersten Drucke [Lejay]., Colla- 
tion soignée de treize éditions très intéressante et d'une portée générale. ^ 4,, 
A. J. Hildebrandt, Eigendomsrecht op byenzTvernen [Huet]. Étude 
du droit de propriété sur les animaux en général, et sur les abeilles 
en particulier, chez les Romains, chez les anciennes peuplades ita- 
liques jusqu'aux Indo-Européens primitifs, qui se lit avec intérêt et qui 
témoigne de connaissances étendues. T[^ 26 nov. A. J. Rcinach, L'Egypte ^^ 
préhistorique [G. Maspero]. Sauf sur quelques points inexacts ou 
douteux relevés dans l'art., il est permis d'avoir une confiance réelle 
au témoignage de R 1[ Hermann Usenbr, Der heilige Typhon [Lejay] 
Fait avec soin. ^ Georg Schalkhausser, Zu den Schriften des Makarios 
von Magnesia [Id.]. Recherches méritoires, ^ W. Weinberger, Erstes ùq 
Supplément zum Catalogus Catalogorum (1901-1907) [Id.]. Utile publication 
qui fait connaître les ouvrages relatifs aux mss. et aux anciennes biblio- 
thèques en ce qui touche les écrivains ecclésiastiques latins. ^T 3 déc. 1) 



218 1908. — FRANCE. 

H. DiELs, Die Fragmente der Forso/craîiTfer griechisch u. deutsch, 2^éd. T. 2. 
P. 1. — 2) E. Arndt, Das Verhàltnis der V erstandeserkenntnis z. sinnlichen 
in der vorsokratischen Philosophie [J. Bidez]. 1) «Désormais il ne sera plus 
permis de lire les présocratiques que dans l'admirable recueil de D. ». — 
6 2) Monographie claire bien composée et suggestive qui facilitera la solution 
d'un problème attachant en le débarrassant de plusieurs données fausses. 
^ G. MoDVGîio, Il concetto délia cita nella filosofia greca. [Id.]. Du goût, des 
lettres, une culture philosophique distinguée. Mais M. semble croire que 
l'histoire de la philosophie grecque est faite depuis Zeller. ^ Novae Sym- 

10 bolae JoacAJmicae [Lejay]. Fait honneur au vieux gymnase. Analyse des art. 
suivants concernant l'antiquité classique. C. Bardt, Ein verwirrter Brief des 
Cicero an Cornificius. P. Stengel, Zu den griech. Sakralaltertilmern. K. Fuhr, 
Rhetorica. W. Nausester, Beitràge z. Lehre vom Deponens u. Passivum des 
Lateinischen. G. Junge, Wann haben die Griechen da.s Irrationale entdeckt? 

16 Traduction en vers allemand de Lucrèce III 830-1094 par C. Bardt. '^Bulle- 
tin de la Société pour le progrès des études philologiques et historiques de Bru- 
xelles, 1907 [Id.]. Séance du 12 mai et du 10 nov. De Decker donne l'inter- 
prétation d'une inscr. grecque provenant d'Héraclée de Latmos et conservée 
au Louvre, et établit que Lucain se rapproche du genre oratoire par un grand 

20 nombre de sente ntiae. ^Richard Heinze, Vergils epische Technik, 2« éd. 
[Id.]. Rendra sous cette forme de nouveaux services. ^ C. Travaglio, La 
scritturn latina volgare nei papiri dei primi cinque secoli dopo Cristo [Id.]. 
Complétera utilement les listes de Schuchardt et autres. ^ Erwin Preuschen, 
Die philologische Arbeit an den àlteren Kirchenlehrern... [Id.]. Revue, forcé- 

26 ment rapide, du travail philologique accompli depuis la renaissance dans 
la littérature chrétienne. 1[ Des heiligen Irenaus Etç èTriSei^tv toO 
à-Ko aroXix.ou xYipuYfxaToç <v. pi. h. 13 jr.> 2^ éd. [Id.]. La trad. 
allemande a été retouchée et améliorée. ^ <M. Tulli Ciceronis> De signis 
V. Herm. Nom, [É. T.]. Personne n'aurait eu plus de compétence ni plus 

30 de conscience. Bon succès an nouveau Richter-Eberhard-Nohl, sûrement 
très neuf et aussi très digne de ses aînés ». ^ < Caesaris> commentarii 
rerum in Gallia gestarum. Ed. H. Meusel. 2^ éd. [Id.]. Révision faite avec la 
conscience coutumière de M. ^ 2^ éd. du Perse et du Juvénal d'Owen [Id.]. 
O. se montre ici plus conservateur; qqs. retouches de détail. *[fT[ 10 déc. 

35 A. Meillet, Les dialectes indo-européens [Vendryès]. Des analyses subtiles 
et une conclusion plus compliquée que la conception ordinaire mais aussi 
plus précise et qui a le mérite de se rapprocher davantage de la réalité des 
faits. ^^17 déc. Albert Cvny, Le nombre dml en grec[\d.]. Conclusions neuves 
appuyées sur une documentation solide qui les rend inattaquables.^ Adam 

40 Abt, Die Apologie des Apuleius von Madaura u. die antike Zauberei [Lejay]. 
Recueil fondamental potir l'étude du sujet. ^ The Bodleian manuscript of 
Jerome's version of the Chronicle of Euscbius. Reproduced in collotype with 
an introduction by Fotheringham [Id.]. Très importante publication. 
^ Joseph Bidez, La tradition manuscrite de Sozomène et la Tripartite de 

46 Théodore le lecteur [Id.] Travail solide. ^ R. James, A descriptive catalogue : 
1) of the Western manuscripts in the lihrary of Queens' collège, Cam- 
bridge, 2) of Clare collège, Cambridge, 3) of the manuscripts in the library 
of Trinity Hall, Cambridge [Id.]. Tous les mss. sont minutieusement 
décrits. ]f Ludwig Traube, Nomina sacra [Id.] Œuvre maîtresse qui laissera 

60 un souvenir précieux pour tous les amis connus ou inconnus que T. 
s'était faits par ses travaux. ^ Carlo Pascal, Poesia latina médiévale {làX 
Supplément nécessaire aux diverses éditions de l'Anthologie latine et cor- 
rection importante au travail d'Hauréau sur Hildebert de Lavardin. ^f^I 



REVUE DE l'histoire DES RELIGIONS. 219 

24 déc. Wolf Aly, Der Kretische Apollonkult [de Ridder]. Courte analyse. ^ 
Th. Ant. Abele, Der Sénat unter Augustus [Merlin]. Après cet exposé, la 
cause paraît bien être entendue sans appel possible. T[ P. Papini Stati 
Thebais. Ed. A. KL0Tz[Lejay]. Réunit tous les progrès réalisés depuis Kohl- 
mann et en fait faire de nouveaux. ^ 31 déc. Stuart Jones, The Roman 5 
Empire [Albertini]. A les qualités d'un manuel. Tf Georg Grûtzmacher, 
Hieronymus, T. 3. Sein Leben u. seine Schriften v. 400 bis 420 [Leiay]. 
Excellent. 1| Philotesia, Paul Kleinert... dargebracht [Id.]. 18 mémoires con- 
cernant le plus souvent l'histoire religieuse <Se rapportent à l'antiquité 
classique': H. Diels, Ein orphischer Totenpass (transcription et explication lo 
nouvelle de la tablette d'or de Caecilia Secundina). W. Graf v. Baudissin, 
Der Karthagische lolaos (Polybe VII, ix, 1). A. Harnack, Der Presbyter- 
Prediger des Irenàus. C. Schmidt, I rendus u. seine Quelle in Adv. haeres. 
I, xxix>. Henri Lebègue. 

Revue de l'histoire des religions. T. 57. N° 1 (1908). Du sacrifice 15 
en Egypte [A. Moret]. Définissant le sacrifice : un acte religieux qui, par la 
consécration d'une victime, modifie l'état de la personne morale qui ''ac- 
complit ou de certains objets auxquels elle s'intéresse, M. étudie la condition 
où se trouve le dieu ou le mort avant le sacrifice, la nature et le rôle de la vic- 
time et les effets que le dieu ou le défunt reçoivent de son immolation. ^ 20 
L. ZiEHEN, Leges Graecocum sacrae e titulis coUectae,2^ partie, 1 ^'' fasc. Leges 
Gracciae et insularum [A. J. Reinach]. Comprend 160 textes de provenance, 
d'époque et de caractère très divers. ^ 1, H. Schmidt, Veteres philosophi 
quo modo judicaverint de precibus : 2, F. Pradet, Griech. Gebete, Beschwô- 
rungen und Rezepte des M ittelalters[id.]. 1. Expose dans un ordre chronologique 26 
les opinons émises par les philosophes de l'antiquité sur la prière : 2, Nou- 
veaux et précieux renseignements. II F. Ulmer, Hammurabi sein Land und 
seine Zeit [L. Delaporte]. Ce l^'' fasc. résume aspez fidèlement ce que l'on 
connaît de l'histoire de H. ^ E. Brandenburg, Phrygien und seine Stellung 
im kleinasiatischen Kulturkreis [Dussaud], Ihtéressant. ^ H. L. Axtell, so 
The déification of abstract ideas in Roman literature and inscriptions [J. 
Reville]. Des réserves sur cette thèse de doctorat d'un élève de Wissowa fa- 
miliarisé avec la littérature de son sujet. Tf^ N» 2. Les Asuras danslareligion 
védique [T. Segerstedt]. Etude qui se continue dans la livraison suivante. ^ 
La religion égyptienne d'après Ad. Erman [E. Amelineau] Analyse et cri- 35 
tique de A. Erman. La religion égyptienue, trad. franc, par Ch. Vidal. Le 
trad. n'est pas à la hauteui de sa tâche et l'ouvrage lui-même n'est pas 
ce qu'on aurait été en droit d'attendre de son auteur. ^ J. Vurtheim, De 
Ajacis origine, cultu, patria [A. J. Reinach]. Appréc favorable de la méthode 
appliquée à cette reconstitution de la préhistoire de l'Ajax homérique. 40 
^ A. Deissmann, New Light on the New Testament from records of the graeco- 
romanperiod [id.]. Montre tout l'intérêt que les documents épigraphiques et 
papyrologiques présentent pour l'étude du N. T. Tf^f N° 3. L'histoire des 
religions et le totémisme à propos d'un livre récent [J. Toutain]. Examine 
brièvement l'ouvrage de Ch. Renel, Cultes militaires de Rome. Les Enseignes, 46 
puis étudie et critique la méthode appliquée par l'auteur à son sujet et re- 
commandée par S. Reinach que T. regarde comme pouvant être fort dange- 
reuse.^ Th. Gomperz, jLe5 penseurs delà Grècel, trad. franc, par A. Reymond 
[Toutain]. Qqs réserves : éloges, ^j J. B. Carter, The religion of Numa and 
other Essays on the religion of ancient Rom [id.]. Si ce vol. est un ouvrage de 50 
vulgarisation, il répond aux vues de l'auteur, mais il ne faut pas y chercher 
rien qui ressemble à une recherche scientifique originale ^ A. Profumo, 
Le fonti ed i tempi dello incendia Neroniano [André]. Bien gros livre et bien 



220 1908. — FRANCE. 

indigeste. ^1| T. 58. N° l.Phaethon [S. Reinach]. Interprétation du mythe- 
Il a pour origine le sacrifice du cheval blanc Phaethon, du cheval-soleil, 
tantôt précipité dans les flots, tantôt dans les flammes, ou peut-être pré- 
cipité dans les flammes avant que ses cendres soient jetées à l'eau. Il s'est 

^ formé à Rhodes, là où le texte de Festus atteste le sacrifice annuel de che- 
vaux blancs. ^ Totémisme et méthode comparative [Avon Gennep]. Dégage 
l'école ethnographique et l'école sociologique du discrédit où voudrait 
les jeter Toutain <cf supra>. Tf Ch. Bruston, Les colonies grecques dans 
V Ancien Testament [Piepenbung]. Conclusions sujettes à caution. ^ O. 

10 Gruppe, Griech. Mythologie und Religions geschichte [Toutain]. Valeur ines- 
timable. ^ W. H. RoscHER, Enneadische Studien [A. J. Reinach], Fonda- 
mental pour toutes les études sur les hebdomades et les ennéades dans 
l'antiquité classique. If Bdv. Rein, Aiakos in der Unterwelt. Sagengeschicht. 
Untersuchungenûber Âiakos[\d.]. Passe au crible d'une critique sévère les titres 

15 d'Aeaque, à figu?:'er parmi les juges des enfers. Des réserves. ^Un type nou- 
veau d'Antinoiis, découvert dans les terres Pontines et communiqué par 
P. Gauckler à l'Acad. des Inscr. — Culte de Mithra à Faracha en Cappa- 
doce, — Astarté de Paphos mentionnée dans une inscr. phénicienne. ^Tf N° 2. 
J. G. Frazer, Adonis, Attis, Osiris. Studies in the history of oriental religion 

20 [Dussaud]. Très grands éloges de ce tome IV de la 3^ éd. du Golden Bough. % 
A. Abt, Die Apologie des Apuleius von Madaura und die Antike Zauberei 
[A. J. Reinach]. L'érudition de l'auteur ne laisse rien à désirer. ^ Jean 
PsiCHARi. Essai sur le grec de la Septante [Macler]. On doit féliciter le savant 
auteur de l'impulsion nouvelle qu'il donne à ce genre d'études en France. 

25 ^ Découverte à Phaestos d'un disque en terre cuite couvert de hiéroglyphes 
égéens non gravés, mais imprimés au moyen de poinçons. 1î^ N° 3. 
Clelia et Epona [S. Reinach]. Etude sur quelques statues équestres de femme, 
archaïques, existant à Rome et qui reconnaissaient comme ancêtre com- 
mun une idole autrefois célèbre d'rne déesse chevaline, équestre, conservée 

30 dans quelque vieux sanctuaire arcadien. Tf Le sarcophage peint de Haghia 
Triada [R. Dussaud]. Etude sur ce sarcophage d'époque mycénienne très 
important pour l'histoire de la religion Cretoise préhellénique. Descrip- 
tion, explication des scènes religieuses qui y sont figurées et qui représen- 
tent une offrande à un mort et un sacrifice aux dieux. ^ S. Reinach, Cultes. 

35 mythes et religions, III [Goblet d'Alviella]. Il n'est plus possible de faire 
abstraction des explications de R. dans l'étude des croyances et des rites, 
quelles que soient les réserves qu'on ait à faire. ^ J. Toutain, Etudes de 
mythologie et d'histoire des religions antiques [id.]. L'intérêt de ce vol. réside 
surtout dans les réflexions qu'il formule et dans celles qu'il provoquera. ^ 

40 G. Mau, Die Religionsphilosophie Kaiser Julians in seinen Reden auf Kônig 
Helios und die Gôttermutter [A. Alphandery]. Analyse. •[[ Trépanation, peut- 
être rituelle, observée SMt les momies royales en Egypte. — Dédicace bi- 
lingue (minéo-grecque) au dieu minéen Wadd, trouvée à Délos, — Fouilles 
à AduMs (Erythrée italienne), — Zeus Olbios en Mysie, bas-relief. N. 

45 Revue de Paris. 15^ année (1908). 1 janv. Les amours d'Andronic 
Comnène [Ch. Dieh']. Vie du cousin de l'empereur Manuel, le redoutable 
et séduisant Andronic Comnène, la figure la plus caractéristique de cette 
société brillante, sceptique et corrompue et le type achevé du Byzantin 
du xii^ s., avec toutes ses qualités et tous ses vices. ^[11 1 févr. Le livre des 

60 Morts [A. Moret]. Etude sur ces recueils sur papyrus appelés « Livres des 
Morts » qu'on retrou ve en si grand nombre dans les nécropoles égyptiennes. 
et qu'on glissait sous le cartonnage ou dans les bandelettes des momies; 
ils étaient indispensables à tout mort soucieux d'atteindre la vie future. 



REVUE DES ÉTUDES ANCIENNES. 221 

Au cours des siècles, leur contenu a varié comme leur disposition extérieure- 
Le premier recueil, celui des Pyramides, comprend 453 chap.Vers le temps 
des Psammétiques (600 av. J.-C), les Egyptiens ont compris la nécessité 
d'ordonner cette matière sacrée; d'où un choix de 165 chap. auquel se sont 
tenus désormais les copistes. Analyse du contenu. 1[^f 15 oct. La résurrection 5 
de Ménandre [Ph. E. Legrand]. Grâce à la trouvaille de G. Lefebvre, des 
fragments importants de Ménandre, de l'Arbitrage, de la Belle aux boucles 
coupées, de la Samienne et du Héros ont été livrés au public et désormais 
Ménandre est pour nous plus qu'un nom célèbre. Analyse détaillée de ces 
quatre comédies. Etude sur le poète, sur ce qui fait son mérite et sa grandeur lo 
et sur ce que ses comédies nous apprennent sur la société contemporaine. 

C. N. 

Revue des Deux Mondes. 78^ année (1908) 1" févr. Figures Byzan- 
tines. Anne Comnène [Ch. Diehl]. Retrace la vie de cette princesse, l'une des 
plus célèbres et des plus remarquables parmi les princesses qui vécurent ic 
à la cour de Byzance (1083-1148). Quoi qu'on puisse penser de son caractère, 
il y a quelque mélancolie dans l'existence de cette femme justement am- 
bitieuse et qui manqua si cruellement sa vie. ^^ 15 mars. Le lac de Trasi- 
mène [F. de Navenne]. Confie à ceux qui dédaignent ce lac les raisons di- 
verses qu'ils auraient de le visiter. ^^ 15 avril. Paysages de Grèce [L. Ber- 20 
trand]. 1, En rade d'Alexandrie; les soirs sur l'Acropole. Tf^ l^' juin. Pay- 
sages de Grèce [id.]. 2, Une visite à Iphigénie, — l'Acro-Gorinthe, — Au 
pays de Schliemann — ... Le palais des despotes. T[f[ Août [id.]. 3, Olym- 
pie, — Delphes. C. N. 

Revue des Études anciennes, t. X (1908). N° 1. Les nouveaux frag- 25 
ments de Ménandre [Ph. E. Legrand] <cf. R. des R. XXXII, 222, 32 >. 
II. L. remarque que les découvertes récentes laissent encore sans réponse 
maintes questions de technique dramatique. On ne sait rien de la longueur 
d'une comédie de Ménandre. L'unité d'intrigue ne semble pas avoir été ri- 
goureusement observée. Ces fragm. ne nous apprennent rien sur l'origine 30 
de la règle de cinq actes d'Horace; en revanche, il y a lieu de croire que le 
poète n'était pas esclave de la loi de l'unité de temps non plus que de celle 
de l'unité de lieu; mais ce dernier point peut être contesté si la feuille que 
l'on rattachait à la « Samia » est donnée à la « Périkeiroméné ». Les moyens 
employés pour l'exposition sont le dialogue, le monologue et le prologue. 36 
Le prologue de la « Périkeiroméné ». L. recherche ensuite quelle société 
Ménandre mettait en scène; intrigues et types manquent d'originalité, et 
la psychologie est peu profonde; mais si le poète n'a vu de l'âme humaine 
que ce qui est à la portée de tout le monde, il l'a bien vu et le langage qu'il 
prête à ses personnages est bien en rapport avec leur qualité intellectuelle 40 
ou morale. Le style est des plus simples; mais le poète n'a pas dédaigné de 
recourir au burlesque et à la grosse plaisanterie; exemples. Cependant en 
général la gaieté est saine et à côté se rencontrent des scènes touchantes. ][ 
Borée ou Pan [Lechat]. L. répond à Deonna < cf. R. des R. XXXII, 222, 
33 > que la figure où celui-ci croit que l'on pouvait voir « Borée », présente ^g 
les caractères qui se retrouvent dans certaines têtes authentiques de Pan. ^ 
Les dernières années de Stace [Legras] (Suite) <cf. R. d. R. XXXII, 222, 
35>. II. L'Achilléide. D'après les citations faites par Stace lui-même, il 
paraît certain qu'il a commencé ce poème dans l'hiver 94-95. L. étudie 
la formation de la légende d'Achille, puis la composition de l'Achilléide. ^ 
Appréciation des discours, des narrations, qui sont plutôt des descriptions 
ou des tableaux. Etude du style et de la métrique. Emploi de mots nouveaux 
ou rares; modification du sens d'un assez grand nombre. Tableau de la 



. 222 1908. — FRANGE. 

déclinaison des mots grecs chez Stace. Les hardiesses de sa syntaxe peuvent 
se recommander de Virgile. Cependant il est assez libre dans les cas des ré- 
gimes de certains verbes et dans la manière dont il use des prépositions. 
Ses métaphores. ^ Notes gallo-romaines, XXXVII [Jullian] <cf. R. d. R. 

5 XXXII, 218, 15; 220, 16; 225, 45; 222, 42>. Le vase de Gundestrup 
(pi. I-X). Description et figures, d'après le moulage du musée de Saint- 
Germain. Simple résumé en dix-neuf paragraphes des résultats auxquels 
J. est parvenu. If La cravate chez les Gaulois [Dangibeaud] <cf. R. d. R. 
XXXII, 223, 12>. Ce qui a été pris pour une cravate sur le monument de 

10 Saintes, ce sont des plis de vêtement. Tf Questions Hannibaliques IX [H. 
Ferrand] <cf. R. des R. XXXII, 128, 29- 222, 38>. Une conversion au 
Clapier. On ne peut voir les plaines du Pô d'aucun point du bassin du col 
du mont Cenis. C'est à l'arête même du col Clapier que l'on voit encore 
manifestement la description de Tite Live. F. renonce au mont Genèvre; 

16 exposé des raisons en faveur du Clapier. ^ Masures antiques en Provence. 
[L. G. Pélissier]. Copie d'une autographe de Peirese qui est à la bibliothèque 
de Carpentras. ^ Chronique gallo-romaine [C. Jullian]. Les dodécaèdres 
perlés en bronze creux ajouré étudiés par M. de Saint- Venant sont des bil- 
boquets.^ Grenier, Fouilles de VEcole française à Bologne (1907) : a bien 

20 marqué la différence entre les tombres villanoviennes et étrusques. ^ Ca- 
MAU, La Provence à travers les siècles. ^ Victor Tourneur, Une monnaie 
de nécessité des Bellovaques (1906); Une imitation gauloise du tétradrachme 
d^ Athènes (1905). ^ Félice, Les noms de nos rivières, leur origine, leur signi- 
fication. ^ Roca et Roche. Ceci viendrait du prélatin, d'après Nicollet. H 

26 Faux dieux pyrénéens. Au lieu de « Ariol » il faut lire Artahe. ^ L'Europe 
préhistorique, trad. franc, par Philipot du manuel deSophus Muller.TjMau, 
Die Religionsphilosophie Kaiser Julian. ^ Une tête gallo-romaine trouvée 
à Vie en Bigorre; cf. Revue des Ht^^-Pyrénées. ^ Bonnard, La Gaule ther- 
male, étude sur les sources et stations de la Gaule romaine. ^ M. Poëte, 

30 U Enfance de Paris. Très sobre et très clair. ][ Découverte de monnaies à 
l'effigie de Salonine, femme de l'empereur Galieu, à Ville-sous-Orbais 
(Marne). ^ Bibliographie. P. Waltz, Hésiode et son poème moral [P. Masque- 
ray]. Etude consciencieuse; qqs réserves et qqs doutes. ^ Edw. Capps, 
The « more ancient Diohysia>^ at Athens [O. Navarre]. C. propose de traduire 

^^ Ta àf;^at6T£pa Atovuata (Thucyd. II, 15) « la plus antique des deux 
fêtes antiques de Dionysos » et conclut qu'il s'agit des « Lénéennes». Tf 
J. W. Write, An unrecognized actor in greek comedy [O. Navarre]. L'auteur 
a entrepris de démontrer que la division du chœur en deux demi-chœurs 
était un trait caractéristique de l'ancienne comédie; « l'acteur oublié » 

*o est le coryphée du second demi-chœur. ]f J. W. White, Enoplic mètre in 
greek comedy [P. Waltz]. A pour but de substituer au terme « dactylo-épitrite » 
celui de « énoplique » proposé déjà par Blass. L'argumentation n'est pas 
décisive. T| A. A. Bryant, Boyhood and Youth in the days of Aristophanes 
[O. Navarre]. Rien de neuf. ][ Miltiade Pantazis, 'H 'Iffoxpocrstoç ^TjToptxV) 

^^ [O. Navarre]. L'auteur veut restituer la vraie rhétorique d'Isocrate d'après 
ses ouvrages. On ne comprend pas sa méthode, et parmi ses devanciers, il 
oublie de mentionner Blass. ^ P. Waltz, De Antipatro Sidonio [Masqueray]. 
Cette thèse est une véritable édition d'Antipater de Sidon. *f[ Max. Colli- 
GNON, V Archéologie grecque, 2*'éd. [G. Radet]. C. s'est acquitté de sa tâche 

60 en homme de goût et en artiste. ][ W. Deonna, La statuaire céramique à 
Chypre. On souhaite que cette brochure, qui est un appendice à des travaux 
déjà publiés, soit l'amorce d'une étude plus complète de la statuaire 
chypriote. ^ V. Chapot, La colonne torse et le décor en hélice dans Vart an- 



REVUE DES ÉTUDES ANCIENNES. 223 

tique [G. Radet]. Comble une lacune. ^ V. Chapot, La frontière de VEuphrate, 
de Pompée à la conquête arabe [ G. Radet]. Analyse et éloges. ^ H. van de 
Weerd, Etude historique sur trois légions romaines du bas Danube [G. Ra- 
det]. Après trois monographies sur un plan uniforme, l'auteur a complété 
ses recherches de détail par un chapitre de synthèse. %^ N^ 2. La déesse 6 
Cybébé [G. Radet]. Description d'un monument découvert récemment à 
Sardes; c'est une briqeu estartipée dont on n'a que la partie gauche (pi.). 
Pour résoudre la question de date, R. dresse le catalogue des figures simi- 
laires, au nombre de 43. Dans une seconde partie il étudie l'origine, l'évo- 
lution et la diffusion du type de la déesse et d'autre part essaie de déterminer lo 
l'école qui s'est complu à la représenter. ^ Note sur la polychromie des 
statues grecques [H. Lechat]. L. combat l'opinion d'après laquelle les sta- 
tues de marbre peintes ne pouvaient être dressées en plein air et devaient 
être soigneusement abritées. T| L'histoire d'Otacilius dans Tite Live [R. 
Pichon]. Examen des dessous d'un curieux épisode raconté au 1. XXVI, i6 
c. 22; Manlius Torquatus a décliné le consulat pour écarter Otacili s, 
qui apparaît comme un novateur. % Notes gallo-romaines, XXXVIII, 
[Jullian]. Le vase aux sept dieux (2 pi. )J. résume ce qu'il en pense en onze 
paragraphes. 1[ Les vases à quatre anses à l'époque préhistorique dans 
la péninsule armoricaine [J. Loth]. I. Inventaire des sépultures où se 2» 
trouvent des vases à quatre anses. II. Age des sépultures. III. Diffusion 
des vases. IV. Usages et signification de ces vases. Ce devait être des va.ses 
à nourriture. T[ L'Eros de Voix (pb) [G. de Manteyer]. Description d'une 
statuette représentant l'Amour. ]f Chronique gallo-romaine [Jullian]. 
DÉCHELETTE, Manuel d^ Archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine. 26 
C'est le livre d'un homme d'intelligence large et d'esprit droit. ^ M. S. Rei- 
nach vient de faire paraître la leçon de Fustel de Coulanges sur la préhis- 
toire. 1[ L'inscription de Voliisianus. (fig.). C'est la plus ancienne inscrip- 
tion chrétienne de la Gaule. ^ Les sculptures de Panossas [G. Radet]. 
Examen de deux bas-reliefs de la Gaule romaine qui doivent dater de l'Em- so 
pire romain. Tf Les fouilles d'Alésia. Rapport de M. Espérandieu sur la 
campagne de 1906. ^ Bibliographie. A. Martin, Notes sur VOstracisme à 
Athènes [G. Radet]. Analyse, ^j Ettore Stampini, La metrica di Orazio 
comparata con la greca [P. Waltz]. Analyse. ^ L. Bertholon, Les premiers 
colons de souche européenne dans l'Afrique du Nord, 11^ p"^; Origine et for- 86 
motion de la langue berbère. [A. Cuny]. Œuvre stérile et fantaisiste.^ S. Ka- 
nasawa, Ueber den Einfluss des Sanskrits auf das J apanische und das Ko- 
reanische Schriftsystem [A Cuny]. Ii3.téressant.]|^ N^' 3. La Vénus de Milo et 
Dumont d'Urville [Besnier] I. Le rôle de Dumont d'Urville. Il est le premier 
qui ait fait connaître la découverte, à l'ambassadeur de France. Historique 40 
des négociations. IL Les différents textes de la notice de Dumont d'Urville. 
Trois versions ont été déjà publiées;on en donne ici une quatrième tirée d'un 
ms. de Caen en notant les points sur lesquels elle diffère des trois autres. III. 
Observations sur le texte manuscrit de Caen. ^ Borée? Pan? Hélicon ? 
[E. Pottier]. P. fait connaître une interprétation de Wilamowitz-MôHendorff 45 
qui regarde la figure dont il a été question plus haut <R. d. R. XXXII, 
222, 33> non comme une représentation de Borée, ni de Pan, mais comme 
celle de l'Hélicon. Cette conjecture lui paraît confirmée par la découverte 
d'un papyrus où se lit un texte inédit de Corinne. ^ Œnochoé du Musée 
de Madrid [G. Radet]. L'original du n° 34 des représentations de la déesse ^ 
Cybebé se trouve en ce musée. ^ Deux monuments antiques du musée Fol 
à Genève [Deonna]. Le premier est vraisemblablement une tête de déesse 
(fig.), peut-être d'Aphrodite. Le second est un grand réchaud en terre 



224 1908. — FRANCE. 

cuite (fig-)- II Vases peints gaulois du Musée archéologique de Genève 
[A. Cartier] (2 pL). Ces deux vases façonnés au tour en une marne calcaire 
micacée et rougeâtre appartiennent aux types éduo-ségusiaves; description. 
*f Notes gallo-romaines, XXXIX [Jullian]. Encore la bataille d'Aix. J. est 

6 d'accord avec Clerc sur le fait qu'il n'y a eu qu'un champ de bataille; mais 
il ne peut admettre qu'il soit à Pouveieux et Fourrières. ^ Chronique gallo- 
romaine [Jullian]. A propos du vase Gundestrup (fasc. 1), J. s'excuse de n'a- 
voir pas cité Mathias, Ûber die Wohnsitze und den Namen der Kimbern. ^ A 
propos des temples carrés de la Gaule, J. renvoie au travail de Cart, Le 

10 temple gallo-romain de la Grange du Dime à Avenches. ^ Weber, Untersu- 
chungen zur Geschichte des Kaisers Hadrianus. ^ Le camp de Labienus. 
J. ne doute pas qu'il soit à Mouzon, « Mosomagus». Tj Labienus à Izel; cet 
autre emplacement est aussi très certain pour J. Tf G. Wilke, Wo lag die 
Heimath der Kimbern und Teutonen. Les Cimbres seraient un peuple de l'Elbe 

is moyen. ^Contre Alise. M. A. Bérard reprend la thèse d'Isernore dans la«Revue 
d'Europe et d'Amérique ». Tj Toponymie ibérique. Quelques observations 
à propos d'un article d'A. Campion dans la «Revue internationale des études 
basques ». ^ Les inscriptions préhistoriques de Lemnos [A. CunyJ. Les mots 
de ces inscriptions paraissent être en grande partie des noms propres; la 

liO langue est de l'étrusque; en conséquence les z, qui sont nombreux, doivent 
être transcrits par s. C. se demande si, dans le mot « ziazi «, on ne pourrait 
songer à reconnaître le sing. atvxtç de ci'vxieç et rappelle que les StvTtsç 
étaient, d'après Homère, les anciens habitants de Lemnos. 1| Mitra, Varuna, 
Indra et Nâsatya en Cappadoce au xiv^ s. avant notre ère [A. Cuny]. Des 

25 documents cunéiformes, qui offrent les noms de ces quatre dieux, confirment 
les conclusions de Meillet dans le « Journal Asiatique » de juillet-août 1907. 
^ Bibliographie. A. Meillet, Introduction à Vétude comparative des langues 
indo-européennes, 2^ éd. — Les dialectes indo-européens [A. Cuny]. Seconde 
édition d'un ouvrage qui répondait aux desiderata du monde scientifique; 

30 il est augmenté d'un chapitre sur le développement des dialectes indo- 
européens. Le second ouvrage est un livre nouveau. Analyse. ^ A. J. Rei- 
■NKcn, L'Egypte préhistorique [G. Radet]. A l'école pan-babylonienne, l'auteur 
oppose la théorie des origines libyennes. Beaucoup de faits bien présentés. 
^ Ch. GiLLiARD, Quelques réformes de Solon [G. Radet]. Analyse et éloges. 

35 if M. CoLLiGNON, Scopas et Praxitèle [Radet]. Eloges. ^ A. D. Keramopou- 
Los, 'OStjYoç twv AsXcpwv [Radet]. Clair et commode. ^ R. C. Kukula, 
Litterarische Zeugnisse ûber den Artemistempel von Ephesos [Rd-dei]. Refonte 
des « Ephesiaca » de Guhl faite avec uae conscience admirable. H W. Schu- 
BART, Das Buch bei den Griechen und Rômern [Lesquier]. Excellent petit 

40 livre de bonne vulgarisation.^ Cicéron, Choix de lettres par G. Ramain [Ra- 
det]. Excellent. ^ L. Laurand, Etudes sur le style des discours de Cicéron [R. 
Pichon]. Les qualités les plus importantes et les plus personnelles du style 
oratoire cicéronien restent en dehors de cette étude. Tf Thédenat, Le 
forum romain et les forums impériaux [C. J.]. Excellent. If Ch. Dubois, 

i^ Pouzzoles antique [Rsidei]. Méthode sûre, sens critique avisé; on regrette 
l'absence d'un index. ^ T. Rice Holmes, Ancient Britain and the invasions 
of Julius Caesar [C. Julhan]. Œuvre d'un véritable historien, mais manque 
de cartes. ^ Brutails, Précis d'archéologie du moyen âge [C. J.]. Rendra 
des services aux chercheurs d'histoire ancienne. ^1f N*' 4. Etudes sur les 

60 particules grecques. IV [O. Navarre] <cf. R. d. R. XXX, 218, 32>. La 
particule o5v et ses composés. Emploi chez Homère. I. La particule ouv 
en dehors des locutions composées a une signification logique. IL Les com- 
posés de ouv. Mèv oùv ; 8'oùv ; yoî3v ; àXX'oùv ; oustouv et oûxoOv ; oisTrep 



REVUE DES ÉTUDES ANCIENNES. 225 

oûv; offTt; oùv; eTx'oûv; àràp oùv; xoct oùv xai ^ Macédonismes dans une 
inscription d'Egypte [Perdrizet]. Une nouvelle inscription d'Ashmounein 
publiée par Lefebvre contient une liste de soldats désignés par leur nom 
et leur patronymique avec indication de leur grade; presque tous sont 
gréco-macédoniens. Deux d'entre eux s'appelaient Bt'Xoç BîXou et Aôêtoç s 
Aoêt'ou.quien xotvv^ s'écriraient ^t'Xoç <I>['Xou et Ao'^toç Aoc^iou. L'inscription 
semble de la fin du ii® s av. J.-C. ^ Le Vase de Belloy (Somme) [Breuil]. 
Description d'un vase qui, selon Déchelette, peut dater de la fin du néoli- 
thique. Tf A propos des vases de Genève [E. Pottier]. Ces vases posent à 
nouveau le problème : art spontané, art par contact. P. pense qu'il y a « une lo 
loi des dessins primitifs qu' tant pour le choix des sujets que pour l'exécu- 
tion des images, amène à des résultats semblables «.^ Aix ou Pourcieux 
[Clerc]. Réponse à C. Jullian (cf. plus haut). C. persiste dans ses conclusions. 
H Notes gallo-romaines, XL [Jullian]. La bataille de Dijon. J. hésite à 
admettre que la bataille de cavalerip qui précéda le siège d'Alésia eut lieu i5 
aux abords de Saint-Apollinaire. ^ Chronique gallo-romaine> Belley et 
d'Anville. Réclamation en faveur de d'Anville, le vrai découvreur du siège 
d'Alésia. ^ Le dieu « Ucuetis ». Une récente découverte faite à Alésia montre 
que, dans l'inscription de Martialis, « Ucuete » est pour « Ucueti », dat. masc. 
et confirme l'hypothèse de Pachtére, à propos de l'inscription des Nautes 20 
parisiens, que Caesare est pour Caesari. J. suppose que dans l'inscript. de 
Martialis gobedbi=magistratus; comme aussi dugiiontiio=^probaverunt ou 
acceperunt T[ Les fondeurs d'Alésia. Reproduction d'un article du « Temps ». 
^ Les origines de Francfort (plan). % Un temple gaulois (plan) à Vésone, près 
Périgueux. H L'identification d'Alésia et les tombales d'Alaise [Déche- 25 
lette]. Résumé historique de la question d'Alésia. Quant anx tumulus d'A- 
laise, ils remontent aux vii-v*' s. av. J.-C. Ils méritent d'être explorés. ^ 
M. Ferrero et la Gaule. J. fait des réserves au sujet du t. VI. ^ Au camp de 
Marins. J. adopte le plateau de Beauregard, près de Barbentane, que Clerc 
a proposé le premier pour l'emplacement du camp de Marius. |[ Inscription so 
chrétienne de Saint-Seurin de Bordeaux [Durègne] (fig.). ^ Bibliographie. 
E. BoisACQ, Dictionnaire étymoloique de la langue grecque étudiée dans ses 
rapports avec les autres langues indo-européennes. [A. Cuny]. Bon, qqs cri- 
tiques. ^ Fr. Bechtel, Die Vokalcontr action bei Homer [Cuny]. B. cherche 
un critérium de chronologie homérique dans la pré.sence ou l'absence de la 35 
contraction des voyelles. De la comparaison du ch. I avec le ch. XXIV, il con- 
clut que le l^"" est écrit dans une langue composite où entrent, à dosesinéga- 
les, l'ionien et l'éolien. ^ E. Cavaignac, Etudes sur Vhistoire financière d' Athè- 
nes au v^ s. ; le trésor d' Athènes de 404 à 480 [Radet]. Livre qui témoigne d'au- 
tant de conscience que d'indépendance et offre le plus grand intérêt. ^W. Le r- 40 
MANN, Altgriechische Plastik. Eine Einfiihrung in die griechische Kunst des 
archaischen und gebundenen Stils [Lechat]. L'auteur a parlé avec complai- 
sance des œuvres qu'il aimait et a laissé de côté les autres. Du reste, beaucoup 
d'exactitude et de soin. ^ W. Deonna, Les statues de terre cuite dans l'an- 
tiquité : Sicile, Grande- Grèce, Etrurie, Rome [P. Paris]. Ouvrage important 46 
fait avec une érudition loyale et une critique pondérée. Le rp. signale une 
collection de statues ou fragments de statues en argile qui est au Musée 
archéologique de Madrid et donne la traduction de quelques notices. % 
J. de Nettancourt-Vaubecourt, Sur les grandes routes de l'Asie Mineure 
[G. Radet]. Ce sont des vues précédées d'un aperçu géographique et his- 60 
torique. ^ M. Levaillant, M. Tullii Ciceronis in Catilinam orationes IV 
[P. Waltz]. Rendra des services. Tf Rich. Richter, Kritische Bemerkungen 
zur Caesars Commentarius VII. De hello gallico [Jullian]. L'auteur a dans 

R. DE PHiLOL. — Revue des Revues de 1908. XXXIII. — 15 



226 1908. — FRANCE. 

la pensée de justifier les mss. de la classe p. Le rp. reste défiant.^ Œhler, 
Bilder- Atlas zur Caesars Buchern de bello gallico [Jullian]. Livre d'un homme 
bien renseigné, bon philologue et connaisseur du terrain. ^ B.-L. Gilder- 
SLEEVE, VirgiVs Georgics and the British poets [P. Waltz]. Répertoire des 
5 traductions et imitations des Géorgiques depuis Chaucer jusqu'à nos jours. 
^ C. FiTZHUGH, Prolegomena to the history of italo-romanic rhythm [P. Waltz]. 
Résumé, à l'usage des débutants, de notions de rythmique latine; l'auteur 
affirme des hypothèses qui ne sont encore que probables. ^ A. Stanley 
Pease, Notes on St. Jeromè's Tractâtes on the Psalms [R. Pichon]. Paraît 

10 convaincant. ^ A. Meillon, Esquisse toponymique sur la vallée de Cauterets 

[Millardet]. L'auteur a voulu rétablir la toponymie de la vallée de Cauterets. 

Sa méthode soulève des objections. Relevé d'un certain nombre de points 

qui appellent des observations. A. J. 

Revue d«s études grecques. T. XXI. Nr. 91, Jv.-févr. Un indice 

'5 chronologique applicable aux figures féminines. [S. Reinach]. 38 figures. 
Le nouveau critérium est fondé sur l'étude de la partie supérieure du corps 
féminin. L'auteur l'appelle l'indice mammaire. La distance des seins peut 
être supérieure, égale ou inférieure à leur diamètre; les seins peuvent aussi 
paraître tangents. ' Exemples typiques de ces divers caractères. On sera 

21 tenté de croire, dès l'abord, que le rapprochement des seins d'abord très 
écartés, puis moins écartés et enfin tangents, peut fournir un indice chro- 
nologique. Une objection se présente si l'on considère non plus l'époque 
où fut exécutée l'œuvre, mais l'âge du personnage qu'elle représente. Cette 
objection est démentie par des figures matrimoniales où les seins sont 

26 écartés et par des figures de jeunes filles où il en est de même. C'est à Praxi- 
tèle qu'il faudrait attribuer une mode consistant à augmenter le volume 
des seins pour en diminuer l'écartement. Plusieurs questions controversées, 
notamment les questions de date peuvent être tranchées par la structure 
des seins. Par exemple, la statue de Milo ne peut être antérieure au milieu 

•"^ du iv" siècle. Il faut admettre aussi que certains sculpteurs postérieurs au 
roi Alexandre ont pu archaïser la poitrine, tout en créant des motifs nou- 
veaux. ^ Les « Dialogues des courtisanes » comparés avec la comédie (suite). 
[Ph. E. Legrand] (voir R. E. G. XX, 175 ss.). La dévotion des courtisanes à 
la déesse Aphrodite est plus d'une fois signalée dans la comédie. Dans les 

35 dialogues corfime dans les pièces comiques les libations et l'ivresse jouent 
un grand rôle, ainsi que la musique et la danse, les mariages contrariés 
par les parents, les brouilles entre amants. Toute cette étude confirme 
l'assertion d'un scoliaste, que la comédie nouvelle a fourni un contingent 
important aux Dialogues de Lucien; mais celui-ci a imité les comiques sans 

*f> servilité. (Appendice) : Rapprochements suscités par la découverte d'un 
papyrus de Ménandre à Kôm Iskaou (l'Arbitrage). ^ Note sur un manus- 
crit italien du xvi"^ s. concernant la Crète, avec la photographie d'un plan. 
[H. Labaste]. Ms. de l'Ambrosienne D. 138 intitulé : « Disegni di teatri e 
tempii mandati da Candia, da Honorio Delli ad un sue zio, forte a Valerio 

*5 Barbareno ». Il contient 10 plans et 2 lettres de l'auteur, du 24 avril et du 
4 oct. 1586 (v. st.). Liste des monuments, tous antiques. Un autre ms. 
(S, 84) paraît être une réplique de celui-ci. Le plan photographié (Nr. 7) est 
celui d'un édifice encore visible dans les ruines de Gnossos. Un savant anglais, 
Falkener, a publié en 1854 la plupart de ces plans, avec notices. Extrait 

60 de l'une ji'elles, d'où il appert que beaucoup de belles statues trouvées en 
Crète ont été envoyées à Venise par divers proveditori, notamment Jacopo 
Foscarini. ^ Aeschyli tragoediae. Iterum edidit revisas H. Weil [T. R.]. 
Éloges. ^ Berliner. Klassikertexte. Heft V : Griechische Dichterfrag- 



REVUE DES ÉTUDES GRECQUES. 227 

mente, 1. Hâlfte : Epische und elegische fragmente. 2. H. Lyrische und 
Dramatische Fr., bearbeitet von W. Schubart und W. von Wilamowitz. 
[T. R.]. Peut servir de modèles aux publications analogues. *[[ K. Drug- 
MANN, Schrift- und Volksprache und die^i Sprachfrage » der heutigen Grlechen. 
f J. Psichari], Eloges et critiques. L'auteur a tout à tour loué et critiqué le rf., 5 
mais ne l'a jamais cité. ^ K. Brugmann, Die ^àixai v£7:o8£ç der Oyssee [J. 
Psichari]. Br. examine la signification très controversée de véTuoBe; (o, 
404). Il propose celle de « pieds nageurs » vÉtioosç étant pour veTréTroSsç 
(veirs radical supposé). Observations du rf. au sujet des significations 
successives de liyoç et de ouXopLevo;. ^ K. Brugmann, Homrisches èwT]- lo 
tx'ap, ky\rixo^>T(iund hesiodiscJies IvvàsTeç. [J. Psichari.]. L'auteur dans 
le travail mentionné ci-dessus, propose de voir dans ivv-Tîaap, comme 
dans £vv7])covTa, un phénomène de contraction. Bonne solution en ce qui 
touche révvâexeç d'Hésiode. ^ Frantz Cumont, Les religions orientales dans 
le paganisme romain. [T. R.]. Huit conférences faites au Collège de France. 15 
Analyse, éloges et qqs critiques de détail. ^ Aug. Heisenberg, Nikolaos 
Mesarites. Die Palastrevolution des Johannes Komnenos. [T. R.]. ^ Basile 
MoDESTOv, Introduction à l'histoire romaine, etc. Edition trad. du russe 
par Michel Deline. [G. Glotz]. Ce livre intéresse les études grecques notam- 
ment par la comparaison entre les objets trouvés en Italie et les antiquités 20 
Cretoises ou mycéniennes. ^ Papyrus grecs p. p. VInstitut papyrologique 
de r Université de Lille sous la direction de P. Jouguet, avec la collaboration 
de P. CoLLART, J. Lesquier et M. Houal, T. I, fasc. 1 [G. Glotz]. Les 
papyrus publiés ici viennent du Fayoum; ils sont tous du iii^ s. av. J.-C. 
Contenu de chacun des sept morceaux et appréciation de leur importance. 26 
Eloges. ^ H. R. Reitzenstein, Der Anfang des Lexikons des Photios 
[A. J. Reinach]. Ms. du xi^ s. acheté en Macédoine pour la Bibl. de 
Berlin (cod. Berol. gr. oct. 22), contenant après des textes religieux les 
premières pages de ce lexique, connu jusqu'ici par deux fragments incomplets. 
^*[| Nr. 92, Mars-juin. UpéTret, il convient [M. Bréal]. Pour exprimer 30 
les idées de convenance, c'est l'habillement qui a fourni les expressions 
utiles. Rapprochement de itpéTretv et de 7rôp7:7i, agrafe, d'où Ttopitàw, agrafer. 
De même TrpéTrov, c'est ce qui s'adapte et ce qui s'arrange ; — de upaTit;, 
la membrane qui s'appelle aujourd'hui le diaphragme; — de itpÔTro; conservé 
dans le composé OeoTïpÔTro;, expliqué aujourd'hui par Ttpb et enzv.v, doit S5 
avoir signifié « celui qui habille le dieu ». Le mot TreTrXov ou tzItzIoç serait pour 
TrpÉTcXov. En résumé, c'est le costume qui a fait trouver des mots pour nommer 
la bienséance. ^ Le témoignage de Pline sur Hégias. [René Pichon.] Dans 
les mots Hegiae Minerva Pyrrhusque rex laudatur, Pline veut-il parler 
d'un groupe ou de deux oeuvres distinctes? S. Reinach a jugé la question io 
insoluble. Brunn a fait la distinction. L'auteur conclut pour la mention, 
exacte ou non, d'un groupe Athena-Pyrrhus. — S. Reinach conteste l'argu- 
ment tiré des particules employées dans ce passage de Pline (XXXIV, 78). 
Tf L'ingénieur Cléon. [Bouché-Leclercq.] (avec 1 carte). L'auteur extrait des 
notes receue illies pour son « Hist-oire des Lagides » et non encore utilisées, a 
ce qui concerne Cléon, un chef de s-^rvice dans une des branches les plus 
importantes de l'administration égyptienne et un collaborateur actif de 
Ptolémée Philadelphe. Il s'agissait d'assécher les terrains du nomeArsenoïte 
inondés par le Nil pour installer sur ces terrains les vétérans des mercenaires. 
Ce lac, formé naturellement, n'est pas le lac Moeris, creusé par un Pharaon sû 
de ce nom, comme régulateur des débordements du fleuve. La description. 
d'Hérodote est pleine d'invraisemblances, répétées par Diodore et Strabon 
Travaux exécutés par Cléon, le KÀécovoç' otwpù?. Analyse de la corres- 



228 1908. — FRANCE. 

pondance de cet ingénieur. La direction des travaux hydrauliques était 
l'office principal de Cléon, qui dirigeait en outre l'exploitation des carrières 
fournissant les matériaux. La correspondance mentionne des protesta- 
tions d'ouvriers, des révoltes, des grèves. Les textes ont pour « terminus 

5 post quem » 264 av. J. C. Disgrâce de Cléon. Lettres de sa femme et de 
Philonide son fils. Tj Bulletin épigraphique. [E. Bourguet et A. J. Reinach]. 
Tf A. Bouché-Leclercq, Histoire des iMgides, t. IV. [T. R.] Grands éloges. 
^ British Muséum. Greek papyri in the Br. Mus. ; Catalogus with texts, by 
F. G. Kenyon and H. I. Bell, vol. IH. [T. R.] Volume consacré aux 

10 papyrus acquis de 189.S à 1903. L'époque romaine forme le noyau de 
l'ouvrage; elle est précédée de l'époque Ptolémaïque (21p.) et suivie de 
l'époque byzantine (61 p.). Cent « admirables » fac-similés, f René Dussaud, 
Les jouilles récentes dans les Cyclades et en Crète. — L'art préhellénique en 
Crète. — Questions mycéniennes [G. Glotzl. Analyse sommaire du premier 
15 article. — Dans le second, excellentes figures et description précise des 
palais de Cnossos et de Phaestos. — Les « questions mycéniennes » sont 
traitées avec un scepticisme peut-être excessif, notamment dans l'interpré- 
tion des piliers auxquels D. dénie une signification religieuse. D'ailleurs, 
la critique de M. R. D. est pénétrante et fait réfléchir. ^ R. Dussaud, La 

20 civilisatiou préhellénique dans les Cyclades. — La Troie homérique et les 
récentes découvertes en Crète. ■ — Vile de Chypre, particulièrement aux âges 
du cuivre et du bronze [G. Glotzl. L'auteur rend à la science préhistorique 
le très grand service de résumer le résultats des fouilles exécutées hors 
de la Crète. Analyse du 1"' art. Dans le 2<^ il examine le travail de Dorpfeld 

26 « Troja und Ilion ». Analyse élogieuse. Le mémoire sur Chypre est le plus 
complet et le plus parfait des travaux de R. D. sur les civilisations préhellé- 
niques. Eloges. ^ J. Gabrielsson, Ueber den Quellen des Clemens Alexan- 
drinus^ 1 [A. J. Reinacnl. Les œuvres de Favorinus seraient la source 
presque unique de Cl. d'Alexandrie, qui n'aurait connu que par Fav. les 

30 textes qu'il mentionne, opinion contestée par le rf. d'après deux points qu'il 
a spécialement étudiés, et d'après des considérations générales fondées sur 
l'érudition reconnue de Clément. ^ H. de Genouillac, L'Eglise chrHienne au 
temps de Stignace [A. Puech]. L'analyse de textes difficilet est généralement 
serrée et précise. L'auteur est bien informé. Nombreuses traces d'inexpé- 

35 riences, style inégal et parfois incorrect, correction typographique négligée. If 
Ch. Gilliard; Qqs. réformes de Solon [E. C.]. L'auteur ne croit pas à l'authen- 
ticité de la constitution de Dracon. Analyse. Eloges. ^Albert Martin, Notes 
sur V ostracisme dans Athènes [G. Glotz.]. Analyse, avec acceptation des con- 
clusions de l'auteur. ^ K. Muenscher, Die Philostrate. - — Fr. Kiehr, Les- 

40 bonactis Sophistae quaesupersunt[A. J. Reinach]. L'auteur distique 4 Philos- 
trate, avec attribution des oeuvres de chacun d'eux. Des 16 discours de 
Lesbonax, mentionnées simplement par Photius [Nr. 74 bis] il ne reste que 
3 pièces, rééditées par K. avec un fac-similé du Crippsianus Burnei 95. ^ G. de 
Sanctis, Storia dei Romani, I et IL [G. Glotz]. L'auteur d'une 'ArOi'ça néces- 

45 sairement touché dans ce nouvel ouvrage une foule de questions se rattachant 
à l'hellénisme. Analyse, faite surtout à ce point de vue et sous le rapport 
de l'influence exercée par l'Italie. sur les civilisations primitives de la Grèce. 
^ Sophocle, Antigone, traduction française par les élèves de première A du 
Lycée Henri Martin (à S*^^-Quentin). — Antigone, traduction française par 

50 les élèves de la classé de 3^ du collège Saint-Joseph de Marneffe [G. G.]. 
Bons exemples d'un heureux effort pour maintenir et encourager l'étude 
de la littérature grecque en France. Tf T. G. Tucker, Life in ancient Athens. 
[T.R.]. Beaucoup de savoir uni à beaucoup d'agrément, y^ Nr. 93-94. Juil-- 



REVUE DES ÉTUDES GRECQUES. 229 

cet. Ménandre. L'arbitrage. [M. Croiset]. Reconstitution analytique de la 
pièce et traduction française des parties nouvellement découvertes. L'Arbi- 
trage (êTTtTpÉTTovTeç) cst, dit M. C. dans l'Avant-Propos, la mieux conservée, 
des 4 comédies de Ménandre qui nous ont été rendues en partie par G. Le- 
febvre. Nous y assistons à une aventure domestique. Il manque le 3^ acte ^ 
tout entier et des scènes très importantes du 4^ et du 5^. Comparaison entre 
Ménandre et Térence. Bibliographie des publications relatives au texte 
du poète. Tf L'invention de l'hydraulis [P. Tannery et Carra de Vaux.]. 
Article posthume de P. T. (I) complété par C de V. (II). I. Réponse aux 
critiques de Susemihl portant sur les rapports entre l'hydraulis dont parle lo 
Philon de Byzance et l'instrument décrit par Athénée, Deipnos. p. 174 D. 
Discussion sur l'époque de Ctésibius et de Héron d'Alexandrie. Nous avons 
deux descriptions de l'hydraulis, l'une par Vitrave, l'autre par Héron (6Spau- 
Xixov opyavov). II. Contingent de la littérature arabe, notamment 2 épitres 
contenues dans le ms. 2755 de St^-Sophie de Constantinople, et plusieurs ib 
autres documents relatifs à divers appareils dans le genre de l'hydraulis 
ou plutôt "de l'orgue hydraulique. Traduction d'un texte attribuant une 
grande autorité en cette matière et l'invention de l'orgue à un certain Mau- 
ristos, Mauritos ou Monriston ou Ariston ou Murtos. Philon à dédié quel- 
ques-uns de ses écrits à un Ariston (2 figures). Témoignages d'écrivains 20 
arabes sur ce mécanicien. En résumé les textes arabes n'ôtent pas à Ctési- 
bius l'invention de l'instrument. % Bulletin archéologique [A. de Ridder]. 
Nomi)reuses figures. La colonne mycénienne. La géogéraphie troyenne, 
d'après Cari Robert, qui est en désaccord avec Dôrpfeld. Noak a retrouvé les 
soubassements du mur de Thémistocle, ce qui confirme le témoignage de Thu- 25 
cydide sur le mode de construction de ce mur. Sur le papyrus de Strasbourg 
où l'on avait cru trouver de nouveaux documents concernant les travaux 
exécutés sur l'Acropole au v«s. Wilcken a établi que ce document scholies 
sur le « Contre Androtion » ne nous apprend rien de nouveau. Rapport de 
Dôrpfeld sur les fouilles de Pergame. Publications relatives aux fouilles de 3o 
Délos, qui continuent. Le grand théâtre de Pompéi aurait passé, selon 
Mau, par six états différents. — Sculptures du Ptoïon. Découvertes de nou- 
velles statues d'Apollon. Nilsson suppose que les deux reliefs latéraux du 
trône Ludovisi représentent l'un une hiérodoulè, l'autre une femme libre. 
L'aurige de Delphes et ses deux inscriptions; discussion à ce sujet. Le pro- 35 
blême relatif au fronton oriental du temple de Zeus à Olympie, étudié par 
Furtwaengler, et repris par Pfuhl qui revient pour l'ensemble de la question 
aux conclusions de Six et de Kekulé. La tête d'Athéna, possédée actuelle- 
ment par le marquis de Vogué, décrite par CoUignon, paraît être du v« s. 
Une statue de Niobide percée d'un coup de flèche en haut du dos, nouvelle- «o 
ment découverte à Rome. Koerte et Furtwaengler la tiennent avec raison 
pour un orginal. L'Apollon de Pœonios, d'Ince Blindell Hall doit être du 
milieu du v^ s. Cecil Smith adopte l'identification proposée par Pradtl pour le 
groupe central du fronton oriental du Parthénon. Hypothèse de Winter, 
contre Michaelis, sur la dimension de la base de la Parthenos chryséléphan- 45 
tine de Phidias. Dans l'héroon de Gjôlbaschi, la décoration de la paroi occi-" 
dentale paraît à Benndorf représenter la prise de Troie. Fr. Koepp conteste 
ce point. La « psélioumenè » de Praxitèle portait-elle un collier ou un brace- 
let? L'Aphrodite se coiffant, du D"" Perrod, de Turin, est une réplique loin- 
taine de l'Anadyomène peinte par Apelle. La tête d'Eros appartenant au 50 
comte de Bioncourt. Elle a été trouvée en 1872, sur la voie Appienne. Dé- 
crite par Coolignon. La Vénus d'Agen, trouvée vers 1876, vient d'être étudiée 
par Salomon Reinach. Relief hellénistique sur lequel Studniczka a écrit 



230 1908. — FRANCE. 

deux articles (Ex-voto d'Apollon Citharède) et dont il place la scène tour à 
tour près de l'IIissus et à Delphes. Le groupe serait de l'époque d'Adrien. 
Bas-relief récemment découvert au Quirinal représentant une scène de 
campagne où figure Pan assis sous un chêne. Sarcophage R^chmond, delà col- 

8 lection Cook, récemment signalé et décrit par Strzygowski, et où la pose 
souple et aisée est d'une hardiesse et d'une liberté qui a fait penser aux 
sculptures de Donatello. Vase du iv^ style mycénien, acquis par le Musée 
de Munich, probablement des têtes de sphynx. Pithos de Sparte découvert 
par l'École anglaise, complétant une réplique acquise en 1822 par la Biblioth. 

10 nat. Scène de combat d'ornementation ionienne. Vases dits cyréniens que 
Hauser croit de fabrication Cretoise. Amphore d'Amasis publiée par Hauser 
et miss A. Walton. (Apollon disputant le trépied à Héraklès). Le combat 
de Témésa, tableau décrit par Pausanias, interprété par E. Maas. Victoire 
d'Euthymos, le héros de Crotone, sur Alybas, père du fondateur de Méta- 

15 ponte. Une clinique grecque (aryballe), étudiée par E. Pottier. Héraklès et 
Linos, coupe à fig. rouges de la B. N. Vieillard assommé par un éphèbe nu. 
Rapprochée d'un vase de Munich, Engelmann y voit Héraklès irrité frappant 
son maître de musique. Lécythe de Bonn. Jeune chasseur poursuivant un 
lièvre. Welcker propose une interprétation douteuse. L'Étude Bruckner 

'20 sur les vases nuptiaux semble aller trop loin dans la voie des compaiaisons 
historiques. Un article de B. Mac-Mahon sur les lécythes blancs contient 
plusieurs va.ses inédits. Orphée dans l'Hadès sur de nouveaux vases. Fresque 
de Pompéi figurant, selon Maass, une des Heures. Pannychis dans l'épisode 
d'Héraklès et d'Augé. Bronzes crétois : mitra demi-circulaire (fig.) con- 

25 servée au Musée d'Hérakleion, remontant au vii^ s. Masques découverts 
à Sparte; à la différence des m. funéraires, ils ont pu être portés. Frise en 
terre cuite trouvée à Paleocastro di Sitia (Crète), un des originaux des reliefs 
étrusques de Cere et de Velletri. Autels à reliefs étudiés par Deonna; brûle- 
parfums en terre cuite avec sujets décoratifs. Ivoires ioniens d'art chypriote, 

80 conservés au Louvre; art. de Pollak. Bijoux d'or et d'argent découverts dans 
le Delta et déposés au Musée du Cair-^. Ils sont tous antérieurs au successeur 
de Ptolémée II, à en juger par les monnaies qui 'esaccompagnent.1ID''A.P. 
Aravantinos, 'AffxXYiTTtbç xai 'AdxXYjTrt'e'.a [T. R.]. Analyse; qqs. critiques 
de détail. ^ D. Arfelli, Il sogno in Omero[A. P.]. Etude la psychologie 

85 homérique. Relevé de ses songes. Eloges. ^ R. J. Bonner, The jurisdiction 
of Athenian arhitrators. [L. Gernet]. Analyse. L'argumentation n'est pas 
toujours décisive. ^I Caeciîi Calactini fragmenta. Gollegit Ern. Ofeni-och. 
[A. J. Reinach.] L'éd. Burckhardt (186.3) est triplée par celle-ci, grâce 
à des aitifices par lesquels on lui a attribué des fragments anonymes. E. O. 

40 n'a pas assez mis en relief les Apophtegmata romaïca publiés en 1892. et mis 
à profit par Helbig en 4905. ^ W. Davidson, The stoic creed. [A. Rivaud]. 
Livre destiné au grand public. L'auteur emploie des textes de toute époque. 
Il juge que la philosophie stoïcienne est à la fois religieuse et scientifique. 
Ce livre mérite d'être accueilli avec sympatihe. ^ Ad. Deissmann, New 

46 light on the N. T. trad. par Lionel R. M. Strachan [Ch. Guignebert]. Recueil 
de conférences d'un spécialiste très autorisé. ^ Ch. Dieiil, Figures byzan- 
tines [J. Laurent]. Eloges. ^ Les drames d^Euripide, traduction en vers par 
Ph. Martin ON [E. d. E.]. Six drames : Alceste, Hécube, Hippolyte, les 
deux Iphigénies, Médée. Il est regrettable que M. ait supprimé, comme dans 

60 ses traductions d'Eschyle et de Sophocle, toute la partie lyrique. Autres 
critiques. T[ G. A Gerhard, Phoinix von Kolophon. Neue Choliamben aus 
griechischen Papyri [T. R.]. Petits poèmes tirés de papyrus de Heidelberg, 
de Londres et d'Oxford (Bodléienne). Edition princeps de 4 pièces et com- 



REVUE DES ETUDES GRECQUES. 



231 



mentaire détaillé de l'Yaixêoç $ot'vt>coç, dont le rf. donne un texte amélioré. 
^H.F.HiTZiG, Altgriech. Staatsvertnge ûber Rechtshilfe. [G. G.]. Etude des 
arbitrages, constitués par des cités adverses. H. traite plus particulièrement 
le cas où, dans les litiges privée;, les plaideurs apartiennent à deux cités 
différentes. ^ Le P. L. Jalabert, Inscr. gr. et latines de Syrie. 2 [V. Chapotl s 
Rien de sensationnel; toutefois l'onomastique s'enrichit de qqs. données. 
Eloges. ^ Vict. Jernstedt, Opuscula. (Titre en russe)[A. Meillet.]. Recueil 
d'études sur la philologie classique, et surtout grecque. ^ Johannes Kama- 
TEROS, EÎTaYcoy/) àaxpovofxtaç. Bearbeitet von L. Weigl [H. G.] Poème en 
2001 vers politiques. Eloge de cette édition. H Raphaël Karsten, Studien in lo 
primitiv Greek religion [G. Glotz] L'auteur n'a pas utilisé suffisamment l'é- 
pigraphie. Il laisse de côté la linguistique comparée 'et l'archéologie pré- 
historique. Sa méthode préférée, c'est la méthode anthropologique; mais il 
en présente une théorie faible et superficielle. Analyse. ^ J. P. Mahaffy, 
Rambles and studies in Greece [G. G.J. 5^ éd. d'un livre paru en 1876. C'est, i& 
plutôt qu'un guide, une série de promenades archéologiques, au courant des 
dernières découvertes. Eloges. ^ P. Masqueray, Euripide et ses idées. [A. 
Puech]. Eloges avec qqs réserves. ^ Gilbert Murray, The rise of the Greek 
epic[G. Glotz]. Cours professé à l'Université de Harvard. Eloges. ^ L. Robin, 
La théorie platonicienne de F Amour [A. Rivaud]. Analyse. Le Phèdre est pos- 20 
térieur au Banquet. Travail qui sera très utile. L'auteur a peut-être trop 
méconnu ce fait que qq. chose subsiste chez Platon de la liberté et de la 
fantaisie communes aux poètes et aux rhéteurs. ^ L. Robin, La théorie 
platonicienne des idées et des nombres diaprés Aristotc [A. Rivaud]. Eloges.^ 
Eusèbe, Histoire ecclésiastique, livres I-IV; Les pères apostoliques : Doctrine 2^ 
des apôtres. Epître de Barnabe, Grégoire de Nazianze, Discours en l'honneur 
de son frère Césaire et de Basile de Césarée [A. Puech]. Eusèbe est traduit 
par E. Grapin, Les pères ap. par H. Hemmer, Ogé, A. Laurent; Grégoire 
par F. Boulenger. Chaque ouvrage contient le texte et la trad. fr. de l'auteur 
précédés d'une introd., une annotation critique et un index. Grands ^^ 
éloges et qqs critiques de détail. •[[ 'Iwâwou BopT^sXa, <ï>9ttoTii; t) Tipô; vôtov 
TTJç "OOpuoç, etc. [J. Laurent]. Florilège des faits historiques et géogra- 
phiques relatifs à la province moderne de Phth., chef-lieu Lamia, depuis 
les temps les plus reculés. Manque une table des matières. ^ P. Waltz, De 
la portée morale et de l'authenticité des œui>res attribuées à Hésiode [H. Labaste]. *^ 
Étude consacrée spécialement à la Théogonie et au Bouclier d'Hercule. 
Grande vraisemblance, mais la question n'est pas définitivement résolue. 
^ ZiEBARTH, Kulturbilder aus griechischtn Stàdten [A. J. R.]. Analyse de 
ce petit livre, mis au courant des dernières découvertes historiques et 
archéologiques. Ij J. Toutain, Les cultes païens dans Vempire romain. \. *" 
Les provinces latines [G.J. Est le bienvenu. IfTf Nr. 95. Nov.-déc. La 
place du pamphylien parmi les dialectes gi'ecs [A. Meillet]. Mention 
analytique des études antérieures sur ce dialecte. Le pamphylien se 
rattache nettement au groupe arcado-cypriote, et en particulier au 
cypriote. Il forme la transition entre l'arcado-cypriote et les autres *-'• 
dialectes. Examen de plusieurs points concernant l'évolution de la langue 
grecque. Concordances entre le dorien et le pamphylien. Bien que les Grecs 
parlant la xoiv-zj aient considéré ce dialecte comme une langue barbare, le 
fond en est purement hellénique.^ Les palais de l'empereur Julien à Paris 
[Luc de Vos]. Critique d'un texte de Libanius (t. II, p. 272-3 Foerster). Les m 
traductions du passage ne sont pas exactes, et d'ailleurs le texte demande 
une correction, celle de tov véov en xo wiow. Témoignage de Julien lui- 
même, qui concorde avec le texte de Libanius corrigé. La lettre écrite par 



232 1908. — FRANCE. 

Julien à laquelle Libanius fait allusion ne fut pas adressée à Salluste, mais 
à Florentius. Julien fut chassé du palais de la Cité, mais la municipalité de 
Paris lui offrit un abri momentané en celui des Thermes. 1[ Bibliographie 
annuelle des études grecques. (1905-1900-1907.) [C. E. Ruelle]. C. E. R. 

5 Revue des Études juives. T. LV (1908). N» 109 Philon d'après deux 
ouvrages récents (L. Dauriac]. Etude sur Philon d'après J. Martin. Philon 
et E. Bréhier, Idées philosophiques et religieuses de Philon et examen de 
ces deux ouvrages. Le second est un livre d'étude, inspirant d'un bout à 
l'autre la plus entière sécurité, œuvre d'un chercheur robuste qui sait s'in- 

10 former; le premier est un livre de lecture, œuvre d'un historien très clair, 
travailleur consciencieux, mais d'expérience insuffisante. Tf^ N° 110. Essai 
sur le grec de la Septante [J. Psichari]. Le grec de ce que l'on appelle la 
Septante constitue un document de tout premier ordre au point de vue de 
l'histoire de la langue grecque; elle est à mi-chemin du grec ancien et de 

16 grec moderne, elle est le grand monument de la Koivt). Il est par consé- 
quent indispensable de se rendre compte de sa valeur grammaticale exacte, 
de la mesure où elle peut-être utilisée comme texte dans une histoire de la 
langue grecque : c'est ce que P. fait dans ce mémoire de 48 p. où il examine 
d'abord la constitution du texte, en posant en principe qu'elle n'est pos- 

20 sible qu'avec le secours du grec moderne qui est une seule et même langue 
avee celui de la Septante; il passe ensuite aux hébraïsmes qui pourraient 
ébranler la confiance de l'helléniste ; il montre que là aussi le grec moderne, 
tel qu'il se parle de nos jours, est indispensable pour juger à leur juste 
valeur maints et maints hébraïsmes, pour écarter les uns comme n'étant 

26 pas des hébraïsmes et consevrer les autres qui résultent du fait d'une 

traduction soit servile, soit libre. Il conclut en disant que le texte de la 

Septante ne peut être un document linguistique de premier ordre que si 

on prend en considération l'évolution postérieure du grec. P. S. 

Revue historique. 33^ année (1908). T. 97. Janv.-févr. E. Babei.on, 

30 Traité des monnaies grecques et romaines : 2) Description historique, 3) 
Album [P. Monceaux]. Corpus complet des monnaies archaïques jusqu'aux 
guerres médiques. Méthode excellente. ^^ T. 98. Mai-juin. Antiquités 
latines [Ch. Lécrivain]. Dans cet art. qui se continue dans le fasc. suivant, 
L. passe en revue tous les ouvrages parus à l'étranger de 1902-1907 sur 

35 Rome et l'antiquité latine; il en donne une brève analyse et en fait la cri- 
tique. Nous y renvoyons le lecteur dans l'impossibilité où nous sommes de 
le résumer; T[ Weligeschichte sous la direction de H F. Helmolt, 9 vol. 
[Seignobos]. Trop inégale et trop hâtivement rédigée pour pouvoir être 
employée avec confiance par les étudiants, elle rendra le service de mettre 

40 en lumière les lacunes des ouvrages similaires et fera avancer la science de 
l'histoire. ^^ Juin-juill. J. D. Forrest, The development of Western civilisa- 
tion [Id.]. Des réserves. ^ C. Jullian, Histoire de la Gaule [Monceaux]. 
Haute valeur littéraire. Quoique très savant, ce livre est d'un brillant 
écrivain. ^Tf T. 99. Sept.-oct. Publications relatives à l'antiquité grecque 

45 de 1902-1907 [G. Fougères]. Analyse et critique rapide de tous les ouvrages 
parus en France ou publiés en français à l'étranger. Nous y renvoyons le 
lecteur ^^ Nov.-déc. Histoire byzantine. Publications des années 1906-1908 
[L. Bréhier]. C .r. rapide de tous les ouvrages parus en France et à l'étranger. 

Z. 

50 Revue numismatique. 4® sér., t. XII. i^^ trim. Acquisitions du Cabinet 
des médailles. Monnaies grecques d'Italie et de Sicile [J. de Foville]. TI Un 
nouveau légat de Sicile [Frœhner]. Le nom de Lucius Junius, trouvé sur des 
monnaies sicihennes, appartient sans doute à Lucius Junius Silanus. TJ Le 



REVUE NUMISMATIQUE. 



233 



titre d'Augusta conféré à Maesa, à Soaemias et à Mammée par Septime 
Sévère à propos de moues monétaires trouvés en Egypte [R. Mowat] % 
Chronique [A. Blanchet]. Trouvailles. ^ G. Macdonald, Early Seleucid 
portraits [Blanchet]. Etude de la série des tétradrachmes des Séleucides qui 
ont, au revers, un Héraclès assis sur un rocher, et qui sont tous frappés 5 
en lonie ou en .^.olide; l'auteur les a classés-TJ Fr. Gnecchi, / tipi monetarii 
di Roma impériale [Mowat]. Présente en un format commode le conspectiis 
méthodique des figurations monétaires formant la contre-partie nécessaire 
et logique de l'iconographie des efïïgiCù qui, seule, jusqu'à présent, avait 
paru digne d'être exposée dans son ensemble. TlH 2^ trim. L'iconographie 10 
et ses origines dans les types monétaires grecs [E. Babelon]. Nous trouvons 
de vrais portraits dans des scupltu.es grecques du l^r tiers du v^ siècle. La 
numismatique a-t-elle suivi l'exemple des autres arts plasliqu':'s, ou au 
contraire trouve- t-on des portraits sur les monnaies seulement après la 
mort d'Alexandre, romme on le croit généralement? C'est on Perse, à parlir 15 
de Darius I^"", qu'on trouve des portraits de souverains sur les monnaies 
En Grèce, on trouve dès le v^ siècle des portraits monétaires. La numisma- 
tique a donc suivi l'exemple des autres arts. Les portraits monétaires sont 
portés à leur perfection au ii^ siècle avant notre ère, notamment dans la 
série des rois de Pont. ^ Poids monétaires des peuples anciens [Decourde- n, 
manche. Tf Chronique [A. Blanchet]. Trouvailles.^ Forrer, Keltische Nu- 
mismatik der Rhein- und Donaulande VI [Blanchet]. Les matériaux réunis 
par l'auteur sont fort utiles; il est désirable qu'ils soient publiés en un 
volume avec index. ^^ 3^ trim. Trouvaille de statères d'argent de Mélos 
[Jameson]. Huit pièces toutes différentes et inédites. Ces pièces nous ap- ,g 
prennent l'existence à Mélos d'un sanctuaire des Cabires pélasgiques où 
devait se pratiquer également le culte des divinités grecques, ^f Les 
monnaies d'Eleusis [CavaignacJ. L'examen de ces monnaies prouve qu'il 
n'y eut pa^, comme on le croit généralement, un monnayage d'Eleusis 
remontant aux temps de l'indépendance de ce+te _viire, et, grâce à une ao 
convention spéciale avec Athènes, se continuant sansj interruption. Il n'y 
a eu que des émissions momentanées faites aux époques où Eleusis, séparée 
d'Athènec, avait besoin de monnaies divisionnaires destinées au commerce 
local. ^ Acquisitions du Cabinet des médailles. Monnaies de Thrace [Dieu- 
donné]. ^ Trouvaille de monnaies de Juba II à El Ksar [Id.]. Descr. des 35 
exemplaires acquis par le Cabinet des médailles. T[ Chronique [Blanchet]. 
Trouvailles. *[[ Barclay V. Head, British Muséum Excavations at Ephesus : 
the Coins [E. B.]. L'auteur attribue à tort à l'atelier de Sardes ces pièces 
d'Ephèse. ^ Cavaignac, Etudes sur Vhistoire -financière d' Athènes. Le trésor 
d' Athènes de 480 à 404. Le trésor sacré d'Eleusis jusqu'en 404. L'étude si io 
minutieuse de l'auteur nous met sous les yeux, année par année l'entrée 
des fonds à Athènes et leur sortie, en ce qui concerne le trésor d'empire, 
et le trésor spécial d'Athènes. Rien, de plus intéressant que de voir les 
détails de la vie économique d'Athènes : revertu de chaque citoyen, solde 
des matelots, prix du blé, salaire des jurés, taux des amendes, gain des »5 
ouvriers, des artistes, coût de la vie. ^ Percy Gardner, The gold coinage 
of Asia before Alexander the Great [Id.]. L'auteur résume ses vues person- 
nelles sur plusieurs problèmes délicats de la numismatique grecque d'Asie 
Mineure. ^ W. Wroth, Catalogue of the Impérial Byzantine Coins in the 
Brit. Mus. [Blanchet]. Ouvrage précieux qui corrige en bien des endroits 50 
l'ouvrage de Sabatiei. TJ^ 4^ trim. L'ère d'Alexandre le Grand en Phénicie 
[Dussaud]. Aradus, Sidon et Acé ont employé une ère d'Alexandre le Grand 
partant de l'an 336, c'est-à-dire de l'avènement de ce roi. Tyr n'a pas 



234 1908, — FRANCE. 

frappé de monnaies datées d'après cette ère. Les didrachmes tyriens de 
poids attique, aux types autonomes de la chouette et de l'hippocampe, 
sont à compter de la l""® ère autonome de Tyr commençant en 275 av. J.-C. 
TJ Choix de monnaies et médailles du Cabinet de France. Monnaies de Sicile 

5 [J. de Foville]. ^ Coins monétaires romains trouvés à Soissons. [Vauvillé]. 
Proviennent-ils d'un atelier monétaire ayant existé à Augiista Suessionum 
sous les premiers empereurs? En tout cas, ils ne paraissent pas être l'œuvre 
d'un faux moniiayeur. ^ Chronique [Blanchet]. Trouvailles. ^ J Maurice, 
Numismatique constantinienne. T. 1^"^ [Dieudonné]. Étant donné l'époque 

1'' troublée qu'il étudie, l'auteur a bien fait de prendre les ateliers comme base 
du classement de ses monnaies. L'intérêt du livre est double : il inaugure 
dans l'ordre des descriptions une nouvelle méthode pour la numismatique 
constantinienne, et il rattache constamment cette numismatique à l'his- 
toire, en montrant le rôle des médailles dans la vie pohtique et sociale de 

15 l'époque. Ch. B. 

Revue universitaire, IT^ année (1908). N" 1. E. Pillon, L'année phi- 
losophique, 16'' et 17^ année [V. Delbos].1906. Cité ici à cause des art. suivants • 
La morale de Platon, de V. Brochard. Neuf et pénétrant. — L'évolution 
de la dialectique de Platon, de Rodier. Critique la thèse de Lutoslawski; 

20 clair, bien infor